Version texte de ce daf : original et traduction
Chabbat 82b (פב:) — le Talmud en français
Chabbat 82b (שבת פב:): Le mur en question, était à la fois sien et d'avodah zara, c'est‑à‑dire que la moitié de l'épaisseur du mur était dans sa propriété et l'autre moitié dans la propriété de…
Texte original — Chabbat 82b (פב:)
היה
מקום הכותל
שלו ושל עבודה זרה
, שחצי עובי הכותל היה בתוך רשותו וחציו השני בתוך רשות העבודה זרה -
נידון מחצה על מחצה
. אותו מחצה השייך לו נחשב בתוך הארבע אמות שצריך לכנוס.
אם, למשל, היה עובי הכותל שתי אמות, אינו צריך לכנוס לתוך שלו אלא שלש אמות, מלבד האמה של הכותל ששייכת לו.
אבניו ועציו ועפריו
של אותו הכותל שנפל
מטמאים כשרץ
, שמטמא במגע אך לא במשא.
שנאמר "שקץ תשקצנו"
, נקט הכתוב לשון שקץ לומר שדינו הוא כשרץ.
רבי עקיבא אומר
: מטמאים אף במשא
כנדה
. כשם שהנושא נדה או זב או זבה נטמא, כך הנושא עבודה זרה נטמא.
שנאמר
"תזרם
-
כמו דוה"
. הוקשה עבודה זרה לנדה:
מה נדה מטמאה במשא
את הנושא אותה,
אף עבודה זרה מטמאה במשא.
אמר רבה: "תזרם" דאמר קרא
הכי ביאורו:
נכרינהו
, הרחיקהו
מינך, כזר.
והמשך הכתוב:
"צא תאמר לו"
-
"הכנס" אל תאמר לו
.
ואמר רבה: במשא
-
כולי עלמא לא פליגי דמטמאה
עבודה זרה.
דהא אתקש לנדה
בקרא ד"תזרם כמו דוה".
כי פליגי באבן מסמא
[מלשון "מושמה"], שהיא אבן אשר שמו אותה מעל גבי יתידות, וכלים תחתיה, והעבודה זרה מעל האבן.
והכי פליגי:
רבי עקיבא סבר
: כך אומר לנו ההיקש:
עבודה זרה הרי היא מטמאת
כנדה
.
מה נדה מטמאה באבן מסמא
, שאם ישבה הנדה על האבן, אעפ"י שלא הכבידה על הכלים, טמאים הכלים [דילפינן מזב, דכתיב בו "וכל הנוגע בכל אשר יהיה תחתיו [של הזב] יטמא" ] -
אף עבודה זרה מטמאה באבן מסמא
את הכלים שתחת האבן. לפי שגם הם נחשבים כמצויים מ"תחת לעבודה זרה", על אף שאין העבודה זרה מכבידה עליהם, שהרי היא נמצאת על האבן, והאבן עצמה יושבת על גבי יתידות, ואינה יושבת על הכלים.
ורבנן סברי
: עבודה זרה הרי היא
כשרץ
-
מה שרץ לא מטמא באבן מסמא
את הכלים שתחת האבן,
אף עבודה זרה לא מטמאה באבן מסמא
את הכלים שמתחתיה.
והוינן בה:
ולרבי עקיבא, למאי הלכתא איתקש
עבודה זרה
לשרץ?
ומתרצינן:
למשמשין
. שהכלים המשמשין את העבודה זרה מטמאים רק במגע כשרץ, אך לא במשא, ולא באבן מסמא.
ותו הוינן בה:
ולרבנן
-
למאי הלכתא איתקש
עבודה זרה
לנדה?
ומתרצינן:
למשא
. כדאמר רבה דלכולי עלמא עבודה זרה מטמאה במשא דזה ילפינן מנדה. ומכל מקום, אינה מטמאה לגמרי כנדה, שאין העבודה זרה מטמאת באבן מסמא, שעל זה הועיל ההיקש לשרץ - למעטה מאבן מסמא.
ומקשינן לרבנן:
ולוקשה רחמנא
את העבודה זרה
לנבלה
, שאף היא מטמאה רק במשא ולא באבן מסמא. ושוב לא נצטרך להקיש עבודה זרה לשרץ למעט מאבן מסמא?
ומתרצינן:
אין הכי נמי
. אכן היה אפשר ללמוד שאין עבודה זרה מטמאת באבן מסמא מהיקש לנבילה.
