Version texte de ce daf : original et traduction
Tamid 26b (כו:) — le Talmud en français
Tamid 26b (תמיד כו:): Nous avons appris dans la Mishna : Beit Avtinas et dans Beit HaNitzotz il y avait des surélévations ! Une question leur fut posée : est‑ce que étaient‑ce de véritables…
Texte original — Tamid 26b (כו:)
שנינו במתניתין: ב
בית אבטינס ו
ב
בית הניצוץ
היו עליות!
איבעיא להו
: האם
עליות ממש הוו
, ככל העליות שבנויות מעל הבתים, והבית שתחתיהן עשוי לשמוש.
או דלמא
, לא היה בית בנוי תחתיהן אלא היו בנויות על גבי עמודים או על מקום גבוה בעזרה. והא דקרי להו עליות, היינו משום
דהוו מגבה גביהי
מקרקע העזרה,
כעליות
, לפי ששמירת הכהנים צריכה שתהיה במקום גבוה.
ופשטינן:
תא שמע, דתנן
: אחד השערים
שב
צד
צפון
של העזרה, היה
שער הניצוץ
.
וכמין אכסדרה
פתוחה
היה
.
ועליה בנויה על גבה
של האכסדרה הזו. ובה היו הכהנים שומרים. לפי שכל ג' המקומות
שהכהנים שומרים
בהם, צריכים להיות
מלמעלה
. אבל כל עשרים ואחד מקומות של שמירת
הלויים
לא היו במקום גבוה, אלא
מלמטה
בגובה הקרקע .
ומקצתו של בית הניצוץ היה בנוי בעזרה, אלא ש
פתח היה לו לחול!
למקום בהר הבית שלא היה קדוש בקדושת עזרה.
הרי קתני להדיא דעליה ממש היתה.
והוינן בה:
מנא הני מילי
שהכהנים שומרים מלמעלה והלויים מלמטה ? ומשנינן:
דתנו רבנן
: נאמר לאהרן הכהן: "וגם את אחיך מטה לוי שבט אביך הקרב אתך,
וילוו עליך וישרתוך
, ואתה ובניך אתך לפני אהל העדות" -
בעבודתך
שלך
הכתוב מדבר!
שישתתפו הלויים בעבודת הכהנים, ויהיו נטפלים להם.
ומנין
אתה אומר
"
בעבודתך הכתוב מדבר
",
או
שמא
אינו
מדבר הכתוב
אלא בעבודתם
של הלויים? וכגון בשירה ובמשא. והכי פירושא דקרא: שאתה תעשה את עיקר העבודה במזבח, והם יתחברו אליך "וישרתוך" בעבודה שלהם, שהיא משא כלי המשכן.
אי אפשר לומר כן.
שהרי
כשהוא אומר
לאחר מכן, "
ונלוו עליך ושמרו
את משמרת אהל מועד לכל עבודת האהל" [בגמרא גרסינן:
לכל כליו ולכל עבודתו
ולא נמצא כן בקרא],
הרי
כבר פסוק זה
בעבודתם אמור
.
הא מה אני מקיים
קרא ד"
וילוו עליך וישרתוך
"?
אלא ודאי,
בעבודתך הכתוב מדבר
! ואין לך עבודת כהנים שהלויים משתתפים בה, אלא שמירה. ומדכתיב לשון "ילוו", משמע דטפלין הם הלויים לכהנים בעבודה זו, ואין שומרים בגובה כמותם.
הא כיצד?
הכהנים שומרים מלמעלה ו
ה
לויים
שומרים
מלמטה
.
שנינו במתניתין:
בית המוקד כיפה
.
ובית גדול היה
. והוא המקום השלישי של שמירת הכהנים.
ומקשינן:
ו
כי
חד שימור הוא דהוה ליה לבית המוקד?
ורמינהי
: תנן:
שני שערים היו בבית המוקד
. שער
אחד
היה
פתוח
החוצה
לחיל
[חלק הר הבית הסמוך לעזרה, שהיתה לו קדושה בפני עצמה],
ו
שער
אחד
שמצדו הפנימי, היה
פתוח לעזרה
.
ו
אמר רבי יהודה: ב
שער
זה שנכנסים
דרכו
לעזרה, פשפש
[פתח]
קטן היה לו
.
שבו
היו
נכנסים
מדי לילה
לבלוש את העזרה!
וכדאיתא לקמן, שקודם תרומת הדשן היו בודקים את העזרה, לראות אם הכל כתיקונו. ולפי שלא רצו לפתוח את דלתות העזרה קודם זמן התמיד, נכנסו דרך הפשפש.
וקשיא, הא בכל שער ושער של העזרה העשוי לכניסה ויציאה, בעינן שמירה. ומדהוו התם שני שערים, ליבעי שתי שמירות!?
