Version texte de ce daf : original et traduction
Soucca 50a (נ.) — le Talmud en français
Soucca 50a (סוכה נ.): Et donc, si on les apporte si on les apporte dans l’eau dans une jarre consacrée, l’eau sera consacrée par la sainteté du corps, comme les parties grasses d’un sacrifice, qui…
Texte original — Soucca 50a (נ.)
ו
לכן,
אי מייתי
אם יביאום למים
ב
חבית
מקודשת
, יתקדשו המים בקדושת הגוף, וכמו אימורי קרבן המתקדשים בקדושת הגוף כאשר שמים אותם בכלי שרת. ובהיותם קדושים קדושת הגוף -
איפסילו להו בלינה
, כשיעבור עליהם ליל שבת.
ובבוקר יום השבת, בעת שצריך לנסך את המים, הם יהיו פסולים מלנסך אותם מחמת פסול "לינה".
חזקיה אמר
: הדין הראשון, שאין שיעור למים, אכן מוכח ממשנתנו. כי אם היה שיעור למים, היה אפשר למלאות אותם בחבית מקודשת, בשיעור הגדול משלושה לוגים, והמים לא היו מתקדשים וממילא לא נפסלים בלינה.
אך את הדין השני, שכלי שרת מקדשין שלא מדעת, אין להוכיח ממשנתנו.
כי אפשר לומר ש
כלי שרת אין מקדשין אלא מדעת
. ואכן אין המים מתקדשים, היות ואינו חושב לקדשם, וממילא אינם נפסלים בלינה.
ו
מה שלא שאבו את המים בחבית מקודשת זה מחמת
גזירה, שמא
יטעו אנשים, ו
יאמרו
שהמים הללו שבחבית -
לדעת נתקדשו
. וכאשר יראו שמנסכים אותם על המזבח יבואו לכלל מכשול, שיחשבו כי אין פסול לינה נוהג בנסכים.
אמר רבי ינאי אמר רבי זירא: אפילו תימא יש שיעור למים, וכלי שרת אין מקדשין אלא מדעת
, יצא מכשול אם ימלאו חבית של מים, אפילו ימלאונה בשיעור גדול מהשיעור שצריך לנסך בו.
וגזירה
-
שמא יאמרו
הרואים את מילוי החבית במים:
ל
צורך
קידוש ידים ורגלים
של הכהנים
מלאן
, את המים, לחבית.
וכיון שאין שיעור למי קידוש ידים ורגליים, הרי הכלי ראוי להם, ומקדשם. וכשיראו לאחר מכן שמנסכים מהמים הללו שבחבית על המזבח, יטעו לומר שאין פסול לינה בנסכים.
[והם לא ידעו שלצורך נסכים מלאום, ואין המים מתקדשים היות והם יותר מהשיעור].
שנינו במשנה:
נשפכה או נתגלתה
החבית, נפסלו המים מלנסך.
והוינן בה:
ואמאי
נפסלו המים כאשר התגלתה החבית?
והרי כל החשש הוא שמא שתה נחש מהמים, והקיא בהם את ארסו, ונמצא שאין בשלשת הלוגים מים כשיעור, היות ומעורב בהם גם ארס הנחש.
ואם כן,
ליעבר
, יעבירו את המים
במסננת
, ואם יש בהם ארס הנחש יסונן הארס, ויהיה שיעור מלא במים!?
לימא מתניתין דלא כרבי נחמיה,
האומר שאין לחוש במשקה מסונן לארס הנחש.
דתניא
: כלי שיש מעליו
מסננת
, והיין נתון במסננת, ומסתנן אל תוך הכלי -
יש בו משום
חשש "
גילוי
", ביין שנמצא בכלי, כי שמא יש בו עתה ארס נחש, היות והניח את המשקה שבכלי מגולה, בלי לשמור עליו.
אמר רבי נחמיה: אימתי
יש לחוש לארס הנחש -
בזמן ש
הכלי
התחתונה מגולה.
אבל בזמן שהתחתונה מכוסה, אף על פי שהעליונה מגולה
-
אין בה משום גילוי.
מפני שארס נחש דומה לספוג, צף ועומד במקומו
, ולכן הוא אינו עובר דרך המסננת. אבל חכמים חששו שיתערב הארס במים ואז הוא עובר דרך המסננת אל הכלי שתחתיו.
