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Soucca 15b (טו:) — le Talmud en français

Soucca 15b (סוכה טו:): C’est pourquoi la Guemara s’étonne : Or, voici que il est possible de réduire avec précision et de faire en sorte que l’espace entre les broches soit exactement égal à la…

Texte original — Soucca 15b (טו:)

ולפיכך תמהה הגמרא:

והא,

הרי

אפשר לצמצם

ולכוון שיהיה הרווח בין השיפודין שווה לרוחב השיפודין ממש, ומנין פשוט לו לתרצן שבכל מקום שנוקטת המשנה לשון "כמותן" אין כוונתה לומר שהיה הרווח כמותן ממש?!

ומתרצת הגמרא:

אמר רבי אמי

: לעולם, אפשר לצמצם ולעשות את הרווח כשיעור השיפודים ממש, ומכל מקום משנתנו מדברת כשלא צמצם, אלא

במעדיף,

שבמתכוון עשה את הרווח בין השיפודים רחב מעט ממקום השיפודים עצמם. ומה ששנינו שהיה הרווח "כמותן", היינו, כשיעור השיפודים ב"נכנס ויוצא", ולא בצמצום. וכל זה, למאן דאמר שפרוץ כעומד פסול. אבל מי שמכשיר בפרוץ כעומד מעמיד את משנתנו כפשוטה, שהרווח כמותן הוא בצמצום.

רבא אמר

לתרץ באופן אחר את הקושיא על רב הונא בריה דרב יהושע ממשנתנו:

אפילו תימא,

תאמר לפרש משנתנו

בשאין מעדיף,

ו"כמותן" היינו, כמותן ממש, יש לפרש משנתנו באופן שאינו נותן את הסכך הכשר לצידו של הסכך הפסול ברווח שבין השיפודים,

אלא

, אם היו

השיפודים או ארוכות המיטה

נתונים

על הסוכה

שתי

[לאורכה], הרי הוא

נותנן

את הסכך הכשר

ערב

[לרוחבה]. והיינו, שמניח את ראשי הקנים על השיפודים. וכמו כן, אם היו השיפודים נתונים על הסוכה

ערב

[לרוחבה],

נותנן

לקני הסכך

שתי.

והואיל והירבה את הסכך הכשר על הפסול, שהרי ראשי הקנים הנתונים על השיפודים מצטרפים לחלקם הכשר שבין השיפודים, בטל מיעוט הסכך הפסול בסכך הכשר, שרבה עליו, וכאילו מסוככת הסוכה כולה בסכך כשר.

שנינו במשנה: המקרה סוכתו בשיפודים,

או בארוכות המטה

:

ארוכות המיטה הם קורות העשויות בריבוע כבסיס למיטה, וחבלים משוכים ביניהם, שעליהם מונחים הכרים והכסתות.

לימא,

האם יש לנו לומר, כי משנתנו, הפוסלת ארוכות המיטה לסיכוך משום דבר המקבל טומאה, אף שכאשר אינם מחוברים למיטה אין הם ראויים לשימוש, ואין עליהם תורת כלי לקבל טומאה,

מסייע ליה לרבי אמי בר טביומי?

דאמר רבי אמי בר טביומי: סככה

לסוכתו

בבלאי כלים

[בלאי בגדים], שאינם ראויים לקבל טומאה מחמת עצמם, לפי שאינם רחבים שלוש אצבעות, וכמו שיתבאר להלן, הסוכה

פסולה.

היות וקודם שנתבלו היו חלק מבגד שיש עליו תורת כלי לקבל טומאה, ולכן, אף שעתה אינם מקבלים טומאה, גזרו חכמים שלא לסכך בהם, שמא יבוא לסכך בכלים המקבלים טומאה.

וסברה הגמרא שמטעם זה פוסלת משנתנו את ארוכות המיטה לסיכוך, הואיל ובאו מכלי הראוי לקבל טומאה.

ודוחה הגמרא: אין משנתנו מדברת במסכך בארוכות המיטה לבד, אלא פירוש המשנה הוא

כדאמר רבי חנן אמר רבי

לפרש משנה אחרת [כדלהלן], שמדובר

בארוכה,

קורה העשויה לאורך המיטה,

ושתי כרעים

[רגלים] המחוברות לה - אחת למראשותיה, ואחת למרגלותיה. או

בקצרה,

קורה העשויה לרוחב המיטה למראשותיה או למרגלותיה,

ושתי כרעים

המחוברות לה.

ו

הכא נמי,

אף כאן שאמר התנא "בארוכות המיטה", אין כוונתו לקורות המיטה לבדן, אלא

בארוכה ושתי כרעים,

או

בקצרה ושתי כרעים.

והואיל ורגלי המיטה מחוברות לאותה קורה, לא פקע ממנה שם "כלי", והרי היא ראויה לקבל טומאה.

ו

היכא איתמר

מימרא זו

דרבי חנן אמר רבי?

