Version texte de ce daf : original et traduction
Zéva'him 110b (קי:) — le Talmud en français
Zéva'him 110b (זבחים קי:): Michna : Celui qui jette une partie des sangs du sacrifice à l’extérieur, comme une seule aspersion, !(pamud.bmp "") est passible, même s’il s’agit des sangs des…
Texte original — Zéva'him 110b (קי:)
מתניתין:
הזורק מקצת דמים
של הקרבן
בחוץ,
כגון מתנה אחת ,
חייב,
ואפילו הם מחטאות הפנימיות שכל מתנותיהן מעכבות. ואפילו רבי אלעזר שאינו מחייב אלא באופן שהקריב את כל המתיר, מודה בזריקת דמים בחוץ שחייב גם על מקצתן, כדאמרינן בגמרא.
רבי אלעזר אומר: אף המנסך מי החג
של ניסוך המים
בחג
הסוכות
בחוץ, חייב.
רבי נחמיה אומר: אף שיירי הדם
של חטאות , הטעונין שפיכה ליסוד המזבח,
שהקריבו בחוץ, חייב.
כי לדעתו שפיכת שיריים מעכבת בקרבן, ונמצא שהם "מתקבלים בפנים" ונחשבים כזריקה גמורה .
גמרא:
אמר רבא: ומודה רבי אלעזר בדמים
133 ,
ואפילו של חטאות הפנימיות, שאם זרק מקצתן בחוץ, חייב.
דתנן
במסכת יומא [ס ב]: אם נשפך הדם לאחר שנתן מתנה אחת [דעת תנא קמא שיביא דם אחר ויתחיל מתחילה, מאחר שלא גמר אותה כפרה],
רבי אלעזר ורבי שמעון אומרים
עלתה לו מתנה ראשונה, ו
ממקום שפסק,
משם
הוא מתחיל.
ומוכח, שאף על פי שכל המתנות בחטאת פנימית עבודה אחת הן לעכב, בכל זאת, כל אחת מהמתנות בפני עצמה "מתקבלת בפנים", שהרי מחשיבים אותה במניין המתנות.
שנינו במשנה:
רבי אלעזר: אומר אף המנסך מי החג בחג בחוץ חייב
:
אמר רבי יוחנן משום רבי מנחם יודפאה
: הלכה זו שאמר
רבי אלעזר, בשיטת רבי עקיבא רבו אמרה! דאמר
רבי עקיבא:
ניסוך המים
בחג
דאוריתא
הוא, ולכן חייב עליו בחוץ.
דתניא, רבי עקיבא אומר
: נאמר במוסף החג [במדבר כט לא] "על עולת התמיד
ונסכיה",
בלשון רבים.
בשני ניסוכים הכתוב מדבר, אחד ניסוך המים, ואחד ניסוך היין.
אמר ליה ריש לקיש לרבי יוחנן: אי
, אם זה הוא מקורו של רבי אלעזר לניסוך המים, אם כן, נדון ממנו,
מה להלן
בניסוך היין של עולת תמיד צריך לנסך
שלושת לוגין, אף כאן
בניסוך המים בחוץ צריך לנסך
שלושת לוגין.
והא רבי אלעזר "מי החג" קאמר
, ומשמע שחייב בכל ניסוך בחוץ, אפילו פחות משלושת לוגין!
וכן נדון ונלמד:
אי מה להלן
בניסוך היין, הוא נוהג אף
בשאר ימות השנה, אף כאן
יהיה חייב על ניסוך המים בחוץ אף
בשאר ימות השנה.
ו
אילו
רבי אלעזר,
דוקא
בחג קאמר!
ומתרצינן:
אשתמיטתיה
לרבי מנחם יודפאה
הא דאמררבאסיאמררבי יוחנן.
דאמר רב אסי אמר רבי יוחנן משום רבי נחוניא איש בקעת בית חורתן: עשר נטיעות
[משנה היא במסכת שביעית פרק א משנה ו],
ערבה
[שבמקדש],
וניסוך המים
של חג, שלשתן
הלכה למשה מסיני.
ומוכח, שלכולי עלמא ניסוך המים דאורייתא ולא רק לרבי עקיבא, ואין צורך להיקש בין ניסוך היין לניסוך המים, ויתכן שרבי אלעזר במשנתנו סובר כמאן דאמר שיעורו של ניסוך המים בלוג, או אין להם שיעור .
תנו רבנן: המנסך שלושת לוגין מים בחג בחוץ, חייב. רבי אלעזר ברבי שמעון אומר: והוא שמלאן לשם חג.
והוינן בה:
מאי בינייהו,
מה הוסיף רבי אלעזר על דברי תנא קמא, ובמה נחלקו?
אמר רב נחמן בר יצחק: ביש שיעור במים
של ניסוך
קמיפלגי.
תנא קמא אמר "שלשה לוגין", וכוונתו משלשה ומעלה, כי סבר שאין שיעור למי החג למעלה, ואם מילא בכלי גדול יותר משלושה לוגין, קידשם הכלי, וחייב עליהם בחוץ. ורבי אלעזר סבר שדוקא אם מילאן "לשם חג" כדרך מילואן, דהיינו שלושה לוגין, חייב. אבל אם היה כלי גדול ומילאהו ביותר משלשה לוגין מים, לא קידש אותם הכלי, הואיל ואין כלי שרת מקדשין אלא הראוי להן .
רב פפא אמר
: בין לתנא קמא ובין לרבי אלעזר יש שיעור למים, ואם מילא יותר משיעור ג' לוגין לא מקדשם.
