Version texte de ce daf : original et traduction
Chabbat 65b (סה:) — le Talmud en français
Chabbat 65b (שבת סה:): Et nous repoussons : non il n’y a pas de preuve du père de Chmouel pour Rav Houna, car même si elles ne deviennent pas impropres à la kehouna, il estimait qu’il ne fallait pas…
Texte original — Chabbat 65b (סה:)
ודחינן:
לא
אין ראיה מאבוה דשמואל לרב הונא, דאף אם לא נפסלות לכהונה
סבר
שאין להניחן לעשות כן,
כי היכי דלא לילפן גופא נוכראה
שיתאוו לשכב עם איש.
ועביד להו מקוה ביומי ניסן
ולא טבלו בנהר פרת בימי ניסן.
מסייע ליה לרב, דאמר רב: מטרא במערבא
-
סהדא רבה פרת
כאשר יורדים גשמים בארץ ישראל, נהר פרת מעיד על כך שמתרבים מימיו על ידי גשמי ארץ ישראל, ולפיכך לא הניחן לטבול בנהר בניסן
סבר שלא ירבו
הנוטפין על הזוחלין
.
מעיין מטהר כאשר מימיו זוחלים ואילו מקוה מטהר רק כאשר מימיו עומדים. ובימי הפשרת השלגים בניסן יש לחשוש שמא רבו מי הגשמים בנהר פרת על מי המעיין ובטלו תורת מי מעיין מהם, ומי גשמים אינם מטהרים אלא במקווה כשהם עומדים ולא כשהם זוחלים.
ו
מה שאמר רב שנהר פרת מתברך ממי הגשמים
פליגא דשמואל
.
דאמר שמואל: נהרא מכיפיה מתברך
מעצמו ולא ממי הגשמים.
ופליגא דידיה אדידיה
מימרא זו של שמואל נחלקת על מימרא אחרת
דאמר שמואל
עצמו :
אין המים מטהרין בזוחלין אלא פרת ביומי תשרי
בלבד
. ומשום שבשאר ימות השנה חשש שמואל שנתרבו מי הגשמים ובטל מהנהר תורת מעיין.
ומוכח שהוא חזר בו ממה שאמר שכל נהר שגדל, גידולו מהמעינות שבו.
שנינו במתניתין:
פורפת על האבן
ועל האגוז ועל המטבע ובלבד שלא תפרוף לכתחלה בשבת.
ומקשינן:
והאמרת רישא פורפת
, וכונת המשנה שמותר לפרוף לכתחלה בשבת, שהרי לא בא התנא להשמיענו שיוצאת בשבת כשבגדיה פרופים שהרי כבר שנינו "מדיות יוצאות פרופות". וקשה הרישא שאמר פורפת על הסיפא שלא תפרוף לכתחלה בשבת.
אמר אביי
: הרישא שפורפת לכתחלה בשבת מדובר באבן או באגוז שאין בהם תורת מוקצה [אגוז אינו מוקצה - ואבן עגולה שדרכה לפרוף בו אינו מוקצה כשיחדה במחשבתו לכך מבעוד יום].
וה
סיפא
שלא תפרוף לכתחלה בשבת,
אתאן למטבע
שצריך מעשה מערב שבת לבטל ממנו תורת מוקצה .
בעי אביי: אשה מהו שתערים ותפרוף על האגוז
כשמטרתה
להוציא
כדי לתנו
לבנה הקטן
לאוכלו
בשבת?
בפרק כל כתבי [לקמן דף ק"כ] נחלקו האם מותר להערים בשעת הדליקה וללבוש כל מה שיכול ללבוש כדי להציל את הבגדים, או אסור, ומסתפקת הגמרא האם הספק אם מותר להערים ולפרוף, יהא תלוי באותה מחלוקת.
ואמרינן:
תיבעי למאן דאמר
בדליקה ש
מערימין, ותיבעי
גם
למאן דאמר
בדליקה ש
אין מערימין
שיש לחלק ולומר שהערמה בפריפת אגוז שונה.
תיבעי למאן דאמר מערימין בדליקה
, שמא יש לחלק שדוקא
התם הוא
שהתירו חכמים להערים ולהוציא דרך מלבוש משום
דאי לא שרית ליה
להוציא כך, מתוך שבהול על ממונו
אתי לכבויי
ולעבור על איסור תורה,
אבל הכא אי לא שרית ליה
להוציא דרך הערמה
לא אתי לאפוקי
לצורך בנה, שמא לא התירו באופן כזה?
או דלמא,
יש לומר להיפך ש
אפילו למאן דאמר אין מערימין בדליקה
יש לחלק ולומר, דוקא
התם דרך הוצאה בכך
שמוכרי כסות מוציאים הרבה בגדים דרך מלבוש לכך אסרו,
אבל הכא אין דרך הוצאה
של אגוז
בכך
על ידי שקושרת את הבגד בו,
אימא שפיר דמי
והתירו להערים.
תיקו!
מתניתין:
הקיטע
שנקטעה רגלו
יוצא בקב שלו
המחזיקה את רגלו ומאפשר לו ללכת [ומלבד זה יש לו משענת שמחזיק בידו] לפי שהוא משמש לו כמנעל,
דברי רבי מאיר.
Traduction française
Et nous repoussons :
non
il n’y a pas de preuve du père de Chmouel pour Rav Houna, car même si elles ne deviennent pas impropres à la kehouna,
il estimait
qu’il ne fallait pas les laisser faire ainsi,
afin qu’elles n’apprennent pas un comportement étranger
et qu’elles ne désirent pas coucher avec un homme.
Et il leur fit un mikvé pendant les jours de Nissan
et elles ne s’immergèrent pas dans le fleuve Euphrate pendant les jours de Nissan.
