Version texte de ce daf : original et traduction
Zéva'him 47b (מז:) — le Talmud en français
Zéva'him 47b (זבחים מז:): Les restes du sang étaient versés sur la base occidentale de l’autel extérieur. Et s’il n’a pas donné — - cela n’a pas empêché. La chair de ceux-ci et de ceux-là, du taureau…
Texte original — Zéva'him 47b (מז:)
שירי הדם היה שופך על יסוד מערבי של מזבח החיצון. ואם לא נתן
-
לא עיכב.
בשרם של
אלו ואלו,
של פר ושעיר של יום הכיפורים ושל שאר פרים ושעירים הנשרפים,
נשרפין אבית הדשן
מחוץ לירושלים, במקום שמוציאים לשם את הדשן של מזבח החיצון.
גמרא:
שנינו במשנה: קדשי קדשים שחיטתן בצפון.
והוינן בה: כמו שהמשנה אמרה לענין פר ושעיר של יום הכפורים שקבול דמן בכלי שרת בצפון, כמו כן
וניתני נמי
שכל קדשי הקדשים
קיבול דמן בכלי שרת בצפון?
ומשנינן:
כיון דאיכא אשם מצורע
שהוא קדשי קדשים והוא יוצא מהכלל הזה,
דקיבול דמו ביד הוא,
לפיכך
שיירה
, שייר התנא דמתניתין להאי כללא בקדשי קדשים.
ותמהינן:
ו
כי
לא
הווי קבלת דמו של אשם מצורע בכלי אלא ביד?
והא קתני
לקמן בפרקין:
אשם נזיר ואשם מצורע שחיטתן בצפון, וקיבול דמן בכלי שרת בצפון.
ומתרצינן:
מעיקרא סבר
תנא דמתניתין כי
קיבול דמו
של אשם מצורע
ביד הוא
, וכמו שאנו למדים את מדברי הכתוב, והלכך
שייריה
ולא כתב את הכלל שכל קדשי הקדשים קיבול דמן בכלי שרת בצפון.
וכיון דחזא
לאחר מכן
דלא סגי ליה,
שלא די לקבל ביד לבד,
אלא
כהן אחד מקבל ביד וכהן שני מקבל
בכלי,
וכדמפרש ואזיל,
הדר תנייה
במשנה לקמן לקיבול דמו של אשם מצורע בכלי.
דתניא
: כתיב באשם מצורע "
ולקח
הכהן מדם האשם ונתן על תנוך אוזן המטהר".
יכול
יקח הכהן מצואר הבהמה את הדם הניתן על תנוך אוזן המצורע המטהר ועל בהונות ידו ורגלו,
בכלי?
-
תלמוד לומר "ונתן".
ודרשינן:
מה נתינה
של הדם על תנוך אוזן המצורע צריכה להעשות
בעצמו של כהן,
שנותן הכהן מן הדם באצבעו על תנוך אוזן המצורע [ואנו למדים שיתן עליהם את הדם באצבעו מנתינת השמן על תנוך האוזן, שנאמר בה במפורש שתעשה באצבעו של הכהן],
אף לקיחה
של הדם האמורה בתורה "ולקח הכהן מדם האשם ונתן על תנוך אוזן" צריכה להעשות
בעצמו של כהן,
שיקח את הדם בידו, והיינו, שיקבלו בכף ידו מהדם היוצא מהקרבן, ויטבול אצבעו בדם אשר בכף ידו, ויתן מן הדם על תנוך אוזן המטהר ועל בהונות ידו ורגלו.
יכול אף
דמו של האשם הניתן
למזבח
ייעשה
כן,
שיקבלנו הכהן בידו ויזה מידו על המזבח -
תלמוד לומר
בפרשת אשם המצורע "
כי כחטאת האשם הוא",
ללמדנו בהיקש של אשם לחטאת:
מה חטאת טעונה כלי
לקיבול דמה הניתן על המזבח,
אף
דם
אשם
מצורע הניתן על המזבח
טעון כלי
נמצאת אתה אומר: אשם מצורע, שני כהנים מקבלים את דמו, אחד ביד ואחד בכלי. זה שקיבלו בכלי, בא לו אצל מזבח
וזורקו עליו,
וזה שקיבלו
לדם האשם
ביד בא לו אצל מצורע
ונותן מהדם באצבעו על תנוך אוזנו הימנית ועל בהונות ידו ורגלו הימנית.
Traduction française
Les restes du sang étaient versés sur la base occidentale de l’autel extérieur. Et s’il n’a pas donné —
cela n’a pas empêché.
