Version texte de ce daf : original et traduction
Sota 22b (כב:) — le Talmud en français
Sota 22b (סוטה כב:): Jusqu'à quel point doit‑il attendre avant qu'on ne lui enseigne la halakha ? Jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de quarante ans. . et la Guemara s'étonne : Mais non ! Mais n'est‑ce…
Texte original — Sota 22b (כב:)
ועד כמה
יש לו להמתין עד שיורה הלכה?
עד
הגיעו לגיל
ארבעין שנין
.
ותמהה הגמרא:
איני!
והא רבה
, שנפטר צעיר, בגיל ארבעים,
אורי
, הורה הלכות!?
ומתרצת: מותר להורות עוד לפני הגיל הזה,
בשוין
, אם הוא וגדול העיר שוים בחכמתם, או כשאין מבוגר ממנו היכול להורות בעיר.
שנינו במשנה:
ומכות פרושין וכו
לי.
תנו רבנן: שבעה פרושין הן
-
פרוש שיכמי, פרוש נקפי, פרוש קיזאי, פרוש מדוכיא, פרוש מה חובתי ואעשנה, פרוש מאהבה, פרוש מיראה.
ומבארת הגמרא מה הם שבעת הפרושים:
א.
פרוש שיכמי
-
זה העושה מעשה שכם
, כשם שאנשי שכם מלו עצמם שלא לשם שמים, כך הנהגת הפרישות שלו היא לשם הנאתו בלבד, שיכבדוהו בני אדם.
ב.
פרוש נקפי
-
זה המנקיף את רגליו
, שמהלך בצורה שאינו מגביה את רגליו אלא גוררם עקב אחר אגודל, ואצבעות רגליו נוקפים אבנים שבדרך.
ג.
פרוש קיזאי
-
אמר רב נחמן בר יצחק: זה המקיז דם לכתלים
. שהולך ועושה עצמו כמי שעוצם עיניו מלהסתכל בנשים, וראשו נתקל בכתלים, וניקז ממנו דם.
ד.
פרוש מדוכיא
-
אמר רבה בר שילא: דמשפע כי מדוכיא
. הולך כפוף ומשופע כמו מדוך מכופף, העשוי בצורת פטיש.
ה.
פרוש
המכריז ושואל תמיד "
מה חובתי, ואעשנה
".
והוינן בה:
הא
הרי פרישות שכזאת - פרישות
מעליותא
מעולה
היא
, שהרי הוא מבקש ללמוד את מה שאינו יודע עדיין!?
ומשנינן,
אלא
המדובר בפרוש
דאמר: מה חובתי תו, ואעשנה!
שמראה את עצמו כמי שכבר קיים הכל, ומכריז ואומר: מה עלי עוד לעשות!? ו.
פרוש מאהבה
, שעבודת ה' שלו היא מאהבת שכר המצוות, ולא מאהבת קיום מצות ה'.
ז.
פרוש מיראה
של העונש.
כי קיום המצוות צריך להעשות למען קיום המצוות שציוונו הקב"ה, ולא לשם קבלת שכר [שסופו לבוא], או מחמת יראת העונש.
[וכתב המאירי: כללו של דבר: כל הבודל מדרכי העולם משום כוונתו לדרכי העולם, ולא לשם שמים, הרי זה כבורח מן העולם, ולמעשה הוא רודף אחריו!]
אמרו ליה אביי ורבא לתנא: לא תיתני פרוש מאהבה פרוש מיראה!
משום
דאמר רב יהודה אמר רב: לעולם יעסוק אדם בתורה ובמצות אפילו שלא לשמה, שמתוך שלא לשמה בא לשמה
.
אמר רב נחמן בר יצחק: דמטמרא מטמרא
, הנסתרות מבני אדם, נסתרות הן רק מהם,
ודמגליא מגליא
, והנגלות להם, נגלות הן.
אך
בי דינא רבה
, לפני בית דינו הגדול של הקב"ה הכל גלוי,
ליתפרע מהני דחפו גונדי
, להפרע מאותם המכסים עצמם בטליתות אך בסתר אינם נוהגים כשורה.