אלא
, לכך הקישה התורה לנדה, כדי ללמד דבר נוסף:
מה נדה אינה
מטמאה
לאברין
, שאם נחתך אבר מהנדה אין עליו טומאת נדה [אלא טומאת אבר מן החי, כאבר הנחתך משאר אדם. וההבדל ביניהם, שאבר הנחתך מהנדה מטמא רק במשא ובאהל, אך לא באבן מסמא] -
אף עבודה זרה אינה
מטמאה
לאברין
. שאם היתה העבודה זרה מורכבת מחלקים חלקים אין כל חלק ממנה בנפרד מטמא, אלא כשהיא שלימה.
ומקשינן:
ואלא הא דבעי רב חמא בר גוריא: עבודה זרה
-
ישנה
, יש לה טומאה,
לאברין או אינה
, אין לה טומאה
לאברין?
תיפשוט ליה מהא
דאמרן
דלרבנן אינה לאברין?
ומתרצינן:
רב חמא בר גוריא
-
אליבא דרבי עקיבא בעי לה
, שהוא מקיש אמנם עבודה זרה לנדה לענין אבן מסמא. אלא שיש להסתפק לפיו האם גם לקולא, לטהרה, שלא תטמא לאברין כנדה, מקשינן לה לנדה, או שמא רק לחומרא מקשינן, ולא לקולא.
ורבי אלעזר אמר: באבן מסמא
-
דכולי עלמא לא פליגי דלא מטמאה
עבודה זרה.
כי פליגי במשא.
רבי עקיבא סבר
: עבודה זרה הרי היא
כנדה
-
מה נדה מטמאה במשא אף עבודה זרה מטמאה במשא.
ורבנן סברי: כשרץ
-
מה שרץ לא מטמא במשא אף עבודה זרה לא מטמאה במשא.
והוינן בה אליבא דרבי אלעזר שהעמיד את מחלוקתם של רבנן ורבי עקיבא רק בטומאת משא ולא באבן מסמא:
ורבי עקיבא, למאי הלכתא איתקש
עבודה זרה
לשרץ?
ומתרצינן:
למשמשין
שאינם מטמאין במשא.
והוינן בה:
ורבנן, למאי הלכתא איתקש
עבודה זרה
לנדה?
שהרי טומאתה לגמרי כשרץ.
ומתרצינן: לומר לך:
מה נדה אינה לאברים אף עבודה זרה אינה לאברים.
Traduction française
Le mur
en question,
était à la fois sien et d'avodah zara,
c'est‑à‑dire que la moitié de l'épaisseur du mur était dans sa propriété et l'autre moitié dans la propriété de l'idolâtrie —
on juge moitié pour moitié.
La moitié qui lui appartient est comptée dans les quatre coudées qu'il faut enclore.
Par exemple, si l'épaisseur du mur était de deux coudées, il n'a pas besoin d'enclore seulement deux coudées, mais trois coudées, outre la coudée du mur qui lui appartient.
Ses pierres et ses bois et sa terre
du mur qui tomba
rendent impur comme un sheretz ,
c'est‑à‑dire qu'ils rendent impur par contact mais non par massa.
Car il est dit "vous les abhorrerez" , le verset emploie le mot "abhorrer" pour dire que leur loi est comme celle d'un sheretz.
Car il est dit "vous les abhorrerez" , le verset emploie le mot "abhorrer" pour dire que leur loi est comme celle d'un sheretz.
Rabbi Akiva dit :
ils rendent impur aussi par massa
comme la niddah.
Tout comme la personne qui porte la niddah ou le zav ou la zava devient impur, ainsi la personne qui porte avodah zara devient impur.
Car il est dit
"tizrom" —
"kmo dova".
On a objecté que l'on rapproche avodah zara de la niddah :
Pourquoi la niddah rend‑elle impur par massa
la personne qui la porte,
aussi l'avodah zara rendrait‑elle impur par massa.
Raba dit : "tizrom" que dit le verset —
c'est ainsi qu'il l'explique :
"Nikreinu" ,
éloigne‑la de toi,
comme une dova.
Et la suite du texte :
"Sort, tu lui diras" —
"Fais entrer", ne lui dis pas.
Tosafot's mot dans «a dit». Tosafot's mot dans «a dit».
Et Raba dit : par massa —
tous s'accordent qu'elle rend impur
avodah zara.
Car on a rapproché la niddah
du texte «tizrom kmo dova»."
Car ils divergent sur l'«even masma»
(du mot "mushma"), c'est‑à‑dire cette pierre qu'on plaça sur des pieux, et des ustensiles en dessous, et l'avodah zara au‑dessus de la pierre.
Et ainsi divergent :
Rabbi Akiva pense :
ainsi nous enseigne l'analogie :
avodah zara est de même nature pour rendre impur
comme la niddah.
