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Zéva'him 78b (עח:) — le Talmud en français

Zéva'him 78b (זבחים עח:): Mais, Rish Lakish tient aussi que celui qui donne du goût, son statut est d'après la Torah, et Rish Lakish n'a pas illustré cela par un pigul qui resta et devint impur dans…

Texte original — Zéva'him 78b (עח:)

אלא,

גם ריש לקיש סבירא ליה שנותן טעם דינו הוא מהתורה ולא איירי ריש לקיש בפיגול ונותר וטמא בשני מינים וכגון בשר ומנחה כדקא סלקא דעתין, אלא אם התערבו

מין בשאינו מינו

וניכר טעמו של האחד בשני מודה ריש לקיש שלוקה עליו מדאורייתא, ונקבע שיעור הביטול

בטעמא,

שכל עוד ניכר הטעם אין האיסור מתבטל, למרות שהוא מעורב ברוב של מין אחר.

אבל אם היתה התערובת

מין במינו,

ובהכי איירי ריש לקיש, שהתערב בשר בבשר ולא ניכר טעמו של האחד בשני, הרי הוא מתבטל

ברובא.

ותמהינן: מדוע כאשר מהתערב מין במינו הרי הוא מתבטל ברוב גרידא?

ואמאי

לא

נשער

את תערובת

מין במינו

כאילו היתה תערובת של

מין בשאינו מינו

, ואילו היה בה נתינת טעם לא היה דין ביטול ברוב.

ויש להוכיח שבמקום שהתערב מין במינו משערים כאילו היתה התערובת מין בשאינו מינו ומשערים אם בתערובת שכזאת היתה נתינת טעם מהא

דתנן

במשנתנו: דם ש

נתערב ביין

ואין ניכר הדם משום שמראהו אדום כמראה היין,

רואין אותו

את היין

כאילו הוא מים

ומשערים אם היה ניכר מראה הדם בשיעור מים שכזה.

מאי לאו

דאכן זוהי כונת המשנה לומר -

רואין אותו ליין כאילו הוא מים,

ואם כן הוא הדין בדין נותן טעם יש לנו לשער כשהתערב במין במינו כאילו התערב מין באינו מינו ולשער את הטעם.

ודחינן:

לא

זוהי כונת המשנה. אלא -

רואין אותו לדם כאילו הוא מים.

ובאה המשנה לומר דדין דם שהתערב הוא בחזותא, וכשהתערב ביין שלא ניכר בו חזותא של הדם הרי הוא בטל ברוב.

ותמהינן:

אי הכי

אמאי נקט תנא דמתניתין לישנא דרואין אותו כאילו הוא מים, והרי "

בטל" מיבעי ליה

למימר, שזהו דינו.

ועוד

קשה, דהא

תניא

בתוספתא דמקואות: דלי טמא שהוא מלא ביין ובא להטביל את הדלי במקוה כדי לטהרו מטומאתו, הרי אם ניכר מראה היין שבכלי בתוך מי המקוה הרי הוא חוצץ בין מי המקוה לכלי ולא עלתה טבילה לכלי.

ואם היה בכלי יין לבן שמראהו כמו מי המקוה

רבי יהודה אומר: רואין אותו,

את היין הלבן,

כאילו הוא יין אדום,

ואם הוא היה בשיעור כה מועט עד ש

דיהה מראהו

של היין האדום ולא היה ניכר במים, הרי הכלי

כשר

לטבילה, שאין היין הלבן שבתוכו מהווה חציצה.

ואם לאו

, שיש יין לבן בשיעור שכזה שאילו הוא היה יין אדום הוא היה ניכר, הרי הכלי שיש בו שיעור יין לבן שכזה

פסול

לטבילה.

וחזינן מהכא שאומרים "רואין" כאילו הוא יין אדום שניכר מראהו. ואם כן, אמאי לא אמרינן "רואין" במין שהתערב במינו, שנראה כאילו נתערב באינו מינו אם בשיעור שכזה היתה נתינת טעם?

ומשנינן: פלוגתא ד

תנאי היא

אי אמרינן "רואין ".

דתניא: דלי

טמא

שיש בו יין לבן או

שיש בו

חלב, והטבילו

-

הולכין אחר הרוב.

ואם יש בכלי תערובת של רוב מים ומיעוט יין לבן או חלב, עלתה לו טבילה. מפני שאין מראה היין או החלב ניכר במים.