אמר לה ינאי מלכא לדביתיה
, לאשתו, לפני מותו:
אל תתיראי מן הפרושין
, החכמים, שלחמתי בהם, כי הם לא יינקמו ממך ומבניך עבורי, אלא ישאירו לך ולבנייך את כס המלוכה.
ולא ממי שאינן פרושין
, הצדוקים, שהם אוהבי [שנעשה ינאי צדוקי].
אלא
תתייראי
מן הצבועין, שדומין לפרושין, שמעשיהן כמעשה זמרי, ומבקשין שכר כפנחס
.
מתניתין:
רבי שמעון אומר: אין זכות תולה במים המאררים!
ואם
[שאם]
אתה אומר
:
הזכות תולה במים המרים
, נמצא -
א. ש
מדחה אתה את כח המים בפני הנשים השותות
, שלא יהו יראות מהם להודות שהיא טמאה, ויימחה שם הקדוש על המים.
ב.
ומוציא אתה שם רע על הטהורות ששתו
, לפי ש
שאומרים
עליהן העולם "
טמאות הן, אלא
שלא בדקו אותן המים משום
שתלתה להן זכות
"!
רבי אומר: הזכות תולה במים המאררים, ואינה יולדת ואינה משבחת
,
אלא
מתנוונה והולכת
[מכחשת והולכת]. ו
לסוף
, ש
היא מתה באותה מיתה
של ציבוי בטנה וניפול הירך.
אם
נטמאת מנחתה
של הסוטה, הרי דינה חלוק:
אם נטמאה
עד שלא קדשה
"קדושת הגוף"
בכלי
שרת,
הרי היא ככל המנחות
שנטמאו עד שלא קדשו בכלי,
ותפדה
, ויביא בדמיה אחרת. לפי שכלי שרת בלבד מקדש אותה קדושת הגוף, אבל קדושת פה במנחות אינה עושה אלא "קדושת דמים" בלבד.
ואם
נטמאה מנחתה
משקדשה
קדושת הגוף
בכלי
שרת,
הרי היא ככל המנחות
שנטמאו משקדשו בכלי,
ותשרף
, שהרי קדשה קדושת הגוף, ואינה יוצאת עוד לחולין על ידי פדיון.
ואלו
סוטות
שמנחותיהן נשרפות
:
Traduction française
Jusqu'à quel point
doit‑il attendre avant qu'on ne lui enseigne la halakha ?
Jusqu'à
ce qu'il atteigne l'âge de
quarante ans.
et la Guemara s'étonne :
Mais non !
Mais n'est‑ce pas Rabba
qui mourut jeune, à l'âge de quarante ans,
Uri
et enseignait la halakha !?
Et l'on répond : il est permis d'enseigner encore avant cet âge,
à égalité
si lui et le sage de la ville sont égaux dans leur sagesse, ou quand il n'y a personne de plus âgé que lui capable d'enseigner dans la ville.
Nous avons appris dans la Mishna :
«makkot perushin etc.»
à moi.
Nos Rabbins ont enseigné : il y a sept perushin -
perush shikmi, perush nakfi, perush kizai, perush medukiya, perush «mah chovati va'a'asena», perush me'ahava, perush miyira'a.
Et la Guemara explique ce que sont ces sept perushim :
a.
perush shikmi -
c'est celui qui accomplit l'acte de Shechem,
comme les habitants de Shechem qui jurèrent pour eux‑mêmes non pour le ciel ; ainsi sa conduite d'ascèse est pour son seul plaisir, afin que les hommes l'honorent.
b.
perush nakfi -
c'est celui qui traîne ses pieds,
qui marche d'une manière qui n'élève pas ses pieds mais les fait traîner en suivant le talon, et les orteils frappent les pierres du chemin.
c.
perush kizai -
a dit Rav Nachman bar Yitzchak : c'est celui qui fait couler du sang contre les murs.
qui marche et se fait passer pour quelqu'un qui ferme les yeux pour ne pas regarder les femmes, et sa tête heurte les murs, et du sang en découle.
d.
perush medukiya -
a dit Rabba bar Shila : on l'appelle «medukiya» parce qu'il est aplati.
qui marche voûté et aplati comme un écrasé courbé, formé en façon de marteau.
e.
perush l'homme qui proclame et demande constamment «
«que dois‑je, et que ferai‑je ?»».