Car la niddah rend impur par l'«even masma»
que si la niddah était assise sur la pierre, même si elle n'appuyait pas fortement sur les ustensiles, les ustensiles deviennent impurs [comme pour le zav, car il est écrit à son sujet "et quiconque touchera tout ce qui est sous lui deviendra impur"] —
ainsi aussi avodah zara rendra impur par l'«even masma»
les ustensiles qui sont sous la pierre. Car eux aussi sont considérés comme «sous l'avodah zara», bien que l'avodah zara n'exerce pas de pression sur eux, puisque l'idole se trouve sur la pierre, et la pierre elle‑même repose sur des pieux, et n'est pas posée sur les ustensiles.
Rachi. Et le Maïri ajoute : selon le sens de Rachi, même si la pierre ne touche pas du tout les ustensiles mais est posée sur des pieux au‑dessus d'eux, les ustensiles sont impurs. Tosafot à l'endroit «à propos de la pierre», lui objectent que «even masma» signifie une pierre très lourde qu'il faut placer [comme démontré par le verset cité par la Guemara dans la masekhet niddah sur une even masma "et tu placeras une pierre"], et si la pierre est posée sur des pieux, n'est‑il pas de règle que même une feuille posée sur les pieux soit ainsi ? Quel rapport avec la lourdeur de la pierre ici ? Ils comprennent que la pierre est posée pesamment sur les ustensiles, et la niddah est assise sur la pierre. Et la nouveauté de l'«even masma» est que, bien que la niddah n'ajoute pas un poids notable sur les ustensiles — puisque le poids principal est celui de la pierre — néanmoins ils sont impurs comme s'il s'agissait du siège de la niddah qui rend impur même si les sièges sont nombreux les uns au‑dessus des autres. à l'endroit «à propos de la pierre», lui objectent que «even masma» signifie une pierre très lourde qu'il faut placer [comme démontré par le verset cité par la Guemara dans la masekhet niddah sur une even masma "et tu placeras une pierre"], et si la pierre est posée sur des pieux, n'est‑il pas de règle que même une feuille posée sur les pieux soit ainsi ? Quel rapport avec la lourdeur de la pierre ici ? Ils comprennent que la pierre est posée pesamment sur les ustensiles, et la niddah est assise sur la pierre. Et la nouveauté de l'«even masma» est que, bien que la niddah n'ajoute pas un poids notable sur les ustensiles — puisque le poids principal est celui de la pierre — néanmoins ils sont impurs comme s'il s'agissait du siège de la niddah qui rend impur même si les sièges sont nombreux les uns au‑dessus des autres. Et les Rabbins disent : elle est comme un sheretz —
avodah zara est comme un sheretz —
ce que le sheretz ne rend pas impur par l'«even masma»
les ustensiles qui sont sous la pierre,
ainsi non plus avodah zara ne rendra impur par l'«even masma»
les ustensiles qui sont dessous.
les ustensiles qui sont dessous.
Et voici l'objet de la question :
Et pour Rabbi Akiva, quelle est la halakha pour laquelle il a rapproché
avodah zara
du sheretz?
Et nous résolvons :
pour les ustensiles qui servent.
Car les ustensiles qui servent l'avodah zara ne rendent impur que par contact comme le sheretz, mais pas par massa, et pas par l'«even masma».
Et voici l'objet de la question :
Et pour les Rabbins
—
pour quelle halakha ont-ils rapproché
avodah zara
de la niddah?
Et nous résolvons :
pour le massa.
Car selon Raba tous s'accordent que avodah zara rend impur par massa, et c'est de là que nous tirons l'analogie à la niddah. Cependant, elle n'est pas tout entière comme la niddah, puisque l'avodah zara ne rend pas impur par l'«even masma» ; à cela sert l'analogie au sheretz — sauf la partie de l'«even masma». Et nous objectons aux Rabbins :
Et que le Saint, béni soit‑Il, a‑t‑Il rapproché
l'avodah zara
de la nevela?
car elle aussi rend impur seulement par massa et pas par l'«even masma». Et encore, on n'a pas besoin d'édifier une analogy de avodah zara au sheretz sauf pour l'«even masma»?
Les premiers ont objecté qu'alors on aurait dû rapprocher la niddah, pour dire qu'elle rend impur aussi par le lit et le siège. Or la nevela ne rend pas impur par lit et siège. Et vous répondez qu'il ne convient de parler de lit et siège que pour une personne apte à cela, tandis que avodah zara n'est pas fille du lit et du siège. rabbins anciens Les premiers ont objecté qu'alors on aurait dû rapprocher la niddah, pour dire qu'elle rend impur aussi par le lit et le siège. Or la nevela ne rend pas impur par lit et siège. Et vous répondez qu'il ne convient de parler de lit et siège que pour une personne apte à cela, tandis que avodah zara n'est pas fille du lit et du siège. Et nous résolvons :
Cela aussi est possible.
