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Sanhédrin 9a (ט.) — le Talmud en français

Sanhédrin 9a (סנהדרין ט.): Ils l'avertirent qu'elle encourrait des malkot, les témoins l'avaient avertie qu'elle deviendrait redevable de la peine de malkot, et non ils ne l'avaient avertie de…

Texte original — Sanhédrin 9a (ט.)

דאתרו בה מלקות,

העדים התרו באשה שתתחייב בעונש מלקות,

ולא

התרו בה

קטלא,

שתתחייב בעונש מיתה. ולכן, היא חייבת רק מלקות. וסובר רבי מאיר, שעונש מלקות נידון בשלשה, ואילו חכמים סוברים, בעשרים ושלשה.

וקמפלגי,

והם חולקים

בפלוגתא דרבי ישמעאל ורבנן,

באותה המחלוקת שנחלקו רבי ישמעאל עם חכמים.

דתנן

במשנתנו:

מכות, נידון בשלשה. משום רבי ישמעאל אמרו

תלמידיו: מלקות נידון

בעשרים ושלשה.

ו.

רבינא אמר,

מדובר במשנתנו, בכגון

שנמצא אחד מן העדים קרוב או פסול. וקמיפלגי

רבי מאיר וחכמים

בפלוגתא דרבי ורבי יוסי,

שנחלקו

אליבא דרבי עקיבא.

רבינא, גם הוא מעמיד את משנתנו, שנחלקו רבי מאיר וחכמים אם האשה חייבת מיתה. ומדובר בה בכגון שהיו שלשה או ארבעה עדים מעידים עליה שזינתה, ונמצא אחד מן העדים שהוא פסול לעדות, או מטעם שהוא קרוב או מטעם שהוא מן הפסולין לעדות [שדינם מבואר בפרק זה בורר].

רבי מאיר סובר כדעת האומר, נמצא אחד מהן קרוב או פסול, כל העדות בטלה, ולכן לא יהרגו את האשה, אלא רק יפטרו את הבעל מתשלום דמי הכתובה. ולכן הנידון הוא דין בדיני ממונות, ומספיק לכך שלשה. ואילו חכמים סוברים כדעת האומר עדותם של שאר העדים כשרה, ויהרגו את האשה, ולכן צריכים עשרים ושלשה, כדין של דיני נפשות.

דתנן,

שנינו במשנה במסכת מכות [ה ב]:

נאמר בתורה "על פי שנים עדים או שלשה עדים יומת המת". ודרשו חכמים, אם מתקיימת העדות בשנים - למה פרט לך הכתוב בשלשה? רבי שמעון אומר, להקיש שלשה לשנים: מה שנים, אינן נהרגין עד שיהיו שניהן זוממין. אף שלשה, אין נהרגין עד שיהיו שלשתן זוממין. ומנין אפילו מאה? תלמוד לומר "עדים".

והיינו, שאם מזימין רק חלק מן העדים, הרי על אף שהעדות בטלה, בכל זאת אין מענישין אותם את העונש של "ועשיתם לו כאשר זמם לעשות לאחיו".

רבי עקיבא אומר: לא בא השלישי,

הפסוק שנאמר "שלשה", לא בא להקל. דהיינו, לא צריך ללמדנו דין זה, כי ממילא היינו יודעים זאת, שהרי כל העדים הם כת אחת, והתורה, שכתבה בדיני עדים זוממין "והנה עד שקר העיד באחיו", התכוונה לכל הכת.

אלא

בא הכתוב הזה

להחמיר עליו,

על העד השלישי,

ולעשות דינו כיוצא באלו.

שלא תאמר, הואיל וגם בלעדו היתה העדות מתקיימת, לא יענישו אותו אם הוזמו כולם. ובא הפסוק ללמדך, שנענש גם הוא יחד אתם בעונש עדים זוממין, מפני שהוא נהיה טפל לעוברי עבירה.

ומוסיף רבי עקיבא ללמדנו דברי מוסר:

אם כן

[אם כך]

ענש הכתוב את הניטפל לעוברי עבירה,

שהוא נענש

כעוברי עבירה

-

על אחת כמה וכמה, שישלם

הקב"ה

שכר את הניטפל לעושה מצוה כעושה מצוה

, שהרי מדה טובה מרובה ממדת פורעניות.

ואיזה דין לומדים ממה שכתבה התורה "על פי שנים או שלשה"? על כך המשיך ואמר רבי עקיבא:

ומה,

כמו

שנים

עדים, אם

נמצא אחד מהן קרוב או פסול, עדותן בטלה,

שהרי אין כאן שני עדים -

אף שלשה,

אם

נמצא אחד מהן קרוב או פסול,

הרי למרות שנשארו שנים כשרים, בכל זאת

עדותן בטלה.

ומנין שאפילו מאה עדים

שנמצא אחד מהן קרוב או פסול, עדותן של כולם בטלה, אף שתשעים ותשעה עדים הם כשרים?

תלמוד לומר

"

עדים".

ללמדנו שבכל מספר של עדים, הם נחשבים כולם כת אחת של עדים, ולכן, אם התבטלה מקצתה, בטלה כולה.

ונחלקו רבי יוסי ורבי בפירוש הדרשה שדרש רבי עקיבא:

אמר רבי יוסי: במה דברים אמורים,

שכאשר נמצא אחד מהן קרוב או פסול, עדותן בטלה -

בדיני נפשות,

כי בהם יש לנו לחזר על כל צד כדי לזכות את הנאשם ולבטל את העדות, משום שהתורה אמרה "והצילו העדה".

