Version texte de ce daf : original et traduction
Chabbat 96a (צו.) — le Talmud en français
Chabbat 96a (שבת צו.): Et nous répondons : ce n’est pas difficile : ici, pour un grand récipient, il faut que la plus grande partie en soit entamée ; ici, pour un petit dans un petit récipient, il…
Texte original — Chabbat 96a (צו.)
ומתרצינן:
לא קשיא
:
הא ברברבי
בכלי גדול צריך שיפחת רובו,
הא בזוטרי
בכלי קטן סגי בכמוציא רימון ליבטל מתורת כלי.
אמר רב אסי: שונין
התנאים בברייתא:
כלי חרס שיעורו בכונס משקה
שהשיעור הקטן ביותר שנאמר בו ליבטל מתורת כלי במקצת, הוא בכונס משקה, והיינו לענין קידוש מי חטאת.
ולא אמרו מוציא משקה אלא לענין גיסטרא בלבד
שבטל מתורת כלי ע"י נקב קטן כזה [והן הן דברי רבא דלעיל, חמש מדות].
מאי טעמא
שונה גיסטרא מכלי שלם?
אמר מר זוטרא בריה דרב נחמן: לפי שאין אומרים "הבא גיסטרא לגיסטרא
" להניח תחתיה לקבל הטיפות מהנקב, אלא כיון שניקב הגיסטרא כמוציא משקה זורקין אותו.
אבל כלי שלם, חסין עליו, ואין זורקין אותו בגלל נקב כזה, אלא מביאין גיסטרא ומניחין תחתיו.
אמר עולא: פליגי בה תרי אמוראי במערבא
מה הוא שיעור הנקב לענין הכשר זרעים:
רבי יוסי ברבי אבין ורבי יוסי בר זבדא
-
חד אמר: כמוציא רימון, וחד אמר: כשורש קטן.
וסימניך
, שלא תטעה לומר שאחד אמר כמוציא זית:
"אחד המרבה ואחד הממעיט"
[משנה היא במסכת מנחות קי א, ומסיימת המשנה "ובלבד שיכוין לבו לשמים"]. וזה יהא לך לסימן, שאחד מהאמוראים ריבה לשער בשיעור הגדול מבין שלשת השיעורים [מלבד הקטנים ביותר ככונס משקה ומוציא משקה שאין מקום לטעות שמא הן השיעור לענין הכשר זרעים], דהיינו כמוציא רימון. ואחד מיעט לשער בקטן משלשתן דהיינו כשורש קטן. ואף אחד לא שיער בשיעור הבינוני דכמוציא זית.
אמר רב חיננא בר כהנא משמיה דרבי אליעזר: כלי חרס שיעורו כמוציא זיתים
לענין קבלת טומאה.
ומר קשישא בריה דרבה מסיים בה משמיה דרבי אליעזר: והרי הן ככלי גללים וכלי אבנים וכלי אדמה שאין מקבלין טומאה לא מדברי תורה ולא מדברי סופרים
. שאפילו אם יחדו לרימונים אינו מקבל טומאה. שרק בכלי עץ נאמר השיעור דכמוציא רימון ביחדו לרימונים ולא בכלי חרס.
ולענין צמיד פתיל
שיעורו
עד שיפחת רובו.
הדרן עלך פרק המצניע
--- title: "חברותא - שבת — פרק אחד עשרה - הזורק" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02338.html#HtmpReportNum0010L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0010L5" --- פרק אחד עשרה - הזורק
Оригинал главы פרק אחד עשרה - הזורק
מתניתין:
הזורק
חפץ
מרשות היחיד לרשות הרבים
, או הזורק
מרשות הרבים לרשות היחיד
, הרי זה
חייב
. כי הזריקה מרשות לרשות היא תולדת הוצאה מרשות לרשות, שהיא אב מלאכה.
אך הזורק חפץ
מרשות היחיד לרשות היחיד, ורשות הרבים באמצע,
נחלקו בכך תנאים:
רבי עקיבא מחייב,
ובגמרא יתבאר טעמו,
וחכמים פוטרין.
