Version texte de ce daf : original et traduction

Zéva'him 39b (לט:) — le Talmud en français

Zéva'him 39b (זבחים לט:): « Comme il a fait pour le taureau » - - c’est le taureau du cohen machia’h, mentionné dans le passage précédent ; et puisque le texte n’a pas répété à son sujet la loi de…

Texte original — Zéva'him 39b (לט:)

"כאשר עשה לפר"

-

זה פר כהן משיח

, האמור בפרשה שלעיל, וכיון שלא כפל בו דין מתנותיו, לימד בזה שחיסור אחת מהן מעכבת. [כאן דרשה הגמרא את תיבת "לפר", שהרי "כאשר עשה" כבר נדרש לעיל].

"החטאת" אלו שעירי עבודת כוכבים,

שדינם כפר העלם דבר, ונתרבו בזה לענין הזאה על הפרוכת ועל מזבח הזהב, ולענין שריפתם חוץ לשלש מחנות, שדינים אלו לא נתפרשו בהם במקומם.

יכול שאני מרבה אף

את

שעירי הרגלים, ושעירי ראשי חדשים,

ואף אלו ינתן דמם בפנים, וישרפו? תלמוד לומר "כן יעשה

לו"

לזה יעשה כן, ולא לאחר!

ומה ראית לרבות את אלו

, שעירי עבודת כוכבים,

ולהוציא את אלו,

שעירי הרגלים וראשי חדשים?

אחר

שמצינו

שריבה הכתוב

מצד אחד,

ומיעט

מצד אחד,

מרבה אני את אלו

שעירי עבודת כוכבים להיות כתורת פר העלם דבר, משום

ש

הם

מכפרין על עבירת מצוה ידועה,

שנודעה לחוטא שחטא בה, וכמו פר העלם דבר הבא אף הוא על עבירת מצוה ידועה,

ומוציא אני

את

אלו,

שעירי הרגלים וראשי חדשים, שלא יהיו שוים לפר העלם דבר כיון

שאין

הם

מכפרין על עבירת מצוה ידועה.

שהרי הם באים לכפר על טומאת מקדש וקדשיו על מי שנכנס למקדש בטומאה, ולא ידע קודם כניסתו שנטמא, ואף לאחר יציאתו לא נודע לו שנכנס בטומאה, ואינם דומים לפר העלם דבר בכפרתו.

"וכפר

עליהם הכהן"

אף על פי שלא סמכו

הזקנים את ידיהם על ראש הפר, כפי שנצטוו שם בפרשה.

"ונסלח

להם"

אף על פי שלא נתן

את ה

שירים

של הדם ליסוד מזבח החיצון, והוצרכנו לדרשה זו, שהיה מקום לומר, כיון ששנה הכתוב לעכב בכל מתנותיו, שמא אף כלפי שיריים נאמר כן, ולכך מיעטו הכתוב.

ו

מה ראית לפסול

אם חיסר

בהזאות, ולהכשיר ב

העדר

סמיכה ושפיכת שירים?

אמרת, פוסל

אני כשחיסר

בהזאות

משום

שמעכבות

הן

בכל מקום

, כפי שמבואר לקמן לגבי פרה אדומה וקרבן נגעים,

ומכשיר אני

כשחיסר

בסמיכה ו

שפיכת

שירים, שאין

חיסורם

מעכבות בכל מקום,

שהרי סמיכה אינה מעכבת כלל, ושפיכת שיריים בחטאת החיצונה לדברי הכל אינה מעכבת.

Traduction française

« Comme il a fait pour le taureau » -

c’est le taureau du cohen machia’h,

mentionné dans le passage précédent ; et puisque le texte n’a pas répété à son sujet la loi de ses dons, il a enseigné par là que l’omission de l’un d’entre eux empêche [l’accomplissement]. [Ici, la Guemara a interprété le mot « pour le taureau », car « comme il a fait » a déjà été interprété précédemment].

« Le sacrifice expiatoire » : ce sont les boucs de l’idolâtrie,

dont la loi est celle du taureau pour une faute collective ignorée ; ils ont été inclus par là en ce qui concerne l’aspersion sur le rideau et sur l’autel d’or, ainsi qu’en ce qui concerne leur incinération à l’extérieur des trois camps, car ces lois n’ont pas été explicitées à leur endroit.

Peut-être inclurais-je également

les

boucs des fêtes et les boucs des nouvelles lunes,

et que, eux aussi, leur sang serait donné à l’intérieur, et qu’ils seraient brûlés ? Le texte dit : « Ainsi sera-t-il fait

pour lui » :

c’est à celui-ci qu’il sera fait ainsi, mais non à un autre !

Et qu’as-tu vu pour inclure ceux-ci,

les boucs de l’idolâtrie,

et exclure ceux-ci,

les boucs des fêtes et des nouvelles lunes ?

Après

que nous avons trouvé

que l’Écriture a inclus

d’un côté

et exclu

d’un autre côté,

j’inclus ceux-ci,

les boucs de l’idolâtrie, afin qu’ils aient la loi du taureau pour une faute collective ignorée, parce que

qu’

ils

font expiation pour la transgression d’une mitsva connue,

qui était connue du pécheur comme étant une transgression qu’il avait commise, comme le taureau pour une faute collective ignorée, qui vient lui aussi pour la transgression d’une mitsva connue ;

et j’exclus

ceux

-ci,

les boucs des fêtes et des nouvelles lunes, afin qu’ils ne soient pas égaux au taureau pour une faute collective ignorée, puisque

ils ne

font

pas expiation pour la transgression d’une mitsva connue.

En effet, ils viennent faire expiation pour l’impureté du Sanctuaire et de ses choses saintes, en faveur de celui qui est entré dans le Sanctuaire en état d’impureté, sans savoir avant son entrée qu’il était devenu impur, et qui, même après sa sortie, n’a pas su qu’il était entré en état d’impureté ; ils ne ressemblent donc pas au taureau pour une faute collective ignorée quant à son expiation.

« Et il fera expiation

sur eux, le prêtre »

bien que les anciens n’aient pas posé

leurs mains sur la tête du taureau, comme cela leur avait été ordonné dans ce passage.

« Et il leur sera pardonné

»

bien qu’il n’ait pas donné

les

restes

du sang à la base de l’autel extérieur ; nous avions besoin de cette interprétation, car on aurait pu dire que, puisque l’Écriture a répété qu’il est indispensable d’accomplir tous ses dons, peut-être en est-il de même concernant les restes ; c’est pourquoi l’Écriture les a exclus.

Et

qu’as-tu vu pour invalider

si l’on a omis

les aspersions, et pour rendre apte en

l’absence de

l’imposition des mains et du versement des restes ?

Tu as dit : je rends invalide

lorsqu’on a omis

les aspersions

parce

qu’elles empêchent

partout,

comme cela est expliqué plus loin à propos de la vache rousse et du sacrifice du lépreux ;

et je rends apte

lorsqu’on a omis

l’imposition des mains et le

versement des

restes, qui ne

sont pas omis de manière à

empêcher partout,

car l’imposition des mains n’empêche aucunement [l’accomplissement], et, concernant le versement des restes dans le sacrifice expiatoire extérieur, selon tous les avis, il n’empêche pas [l’accomplissement].

Mots de ce daf dans le dictionnaire