La chair de
ceux-ci et de ceux-là,
du taureau et du bouc du Jour de l’Expiation ainsi que des autres taureaux et boucs brûlés,
était brûlée à la maison des cendres,
à l’extérieur de Jérusalem, à l’endroit où l’on emporte les cendres de l’autel extérieur.
Guemara :
Nous avons appris dans la Michna : les saintetés très saintes, leur abattage a lieu au nord.
Et nous avons objecté à ce sujet : de même que la Michna a dit, concernant le taureau et le bouc du Jour de l’Expiation, que la réception de leur sang se fait dans un ustensile de service au nord, de même
ne devrait-elle pas aussi enseigner
que toutes les saintetés très saintes,
la réception de leur sang dans un ustensile de service a lieu au nord ?
Et nous répondons :
puisqu’il y a la faute du lépreux,
qui est une sainteté très sainte et qui sort de cette règle,
car la réception de son sang se fait dans la main,
c’est pourquoi il
l’a laissée de côté,
le tanнай de la Michna ayant laissé de côté cette règle concernant les saintetés très saintes.
Et nous nous étonnons :
et
si
ne
la réception de son sang, celui de la faute du lépreux, se faisait pas dans un ustensile, mais dans la main ?
Or, n’enseigne-t-on pas
plus loin dans notre chapitre :
la faute liée au vœu du nazir et la faute du lépreux, leur abattage a lieu au nord, et la réception de leur sang dans un ustensile de service a lieu au nord ?
Et nous répondons :
initialement, le tanнай pensait
que le
la réception de son sang
de la faute du lépreux
se fait dans la main,
comme nous l’apprenons des paroles de l’Écriture ; c’est pourquoi
il l’a laissée de côté et n’a pas écrit la règle selon laquelle toutes les saintetés très saintes, la réception de leur sang dans un ustensile de service, a lieu au nord.
Et lorsqu’il vit
par la suite
que cela ne lui suffisait pas,
qu’il ne suffisait pas de recevoir uniquement à la main,
mais
qu’un prêtre recevait à la main et qu’un second prêtre recevait
dans un ustensile,
comme il va l’expliquer,
il l’enseigna de nouveau dans la Michna plus loin, la réception du sang de la faute du lépreux dans un ustensile.
Car il est enseigné :
il est écrit au sujet de la faute du lépreux : «
Le prêtre prendra
du sang de la faute et le mettra sur le lobe de l’oreille de celui qui se purifie. »
Peut-on
comprendre que le prêtre prendra au cou de l’animal le sang destiné à être mis sur le lobe de l’oreille du lépreux qui se purifie, ainsi que sur les pouces de sa main et de son pied,
dans un ustensile ? —
L’Écriture dit : « et le mettra ».
Et nous interprétons :
de même que la mise
du sang sur le lobe de l’oreille du lépreux doit être effectuée
par le prêtre lui-même,
le prêtre mettant du sang avec son doigt sur le lobe de l’oreille du lépreux [et nous apprenons qu’il doit mettre le sang sur ceux-ci avec son doigt à partir de la mise de l’huile sur le lobe de l’oreille, dont il est explicitement dit qu’elle doit être faite avec le doigt du prêtre],
de même la prise
du sang mentionnée dans la Torah : « le prêtre prendra du sang de la faute et le mettra sur le lobe de l’oreille », doit être effectuée
par le prêtre lui-même,
qui prendra le sang dans sa main. C’est-à-dire qu’il le recevra dans le creux de sa main, du sang qui sort de l’offrande, trempera son doigt dans le sang qui se trouve dans le creux de sa main, et mettra du sang sur le lobe de l’oreille de celui qui se purifie ainsi que sur les pouces de sa main et de son pied.
Peut-on même
le sang de la faute qui est donné
sur l’autel
être fait
ainsi,
le prêtre le recevant dans sa main et l’aspergeant de sa main sur l’autel ? —
L’Écriture dit,
dans le passage relatif à la faute du lépreux : «
car il est comme la faute expiatoire »,
pour nous enseigner par une analogie entre la faute et la faute du lépreux :
de même que la faute expiatoire requiert un ustensile
pour la réception de son sang donné sur l’autel,
de même
le sang de la
faute
du lépreux donné sur l’autel
requiert un ustensile.
Tu trouves donc que tu dis : pour la faute du lépreux, deux prêtres reçoivent son sang : l’un à la main et l’autre dans un ustensile. Celui qui l’a reçu dans un ustensile se rend auprès de l’autel
et l’y asperge ;
et celui qui l’a reçu
pour le sang de la faute
se rend auprès du lépreux
et met du sang avec son doigt sur le lobe de son oreille droite ainsi que sur les pouces de sa main et de son pied droits.