Version texte de ce daf : original et traduction
Zéva'him 57b (נז:) — le Talmud en français
Zéva'him 57b (זבחים נז:): Ou bien, si tu veux, dis : là, concernant les aspersions, c’est différent, car « extérieur » par rapport à « intérieur » est appris en une seule fois : nous apprenons en une…
Texte original — Zéva'him 57b (נז:)
ואיבעית אימא
, שאני התם בהזאות ד
חוץ מפנים בחד זימנא גמיר,
שבבת אחת אנו למדין היכל מפנים לכל דיניו, וכיון שניתן ההיקש לדרוש להזאות המפורשות בכל אחד, כגון למטה בפר ולמעלה בשעיר, נדרש גם כן יחד עמו להזאות שאינן מפורשות בו. וכן בתודה, אילו הוקש בכור לתודה עצמה, הן לענין תנופת חזה ושוק והן לענין זמן אכילה, היינו אומרים מתוך שתודה מלמדת זמן אכילה שכתוב בה, הרי היא מלמדת גם לתנופת חזה ושוק שנלמד בה בהיקש משלמים. אבל עכשיו שהוקש בכור לחזה ושוק של תודה [כדי ללמוד ממנו זמן אכילה], וחזה ושוק עצמו אינו כתוב בה אלא הוא נלמד בהיקש, אין הוא חוזר ומלמד בהיקש לבכור.
תו הוינן בה:
בשלמא למאן דאמר "לא הוי היקש", היינו דכתיב
בשתי הלחם של עצרת "
ממושבותיכם תביאו לחם תנופה". שאין תלמוד לומר "תביאו"
, שהרי לפני זה כתיב "והקרבתם מנחה חדשה" והיה יכול לכתוב "ממושבותיכם לחם תנופה",
מה תלמוד לומר "תביאו"?
ודרשינן:
כל שאתה מביא ממקום אחר
והוא דומה לו, כגון לחמי תודה שהן חמץ ובאין עם הזבח כמו שתי הלחם,
הרי הוא כזה: מה להלן
, בשתי הלחם,
עשרון לחלה
דהא כתיב "שתים, שני עשרונים",
אף כאן,
בלחמי תודה
עשרון לחלה.
ולחמי תודה באין עשר חלות מהחמץ הרי עשרה עשרונים לכל חלות החמץ.
אי מה להלן
בשתי הלחם
שני עשרונים
ותו לא,
אף כאן שני עשרונים
לכל עשר החלות?
תלמוד לומר
בשתי הלחם "
תהיינה"
בשני "יודין", ומיותרת אחת האותיות ללמד עשרה עשרונים לתודה. שלשתי הלחם אי אפשר, דהא כתיב ביה "שני עשרונים".
למדנו
כאן
עשרה
עשרונים לחלות
החמץ
שבתודה.
עשרה
עשרונים
למצה
, לכל שלשת המינים יחד הבאים עם התודה והן מצה,
מנין
שהן ביחד עשרה עשרונים?
תלמוד לומר
אחר שמנה הכתוב מינים שבמצה "
על חלת לחם חמץ",
ודרשינן בהיקש,
כנגד חמץ הבא מצה,
שכמות הסלת במצות תהיה כמו בחמץ, עשרה עשרונות!
והרי עשרה עשרונות בלחמי החמץ הוי "הימנו ודבר אחר", שמנין החלות שהוא עשרה כתוב בגופיה [כלומר בגזירה שוה שהיא כמו שנכתב בפירוש] והמדה לכל חלה שהיא עשרון נלמדת בהיקש ד"תביאו" משתי הלחם, ועל ידי שניהם אנו למדים לעשרה עשרונות בחמץ. ולמאן דאמר "לא הוי היקש" ניחא.
אלא למאן דאמר "הוי היקש", מאי איכא למימר?
כיצד חוזר החמץ ומלמד בהיקש למצה?
ומתרצינן: "
תביאו" יתירא,
ריבויא הוא לחמץ שבתודה שיהא עשרון לכל חלה. שהרי בשתי הלחם מיותר הוא, וכאילו נכתב בתודה עצמה. ולא מהיקש הוא נלמד וחוזר ומלמד למצה.
שנינו במשנה:
הפסח אינו נאכל
אלא עד חצות.
והוינן בה:
מאן
הוא
תנא
דמתניתין דסבירא ליה שאינו נאכל אלא עד חצות?
אמר רב יוסף: רבי אלעזר בן עזריה היא. דתניא: רבי אלעזר בן עזריה אומר: נאמר כאן
לגבי אכילת קרבן פסח,
"ואכלו את הבשר בלילה הזה" ונאמר להלן
לגבי מכת בכורות [שמות יב]
"ועברתי בארץ מצרים בלילה הזה". מה להלן עד חצות,
שהרי בחצות היתה מכת בכורות,
אף כאן
אכילת פסח היא
עד חצות!