רבי יהודה אומר: רואין אותו

את היין הלבן או את החלב

כאילו הוא יין אדום, שאם

היה בשיעור מועט עד

שדיהה מראהו

של היין האדום ואינו ניכר במים הרי הכלי

כשר

לטבילה,

ואם לאו

שאילו היה היין אדום הוא היה ניכר, הרי אותו הכלי פסול בטבילה.

ומוכח מהאי ברייתא שענין "רואין" הוא פלוגתא של תנא קמא ורבי יהודה.

ורמינהי

סתירה לכך, לכאורה, ממה ששנינו במסכת מקואות

דלי

טמא

שהוא מלא רוקין והטבילו

-

כאילו לא הטבילו.

שהרוק, שהוא עבה, מהווה חציצה בין הכלי למי המקוה. ואם היו בכלי

מי רגלים

הרי זה כאילו היה הכלי מלא במים, שאינן מהווים חציצה, וכשמשיק את מי המקוה למי הרגלים נעשים מי הרגלים חיבור למי המקוה ועלתה טבילה לכלי, כי "

רואין" אותן

את מי הרגלים

כאילו הן מים,

אף על פי שמראיהן שונה במקצת מהמים.

ואם היה הכלי

מלא מי חטאת,

אין הן נחשבים כמים, משום חשיבות קדושתן, ומשום שהם מטמאים את הנוגע בהם כחומר הנוגע באב הטומאה, הילכך לא עלתה טבילה לכלי

עד שירבו המים

של המקוה הנכנסים לתוך הכלי

על מי החטאת

הנמצאים בו.

ומדייקת הגמרא: הרי נאמר לגבי מי הרגלים ש"רואין" אותם כאילו היו מים.

מאן שמעת ליה דאית ליה "רואין", רבי יהודה. וקתני

בסיפא, במי חטאת שהתערבו,

דסגי ליה ברובא,

ולא אמרינן רואין את מי החטאת כאילו הם יין אדום וכל עוד לא דיהה המראה הרי הם חוצצים!?

Traduction française

Mais,

Rish Lakish tient aussi que celui qui donne du goût, son statut est d'après la Torah, et Rish Lakish n'a pas illustré cela par un pigul qui resta et devint impur dans deux espèces, comme viande et ménacha, comme on pourrait le supposer,

min be-she'eino mino

et si le goût de l'un se reconnaît dans l'autre, Rish Lakish admet qu'il mérite la flagellation d'après la Torah, et il est fixé la proportion d'annulation

par le goût,

tant que le goût est reconnaissable l'interdiction n'est pas annulée, malgré qu'il soit mêlé dans la majorité d'une autre espèce.

Mais si le mélange

min b'mino,

et ainsi Rish Lakish a illustré, que de la viande mêlée à de la viande et que le goût de l'un n'est pas reconnaissable dans l'autre, alors il est annulé

par la majorité.

Et elles s'étonnent : pourquoi, lorsque s'est mêlé un min avec son min, est-il annulé uniquement par la majorité ?

Et pourquoi donc

ne

considère-t-on

le mélange

min b'mino

comme s'il était un mélange de

min be-she'eino mino,

et si en lui il y avait un apport de goût il n'y aurait point le jugement d'annulation par la majorité.

Et l'on peut prouver que, là où s'est mêlé min avec son min, on suppose comme si le mélange était min be-she'eino mino et l'on estime si, dans un tel mélange, il y eut apport de goût,

comme il est enseigné

le sang qui

a été mêlé au vin

et le sang n'est pas reconnaissable parce que son aspect est rouge comme l'aspect du vin,

on considère

le vin

comme s'il était de l'eau

et l'on évalue si l'aspect du sang eût été reconnaissable à une telle proportion d'eau.

N'est‑ce pas ?

Car en vérité telle est l'intention de la Michna de dire

on considère le vin comme s'il était de l'eau,

et si tel est le jugement pour celui qui donne du goût, nous devons supposer que, lorsque s'est mêlé min à son min, c'est comme si un min s'était mêlé à un non‑min et supposer le goût.

Et nous répliquons :

Non,

telle n'est pas l'intention de la Michna. Mais

on considère le sang comme s'il était de l'eau.

Et la Michna vient dire que le jugement concernant le sang mêlé dépend de la visibilité ; et quand il s'est mêlé au vin et que la visibilité du sang n'est pas apparente, alors il est annulé par la majorité.

