Version texte de ce daf : original et traduction

Zéva'him 86b (פו:) — le Talmud en français

Zéva'him 86b (זבחים פו:): : ce n’est pas nécessaire pour le cas de la Michna, mais pour des morceaux durcis, qui sont une chair dure, devenue dure à cause du feu qui l’a entièrement saisie, mais qui…

Texte original — Zéva'him 86b (פו:)

ומתרצינן:

לא צריכא

לדין המשנה אלא

בשרירי

שהוא בשר קשה שנתקשה מחמת האש ששלטה בכולו, ורק שלא נעשה פחם אלא הוא כעצים שיבשים מתוכם. ורק באלו חלוק דינם בין פקעו קודם חצות שצריך להחזיר לבין פקעו אחר חצות שאין צריך להחזיר.

ומפרשת הגמרא:

מנא הני מילי

לחלק בין פקעו קודם חצות לבין פקעו לאחר חצות.

אמר רב: כתוב אחד אומר

"היא העולה על מוקדה על המזבח

כל הלילה

עד הבקר" [ויקרא ו] לגבי דין

והקטיר

שבו עוסק הפסוק, וענינו שתתקיים הקטרה כל הלילה,

וכתוב אחד

דהיינו אותו פסוק עצמו

אומר "כל הלילה"

גם לענין "

והרים

את הדשן" - שמצוות תרומת הדשן תהיה אף היא בלילה, והיינו משום שהפסוק של "והרים את הדשן" בהכרח מוסב על האמור בסמוך לו למעלה "כל הלילה" שהרי לא נאמר "ולבש הכהן בבקר מדו בד והרים". ואם כן יש כאן סתירה, מצד אחד, מצוות ההקטרה צריכה להימשך כל הלילה, ומאידך גיסא, תרומת הדשן של אפר ההקטרה צריכה אף היא להיעשות במשך הלילה, וכיצד תתקיימנה שתיהן? אלא יש לפרש הפסוק ולומר:

חלקיהו

את הלילה

חציו

עומד

להקטרה

שאין נחשב עיכול עד שיעשה דשן,

וחציו להרמה

שאפילו אלו הקשים ראויים להרמה משעה זו וכבר קרויים דשן.

אולם פשוט, שמאחר ותרומת הדשן צריכה להיעשות בדשן ולא בבשר, הרי שכל שלא נעשה דשן אפילו לאחר חצות אם פקע יש להחזירו. [ולכן כאשר למדנו כאן שיש דבר שהוא עומד גם להקטרה וגם לתרומת הדשן, בהכרח מדובר בשרירי שנתקשו ועדיין לא נעשו פחם, ועל כך אמר הכתוב שקודם חצות יש עליהם עוד מצוות הקטרה, ולאחר חצות עומדים הם להרמה. וממילא, אם פקעו מהמזבח קודם חצות, יש להחזירם שעדיין עומדים הם להקטרה, אבל אם פקעו לאחר חצות שכבר ראויים להרמה, אין מחזירים אותם משום שאין עליהם עוד מצוות הקטרה].

מתיב רב כהנא

על דברי רב שחילק את הלילה חציו להקטרה וחציו לתרומה, ואשר משמע מדבריו שקודם חצות הלילה אינו זמן הרמת הדשן, אפילו באלו שכבר נעשו אפר: שנינו,

בכל יום

היה

תורם את המזבח

ומרים ממנו מלא המחתה דשן

מ

שעת

קרות הגבר או סמוך לו מלפניו או מאחריו. ביום הכפורים

היה תורם

בחצות

הלילה,

ברגלים

שהיו קרבנות רבים ורב הדשן, וצריך להעלותו אל התפוח שבאמצע המזבח בכדי לסדר את המערכה ולהכינה לקרבן תמיד של שחר, היה תורם כבר

באשמורת הראשונה

של הלילה שהיא קודם חצות הלילה.

ו

מעתה,

אי סלקא דעתך

שמצוות תרומת הדשן

מחצות

הנה

דאורייתא

ואין להקדימה, אם כן

היכי מקדמינן

ברגלים לתרום כבר באשמורת ראשונה? ומתרצינן:

אמר רבי יוחנן,

הן אמת ששרירי קודם חצות אינם ראויים להרמה וכפי שדרש רבה מהפסוק המלמד שעיכול שרירי נקבע על פי חצות הלילה, ומה שמצינו כאן הרמה קודם חצות היינו באופן שנתעכל לגמרי, ולמדנו זאת מדרשה נוספת. והיא,

ממשמע שנאמר "כל הלילה" איני יודע ש

מצוות הקטרה היא

עד הבקר?