אמר לו רבי עקיבא
: והלא כבר נאמר: "
ואכלתם אותו בחפזון",
ומשמע
עד שעת חפזון,
השעה שנחפזו ללכת ולצאת ממצרים, והיינו לאור הבוקר, שהרי כתיב "ואתם לא תצאו איש מפתח ביתו עד בקר".
אם כן, מה תלמוד לומר "בלילה הזה"?
שיכול יהא
פסח
ככל הקדשים הנאכלים ביום,
ויהא נאכל הפסח קודם הלילה אם ירצה.
תלמוד לומר: "בלילה",
לומר לך: רק
בלילה הוא נאכל, ואינו נאכל ביום!
והוינן בה:
אמר ליה אביי
לרב יוסף:
וממאי
דמתניתין
רבי אליעזר בן עזריה
היא,
ודאורייתא
היא, שאינו נאכל אחר חצות?
דלמא
איסור אכילתו אחר חצות
דרבנן
היא,
ולהרחיק
את האדם
מן העבירה,
שלא יבא לאכלו אחר עמוד השחר, ויתחייב משום נותר, וככל הקדשים דתנן בפרקין שנאכלין עד חצות? ומשנינן:
אם כן,
אם נאמר דמדרבנן היא,
מאי
האי דקתני במתניתין "
אלא עד חצות",
ולא קתני "ונאכל עד חצות" כדתני בכל הקדשים?
אלא
בהכרח, לומר לך:
כי התם,
שנה התנא בלשון "אלא" כמו ששנה לגבי דין "לילה", ו"מנויו", ו"צלי".
מה התם
דין
דאורייתא
הוא,
אף כאן,
דין
דאורייתא
הוא!
הדרן עלך פרק איזהו מקומן
--- title: "חברותא - זבחים — פרק שישי - קדשי קדשים" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02366.html#HtmpReportNum0005L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0005L5" --- פרק שישי - קדשי קדשים
Оригинал главы פרק שישי - קדשי קדשים
Traduction française
Ou bien, si tu veux, dis :
là, concernant les aspersions, c’est différent, car
« extérieur » par rapport à « intérieur » est appris en une seule fois : nous apprenons en une seule fois le Hékal à partir de l’intérieur pour toutes ses lois ; et puisque l’analogie a été donnée afin d’interpréter les aspersions explicitées dans chacun d’eux, comme celle d’en bas dans le taureau et celle d’en haut dans le bouc, elle est également interprétée avec lui pour les aspersions qui ne sont pas explicitées en lui. De même, concernant le sacrifice de reconnaissance, si le premier-né avait été mis en parallèle avec le sacrifice de reconnaissance lui-même, tant en ce qui concerne l’offrande par balancement de la poitrine et de la cuisse qu’en ce qui concerne le temps de consommation, nous aurions dit : puisque le sacrifice de reconnaissance enseigne le temps de consommation qui y est écrit, il enseigne également l’offrande par balancement de la poitrine et de la cuisse, qui y est apprise par analogie à partir des sacrifices de paix. Mais maintenant que le premier-né a été mis en parallèle avec la poitrine et la cuisse du sacrifice de reconnaissance [afin d’en apprendre le temps de consommation], et que la poitrine et la cuisse elles-mêmes n’y sont pas écrites, mais sont apprises par analogie, elles ne peuvent pas à leur tour enseigner par analogie au premier-né.
Nous avons ensuite examiné cette question :
à la rigueur, selon celui qui dit : « ce n’est pas une analogie », voilà pourquoi il est écrit
concernant les deux pains de la fête de Chavouot : «
De vos demeures, vous apporterez un pain de balancement. » Il n’était pas nécessaire de dire « vous apporterez », car il est écrit auparavant : « Vous présenterez une offrande nouvelle », et il aurait pu écrire : « De vos demeures, un pain de balancement » ;
que vient enseigner « vous apporterez » ?
Et nous l’interprétons ainsi :
tout ce que tu apportes d’un autre endroit, et qui lui ressemble, comme les pains du sacrifice de reconnaissance, qui sont levés et viennent avec le sacrifice, comme les deux pains,
il est comme celui-ci : de même que là, concernant les deux pains,
un dixième d’épha par pain, car il est écrit : « deux, deux dixièmes »,
de même ici, concernant
les pains du sacrifice de reconnaissance,
un dixième d’épha par pain. Or les pains du sacrifice de reconnaissance comprennent dix pains levés ; il y a donc dix dixièmes d’épha pour l’ensemble des pains levés.
Si l’on dit : de même que là, concernant les deux pains,
deux dixièmes d’épha,
et rien de plus,
de même ici, deux dixièmes d’épha
pour les dix pains ?
L’Écriture enseigne concernant les deux pains : «
elles seront », avec deux yod ; l’une des lettres est superflue pour enseigner qu’il y a dix dixièmes d’épha pour le sacrifice de reconnaissance. Elle ne peut pas être nécessaire pour les deux pains, puisque « deux dixièmes d’épha » y est écrit.
