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Zéva'him 79a (עט.) — le Talmud en français

Zéva'him 79a (זבחים עט.): Rav Abayé a dit : Ce n’est pas difficile. Ici, ce que nous avons appris dans le traité Mikvaot, à savoir que les eaux de purification sont annulées par la majorité selon…

Texte original — Zéva'him 79a (עט.)

אמר אביי: לא קשיא.

הא

דתנן במסכת מקואות שמי חטאת בטלים ברוב אליבא דרבי יהודה, הוא סברא

דידיה.

ואילו

הא

דקתני בתוספתא דמקואות, דלי שיש בו יין לבן רואין אותו כאילו הוא יין אדום, הוא אליבא

דרביה

דרבי יהודה.

דתניא: רבי יהודה אומר משום רבן גמליאל: אין דם מבטל דם,

כשהתערבו שני דמים של קרבנות, לגבי זריקה, וכן לגבי כיסוי הדם, כשהתערב דם חיה או עוף החייב בכיסוי, בדם בהמה הפטור מכיסוי.

וכן

אין רוק

הטהור

מבטל רוק

טמא של זב המעורב בו.

ואין מי רגלים

טהורים

מבטלין מי רגלים

טמאין של זב המעורבים בהם, על אף שהטהרות רבות על הטמאות.

וטעמו של רבן גמליאל הוא, משום שהוא מחמיר בתערובת של מין במינו.

וכמו שמחמיר רבן גמליאל בנתערב מין במינו שאינו בטל כלל, הכי נמי סבר רבי יהודה שמחמיר רבן גמליאל בנתערב יין לבן במים בתוך דלי טמא, שרואין את היין הלבן כאילו היה יין אדום [ובמין במינו ממש מחמיר רבן גמליאל שאפילו "רואין" לא אמרינן, אלא אין לו דין ביטול ברוב כלל, ושאני יין לבן שנתערב במים, שהוא מין בשאינו מינו, אלא שלא ניכר מראה יין לבן במים, הילכך אם היה היין הלבן בשיעור שבו דיהה היין האדום במים, יש לו ביטול].

רבא אמר

בישוב הסתירה בדברי רבי יהודה: לעולם רבי יהודה הולך בשיטת רבן גמליאל רבו שמין במינו אינו בטל לעולם, ולא תחלק בין רבי יהודה בעצמו לבין רבי יהודה בשיטת רבו.

ולא תיקשי לך למה הכשיר רבי יהודה להטביל דלי שיש בו מי חטאת אם רבו עליו מי המקוה, ולא בעינן שירבו המים בשיעור מרובה שאפילו רואין את מי החטאת כאילו הן יין לא יהיה ניכרים מי החטאת. כי הכא,

בדלי שתוכו טהור, ו

רק

גבו

של הכלי היה

טמא,

וכגון שנטמא בטומאת משקין מדרבנן, שרק גבו נטמא ולא תוכו,

עסקינן. דמדינא, סגי להו בכל דהו

מים שיכנסו לתוכן, כדי שיכסו את שפת הכלי. אבל תוכו של הכלי אינו טעון טבילה, הילכך לא איכפת לן בחציצת מי החטאת שבתוך הכלי.

ו

רק

רבנן הוא דגזרו בהו

שיטביל גם את תוכו של הכלי. וטעמו של דבר שגזרו רבנן, לפי שאם נאמר שדי בהטבלת גבו של הכלי [ובכניסת מים על שפתו בלבד], איכא למיחש

דילמא חייס עלייהו

על מי החטאת המצויים בתוך הכלי,

ולא מטביל ליה

לשפת הכלי שמא יתערבו מי המקוה במי החטאת, ויפסלום.

וכיון דאיכא ריבויא

, שרבו מי המקוה על מי החטאת,

תו לא צריך

למימר רואין את מי החטאת כאילו הן יין אדום, שהרי עצם טבילת תוכו של הכלי היא רק מחמת גזירה שמא לא יטביל שפתו.

אמר רבא

: שלש הלכות נאמרו בדין ביטול ברוב.

א.