ואם היה הפסוק מתפרש כמשמעו בלבד שבא ללמדנו דין זה של העלאת איברים והקטרתם עד הבקר, לא היה לו לכתוב כי אם "כל הלילה" וממילא ידענו שהוא עד הבקר, ואם כן,

מה תלמוד לומר

"

עד

ה

בקר

"? אלא, לא בא זה אלא לענין מצוות הרמה, וכך אמר הפסוק "עד הבקר - והרים" שמשמעו, והרים לפני הבקר, לומר לך:

תן בקר לבקרו של לילה

דהיינו שעל הבקר הקיים שהוא עלות השחר, הוסף זמן נוסף לפניו שאף הוא יחשב לבקר לענין תרומת הדשן, ומאחר ולא ניתן שיעור זמן לזה, הרי שהכל נעשה לפי צורך השעה.

הלכך

אמרו חכמים,

כל יומא מקרות הגבר סגי

לעשות הרמה. ואילו

ביום הכפורים, משום חולשא דכהן גדול

שכל העבודה מוטלת על כתפיו, יש להקדים את ההרמה ונעשית

מחצות

הלילה. ו

ברגלים דנפישי קרבנות

ומשום

דקדמי אתו ישראל

לבית המקדש להביא קרבנותיהם לכן נעשית ההרמה כבר

מאשמורת הראשונה. כדקתני סיפא

של ברייתא זו,

לא הייתה קריית הגבר מגעת עד שהיתה עזרה מלאה מישראל

.

איתמר

לענין מה שנינו במשנה לגבי איברים שנתקשו ע"י האש ועדיין לא נעשו פחם, שזמן הקטרתם הוא עד חצות הלילה, וזמן הרמתם נקבע מחצות והלאה:

פירשו

אותם איברים

קודם חצות

שעדיין מצוות הקטרה עליהם וצריך להחזירם,

ו

הוא

החזירן אחר חצות.

ומאחר ולא היו על המזבח בשעת חצות שהוא הזמן הקובע ועושה אותם ראויים להרמה ומפקיע מהם דין הקטרה, הרי שלא נקבע דינם להרמה, וממילא עדיין דין הקטרה עליהם. ומעתה נחלקו האמוראים מתי יקבע דין הרמה עליהם:

Traduction française

:

ce n’est pas nécessaire

pour le cas de la Michna, mais

pour des morceaux durcis, qui sont une chair dure, devenue dure à cause du feu qui l’a entièrement saisie, mais qui n’est pas devenue du charbon ; elle est seulement comme du bois desséché de l’intérieur. C’est seulement dans ces cas que leur statut diffère selon qu’ils se sont détachés avant minuit — auquel cas il faut les remettre — ou après minuit — auquel cas il n’est pas nécessaire de les remettre.

La Guemara explique :

d’où cela ressort-il, pour distinguer entre ceux qui se sont détachés avant minuit et ceux qui se sont détachés après minuit ?

Rav dit : un verset dit : «

elle est celle qui monte sur son foyer, sur l’autel,

toute la nuit, jusqu’au matin » [Lévitique 6], au sujet de la règle de

« il fera fumer », à laquelle le verset s’occupe, et son sens est que la combustion sacrificielle se poursuivra toute la nuit,

et un autre verset, c’est-à-dire ce même verset,

dit « toute la nuit » également au sujet de

« il enlèvera » « les cendres » — que la mitsva du prélèvement des cendres soit elle aussi accomplie pendant la nuit. C’est parce que le verset « il enlèvera les cendres » se rapporte nécessairement à ce qui est mentionné immédiatement au-dessus de lui : « toute la nuit », puisque le texte ne dit pas : « le cohen revêtira au matin son vêtement de lin et enlèvera ». Il y a donc ici une contradiction : d’un côté, la mitsva de la combustion sacrificielle doit se poursuivre toute la nuit ; de l’autre, le prélèvement des cendres de la combustion doit lui aussi être effectué pendant la nuit. Comment les deux peuvent-ils être accomplis ? Il faut plutôt expliquer le verset et dire :

partage-la, la nuit,

la moitié

reste

pour la combustion sacrificielle, car une combustion complète n’est pas considérée comme achevée avant que cela ne devienne des cendres,

et la moitié pour le prélèvement, car même ces morceaux durs sont aptes au prélèvement dès ce moment

à partir de cette heure et sont déjà appelés cendres.

Cependant, il est évident que, puisque le prélèvement des cendres doit être effectué avec des cendres et non avec de la chair, tant que cela n’est pas devenu des cendres, même si cela s’est détaché après minuit, il faut le remettre. [C’est pourquoi, lorsque nous avons appris ici qu’une chose est destinée à la fois à la combustion sacrificielle et au prélèvement des cendres, il s’agit nécessairement de morceaux durs qui se sont durcis mais ne sont pas encore devenus du charbon. À leur sujet, le texte dit qu’avant minuit ils sont encore soumis à la mitsva de la combustion sacrificielle, tandis qu’après minuit ils sont destinés au prélèvement. Par conséquent, s’ils se sont détachés de l’autel avant minuit, il faut les remettre, puisqu’ils sont encore destinés à la combustion sacrificielle ; mais s’ils se sont détachés après minuit, alors qu’ils sont déjà aptes au prélèvement, on ne les remet pas, car ils ne sont plus soumis à la mitsva de la combustion sacrificielle].