Nous avons appris
ici
dix dixièmes d’épha pour les pains
levés
du sacrifice de reconnaissance.
Dix dixièmes d’épha
pour les pains azymes, pour les trois espèces réunies qui viennent avec le sacrifice de reconnaissance et qui sont azymes ;
d’où savons-nous
qu’elles représentent ensemble dix dixièmes d’épha ?
L’Écriture enseigne, après avoir énuméré les espèces qui sont azymes : «
sur un pain de pain levé »,
et nous l’interprétons par analogie :
à proportion du pain levé vient le pain azyme, de sorte que la quantité de farine des pains azymes soit la même que celle du pain levé : dix dixièmes d’épha !
Or les dix dixièmes d’épha des pains levés constituent « de lui-même et d’une autre chose » : le nombre des pains, qui est de dix, est écrit dans son propre texte [c’est-à-dire par une gzera chava, qui est comme s’il était écrit explicitement], tandis que la mesure de chaque pain, qui est d’un dixième d’épha, est apprise par l’analogie de « vous apporterez » à partir des deux pains ; et c’est par ces deux éléments que nous apprenons les dix dixièmes d’épha pour le pain levé. Et selon celui qui dit : « ce n’est pas une analogie », cela s’explique.
Mais selon celui qui dit : « c’est une analogie », que peut-on dire ?
Comment le pain levé peut-il à son tour enseigner par analogie le pain azyme ?
Et nous répondons : «
« vous apporterez » est superflu ;
c’est une inclusion concernant le pain levé du sacrifice de reconnaissance, afin qu’il y ait un dixième d’épha pour chaque pain. En effet, dans les deux pains, ce mot est superflu, et c’est comme s’il était écrit dans le texte du sacrifice de reconnaissance lui-même. Ce n’est donc pas par analogie qu’il est appris, et il ne revient pas enseigner par analogie au pain azyme.
Nous avons enseigné dans la Michna :
le sacrifice pascal n’est consommé
que jusqu’à minuit.
Nous avons examiné cette question :
quel
est le
tan(n)aï
de notre Michna qui est d’avis qu’il n’est consommé que jusqu’à minuit ?
Rav Yossef a dit : c’est l’opinion de Rabbi Éléazar ben Azaria. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Éléazar ben Azaria dit : il est dit ici,
à propos de la consommation du sacrifice pascal :
« Ils mangeront la chair cette nuit », et il est dit plus loin,
à propos de la plaie des premiers-nés [Exode 12] :
« Je traverserai le pays d’Égypte cette nuit. » De même que là, jusqu’à minuit,
puisque la plaie des premiers-nés eut lieu à minuit,
de même ici,
la consommation du sacrifice pascal est
jusqu’à minuit !
Rabbi Akiva lui dit :
N’est-il pas déjà dit : «
Vous le mangerez à la hâte »,
ce qui signifie
jusqu’au moment de la hâte,
le moment où ils se hâtèrent de partir et de sortir d’Égypte, c’est-à-dire à l’aube, car il est écrit : « Et vous, vous ne sortirez pas, chacun de l’entrée de sa maison, jusqu’au matin ».
Dès lors, que vient enseigner « cette nuit » ?
J’aurais pu penser que
le sacrifice pascal serait
comme tous les sacrifices consacrés qui sont consommés durant le jour,
et que le sacrifice pascal pourrait être consommé avant la nuit, s’il le voulait.
L’Écriture enseigne : « durant la nuit »,
pour t’enseigner : seulement
durant la nuit est-il consommé, et il n’est pas consommé durant le jour !
Nous avons examiné cette question :
Abayé dit
à Rav Yossef :
d’où déduis-tu
que notre Michna est celle de
Rabbi Éléazar ben Azaria,
et
d’ordre toranique,
selon laquelle il n’est pas consommé après minuit ?
Peut-être que l’interdiction de le consommer après minuit
est
d’ordre rabbinique
et qu’elle vise
à éloigner
l’homme
de la transgression,
afin qu’il n’en vienne pas à le manger après l’aube et ne soit passible de notar, comme pour tous les sacrifices consacrés dont nous avons enseigné dans notre chapitre qu’ils sont consommés jusqu’à minuit ? Et nous répondons :
dans ce cas,
si nous disons que cette règle est d’ordre rabbinique,
que signifie cette formulation de notre Michna : «
mais seulement jusqu’à minuit »,
et non « il est consommé jusqu’à minuit », comme il est enseigné pour tous les sacrifices consacrés ?
Mais, nécessairement, cela vient t’enseigner :
de même que là, le tan(n)aï a employé la formulation « mais seulement », comme il l’a employée concernant les lois de « nuit », de « ceux qui en ont la part » et de « rôti ».
De même que là, la loi
est
d’ordre toranique
et
de même ici, la loi
est
d’ordre toranique
!
Nous reviendrons à toi, chapitre « Quel est leur lieu ».