ומשנינן:
אפילו תימא
שמשנתנו גם לפי
רבי נחמיה
היא. כי
אימר דאמר רבי נחמיה
שאין במשקה המסונן איסור לשתותו משום גילוי, לשתייה
להדיוט
.
אבל
להביא משקה שהיה מעורב בו ארס, למרות שסיננו אותו,
לגבוה
-
מי אמר!?
ו
כי
לית ליה לרבי נחמיה
, האם לא סובר רבי נחמיה את הפסול האמור בכתוב [מלאכי א] "
הקריבהו נא לפחתך, הירצך או הישא פניך, אמר ה' צבאות!
", שמכאן למדנו שאין להביא לגבוה דבר שאינו נאה להביאו לאדם מכובד! ומשקה מסונן מארס אין מביאים לאדם מכובד, וכל שכן לגבוה.
הדרן עלך פרק לולב וערבה
--- title: "חברותא - סוכה — פרק חמישי - החליל" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02344.html#HtmpReportNum0004L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0004L5" --- פרק חמישי - החליל
Оригинал главы פרק חמישי - החליל
מתניתין:
החליל
פעמים שמחללים בו
חמשה
ימים בחג הסוכות,
ו
פעמים
ששה
ימים.
וזהו החליל של בית השואבה, שאינו דוחה לא את השבת, ולא את יום טוב
, כיון שהחילול שמחללים בו אינו מכלל עבודה אלא הוא לשמחת בית השואבה, שאינה שירה על הקרבן.
ולכן, אם חל יום טוב הראשון ביום חול, מחללים בו רק חמשה ימים, כי אין מחללים בו לא ביום טוב ולא בשבת חול המועד.
ואם חל יום טוב בשבת, מחללים בו ששה ימים.
Traduction française
Et
donc,
si on les apporte
si on les apporte dans l’eau
dans une
jarre
consacrée,
l’eau sera consacrée par la sainteté du corps, comme les parties grasses d’un sacrifice, qui sont consacrées par la sainteté du corps lorsqu’on les place dans un ustensile de service. Et puisqu’elles sont consacrées par la sainteté du corps
elles deviennent invalides du fait de la linah,
lorsque la nuit de Chabbat sera passée sur elles.
Et au matin du jour de Chabbat, au moment où il faut faire la libation de l’eau, elles seront invalides pour faire cette libation, du fait de l’invalidité de la « linah ».
‘Hizqiya a dit :
la première règle, selon laquelle il n’y a pas de mesure déterminée pour l’eau, est effectivement démontrée par notre Michna. Car s’il y avait une mesure déterminée pour l’eau, il aurait été possible de la remplir dans une jarre consacrée, avec une quantité supérieure à trois log, et l’eau n’aurait pas été consacrée et, par conséquent, ne serait pas devenue invalide du fait de la linah.
Mais la seconde règle, selon laquelle les ustensiles de service consacrent même sans intention, on ne peut pas la démontrer par notre Michna.
Car on peut dire que
les ustensiles de service ne consacrent que selon l’intention.
Et effectivement, l’eau n’est pas consacrée, puisqu’il ne pense pas à la consacrer, et, par conséquent, elle ne devient pas invalide du fait de la linah.
Et
si l’on n’a pas puisé l’eau dans une jarre consacrée, c’est en raison d’une
décret, de peur que
les gens ne se trompent et
disent
que cette eau qui se trouve dans la jarre
a été consacrée intentionnellement.
Et lorsqu’ils verront qu’on en fait la libation sur l’autel, ils en viendront à une transgression, en pensant que l’invalidité due à la linah ne s’applique pas aux libations.
Rabbi Yanai a dit au nom de Rabbi Zeira : même si tu dis qu’il y a une mesure déterminée pour l’eau et que les ustensiles de service ne consacrent que selon l’intention,
une transgression se produirait si l’on remplissait une jarre d’eau, même si on la remplissait d’une quantité supérieure à la quantité nécessaire à la libation.
Et c’est un décret :
de peur que ceux qui voient
le remplissage de la jarre d’eau
pour la
nécessité de
la sanctification des mains et des pieds
des cohanim
ne l’aient remplie,
l’eau, dans la jarre.