אמר אביי: כיון ד
שני שערי בית המוקד,
גבי הדדי הוו קיימי
, אחד כנגד חבירו, וגם סמוכים היו זה לזה [רא"ש], לכך
סגי להו בחד שומר
. שהרי אותו שומר
דוי
[רואה]
להכא, ודוי
נמי
להכא
, ורואה את שניהם כאחד.
שנינו במתניתין:
מוקף רובדין של אבן!
והוינן בה: "
רובדין
" -
מאי ניהו?
ומשנינן:
גזרתא דאצטבתא
[אבנים גזורות] הן. והיו בולטות מן הכותל.
דסלקי בהו
[שהיו עולין בהן]
ל
שורת האבנים שמעליהן, שאף הן היו עשויות כ
אצטבתא
, ומשמשות כמקום שכיבה.
וקא סלקא אדעתין, דלאחר שבנו את הכותל, היו מסתתים את האבנים כן.
ומקשינן:
ומי הוו מיפלגי אבנים
בעזרה? והכתיב "והבית בהבנותו,
אבן שלמה
מסע נבנה". שבנו כל אבן בשלמותה, שכמו שהביאוה מההר, כך בנאוה. ולא הוסיפו לתקנה במקום הבניה.
אמר אביי: דמתקני
לאבנים אלו קודם שהביאום לעזרה .
ומייתי מעיקרא
, קודם הבנין, שני סוגי אבנים.
אבני זוטרתא
לשורה העליונה,
ואבני רברבתא
לשורה התחתונה.
כדכתיב
"
אבני עשר אמות ואבני שמונה אמות
". ואותן שתי אמות שבין השורה התחתונה לשורה שמעליה, שימשו כאיצטבה.
שנינו במתניתין:
זקני בית אב ישינים שם
, על הרובדין!
והוינן בה:
ואמאי
ישנו שם? ו
נעיילו מיטות
לבית המוקד ויישנו עליהם.
ומשנינן:
לאו אורח ארעא לעיולי מטות לבית המקדש
.
שנינו במתניתין:
פרחי כהונה
היו ישנים
איש
על
כסותו בארץ!
והוינן בה:
אמאי התם
, ברישא דמתניתין,
קרי להו
לכהנים הצעירים השומרים שם "
רובים
",
ו
אילו
הכא, קרי להו
"
פרחי כהונה
"?
Traduction française
Nous avons appris dans la Mishna :
Beit Avtinas et
dans
Beit HaNitzotz
il y avait des surélévations !
Une question leur fut posée :
est‑ce que
étaient‑ce de véritables surélévations
comme les surélévations bâties au‑dessus des maisons, et que la maison qui est dessous pouvait être utilisée.
Ou peut‑être
qu'il n'y avait pas de maison bâtie sous elles, mais elles étaient érigées sur des piliers ou sur un emplacement élevé dans l'
azara, et ce qui est appelé pour eux « surélévations » était parce que qu'elles étaient élevées au‑dessus
du sol de l'
azara comme des surélévations
parce que la garde des cohanim devait se trouver en un lieu élevé.
Nous en déduisons :
Viens et écoute, car il est enseigné (dans la Mishna) :
l'une des portes
qui
du côté
nord
de l'azara, était
Sha'ar HaNitzotz
.
et il y avait une sorte d'exèdre
ouverte
qui était
et au‑dessus d'elle était bâtie sur sa hauteur
de cette exèdre. Et c'étaient là que les cohanim montaient la garde. Car tous les trois lieux
où les cohanim gardaient
en eux devaient être
en hauteur
Mais les vingt‑et‑un lieux de garde
léviim
n'étaient pas en lieu élevé, mais
en bas
au ras du sol.
Et une partie de Beit HaNitzotz était construite dans l'
azara, seulement que il avait une ouverture vers le profane !
vers un emplacement sur le Mont du Temple qui n'était pas sanctifié par la sainteté de l'azara.
Voici qu'il est enseigné explicitement qu'elle était véritablement au‑dessus.
Et l'on s'interroge :
D'où viennent ces paroles
que les cohanim gardent en hauteur et que les léviim gardent en bas ? Et nous répondons :
Nos Maîtres ont enseigné :
Il est dit à Aaron le cohen : « Et aussi tes frères, la tribu de Lévi, [membres] de ton père qui s'approchent de toi,
ils t'accompagneront et te serviront,
et toi et tes fils avec toi devant la Tente d'Assignation » —
dans ton service
à toi
le texte en parle !
que les léviim participent au service des cohanim et leur soient adjoints.
Et d'où (tirer cela) ?
Dis‑tu
« c'est dans ton service que le texte parle »
ou
peut‑être
ce n'est pas
que le texte parle
mais de leur service
des léviim ? Par exemple pour le chant et pour le portage. Et ainsi se comprendrait le verset : que tu accompliras l'essentiel du service à l'autel, et qu'ils se joindront à toi « et ils te serviront » par leur travail, qui est le transport des ustensiles du Mishkan.