כיצד?
-
שתי גזוזטראות
[הבנויות על גבי זיזים היוצאים מן הכותל, ומניחים על הזיזים נסרים כדי שיוכלו להלך עליהם], והן רשות היחיד, כי הן גבוהות עשרה ורחבות ארבעה על ארבעה, שהיו עומדות
זו כנגד זו ברשות הרבים
[משני עברי רשות הרבים], ורשות הרבים מפסקת בין שתי הגזוזטראות שמשני צידיה,
המושיט והזורק מזו לזו, פטור
.
אבל, אם
היו שתיהן בדיוטא אחת
[בקומה אחת, מעל רשות הרבים], שלא היו הגזוזטראות ניצבות זו כנגד זו משני צידי רשות הרבים, אלא שתיהן היו מצד אחד של רשות הרבים, והיו הגזוזטראות בולטות מהבית, כך שבין זו לזו היתה רשות הרבים, הרי רק
המושיט
מזו לזו,
חייב
. וזו היא מלאכת "מושיט", שהיא תולדה של מלאכת הוצאה.
ו
אילו
הזורק
מזו לזו,
פטור
.
והחילוק בין מושיט לזורק הוא, לפי
שכן היתה עבודת הלויים
במשא המשכן, שהיו עומדות ברשות הרבים
שתי עגלות
[שעליהן נשאו את קרשי המשכן, והעגלות עצמן רשות היחיד הן], והיו עומדות העגלות
זו אחר זו ברשות הרבים
, והיו הלויים
מושיטין
את
הקרשים מ
עגלה
זו ל
עגלה
זו
.
אבל לא
היו
זורקין
אותם, לפי שכבדים היו. ולפיכך, אין חייב משום "מושיט" אלא בשני האופנים הללו: א. בזו אחר זו. ב. בהושטה בלבד, ולא בזריקה. כי כך היתה העבודה במשכן.
Traduction française
Et nous répondons :
ce n’est pas difficile :
ici, pour un grand
récipient, il faut que la plus grande partie en soit entamée ;
ici, pour un petit
dans un petit récipient, il suffit d’une ouverture par laquelle puisse sortir une grenade, afin qu’il perde son statut de récipient.
Rav Assi dit : on enseigne
les tannaïm dans la baraïta :
la mesure d’un récipient de terre cuite est celle d’une ouverture par laquelle entre un liquide
car la plus petite mesure dite à son sujet pour qu’il perde partiellement son statut de récipient est celle d’une ouverture par laquelle entre un liquide, et cela concerne la sanctification de l’eau de la vache rousse.
Et ils n’ont dit : « par laquelle sort un liquide », que concernant une gistra בלבד
dont le statut de récipient est annulé par un petit trou de cette sorte [et ce sont là les paroles de Rava précédemment, les cinq mesures].
Pour quelle raison
une gistra est-elle différente d’un récipient intact ?
Mar Zutra, fils de Rav Nahman, dit : parce qu’on ne dit pas : « Apporte une gistra à une gistra"
pour la placer dessous, afin de recueillir les gouttes provenant du trou ; mais dès que la gistra est percée d’une ouverture par laquelle sort un liquide, on la jette.
Mais un récipient intact, on le ménage, et on ne le jette pas à cause d’un trou de cette sorte ; on apporte plutôt une gistra et on la place dessous.
Ulla dit : deux amoraïm d’Occident sont en désaccord à ce sujet
: quelle est la mesure du trou concernant l’aptitude des semences ?
Rabbi Yossi bar Rabbi Avin et Rabbi Yossi bar Zavda —
L’un dit : comme une ouverture par laquelle sort une grenade, et l’autre dit : comme une petite racine.