Cependant il était possible d'apprendre que l'avodah zara ne rend pas impur par l'«even masma» par l'analogie à la nevela.
Mais
c'est pour cela que la Torah a rapproché la niddah, afin d'enseigner une chose supplémentaire :
Que la niddah n'est pas
impure
aux os ,
si un membre a été coupé de la niddah il n'y a pas sur lui l'impureté de la niddah [mais seulement l'impureté d'un membre coupé d'un vivant, comme un membre détaché d'une autre personne. Et la différence entre eux est que le membre détaché de la niddah rend impur seulement par massa et par ohel (tente), mais pas par l'«even masma»] —
ainsi aussi avodah zara n'est pas
impure
aux membres.
Car si l'avodah zara est composée de parties, aucune partie séparée d'elle ne rend impur ; elle rend impur seulement lorsqu'elle est entière.
Et nous objectons :
Et plutôt la question de Rav Ḥama bar Guriya : avodah zara —
a‑t‑elle
impureté aux membres ou n'en a‑t‑elle pas ?
A‑t‑elle de l'impureté aux membres ou bien non ?
Quelle est la demande ?
Peut‑on la tirer de l'avis des Rabbins qu'elle n'a pas d'impureté aux membres ?
Peut‑on la tirer de l'avis des Rabbins qu'elle n'a pas d'impureté aux membres ?
Et nous résolvons :
Rav Ḥama bar Guriya
—
selon Rabbi Akiva il lui demande — qu'il rapproche certes avodah zara de la niddah pour l'«even masma». Mais il hésitait s'il faut entendre selon lui que c'est aussi pour la clémence, pour la pureté, qu'elle ne rend pas impur aux membres comme la niddah, auquel cas on apprend pour la niddah, ou bien si c'est seulement pour la rigueur qu'on rapproche, et non pour la clémence.
Et Rabbi El'azar dit : pour l'«even masma» —
tous s'accordent que avodah zara ne rend pas impur
par l'«even masma».
Car ils divergent pour le massa.
Rabbi Akiva pense :
avodah zara est de même nature
que la niddah —
car la niddah rend impur par massa, ainsi aussi avodah zara rend impur par massa.
Certains lisent ici «tous s'accordent que cela ne rend pas impur» car c'est été rapproché au sheretz. Et selon cela on ne lira pas plus loin «et Rabbi Akiva, quelle est la halakha qu'il rapprocha au sheretz pour ses serviteurs», car il faudrait une atténuation pour l'«even masma». Et selon la lecture devant nous il faut dire que le fait que avodah zara ne rend pas impur par l'«even masma» pour Rabbi Akiva, n'est pas parce que l'on en déduit du sheretz, mais par son raisonnement qu'il ne durcit pas tout ceci dans l'impureté d'avodah zara. Tosafot's mot dans «a dit». Certains lisent ici «tous s'accordent que cela ne rend pas impur» car c'est été rapproché au sheretz. Et selon cela on ne lira pas plus loin «et Rabbi Akiva, quelle est la halakha qu'il rapprocha au sheretz pour ses serviteurs», car il faudrait une atténuation pour l'«even masma». Et selon la lecture devant nous il faut dire que le fait que avodah zara ne rend pas impur par l'«even masma» pour Rabbi Akiva, n'est pas parce que l'on en déduit du sheretz, mais par son raisonnement qu'il ne durcit pas tout ceci dans l'impureté d'avodah zara. Et les Rabbins disent : comme un sheretz —
ce que le sheretz ne rend pas impur par massa, ainsi non plus avodah zara ne rend pas impur par massa.
Et la question demeure selon Rabbi El'azar qui place leur divergence, celle des Rabbins et de Rabbi Akiva, seulement pour l'impureté du massa et non pour l'«even masma» :
Et Rabbi Akiva, pour quelle halakha a‑t‑il rapproché
avodah zara
du sheretz?
Et nous résolvons :
pour les ustensiles qui servent
— qui ne sont pas impurs par massa.
Et la question demeure :
Et les Rabbins, pour quelle halakha ont‑ils rapproché
avodah zara
de la niddah?
Car son impureté est entièrement comme celle du sheretz.
Et nous résolvons : qu'on te dise :
Que la niddah n'est pas aux membres et ainsi avodah zara n'est pas aux membres.