Rav Kahana objecte aux paroles de Rav, qui a partagé la nuit en deux : la moitié pour la combustion sacrificielle et la moitié pour le prélèvement, ce qui implique, d’après ses paroles, qu’avant minuit ce n’est pas le moment du prélèvement des cendres, même pour celles qui sont déjà devenues des cendres :

nous avons appris :

chaque jour,

il

prélevait sur l’autel et en retirait une pleine pelle de cendres

à

l’heure du chant du coq, ou peu avant, ou peu après. Le Jour de Kippour, il prélevait

à

minuit de

la nuit ;

lors des fêtes, où les sacrifices étaient nombreux et les cendres abondantes, et où il fallait les monter sur le tas de cendres situé au milieu de l’autel afin d’arranger le bûcher et de le préparer au sacrifice perpétuel du matin, il prélevait déjà

à la première veille de la nuit, qui est avant minuit.

Et

désormais,

si tu penses que la mitsva du prélèvement des cendres

à partir de minuit est

d’ordre toraïque et qu’il n’est pas permis de l’avancer, alors

comment l’avançons-nous lors des fêtes, pour prélever déjà à la première veille ? Et nous répondons :

Rabbi Yo’hanan dit : il est vrai que les morceaux durs, avant minuit, ne sont pas aptes au prélèvement, comme Rabba l’a enseigné à partir du verset qui établit que l’achèvement de la combustion des morceaux durs est fixé par minuit ; et ce que nous trouvons ici au sujet d’un prélèvement avant minuit concerne un cas où la combustion s’est entièrement achevée, et nous l’avons appris d’une autre interprétation.

La voici :

du fait qu’il est dit « toute la nuit », ne sais-je pas que

la mitsva de la combustion sacrificielle est

jusqu’au matin ? Si le verset devait être compris seulement selon son sens littéral, comme venant enseigner cette règle de la montée des membres et de leur combustion jusqu’au matin, il aurait dû écrire seulement « toute la nuit », et nous aurions compris de nous-mêmes que cela va jusqu’au matin. Dès lors,

que vient enseigner «

jusqu’au

le

matin » ? Mais cela ne vient concerner que la mitsva du prélèvement, et le verset dit ainsi : « jusqu’au matin — et il enlèvera », ce qui signifie : il enlèvera avant le matin. Il t’enseigne :

donne un matin au matin de la nuit, c’est-à-dire qu’au matin existant, qui est l’aube, tu dois ajouter un temps supplémentaire qui le précède et qui sera lui aussi considéré comme un matin concernant le prélèvement des cendres. Et puisque aucune mesure de temps n’a été fixée pour cela, tout est accompli selon le besoin du moment.

Par conséquent,

les Sages ont dit :

chaque jour, l’heure du chant du coq suffit pour effectuer le prélèvement. Mais

le Jour de Kippour, en raison de la faiblesse du grand cohen,

car tout le service repose sur ses épaules, il faut avancer le prélèvement, et il est effectué

à partir de minuit

de la nuit. Et

lors des fêtes, où les sacrifices sont nombreux,

et parce que

les Israélites viennent tôt au Temple pour apporter leurs sacrifices, le prélèvement est donc effectué déjà

dès la première veille. Ainsi l’enseigne la fin

de cette b XNUMX? :

l’heure du chant du coq n’était pas encore arrivée que le parvis était déjà rempli d’Israélites.

Il a été dit au sujet de ce que nous avons appris dans la Michna concernant les membres qui se sont durcis sous l’effet du feu mais ne sont pas encore devenus du charbon : le temps de leur combustion sacrificielle va jusqu’à minuit, et le temps de leur prélèvement est fixé à partir de minuit :

S’ils se sont détachés, ces membres,

avant minuit, alors que la mitsva de la combustion sacrificielle s’applique encore à eux et qu’il faut les remettre,

et

il

les a remis après minuit. Puisqu’ils ne se trouvaient pas sur l’autel au moment de minuit, qui est le moment déterminant, celui qui les rend aptes au prélèvement et leur retire le statut de combustion sacrificielle, leur statut n’a pas été fixé pour le prélèvement ; par conséquent, le statut de combustion sacrificielle s’applique encore à eux. Dès lors, les amoraïm ont discuté du moment où le statut de prélèvement sera fixé pour eux :

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