Et ton signe,
pour que tu ne te trompes pas en disant que l’un a dit : comme une ouverture par laquelle sort une olive :
« L’un qui multiplie et l’un qui diminue » [c’est une Michna du traité Mena’hot, 110a, et la Michna s’achève ainsi : « pourvu qu’il dirige son cœur vers les Cieux »]. Et ceci sera pour toi un signe : l’un des amoraïm a retenu la plus grande des trois mesures [à l’exclusion des plus petites, comme celle par laquelle entre un liquide et celle par laquelle sort un liquide, car il n’y a pas lieu de se tromper en pensant qu’elles sont peut-être la mesure concernant l’aptitude des semences], à savoir celle d’une ouverture par laquelle sort une grenade. Et l’autre a retenu la plus petite des trois, à savoir celle d’une petite racine. Et aucun des deux n’a retenu la mesure intermédiaire, celle d’une ouverture par laquelle sort une olive.
Rav ‘Hinena bar Kahana dit au nom de Rabbi Eliezer : la mesure d’un récipient de terre cuite est celle d’une ouverture par laquelle sortent des olives
concernant la réception de l’impureté.
Et Mar Kachicha, fils de Rabba, complète en son nom, au nom de Rabbi Eliezer : ils sont donc comme les récipients de fumier, les récipients de pierre et les récipients de terre, qui ne reçoivent pas l’impureté, ni selon les paroles de la Torah ni selon les paroles des Sages.
Même si on l’a destiné aux grenades, il ne reçoit pas l’impureté. Car c’est seulement pour un récipient de bois qu’a été dite la mesure d’une ouverture par laquelle sort une grenade lorsqu’on l’a destiné aux grenades, et non pour un récipient de terre cuite.
Et concernant la fermeture hermétique
sa mesure est
jusqu’à ce que la plus grande partie en soit entamée.
Nous reviendrons à toi, chapitre « Celui qui dissimule ».
Nous avons enseigné dans une Mishna :
Le jetant
objet
de la propriété privée dans la voie publique,
ou le jetant
de la voie publique dans la propriété privée,
est
redevable.
Car le jet est d'une propriété à une autre la conséquence d'une sortie d'une propriété à une autre, qui est un travail prohibé.
Cependant le jetant d'un objet
de la propriété privée à la propriété privée, et la voie publique entre les deux,
les tannaim ont divergé à ce sujet :
Rabbi Aqiba oblige,
et son motif sera expliqué dans la Guemara,
et les Sages acquittent.
Comment ? -
Deux gazzotratot
(construites sur des saillies sortant du mur, et on plaçait sur les saillies des planches afin qu'on pût marcher dessus), et elles sont de la propriété privée, car elles étaient hautes de dix et larges de quatre sur quatre, qui se dressaient
face à face dans la voie publique
(de part et d'autre de la voie publique), et la voie publique séparait entre les deux gazzotratot de ses deux côtés ;
le moshit et le jetant l'un vers l'autre, sont acquittés.
Mais, si
toutes deux étaient dans le même niveau de la maison
(au même étage, au‑dessus de la voie publique), de sorte que les gazzotratot ne se tenaient pas face à face de part et d'autre de la voie publique, mais toutes deux étaient du même côté de la voie publique, et les gazzotratot saillaient hors de la maison, de sorte qu'entre l'une et l'autre se trouvait la voie publique, alors seulement
le moshit
de l'une à l'autre
est redevable.
Et c'est le travail «moshit», qui est la conséquence du travail de sortie.
Et
si
le jetant
de l'une à l'autre
est acquitté.
La distinction entre moshit et jetant est, selon
qu'il en fut ainsi pour le travail des Léviim,
dans le transport du Mishkan, qui se tenaient dans la voie publique
deux chariots
(sur lesquels ils portaient les planches du Mishkan, et les chariots eux‑mêmes sont de la propriété privée), et les chariots étaient placés
l'un derrière l'autre dans la voie publique,
et les Léviim
faisaient passer
les
planches de
chariot
celui
ci.
Mais non
les
jetaient
les‑dites, parce qu'elles étaient lourdes. Et par conséquent, on n'oblige pour le «moshit» que dans ces deux modes : a. l'un derrière l'autre. b. en moshit uniquement, et non en jetant. Car tel était le travail dans le Mishkan.