Et puisque la quantité d’eau destinée à la sanctification des mains et des pieds n’est pas déterminée, l’ustensile leur convient et les consacre. Et lorsqu’ils verront ensuite que l’on fait la libation, sur l’autel, de l’eau qui se trouve dans cette jarre, ils se tromperont et diront que l’invalidité due à la linah ne s’applique pas aux libations.
\[Et ils ne sauront pas qu’on l’a remplie pour les libations, et que l’eau n’est pas consacrée puisqu’elle dépasse la quantité déterminée.\]
Nous avons appris dans la Michna :
si la jarre s’est renversée ou a été découverte,
l’eau est devenue invalide pour la libation.
Et nous avons objecté à cela :
pourquoi
l’eau est-elle devenue invalide lorsque la jarre a été découverte ?
Toute la crainte n’est-elle pas que le serpent ait bu de l’eau et y ait rejeté son venin, de sorte qu’il ne se trouve plus dans les trois log la mesure d’eau requise, puisque le venin du serpent y est également mélangé ?
Et si tel est le cas,
qu’on la fasse passer,
qu’on fasse passer l’eau
à travers une passoire,
et s’il s’y trouve du venin de serpent, le venin sera filtré et il y aura une mesure complète d’eau !?
Disons que notre Michna n’est pas selon Rabbi Ne‘hémia,
qui dit qu’il n’y a pas lieu de craindre le venin du serpent dans une boisson filtrée.
Comme il est enseigné dans une baraïta :
un ustensile au-dessus duquel se trouve
une passoire,
et le vin est placé dans la passoire et se filtre dans l’ustensile
présente
un risque
d’exposition,
pour le vin qui se trouve dans l’ustensile, car il se peut qu’il contienne désormais du venin de serpent, puisque la boisson qui se trouve dans l’ustensile a été laissée découverte, sans surveillance.
Rabbi Ne‘hémia a dit : quand
y a-t-il lieu de craindre le venin du serpent ?
Lorsque
l’ustensile
inférieur est découvert.
Mais lorsque l’ustensile inférieur est couvert, même si l’ustensile supérieur est découvert,
il ne présente pas de risque d’exposition.
Parce que le venin du serpent ressemble à une éponge : il flotte et reste à sa place,
et c’est pourquoi il ne passe pas à travers la passoire. Mais les Sages ont craint que le venin ne se mélange à l’eau, puis qu’il ne passe à travers la passoire vers l’ustensile qui se trouve au-dessous.
Et nous répondons :
même si tu dis
que notre Michna est également conforme à
Rabbi Ne‘hémia. Car
si
tu dis que Rabbi Ne‘hémia a dit
qu’il n’y a pas, dans une boisson filtrée, d’interdit de la boire en raison de l’exposition, c’est pour la consommation
par un particulier.
Mais
apporter une boisson dans laquelle était mélangé du venin, bien qu’on l’ait filtrée,
à l’autel
qui a dit que c’était permis !?
Et
si
Rabbi Ne‘hémia ne l’admet pas, Rabbi Ne‘hémia ne retient-il pas l’invalidité mentionnée dans le verset [Malachie 1] : «
Apportez-le donc à votre gouverneur ; vous agréera-t-il, vous accordera-t-il sa faveur ? dit l’Éternel des Armées ! »,
d’où nous avons appris qu’il ne faut pas apporter à l’autel une chose qu’il ne conviendrait pas d’apporter à un homme important ! Or une boisson filtrée du venin, on ne l’apporte pas à un homme important, et à plus forte raison à l’autel.
Nous reviendrons à toi, chapitre Loulav et Arava
Michna :
Le chalil
on en joue parfois
cinq
jours durant la fête de Soukot,
et
parfois
six
jours.
Et tel est le chalil de la Maison du puisage : il ne repousse ni le Chabbat ni le jour de fête,
car le jeu dont on joue n'est pas du domaine du service, mais il est destiné à la joie de la Maison du puisage, qui n'est pas un chant sur le sacrifice.
C'est pourquoi, si le premier jour de fête tombe un jour profane, on en joue seulement cinq jours, car on n'en joue ni le jour de fête ni le Chabbat de la demi-fête.
Et si le jour de fête tombe un Chabbat, on en joue six jours.