Traduction française
Michna :
Celui qui jette une partie des sangs
du sacrifice
à l’extérieur,
comme une seule aspersion, !(pamud.bmp "")
est passible,
même s’il s’agit des sangs des expiatoires intérieures, dont toutes les aspersions sont indispensables. Même Rabbi Éléazar, qui ne rend passible que dans le cas où il a offert tout ce qui rend [le sacrifice] permis, reconnaît, pour le jet des sangs à l’extérieur, qu’il est passible également pour une partie d’entre eux, comme nous le disons dans la Guemara.
Rabbi Éléazar dit : même celui qui verse les eaux de la fête
du versement des eaux
pendant la fête
de Soukot
à l’extérieur est passible.
Rabbi Nehemia dit : même les restes du sang
des expiatoires qui requièrent d’être versés sur le soubassement de l’autel,
s’ils les ont offerts à l’extérieur, il est passible.
Car, selon lui, le versement des restes est indispensable au sacrifice ; il s’ensuit qu’ils sont « reçus à l’intérieur » et considérés comme un jet complet.
Guemara :
Rava a dit : Rabbi Éléazar reconnaît, pour les sangs
même ceux des expiatoires intérieures, que s’il en a jeté une partie à l’extérieur, il est passible.
Comme nous l’avons enseigné
dans le traité Yoma (60b) : si le sang s’est répandu après qu’il a fait une aspersion [selon l’opinion du premier tanna, il apportera un autre sang et recommencera depuis le début, puisqu’il n’a pas achevé cette expiation],
Rabbi Éléazar et Rabbi Chimon disent :
la première aspersion lui a été comptée, et
à partir de l’endroit où il s’est arrêté,
c’est de là
qu’il commence.
Il est prouvé que, bien que toutes les aspersions de l’expiatoire intérieur constituent un seul service en ce qui concerne leur caractère indispensable, chacune des aspersions est néanmoins, en elle-même, « reçue à l’intérieur », puisqu’on la compte dans le nombre des aspersions.
Nous avons enseigné dans la Michna :
« Rabbi Éléazar dit : même celui qui verse les eaux de la fête pendant la fête, à l’extérieur, est passible » :
Rabbi Yo’hanan a dit au nom de Rabbi Mena’hem de Yodefa :
cette règle qu’a dite
Rabbi Éléazar, il l’a dite selon la méthode de son maître Rabbi Akiva ! Car Rabbi Akiva a dit :
le versement des eaux
pendant la fête
est de la Torah,
et c’est pourquoi il est passible pour lui à l’extérieur.
Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva dit :
il est dit, au sujet du supplément de la fête [Nombres 29, 31] : « avec l’holocauste perpétuel
et ses libations »,
au pluriel.
L’Écriture parle de deux libations : l’une, le versement des eaux, et l’autre, le versement du vin.
Rech Lakich dit à Rabbi Yo’hanan : si,
si telle est la source de Rabbi Éléazar pour le versement des eaux, alors déduisons de là
que, de même que là,
pour le versement du vin de l’holocauste perpétuel, il faut verser
trois log, de même ici,
pour le versement des eaux à l’extérieur, il faut verser
trois log.
Mais Rabbi Éléazar a dit : « les eaux de la fête »,
ce qui signifie qu’il est passible pour tout versement à l’extérieur, même pour moins de trois log !
De même, raisonnons et déduisons :
si, de même que là,
pour le versement du vin, il est pratiqué également
les autres jours de l’année, de même ici,
il serait passible pour le versement des eaux à l’extérieur également
les autres jours de l’année.
Et
si
Rabbi Éléazar
a dit précisément
« pendant la fête » !
Nous répondons :
cela a échappé
à Rabbi Mena’hem de Yodefa
à savoir ce que Rava a dit au nom de Rabbi Yo’hanan.
Car Rav Assi a dit au nom de Rabbi Yo’hanan, au nom de Rabbi Ne’hounia, l’homme de la vallée de Beit ‘Hortan : les dix plants
(c’est une Michna du traité Cheviit, chapitre I, Michna 6),
le saule
(du Temple)
et le versement des eaux
de la fête, tous les trois sont
une loi transmise à Moïse au Sinaï.
Il est prouvé que, selon tous, le versement des eaux est de la Torah, et pas seulement selon Rabbi Akiva ; il n’est donc pas nécessaire d’établir une analogie entre le versement du vin et celui des eaux. Il est possible que Rabbi Éléazar, dans notre Michna, suive celui qui dit que la mesure du versement des eaux est un log, ou qu’elles n’aient pas de mesure.
Les Sages ont enseigné : celui qui verse trois log d’eau pendant la fête, à l’extérieur, est passible. Rabbi Éléazar, fils de Rabbi Chimon, dit : et cela, lorsqu’il les a remplis au nom de la fête.
Nous soumettons le problème :
quelle différence y a-t-il entre eux,
qu’a ajouté Rabbi Éléazar aux paroles du premier tanna et sur quoi sont-ils en désaccord ?
Rav Na’hman bar Yitzhak a dit : ils sont en désaccord sur l’existence d’une mesure pour les eaux
du versement
du sacrifice.
Le premier tanna a dit « trois log », et son intention est : trois ou davantage, car il estime que les eaux de la fête n’ont pas de mesure maximale. S’il a rempli un récipient contenant plus de trois log, le récipient les a sanctifiées et il est passible pour elles à l’extérieur. Rabbi Éléazar, lui, estime qu’il n’est passible que s’il les a remplies « au nom de la fête », selon leur mesure normale, c’est-à-dire trois log. Mais si le récipient était grand et qu’il l’a rempli de plus de trois log d’eau, le récipient ne les a pas sanctifiées, car les récipients de service ne sanctifient que ce qui leur est destiné.
Rav Papa a dit :
selon le premier tanna comme selon Rabbi Éléazar, les eaux ont une mesure, et, s’il en a rempli davantage que la mesure de trois log, il ne les sanctifie pas.