Cela apporte un appui à Rav, car Rav a dit : La pluie en Occident —
le grand témoin, l’Euphrate
lorsque les pluies tombent en Terre d’Israël, le fleuve Euphrate témoigne de cela, car ses eaux augmentent du fait des pluies de la Terre d’Israël ; c’est pourquoi il ne les laissa pas s’immerger dans le fleuve en Nissan,
il estimait que les eaux de pluie n’augmenteraient pas
au point de dépasser les eaux qui s’écoulent.
Une source purifie lorsque ses eaux s’écoulent, tandis qu’un mikvé ne purifie que lorsque ses eaux sont immobiles. Et, pendant la fonte des neiges en Nissan, il faut craindre que les eaux de pluie du fleuve Euphrate soient devenues majoritaires par rapport aux eaux de la source et que le statut d’eaux de source ait été annulé pour elles ; or les eaux de pluie ne purifient que dans un mikvé lorsqu’elles sont immobiles, et non lorsqu’elles s’écoulent.
Et
ce que Rav a dit, à savoir que le fleuve Euphrate est alimenté par les eaux de pluie,
est en désaccord avec Chmouel.
Car Chmouel a dit : Un fleuve est alimenté par son propre fond
de lui-même, et non par les eaux de pluie.
Et cela est en désaccord avec une autre déclaration de Chmouel
cette déclaration de Chmouel est en désaccord avec une autre déclaration
qu’a dite Chmouel
lui-même :
les eaux ne purifient par leur écoulement que celles de l’Euphrate pendant les jours de Tichri
seulement.
Et c’est parce que, durant les autres jours de l’année, Chmouel craignait que les eaux de pluie soient devenues majoritaires et que le statut de source ait été annulé pour le fleuve.
Il est donc démontré qu’il s’est rétracté de ce qu’il avait dit : tout fleuve qui augmente, son accroissement provient des sources qui s’y trouvent.
Nous avons appris dans notre Michna :
Elle noue autour de la pierre
et autour de la noix et de la pièce, à condition qu’elle ne noue pas ainsi a priori pendant Chabat.
Et nous objectons :
mais n’as-tu pas dit au début : elle noue
et l’intention de la Michna est qu’il est permis de nouer ainsi a priori pendant Chabat, car le tanнай n’est pas venu nous enseigner qu’elle sort pendant Chabat lorsque ses vêtements sont noués de cette manière, puisqu’il a déjà été enseigné : « Les Médéennes sortent avec leurs vêtements noués. » La difficulté porte donc sur le début, qui dit qu’elle noue autour de la fin, qui dit qu’elle ne noue pas ainsi a priori pendant Chabat.
Abayé dit :
le début, qui autorise à nouer ainsi a priori pendant Chabat, traite d’une pierre ou d’une noix qui n’ont pas le statut de mouqtsé [la noix n’est pas mouqtsé ; et une pierre ronde dont l’usage est de nouer avec elle n’est pas mouqtsé lorsqu’on l’a destinée à cela par sa pensée depuis la veille].
Et la
fin,
qui dit qu’elle ne noue pas ainsi a priori pendant Chabat,
vient au sujet de la pièce
qui nécessite un acte accompli la veille de Chabat pour lui retirer son statut de mouqtsé .
Abayé a soulevé la question : que se passe-t-il si une femme use d’un subterfuge et noue autour d’une noix
dans l’intention
de la sortir
afin de la donner
à son jeune fils
pour qu’il la mange
pendant Chabat ?
Dans le chapitre « Tous les écrits » [plus loin, page 120], les Sages ont divergé sur la question de savoir s’il est permis d’user d’un subterfuge au moment de l’incendie et de revêtir tout ce que l’on peut revêtir afin de sauver les vêtements, ou si cela est interdit. La Guemara se demande si le doute concernant la permission d’user d’un subterfuge et de nouer autour d’une noix dépend de cette même discussion.
Et nous disons :
la question se pose selon celui qui dit
qu’en cas d’incendie on
use d’un subterfuge, et elle se pose
également
selon celui qui dit
qu’en cas d’incendie on
n’use pas d’un subterfuge, car il est possible de distinguer et de dire que le subterfuge consistant à nouer autour d’une noix est différent.
La question se pose selon celui qui dit qu’on use d’un subterfuge en cas d’incendie :
peut-être faut-il distinguer, car c’est précisément
là
que les Sages ont permis d’user d’un subterfuge et de sortir [les objets] par le moyen d’un vêtement, parce que
si tu ne lui permets pas
de les sortir ainsi, comme il est affolé pour ses biens,
il en viendra à éteindre
et à transgresser une interdiction de la Torah ;
mais ici, si tu ne lui permets pas
de sortir [la noix] par un subterfuge,
il ne viendra pas la sortir
pour son fils ; peut-être n’ont-ils pas permis une telle manière d’agir ?
Ou peut-être,
faut-il dire l’inverse :
même selon celui qui dit qu’on n’use pas d’un subterfuge en cas d’incendie,
il est possible de distinguer et de dire que c’est précisément
là que telle est la manière de sortir
car les marchands de vêtements sortent de nombreux vêtements en les portant, et c’est pourquoi cela a été interdit ;
mais ici, telle n’est pas la manière de sortir
une noix
de cette manière,
en attachant le vêtement avec elle ;
disons que c’est tout à fait permis
et qu’ils ont permis d’user d’un subterfuge.
Teykou !
Michna :
L’estropiée
dont la jambe a été amputée
sort avec sa prothèse
qui soutient sa jambe et lui permet de marcher [et, en plus de cela, elle a un appui qu’elle tient à la main], puisqu’elle lui sert de chaussure,
telles sont les paroles de Rabbi Meïr.