Et elles s'étonnent :

Si c'est ainsi,

pourquoi le tanna a‑t‑il choisi la formulation de la Michna «on le considère comme s'il était de l'eau», et voici

"annulé" faut‑il le dire

pour dire que tel est son jugement.

Encore,

c'est difficile, car

Il est enseigné

dans la Tosefta de Mikvaot : qu'un seau impur qui est plein de vin et qu'on vient tremper le seau dans le mikvé afin de le purifier de son impureté, voici, si l'aspect du vin contenu dans l'ustensile se voit dans l'eau du mikvé, il constitue un obstacle entre l'eau du mikvé et l'ustensile et l'immersion n'est pas acquise pour l'ustensile.

Et si dans l'ustensile il y avait du vin blanc dont l'aspect est comme l'eau du mikvé,

Rabbi Yehuda dit : on le considère,

le vin blanc,

comme s'il était du vin rouge,

et si il était en quantité si infime

que son apparence rende visible

celle du vin rouge et qu'il ne fût pas visible dans l'eau, alors l'ustensile

est apte

à l'immersion, car le vin blanc qu'il contient ne constitue pas une séparation.

Et si non,

s'il y a du vin blanc en telle quantité que, si c'eût été du vin rouge, il eût été visible, alors l'ustensile qui contient une telle quantité de vin blanc

est inapte

à l'immersion.

Et nous voyons d'ici qu'ils disent "on considère" comme s'il s'agissait du vin rouge dont l'aspect est visible. Et si tel est le cas, pourquoi ne dirions‑nous pas "on considère" pour un min qui s'est mêlé à son min, qui paraîtrait comme s'il s'était mêlé à un non‑min si, en telle proportion, il y eut apport de goût ?

Et nous enseignons : il y a une controverse que

c'est conditionnel

si l'on dit "on considère".

Comme il est enseigné : qu'un

seau impur

qui contient du vin blanc ou

qui contient

du lait, et on l'immergea

on suit la majorité.

Et si dans l'ustensile il y a un mélange de majorité d'eau et minorité de vin blanc ou de lait, l'immersion s'accomplit. Parce que l'aspect du vin ou du lait n'est pas reconnaissable dans l'eau.

Rabbi Yehuda dit : on le considère

le vin blanc ou le lait

comme s'il était du vin rouge, car si

il eût été en quantité si minime

que son apparence rende visible

celle du vin rouge et qu'il ne fût pas visible dans l'eau, alors l'ustensile

est apte

à l'immersion,

et sinon

car si le vin eût été rouge il eût été visible, alors cet ustensile est inapte à l'immersion.

Et il est démontré par cette baraïta que l'affaire de "on considère" est une controverse entre le tannaï kama et Rabbi Yehuda.

Et voici une objection

apparente à cela, d'après ce que nous avons appris dans la massechet Mikvaot :

seau

impur

qui est rempli de salives et on l'immergea

comme s'il n'avait pas été immergé.

Car la salive, qui est épaisse, constitue une séparation entre l'ustensile et l'eau du mikvé. Et si dans l'ustensile il y avait

eaux des pieds

alors c'est comme si l'ustensile était plein d'eau, qui ne constituent pas séparation, et quand on met en contact l'eau du mikvé avec les eaux des pieds, les eaux des pieds se lient à l'eau du mikvé et l'immersion s'accomplit pour l'ustensile, car

"on les considère"

les eaux des pieds

comme si elles étaient de l'eau,

même si leur aspect diffère légèrement de l'eau.

Et si l'ustensile

était rempli de mei chatat,

elles ne sont pas considérées comme de l'eau, à cause de l'importance de leur sainteté, et parce qu'elles rendent impur le toucher comme une substance touchant la source de l'impureté ; c'est pourquoi l'immersion n'est pas acquise pour l'ustensile

jusqu'à ce que l'eau

du mikvé entrant dans l'ustensile

dépassent les mei chatat

qui s'y trouvent.

Et la Guemara précise : il est dit au sujet des eaux des pieds qu'«on les considère» comme si elles étaient de l'eau.

De qui as‑tu entendu qu'il y a "on les considère", Rabbi Yehuda. Et il est enseigné

à la fin, au sujet des mei chatat qui se sont mêlées,

qu'elles furent submergées par la majorité,

et ne dirions‑nous pas "on les considère" à propos des mei chatat comme si elles étaient du vin rouge et tant que leur aspect n'a pas diminué elles sont séparantes !?

Mots de ce daf dans le dictionnaire