Version texte de ce daf : original et traduction

Chabbat 157b (קנז:) — le Talmud en français

Chabbat 157b (שבת קנז:): Rav Yehouda dit au nom de Rav : un [sentier] petit était là, entre deux maisons. Et il y avait une impureté là, sur ce sentier. et une jarre fissurée reposait au-dessus des…

Texte original — Chabbat 157b (קנז:)

אמר רבי יהודה אמר רב: הלקטי

[שביל] קטנה

היתה

שם,

בין שני בתים. וטומאה היתה

שם על שביל זה .

וגיגית סדוקה מונחת על גבן

של שני הבתים. והמת היה מונח תחת מקום הסדק. מיהו לא היה ידוע אם יש בסדק שיעור טפח, או לא. ובכותל הבתים הפונה לשביל היה חלון.

וקיימא לן, אם מוטל המת באוהל, באופן שאין לטומאה מקום לצאת דרך מעלה, הרי היא מתפשטת לתוך הבתים שלצד האוהל, דרך החור שבכותל [אם יש בחור שיעור מלוא אגרוף]. וכך הוה בעובדא דהתם. שהגיגית האהילה על המת, ומנעה מטומאתו לצאת דרך מעלה. לפיכך היה לטומאה להכנס לבתים שמצידי השביל, דרך המאור [החלון] שבכותל, ולטמא את כל מה שבתוכם בטומאת אוהל.

ו

כדי למנוע זאת, לפני שיצאה נשמת המת

פקקו את המאור

[החלון שבכותל]

בטפיח

[פך חרס] כשגבו לצד השביל שבו המת. שמאחר שכלי חרס אינו מיטמא מגבו, הרי גבו חוצץ מפני הטומאה.

ולאחר שמת, רצו ליטול את הטפיח מן החלון. אבל חששו שיביאו בכך שוב טומאה לתוך הבית. לכן הוצרכו למדוד את גודל הסדק שבגיגית. שאם היה בסדק שיעור טפח, והמת מונח כנגדו, אין הטומאה מתפשטת לצדדים. אלא היא יוצאת מלמעלה, דרך הפתח ההוא. אבל אם הסדק הוא פחות מפותח טפח, אין הטומאה יוצאת משם. ואם ינטל פקק החלון, תיכנס הטומאה לתוך הבית.

לפיכך, נטלו את המקידה [כלי חרס] שהיה בה שיעור מכוון של טפח על טפח.

וקשרו את

אותה

המקידה

למקל ארוך,

בגמי.

והרימוה כנגד הסדק, לראות אם היא נכנסת לתוכו. ומתוך כך אפשר

לידע אם יש שם

בסדק ש

בגיגית

שיעור

פותח טפח

, ויכולה הטומאה לצאת דרכו ולא תכנס לבית,

אם לאו

.

וקשרו דוקא בגמי, משום שהוא ראוי למאכל בהמה, ואינו מתבטל לכלי להיות קשור בו קשר של קיימא. שהרי סופו לינטל לצורך אכילת הבהמה.

אי נמי, לא הוי קשר של קיימא, משום שכשמתייבש הרי הוא מתנתק מעצמו. רש"י, על פי הרש"ש.

שנינו במתניתין:

ומדבריהם למדנו, שפוקקין ומודדין וקושרין בשבת

.

עולא איקלע לבי ריש גלותא. חזייה לרבה בר רב הונא דיתיב באוונא

[גיגית]

דמיא, וקא משח

[מדד]

ליה

לגודל הגיגית.

אמר ליה: אימר

, הא

דאמרי רבנן

"מודדין בשבת", לא אמרו כן אלא ב

מדידה דמצוה

. כגון לצורך דיני טומאה, או כשרות המקוה. אבל במדידה

ד

היא

לאו

ל

מצוה, מי אמור

דמותר?

אמר ליה

רבה בר רב הונא: אין לי שום צורך במדידה זו.

ומתעסק בעלמא אנא

. ולא אסרו אלא מדידה שיש לו בה צורך.