אמור רבנן

דביטול ברוב תלוי

בטעמא,

אם ניכר האיסור בטעמו.

ב.

ואמור רבנן

שביטול ברוב תלוי בתערובת של מיעוט

ברובא.

ג.

ואמור רבנן

שביטול ברוב תלוי

בחזותא.

וכך הוא ביאורן של שלשת ההלכות.

א.

מין בשאינו מינו

-

בטעמא,

שכל עוד שניכר טעם האיסור בתערובת הרי הוא אסור.

ב.

מין במינו

, שאין ניכר טעם האיסור בהיתר -

ברובא.

ג.

היכא דאיכא חזותא,

והיינו דבר שאינו תלוי בטעם, כגון דם קדשים שנתערב, או מים פסולים לטבילה שהתערבו, דתלי בחזותא

במראה. ופליגא

הא דאמר ריש לקיש איסורין מבטלין זה את זה, א

דרבי אלעזר.

דאמר רבי אלעזר: כשם שאין מצות מבטלות זו את זו,

כדמפרש ואזיל,

כך אין איסורין מבטלין זו את זו.

ומבארת הגמרא:

מאן שמעת ליה דאמר אין מצות מבטלות זו את זו

-

הלל היא.

דתניא: אמרו עליו על הלל הזקן שהיה כורכן

לבשר קרבן הפסח, למצה ולמרור

בבת אחת

-

ואוכלן, משום שנאמר "על מצות ומרורים יאכלוהו".

ולא אמרינן אתי טעם המרור ומבטל לטעם המצה.

Traduction française

Rav Abayé a dit : Ce n’est pas difficile.

Ici,

ce que nous avons appris dans le traité Mikvaot, à savoir que les eaux de purification sont annulées par la majorité selon Rabbi Yehouda, c’est son propre raisonnement,

à lui.

Tandis que

ici,

ce qui est enseigné dans la Tossefta de Mikvaot, à savoir qu’un récipient qui contient du vin blanc est considéré comme s’il contenait du vin rouge, est selon

son maître,

Rabbi Yehouda.

Car il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabban Gamaliel : Le sang n’annule pas le sang,

lorsque deux sangs de sacrifices se sont mélangés, en ce qui concerne l’aspersion ; et de même en ce qui concerne la couverture du sang, lorsque le sang d’un animal sauvage ou d’un oiseau soumis à la couverture s’est mélangé au sang d’un animal domestique qui n’est pas soumis à la couverture.

Et de même,

la salive

pure

n’annule pas la salive

impure d’un homme atteint de gonorrhée qui s’y est mélangée.

Et l’urine

pure

n’annule pas l’urine

impure d’un homme atteint de gonorrhée qui s’y est mélangée, bien que les éléments purs soient plus nombreux que les éléments impurs.

La raison de Rabban Gamaliel est qu’il se montre rigoureux dans le mélange d’une espèce avec la même espèce.

Et de même que Rabban Gamaliel se montre rigoureux lorsqu’une espèce a été mélangée avec la même espèce, de sorte qu’elle n’est pas du tout annulée, ainsi Rabbi Yehouda pense-t-il que Rabban Gamaliel se montre rigoureux lorsqu’un vin blanc s’est mélangé à de l’eau dans un récipient impur : on considère le vin blanc comme s’il était du vin rouge [et, dans le cas d’une espèce avec la même espèce véritablement, Rabban Gamaliel se montre rigoureux au point que nous ne disons même pas « on considère » ; il n’a בכלל pas le statut d’une annulation par la majorité. Mais le vin blanc qui s’est mélangé à de l’eau est différent : c’est une espèce avec une espèce différente, sauf que l’aspect du vin blanc ne se distingue pas dans l’eau. Par conséquent, si le vin blanc était en quantité suffisante pour que le vin rouge soit éclairci dans l’eau, il est annulé].

Rava a dit

pour résoudre la contradiction dans les propos de Rabbi Yehouda : En réalité, Rabbi Yehouda suit la voie de Rabban Gamaliel, son maître, selon laquelle une espèce mélangée à la même espèce n’est jamais annulée ; et ne distingue pas entre Rabbi Yehouda lui-même et Rabbi Yehouda selon la voie de son maître.

