Version texte de ce daf : original et traduction
Yoma 24a (כד.) — le Talmud en français
Yoma 24a (יומא כד.): Inclus les vêtements usés Des vêtements usés qui conviennent à tout service des cohen à la condition qu'ils ne soient pas déchirés. À la fin du service du cohen gadol le jour de…
Texte original — Yoma 24a (כד.)
לרבות את השחקים
בגדים שחוקים שכשרין לכל עבודת הכהנים ובלבד שאינם קרועים.
בגמר עבודת הכהן גדול ביום הכפורים נאמר: "ובא אהרן אל אהל מועד ופשט את בגדי הבד אשר לבש בבאו אל הקדש
והניחם שם"
.
מלמד שטעונין גניזה
. שלא ישתמש בהן הכהן גדול ביום כפור אחר, ולא הכהן הדיוט בכל השנה.
רבי דוסא אומר: ראויין הן לכהן הדיוט
לכל השנה.
ומה תלמוד לומר "והניחם שם"?
שלא ישתמש בהן
הכהן גדול ב
יום הכפורים אחר.
ומסיקה הגמרא את השאלה דנימא כתנאי:
מאי לאו
, רבי יהודה ורבי דוסא -
בהא קא מיפלגי: דמר
רבי יהודה
סבר
: תרומת הדשן
עבודה היא
, ולכך הוא מצריך ללבוש את כל הארבעה בגדים בשעת עשייתה.
ומר
רבי דוסא
סבר: לאו עבודה היא
. ולכן הוא אינו דורש מ"ילבש" לרבות מצנפת ואבנט, אלא די בכתונת ומכנסים בלבד?
ומתרצינן:
לא! דכולי עלמא עבודה היא.
והכא, בהא קא מיפלגי
:
ד
מר
רבי יהודה
סבר: צריכא קרא לרבויי
את המצנפת והאבנט כדי שלא נאמר שלאו עבודה היא, ודי בכתונת ומכנסים בלבד.
ומר
רבי דוסא
סבר: לא צריך קרא לרבויי
. דכיון דגלי קרא שצריך דוקא כתונת ומכנסים מבגדי כהונה ולא בגדי חול, כבר ידענו שעבודה היא וצריך את כל הארבעה בגדים.
וממילא מיותר הפסוק ד"ילבש", לרבות בגדי כהן גדול ביום הכפורים שכשרין לכהן הדיוט.
בעי רבי אבין: תרומת הדשן
-
בכמה?
כמה אפר צריך הכהן להרים מעל המזבח.
האם
מתרומת מעשר ילפינן לה
ששיעורה אחד מעשרה, ואף כאן צריך הכהן לשער עשירית מהדשן שעל המזבח.
שהרי בשניהם כתיב לשון "הרמה", בתרומת הדשן נאמר "והרים את הדשן", ובתרומת מעשר נאמר "והרומתם ממנו".
או מתרומת מדין
, שתרמו אנשי הצבא שחזרו ממלחמת מדין מהביזה לה'
ילפינן לה
. שנאמר שם "והרמות מכס לה' ... אחד מחמש המאות.
תא שמע: דתני רבי חייא: נאמר כאן
בתרומת הדשן
"והרים", ונאמר להלן
בקרבן מנחה
"והרים
ממנו בקומצו מסלת המנחה ומשמנה".
מה להלן בקומצו
-
אף כאן בקומצו!
שצריך הכהן לשער שיהא לפחות שיעור זה של מלא קומצו, ואם רצה להוסיף יוסיף [שהרי אין לומר שצריך מלא קומצו בדיוק. כי אי אפשר להכניס ידיו לתוך הגחלים הרותחות ולקמוץ. רש"י].
אמר רב: ארבע עבודות
בלבד
זר חייב
עליהן מיתה
בידי שמים, אם עשאן במקדש. ועל השאר אינו חייב מיתה אלא מוזהר עליהן בלאו.
ואלו הן:
זריקה והקטרה, וניסוך המים
על המזבח בחג הסוכות,
וניסוך היין
על המזבח בכל ימות השנה.
ולוי אמר: אף תרומת הדשן
אם עשאה זר הוא חייב מיתה.
וכן תני לוי במתניתיה
בברייתא שלו:
אף תרומת הדשן
חייב עליה הזר מיתה.
ומבארינן:
מאי טעמיה דרב?
דכתיב "ואתה ובניך אתך תשמרו את כהונתכם לכל דבר המזבח ולמבית לפרוכת ועבדתם, עבודת מתנה אתן את כהונתכם והזר הקרב יומת".
ודרשינן:
"עבודת מתנה"
. דוקא עבודה כזאת שאתה נותן על המזבח חייבין עליה מיתה,
ולא עבודת סילוק
, שאתה מסלק ומסיר מהמזבח, כגון תרומת הדשן, אין חייבין עליה מיתה.