הדרן עלך פרק מי שהחשיך

וסלקא לה מסכת שבת

Traduction française

Rav Yehouda dit au nom de Rav : un

[sentier] petit

était

là,

entre deux maisons. Et il y avait une impureté

là, sur ce sentier.

et une jarre fissurée reposait au-dessus des deux maisons

des deux maisons. Et le mort était placé sous l’endroit de la fissure. Seulement, on ne savait pas si la fissure avait la mesure d’un téfa’h, ou non. Et, dans le mur des maisons faisant face au sentier, il y avait une fenêtre.

Et nous tenons qu’un mort étant étendu sous une tente, de manière que l’impureté n’ait aucun endroit par où sortir par le haut, elle se répand dans les maisons situées à côté de la tente, par le trou du mur [si le trou a la mesure d’un poing entier]. Ainsi en était-il dans le cas rapporté là-bas. La jarre formait un toit au-dessus du mort et empêchait son impureté de sortir par le haut. Par conséquent, l’impureté devait entrer dans les maisons situées sur les côtés du sentier, par la source de lumière [la fenêtre] du mur, et rendre impur tout ce qui se trouvait à l’intérieur, par l’impureté de la tente.

Et

pour empêcher cela, avant que l’âme du mort ne sorte,

ils bouchèrent la source de lumière

[la fenêtre du mur]

avec un téfa’h

[un pot de terre cuite], le dos tourné vers le sentier où se trouvait le mort. Puisque le dos d’un récipient de terre cuite ne contracte pas l’impureté, son dos faisait donc séparation devant l’impureté.

Après sa mort, ils voulurent retirer le téfa’h de la fenêtre. Mais ils craignirent que cela ne fasse de nouveau entrer l’impureté dans la maison. C’est pourquoi ils durent mesurer la dimension de la fissure de la jarre. En effet, si la fissure avait la mesure d’un téfa’h et que le mort se trouvait en face d’elle, l’impureté ne se répandait pas sur les côtés ; elle sortait par le haut, par cette ouverture. Mais si la fissure était inférieure à une ouverture d’un téfa’h, l’impureté ne sortait pas par là. Et si l’on retirait le bouchon de la fenêtre, l’impureté entrerait dans la maison.

C’est pourquoi ils prirent la mesure [un récipient de terre cuite] qui avait exactement la mesure d’un téfa’h sur un téfa’h.

Et ils attachèrent

la

mesure

à un long bâton,

avec du jonc.

Et ils la soulevèrent en face de la fissure, pour voir si elle y entrait. Et par cela, il était possible

de savoir s’il y avait là

dans la fissure qui se trouvait

dans la jarre

une mesure

d’ouverture d’un téfa’h,

par laquelle l’impureté pouvait sortir et n’entrait pas dans la maison,

ou non.

Et ils l’attachèrent précisément avec du jonc, parce qu’il est propre à la nourriture du bétail et ne devient pas partie intégrante du récipient, de sorte que le lien qui y est attaché ne soit pas un lien durable. En effet, il finira par être retiré pour servir à la nourriture du bétail.

Ou bien, ce n’était pas un lien durable, parce que lorsqu’il sèche, il se détache de lui-même. Rachi, d’après le Rachach.

Nous avons appris dans la Michna :

Et de leurs paroles nous avons appris que l’on bouche, que l’on mesure et que l’on attache le Chabbat.

Oula arriva chez le chef de l’exil. Il vit Rabba bar Rav Houna assis dans une jarre

[de l’eau]

et mesurant

[mesurait]

cela

la dimension de la jarre.

Il lui dit : disons

que ce que

disent les Sages, «

on mesure le Chabbat », ils ne l’ont dit que pour une

mesure de mitsva.

Comme pour les besoins des lois de l’impureté ou de l’aptitude du mikvé. Mais pour une mesure

qui

est

pas

une

mitsva, qui a dit

qu’elle est permise ?

Il lui dit,

Rabba bar Rav Houna : je n’ai aucun besoin de cette mesure.

Je m’en occupe simplement.

Et ils n’ont interdit que la mesure dont on a besoin.

Nous revenons à toi, chapitre « Celui que la tombée de la nuit a surpris »

Et le traité Chabbat s’achève

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