Et nous entendons ici :
Ceci
car une telle ascèse — c'est une ascèse
élevée
— puisqu'il cherche à apprendre ce qu'il ne sait pas encore !?
Et nous enseignons plutôt,
mais
qu'il s'agit du perush
qui disait : «Que dois‑je donc, et que ferai‑je !?», qui se montre comme si tout était déjà accompli, et proclame et dit : que me reste‑t‑il encore à faire !? Et
perush me'ahava , dont le service de l'Éternel est par amour de la récompense des mitsvot, et non par amour de l'accomplissement des mitsvot de l'
.
g.
perush miyira'a du châtiment.
Car l'accomplissement des mitsvot doit être fait pour l'accomplissement des mitsvot que l'
nous a ordonné, et non en vue d'obtenir une récompense [qui viendra], ni par crainte du châtiment.
! Abaye et Rabba dirent au Tanna : tu ne dois pas poser perush me'ahava contre perush miyira'a!
parce que
Rav Yehuda a dit en nom de Rav : que l'homme s'occupe toujours de la Torah et des mitsvot même pas pour l'amour du ciel, car c'est de l'activité faite pour un motif non pour l'amour du ciel qui conduit au motif véritable.
a dit Rav Nachman bar Yitzchak : «les choses cachées restent cachées»,
ce qui est caché aux hommes reste caché pour eux ;
et ce qui est dévoilé est dévoilé,
et ce qui leur est révélé est révélé.
Mais
au grand tribunal
devant le grand tribunal de l'
tout est dévoilé, on ne se dédommage point de ceux qui se couvrent de leur talith mais en secret ne se comportent pas correctement.
Jannaï le roi dit à sa femme
avant sa mort :
Ne crains pas les perushim,
les sages, ceux contre qui j'ai combattu, car ils ne se vengeront pas de toi et de tes fils à cause de moi, mais te laisseront, à toi et à tes fils, le trône royal.
Et non des non‑perushim
— les zaddikim, qui sont des gens pieux [que Jannaï qualifiait de zaddokim].
Mais
tu dois craindre
les hypocrites qui ressemblent aux perushim, dont les actes sont comme ceux de Zimri, et qui recherchent la récompense comme Pinhas.
Une mishna enseignée :
Rabbi Shimon dit : aucun mérite ne dépend d'eaux qui aiguisent (amères) !
Et si
( contenu inséré])
tu dis : le mérite dépend d'eaux amères, il s'ensuit —
a.
tu ôtes la force de l'eau devant les femmes qui boivent,
afin qu'elles n'aient pas peur d'avouer qu'elle est impure, et que le saint ne soit pas essuyé sur l'eau.
b.
et tu fais courir une mauvaise réputation sur les femmes pures qui burent, car
on dit d'elles dans le monde :
«on dit»
qu'elles sont impures,
elles sont impures, mais
qu'on n'a pas testé ces eaux parce qu'on
y a attribué un mérite !
Rabbi dit : le mérite dépend d'eaux amères, et il ne produit pas d'enfant et ne loue pas,
mais
s'affaiblit et s'en va
(niée et s'en va). et
à la fin,
elle meurt de la même mort
d'une inflammation du flanc et d'une chute de la cuisse.
Si
son min'ha a été rendue impure,
le jugement est discuté :
si elle a été rendue impure
jusqu'à ce qu'on ne l'ait pas consacrée «
la sainteté du corps»
par le vase
serviteur,
alors elle est comme les autres min'hot
qui furent rendues impures avant d'avoir été sanctifiées par le vase,
et elle est rachetée,
et l'on offre avec son propre sang. Car seule la ménorah du vase sanctifie le corps, tandis que la sanctification orale dans les min'hot ne fait que la «sanctification de sang».
Et si
son min'ha a été rendue impure
après qu'on l'eut consacrée
à la «sainteté du corps»
par le vase,
alors elle est comme les autres min'hot
qui furent rendues impures après avoir été sanctifiées par le vase,
et elle est brûlée,
puisqu'elle a été consacrée à la sainteté du corps, et ne retourne plus aux profanes par rachat.
Et voici
les sotot
dont les min'hot sont brûlées :