ועוד אנו דורשין
"ועבדתם"
-
עבודה תמה
שגומרת ומתממת [משלימה] את הדבר,
ולא עבודה שיש אחריה עבודה
. כגון שחיטה, וקבלת הדם, והולכת הדם, שיש אחריהן עבודה של זריקת הדם.
אבל הזריקה היא העבודה האחרונה שבדם.
וכן הקטרה של האיברים או של קומץ המנחה, וכן ניסוך היין וניסוך המים, הם עבודות שאין אחריהן עבודה.
ולוי
סבר:
רבי רחמנא
ריבתה התורה אף עבודת סילוק מ
"לכל דבר המזבח"
[ובלבד שתהא עבודה תמה], כגון תרומת הדשן.
ורב
אמר לך:
ההוא
קרא ד"לכל דבר המזבח" -
לאתויי שבע הזאות שבפנים
של דם חטאות הפנימיות שמזה בתוך ההיכל על הפרוכת,
ושבמצורע
, שמזה מלוג שמן של המצורע שבע הזאות בהיכל, שאעפ"י שהם אינם "דבר המזבח", מכל מקום נתרבו מ"לכל", שגם עליהם חייב הזר מיתה.
ולוי: נפקא ליה
שתי הדרשות
מ"דבר" ו"כל דבר"
. שגם המלה "דבר" מיותרת, לפי שהיה יכול לכתוב "למזבח" בלבד, ודרשינן מ"דבר" לרבות תרומת הדשן, ומ"לכל" מרבינן שבע הזאות שבפנים.
ורב: "דבר" ו"כל דבר"
-
לא דריש
כשתי דרשות, אלא כדרשה אחת, לרבות שבע הזאות שבפנים.
ומקשינן ללוי:
ואימא
כך נדרוש את הפסוק:
"לכל דבר המזבח"
-
כלל. "עבודת מתנה"
-
פרט.
כלל ופרט
-
אין בכלל אלא מה שבפרט
, דהיינו:
עבודת מתנה, אין
, כן.
עבודת סילוק, לא
.
ונמעט תרומת הדשן?
Traduction française
Inclus les vêtements usés
Des vêtements usés qui conviennent à tout service des cohen à la condition qu'ils ne soient pas déchirés.
À la fin du service du cohen gadol le jour de Yom Kippour il est dit : «et Aaron entra dans l'Ohel Moed et ôta les vêtements de lin qu'il avait portés en entrant dans le Saint»
et les laissa là.
Cela enseigne qu'ils doivent être mis en geniza.
Que le cohen gadol ne s'en serve pas un autre Yom Kippour, et que le cohen profane ne s'en serve pas durant toute l'année.
Rabbi Dosa dit : elles conviennent au cohen profane
pour toute l'année.
Et que veut dire "et les laissa là" ?
qu'il ne s'en serve pas
le cohen gadol
un autre Yom Kippour.
Et la Guemara conclut la question en disant : on dirait comme condition :
Quoi, non ?
Rabbi Yehuda et Rabbi Dosa
ici ils divergent : car il est dit
Rabbi Yehuda
est d'avis :
que la teroumat ha‑dashen
est un avodah,
et c'est pourquoi il exige de revêtir les quatre vêtements au moment de son accomplissement.
Et
Rabbi Dosa
est d'avis : ce n'est pas un avodah.
Et par conséquent il n'exige pas que le mot «qu'il revête» inclue la mitre et l'avnet, mais la tunique et les pantalons suffisent seulement ?
Et nous proposons la solution :
Non ! Tout le monde tient que c'est un avodah.
Et ici, ici ils divergent :
que
Rabbi
Rabbi Yehuda
est d'avis : il faut lire pour étendre
la mitre et l'avnet afin qu'on ne dise pas que ce n'est pas un avodah, et que la tunique et les pantalons suffisent seulement.
Et
Rabbi Dosa
est d'avis : il n'est pas nécessaire de lire pour étendre
puisque l'on sait d'emblée que seules la tunique et les pantalons sont appelés par le terme spécifique des vêtements du cohen et non les vêtements profanes, nous savons déjà que c'est un avodah et qu'il faut les quatre vêtements.
Et dès lors le verset «qu'il revête» est superflu, y compris les vêtements sacerdotaux du cohen gadol qui conviennent au cohen profane.
Rabbi Abin demande : la teroumat ha‑dashen
combien ?
Quelle quantité de cendre le cohen doit‑il lever du dessus de l'autel.
Faut‑il
apprendre de la teroumat ma'aser
que sa mesure est un dixième, et aussi ici le cohen doit estimer le dixième du dashen sur l'autel.
