Version texte de ce daf : original et traduction

Sota 25b (כה:) — le Talmud en français

Sota 25b (סוטה כה:): ובית הלל סברי: שטר העומד לגבות, לאו כגבוי דמי Et Beit Hillel tient : le shtar destiné au recouvrement n'est pas comme un collecteur de ses propres fonds. Il en résulte que la…

Texte original — Sota 25b (כה:)

ובית הלל סברי: שטר העומד לגבות, לאו כגבוי דמי

.

ונמצא שאין האשה מוחזקת בנכסי הכתובה אלא היא התובעת מן היורשים, ועליה להביא ראיה שלא זינתה, ועד אז אינה גובה כתובתה, לפי שאין ספק מוציא ודאי.

שנינו במשנה:

מעוברת חבירו

, איילונית וזקינה ושאינה ראויה לילד, לא נוטלות כתובה ולא שותות.

רבי אליעזר אומר יכול הוא לישא אחרת ולפרות ולרבות הימנה.

אמר רב נחמן אמר רבה בר אבוה: מחלוקת

רבי אליעזר וחכמים היא רק

בעקרה

שנעקרה על ידי מכה,

וזקינה

, שבהן כל הטעם של חכמים שאינה שותה משום שאסור לנושאם מי שאין לו בנים, והרי הן בגדר אשה שאינה ראויה לקיימה, ועל זה חולק רבי אליעזר, שיכול לקיימה על ידי שישא אשה אחרת.

אבל איילונית, דברי הכל לא שותה ולא נוטלת כתובתה

לפי שיש בה טעם נוסף למעטה,

שנאמר

"

ונקתה, ונזרעה זרע

". ודרשינן, רק

מי שדרכה להזריע

שותה,

יצאה זו

האיילונית

שאין דרכה להזריע

, שאינה בת הריון, ולכן אינה שותה [אבל עקרה וזקינה, שהיו ראויות מלכתחילה לילד, נחשבות הן בנות הריון, אבל איילונית, מבטן אמה לקויה היא].

מיתיבי

מהא תניא:

המקנא לארוסתו ולשומרת יבם שלו, אם עד שלא כנסה נסתרה, לא שותה ולא נוטלת כתובתה

.

Traduction française

Et Beit Hillel tient : le shtar destiné au recouvrement n'est pas comme un collecteur de ses propres fonds.

Il en résulte que la femme n'est pas présumée détenir les biens de la ketouba ; elle est celle qui réclame contre les héritiers, et il lui incombe d'apporter la preuve qu'elle n'a pas fauté, et jusqu'à ce moment elle ne perçoit pas sa ketouba, car le doute n'écarte pas le certain.

Nous avons appris dans la Mishna : «enceinte de l'homme d'autrui»

aïlonit, femme âgée et celle qui n'est pas propre à enfanter ne reçoivent pas la ketouba et ne boivent pas. Rabbi Eliezer dit : il peut prendre une autre épouse et engendrer et multiplier la postérité en elle.

Rav Nachman a dit en son nom, Rabba bar Avuha : il y a une divergence. La divergence entre Rabbi Eliezer et les Sages est seulement

dans le cas de l'akara qui a été rendue stérile par un coup,

et de la zekina pour lesquelles tout le raisonnement des Sages est qu'elles ne boivent pas parce qu'il est interdit de transmettre leur postérité à quelqu'un qui n'a pas de fils ; elles sont donc du rang d'une femme qui n'est pas apte à être perpétuée, et sur ce point Rabbi Eliezer diverge, car il peut la perpétuer en prenant une autre épouse.

Mais l'aïlonit, selon tout le monde, ne boit pas et ne reçoit pas sa ketouba. Parce qu'il y a en elle une raison supplémentaire pour son infériorité,

comme il est dit

«et elle sera purifiée, et elle engendrera une semence»

et nous en déduisons : seulement celle dont la disposition est de concevoir

boit. Celle-ci

l'aïlonit,

qui n'a pas pour habitude de concevoir, qui n'est pas en état de grossesse, et c'est pourquoi elle ne boit pas. (Mais l'akara et la zekina, qui étaient originellement aptes à l'enfant, sont elles considérées comme «femmes enceintes», tandis que l'aïlonit est déficiente dès le ventre de sa mère.)

On objecte (meïtivi) :

d'après la baraïta suivante :

«Celui qui est jaloux pour sa fiancée et pour celle que garde son yavam : si, jusqu'à ce qu'elle soit entrée, elle a été cachée, elle ne boit pas et ne reçoit pas sa ketouba.»

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