On ne peut pourtant pas dire ainsi.
Car
lorsqu'il dit
ensuite
« et ils s'attacheront à toi et garderont »
la garde de la Tente d'Assignation pour tout le service de la tente — [dans la Guemara nous lisons :
pour tous ses ustensiles et pour tout son service
et il n'est pas écrit ainsi dans le verset],
voici
que ce verset déjà
est dit 'dans leur service'.
Mais comment puis‑je soutenir
le verset
"et ils te seconderont et te serviront"?
Mais certes,
c'est 'dans ton service' que parle le texte !
et il n'existe pas de service des cohanim auquel les léviim participent, si ce n'est la garde. Et l'expression « ils s'attacheront » signifie que les léviim sont auxiliaires des cohanim pour ce service, et il n'y a pas de gardes au même niveau qu'eux.
Comment cela se tient‑il ?
Les cohanim gardent en hauteur et
et
léviim
gardent
en bas.
Nous avons appris dans la Mishna :
La maison du Moked était en forme de coupole.
et c'était une grande maison
et c'était le troisième lieu de garde des cohanim.
Et nous demandons :
Et
car
n'y avait‑il qu'un seul gardien pour être pour la maison du Moked ?
On objecte :
il est enseigné :
Il y avait deux portes à la maison du Moked.
une porte
l'une
était
ouverte
vers l'extérieur
vers le domaine profane
(la partie du Mont du Temple contiguë à l'azara, qui avait elle‑même sa sainteté),
et
une porte
l'autre
du côté intérieur était
ouverte sur l'azara.
Et Rabbi Yehuda dit : Dans
cette porte
par laquelle on entre
par elle
dans l'azara, il y avait un petit passage (pashpash)
une ouverture]
qui était petite
par laquelle
étaient
qu'ils entraient
chaque nuit
pour inspecter l'azara !
Comme il est dit plus loin, qu'avant l'offrande de la cendre on vérifiait l'azara pour voir si tout était en ordre. Et comme on ne voulait pas ouvrir les portes de l'azara avant le temps du tamid, on entrait par le pashpash.
Et on objecte : n'importe quelle porte de l'azara faite pour entrée et sortie nécessite une garde. Or là il y a deux portes ; il faudrait donc deux gardes !
Abaye a dit : Puisque
les deux portes de la maison du Moked
, étaient en face l'une de l'autre
et et étaient aussi proches l'une de l'autre [selon le Rosh], donc
un seul gardien leur suffisait.
Car ce gardien
voit
]
et il voit celui‑ci, et aussi
celui‑ci,
et il voit les deux comme un seul.
Nous avons appris dans la Mishna :
entouré de rangées de pierre !
Et on demande : "
" —
Que sont ces 'robdin' ?
Et nous enseignons :
Il s'agit de pierres taillées appelées 'asztavta'
; elles saillaient du mur.
Qu'on montait dessus
pour atteindre la rangée de pierres supérieure au‑dessus d'elles, qui aussi étaient taillées comme des
asztavta,
et qui servaient de lieu pour s'allonger.
On serait tenté de penser qu'après qu'ils eurent construit le mur, ils retaillaient ainsi les pierres.
Et nous demandons :
Qui donc retaillait les pierres
pierre entière
: "la maison, dans sa construction, est bâtie de pierres entières". Qu'ils aient construit chaque pierre entière, comme ils l'avaient apportée de la montagne, ainsi ils l'ont posée, sans retouche sur place.
Abaye dit : qu'ils les retaillaient
ces pierres avant de les apporter à l'azara.
Et dès l'origine
avant la construction, il y avait deux sortes de pierres :
des petites pierres
pour la rangée supérieure,
et des pierres grandes
pour la rangée inférieure.
Comme il est écrit «
pierres de dix coudées et pierres de huit coudées ».
Et ces deux coudées entre la rangée inférieure et la rangée au‑dessus servaient d'astavta.
Nous avons appris dans la Mishna :
Les anciens de Beit Av dormaient là
sur les assises !
Et l'on demande :
Pourquoi donc
dormaient‑ils là ? et
on apportait des lits
pour la maison du Moked et ils y dormaient dessus.
Et nous enseignons :
Il n'est pas d'usage de transporter des lits au Temple pour dormir.
Nous avons appris dans la Mishna :
Les jeunes prêtres
dormaient
chacun
sur
sa couche sur le sol !
Et l'on demande :
Pourquoi là‑bas
au début de la Mishna
est‑il lu pour eux
aux prêtres jeunes qui y gardaient
« des ruvim »,
et
si
ici, est‑il dit pour eux
« jeunes prêtres » ?