אהא דתנן

[כלים יח ט]:

Traduction française

C’est pourquoi la Guemara s’étonne :

Or,

voici que

il est possible de réduire avec précision et de faire en sorte que l’espace entre les broches soit exactement égal à la largeur des broches ; d’où vient-il qu’il soit évident pour celui qui répond que partout où la Michna emploie l’expression « comme elles », son intention n’est pas de dire que l’espace était exactement comme elles ?!

La Guemara répond :

Rabbi Ami dit :

en réalité, il est possible de réduire avec précision et de faire l’espace exactement de la mesure des broches ; néanmoins, notre Michna parle d’un cas où il n’a pas réduit avec précision, mais

où il a fait dépasser, c’est-à-dire qu’intentionnellement il a fait l’espace entre les broches légèrement plus large que l’emplacement même des broches. Et ce que nous avons enseigné, que l’espace était « comme elles », signifie : de la mesure des broches selon le principe de « qui entre et sort », et non avec une précision exacte.

Tout cela vaut selon celui qui dit que lorsque la partie ouverte est égale à la partie pleine, c’est invalide. Mais celui qui rend valide un espace ouvert égal à la partie pleine comprend notre Michna selon son sens simple : l’espace est exactement égal aux broches.

Rava dit,

pour résoudre d’une autre manière la difficulté soulevée contre Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, à partir de notre Michna :

Même si tu dis,

disons, pour expliquer notre Michna,

dans un cas où il ne fait pas dépasser, et « comme elles » signifie exactement comme elles, il faut expliquer notre Michna d’une manière où l’on ne place pas les branchages aptes à la soukka à côté des branchages impropres, dans l’espace entre les broches,

mais

, si les

broches ou les traverses du lit

sont posées

sur la soukka,

dans le sens de la longueur [

dans le sens de sa longueur ], il

les pose

les branchages aptes

dans le sens de la largeur [

dans le sens de sa largeur. C’est-à-dire qu’il pose les extrémités des roseaux sur les broches. De même, si les broches sont posées sur la soukka

dans le sens de la largeur [

dans le sens de sa largeur ],

il les pose

sur les roseaux du branchage

dans le sens de la longueur.

Et puisqu’il a augmenté les branchages aptes par rapport aux branchages impropres — car les extrémités des roseaux posées sur les broches s’ajoutent à leur partie apte qui se trouve entre les broches — la petite quantité de branchages impropres est annulée par les branchages aptes, qui sont plus nombreux qu’eux, et c’est comme si la soukka entière était couverte de branchages aptes.

Nous avons enseigné dans la Michna : « Celui qui couvre sa soukka de broches »,

« ou de traverses du lit » :

Les traverses du lit sont des poutres faites en carré comme base du lit, avec des cordes tendues entre elles, sur lesquelles sont posés les matelas et les coussins.

Dirons-nous

qu’il faut dire que notre Michna, qui invalide les traverses du lit pour couvrir la soukka, parce qu’elles sont un objet susceptible de contracter l’impureté,

vient soutenir Rabbi Ami bar Tavoumi ?

Car Rabbi Ami bar Tavoumi a dit : s’il a couvert

sa soukka

de haillons d’ustensiles [

de haillons de vêtements ], qui ne sont pas eux-mêmes aptes à contracter l’impureté, parce qu’ils ne mesurent pas trois doigts de largeur, comme cela sera expliqué plus loin, la soukka

est invalide.

Puisqu’avant de s’user ils faisaient partie d’un vêtement qui avait le statut d’un ustensile susceptible de contracter l’impureté, les Sages ont donc décrété de ne pas les utiliser pour couvrir la soukka, bien qu’à présent ils ne contractent pas l’impureté, de peur qu’il n’en vienne à couvrir la soukka avec des ustensiles susceptibles de contracter l’impureté.

La Guemara pensait que c’est pour cette raison que notre Michna invalide les traverses du lit pour couvrir la soukka, puisqu’elles proviennent d’un ustensile apte à contracter l’impureté.

La Guemara réfute : notre Michna ne parle pas de quelqu’un qui couvre la soukka avec les seules traverses du lit ; mais l’explication de la Michna est :

Comme l’a dit Rabbi Han au nom de Rabbi,

pour expliquer une autre Michna [comme ci-dessous], à savoir qu’il s’agit

d’une traverse,

d’une poutre faite dans le sens de la longueur du lit,

et de deux pieds [

jambes ] qui y sont fixés — l’un à sa tête et l’autre à ses pieds. Ou

d’une traverse courte,

d’une poutre faite dans le sens de la largeur du lit, à sa tête ou à ses pieds,

et de deux pieds

qui y sont fixés.

ici aussi,

même ici, lorsque le tanнай dit « avec les traverses du lit », son intention n’est pas les seules poutres du lit, mais

une traverse et deux pieds, ou

une traverse courte et deux pieds.

Et puisque les pieds du lit sont fixés à cette poutre, le nom d’« ustensile » ne lui a pas été retiré ; elle est donc apte à contracter l’impureté.

où cette parole a-t-elle été dite

cette déclaration

de Rabbi Han au nom de Rabbi ?

À propos de ce que nous avons enseigné [

Kélim 18, 9 ] :

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