Et ne te pose pas de difficulté : pourquoi Rabbi Yehouda a-t-il déclaré apte à l’immersion un récipient qui contient des eaux de purification lorsque les eaux du mikvé sont plus nombreuses qu’elles, et n’exige-t-on pas que les eaux soient tellement plus nombreuses que, même si l’on considérait les eaux de purification comme si elles étaient du vin, les eaux de purification ne seraient pas discernables ? Car ici,

dans un récipient dont l’intérieur était pur, et

seul

son revers

de l’ustensile était

impur,

nous parlons d’un cas où il est devenu impur par l’impureté des liquides, d’ordre rabbinique : seul son revers est devenu impur, et non son intérieur,

et, selon le droit strict, il leur suffit de toute quantité d’eau

qui entrera dans le récipient, afin de recouvrir le bord de l’ustensile. Mais l’intérieur de l’ustensile n’a pas besoin d’immersion ; par conséquent, nous ne nous préoccupons pas de l’interposition des eaux de purification qui se trouvent à l’intérieur de l’ustensile.

Et

seuls

les rabbins ont décrété à leur sujet

qu’il immerge également l’intérieur de l’ustensile. Et la raison de ce décret rabbinique est la suivante : si l’on disait qu’il suffit d’immerger le revers de l’ustensile [et de faire entrer de l’eau seulement sur son bord], il y aurait lieu de craindre

qu’il n’épargne

les eaux de purification qui se trouvent à l’intérieur de l’ustensile,

et ne l’immerge pas

le bord de l’ustensile, de peur que les eaux du mikvé ne se mélangent aux eaux de purification et ne les rendent inaptes.

Et puisqu’il y a une quantité accrue,

les eaux du mikvé étant devenues plus nombreuses que les eaux de purification,

il n’est plus nécessaire

de dire que l’on considère les eaux de purification comme si elles étaient du vin rouge, car l’immersion même de l’intérieur de l’ustensile n’est due qu’au décret, de peur qu’il n’immerge pas son bord.

Rava a dit :

Trois règles ont été énoncées concernant la loi de l’annulation par la majorité.

a.

Les rabbins ont dit

que l’annulation par la majorité dépend

du goût,

si l’interdit est perceptible par son goût.

b.

Et les rabbins ont dit

que l’annulation par la majorité dépend du mélange d’une minorité

dans une majorité.

c.

Et les rabbins ont dit

que l’annulation par la majorité dépend

de l’aspect.

Telle est l’explication de ces trois règles.

a.

Une espèce avec une espèce différente —

selon le goût,

tant que le goût de l’interdit est perceptible dans le mélange, celui-ci est interdit.

b.

Une espèce avec la même espèce,

lorsque le goût de l’interdit n’est pas perceptible dans ce qui est permis —

selon la majorité.

c.

Lorsqu’il y a un aspect,

c’est-à-dire une chose qui ne dépend pas du goût, comme le sang des choses saintes qui s’est mélangé, ou des eaux impropres à l’immersion qui se sont mélangées, car cela dépend de l’aspect

par la couleur. Et elle contredit

ce qu’a dit Rech Lakich : les interdits s’annulent l’un l’autre,

au sujet de Rabbi Éléazar.

Car Rabbi Éléazar a dit : De même que les mitsvot ne s’annulent pas les unes les autres,

comme cela sera expliqué par la suite,

ainsi les interdits ne s’annulent pas les uns les autres.

Et la Guemara explique :

Qui est celui dont tu as entendu qu’il dit que les mitsvot ne s’annulent pas les unes les autres —

c’est Hillel.

Car il est enseigné dans une baraïta : On disait à propos de Hillel l’Ancien qu’il enveloppait

la viande du sacrifice pascal, la matsa et les herbes amères

en même temps —

et les mangeait, parce qu’il est dit : « Avec des matsot et des herbes amères, ils le mangeront. »

Et nous ne disons pas que le goût des herbes amères vient annuler le goût de la matsa.

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