Car dans les deux il est écrit le terme «lever» : pour la teroumat ha‑dashen il est dit «et ils levèrent la cendre», et pour la teroumat ma'aser il est dit «et vous les lèverez d'en‑dehors».
Ou de la teroumat madin,
que les hommes d'armes qui revinrent de la guerre de Madian apportèrent de butin pour la terouma
on en déduit
puisqu'il est dit là «et vous lèverez pour l'Éternel ... un sur cinq cents».
Viens et écoute : car il a été enseigné par Rabbi Hayya : il est écrit ici
pour la teroumat ha‑dashen
"et ils levèrent", et il est dit plus bas
au sujet de la korban min’ha
"et ils levèrent"
d'une poignée de la farine de l'offrande et de son huile.
Que là c'est une poignée —
aussi ici une poignée !
que le cohen doit estimer que ce soit au moins la mesure d'une poignée pleine, et s'il veut ajouter il ajoutera [puisqu'on ne peut pas dire qu'il faut exactement une poignée complète, car on ne peut introduire ses mains dans les charbons brûlants et pincer ; Rachi].
Rav dit : quatre services
seulement
pour ces actes le non‑prêtre encourt
la mort
aux mains des cieux, s'il les a accomplis dans le Sanctuaire. Pour les autres il n'encourt pas la mort mais il est averti par l'interdit.
Et ceux‑ci sont :
le jet et l'encens, et l'épandage d'eau
sur l'autel pendant la fête des Cabanes,
et l'épandage du vin
sur l'autel en tout temps de l'année.
Et Lévi dit : même la teroumat ha‑dashen
si un non‑prêtre l'a faite il encourt la mort.
Ainsi a enseigné Lévi dans sa mishna
dans sa baraïta :
même la teroumat ha‑dashen
le non‑prêtre en encourt la peine de mort.
Et nous expliquons :
Quelle est la raison selon Rav ?
car il est écrit "et toi et tes fils avec toi préserverez votre prêtreship pour toute chose de l'autel et pour la maison derrière le rideau et vous servirez, un service de donation je vous donne votre prêtreship et l'étranger qui s'approche sera mis à mort".
Et nous expoundons :
"un service de donation"
c'est précisément une telle avodah qu'on donne sur l'autel et pour celle‑ci on impose la peine de mort,
et non une œuvre d'enlèvement
que l'on ôte et enlève de l'autel, comme la teroumat ha‑dashen, pour laquelle on n'impose pas la peine de mort.
Et encore nous déduisons
"et vous servirez"
un service achevé
qui accomplit et complète la chose,
et non un service auquel succède un autre service
comme la shehita, et la réception du sang et l'amenée du sang, auxquelles succède l'acte de jeter le sang.
Mais le jet est le dernier acte accompli sur le sang.
De même l'encens des membres ou d'une poignée de la min'ha, ainsi que l'épandage du vin et l'épandage de l'eau, sont des services auxquels aucun autre service ne succède.
Et Lévi
opine
Rabbi Rachmana
la Torah a étendu même l'œuvre d'enlèvement dans
"pour toute chose de l'autel"
[à condition que ce soit un service achevé], comme la teroumat ha‑dashen.
Et Rav
dit‑il :
ce que
le verset «pour toute chose de l'autel» veut dire —
c'est pour inclure ces sept écoulements qui sont à l'intérieur
du sang des expiations intérieures qui sont mêlés à l'intérieur du Sanctuaire sur le rideau,
et le cas de la lèpre
pour lequel on verse de l'huile sur le lépreux ces sept écoulements dans le Sanctuaire, qui bien qu'ils ne soient pas «choses de l'autel», sont néanmoins inclus par «pour toute chose», et aussi pour eux le non‑prêtre encourt la mort.
Et Lévi : il en résulte
deux lectures
du mot "davar" et de "kol davar".
Que même le mot «davar» est superflu puisque l'on aurait pu écrire seulement «à l'autel», et nous déduisons du mot «davar» pour inclure la teroumat ha‑dashen, et de «kol» nous multiplions les sept écoulements qui sont à l'intérieur.
Et Rav : "davar" et "kol davar"
ne sont pas deux requêtes
mais une seule lecture, incluant les sept écoulements qui sont à l'intérieur.
Et nous objectons à Lévi :
et si tu dis
que l'on doit interpréter le verset ainsi :
"pour toute chose de l'autel" —
général. "un service de donation" —
particulier.
Général et particulier —
il n'y a dans le général que ce qui est dans le particulier ,
c'est‑à‑dire :
service de donation, oui ,
non.
service d'enlèvement, non.
Et la teroumat ha‑dashen en est‑elle moindre ?