אבל בדיני ממונות,

אם באו שלשה עדים או יותר, ונמצא אחד מהן קרוב או פסול, אין העדות כולה בטלה, אלא

תתקיים

העדות בשאר

העדים.

רבי אומר: אחד דיני ממונות ואחד דיני נפשות,

אם נמצא אחד מהם קרוב או פסול - עדותם של כולם בטלה.

ואימתי,

באיזה אופן אמרנו שבדיני נפשות עדותם בטלה?

בזמן שהתרו בהן,

שהקרוב או הפסול הצטרפו עם העדים בהתראת עוברי העבירה, ובזה הם גילו דעתם שהם מצטרפים להיעשות עדים, ולכן כל העדות בטלה.

אבל בזמן שלא התרו בהן,

אם הפסולין לא התרו בעוברי העבירה, אלא שתקו, ורק העדים הכשרים התרו בהם, אין הפסולים מצטרפים לעדות, ולכן, אם יש שני עדים כשרים בלעדיהם, תתקיים העדות בהם.

Traduction française

Ils l'avertirent qu'elle encourrait des malkot,

les témoins l'avaient avertie qu'elle deviendrait redevable de la peine de malkot,

et non

ils ne l'avaient avertie

de ketila,

qu'elle deviendrait redevable de la peine de mort. C'est pourquoi, elle n'est redevable que des malkot. Et Rabbi Meir soutient que la peine des malkot se juge par trois, alors que les Sages soutiennent par vingt-trois.

Et ils divergent,

et ils diffèrent

dans la controverse de Rabbi Ishmaël et des Rabbins,

dans la même dispute où Rabbi Ishmaël s'est opposé aux Sages.

Car il est enseigné

dans notre Michna:

Les malkot se décident par trois. Car Rabbi Ishmaël a dit

ses disciples: la peine des malkot se décide

par vingt-trois.

et

Rabina dit,

il s'agit de notre Michna, comme

lorsqu'il est trouvé qu'un des témoins est proche ou disqualifié. Et Rabbi Meir et les Sages diffèrent

sur ce point

dans la controverse de Rabbi et Rabbi Yossi,

qui se sont partagés

selon l'opinion de Rabbi Akiva.

Rabina, lui aussi, pose notre Michna, qui expose la divergence entre Rabbi Meir et les Sages sur la question de savoir si la femme est redevable de la mort. Et il est question d'elle dans le cas où trois ou quatre témoins attestent qu'elle a fauté, et qu'il est trouvé que l'un des témoins est disqualifié pour témoignage, soit parce qu'il est proche, soit parce qu'il fait partie des disqualifiés [dont la loi est exposée au présent chapitre].

Rabbi Meir soutient comme celui qui dit : si l'un d'eux est trouvé proche ou disqualifié, tout le témoignage est nul, et par conséquent on ne mettra pas la femme à mort, mais l'on dégagera le mari du paiement du montant de la ketouba. Par conséquent l'affaire relève des lois de mamonot et trois suffisent à cela. Tandis que les Sages soutiennent comme celui qui dit que le témoignage des autres est valide et qu'ils mettront la femme à mort ; par conséquent ils requièrent vingt-trois, selon la loi des affaires de nefashot.

Car il est enseigné,

que nous apprenons dans la Michna dans la masekhet Makot (5b):

Il est dit dans la Torah "sur la déposition de deux témoins ou de trois témoins le coupable mourra". Et les Sages dérashèrent : si le témoignage est accompli par deux — pourquoi le verset a-t-il distingué par trois ? Rabbi Shimon dit, pour rapprocher trois à deux : qu'en est-il de deux, ils ne sont pas condamnés tant qu'ils ne deviennent pas tous deux zomemin. Ainsi trois, ils ne sont pas condamnés tant que les trois ne deviennent pas zomemin. Et d'où même cent ? Il faut dire "témoins".

C'est-à-dire que si une partie seulement des témoins complote, alors même si le témoignage est annulé, on ne les punit pas de la peine "tu leur feras comme ils ont comploté de faire à leur prochain".

Rabbi Akiva dit : le troisième n'est pas venu pour alléger,

le verset qui dit "trois" n'est pas venu pour alléger ; c'est-à-dire, il n'avait pas besoin de nous enseigner cette loi, car de toute façon nous le saurions, puisque tous les témoins sont une seule écriture, et la Torah, qui a écrit au sujet des témoins zomemin "et voici qu'un témoin faussé a déclaré au sujet de son prochain", a entendu toute l'écriture.

Mais

ce verset est venu

pour alourdir à son égard,

à l'égard du troisième témoin,

et pour établir son sort comme sort des autres.

Ne dis pas : puisque même isolément le témoignage se maintenait, on ne le punira pas si tous complotèrent. Mais le verset est venu t'enseigner qu'on punit aussi celui qui s'est joint à eux par la peine des témoins zomemin, parce qu'il est devenu accessoire aux transgresseurs.

Et Rabbi Akiva ajoute pour nous enseigner des paroles de morale :

Ainsi,

[si donc]

la Torah punit celui qui se joint aux transgresseurs,

qu'il est puni,

comme transgresseur —

à plus forte raison, Celui‑ci, le Tout‑Puissant, rémunérera

le Tout‑Puissant

celui qui se joint au faiseur de mitsva comme faiseur de mitsva —

car la mesure du bien est supérieure à la mesure du châtiment.

Et quelle loi apprenons‑nous de ce que la Torah a écrit "sur la déposition de deux ou de trois" ? À ce sujet Rabbi Akiva continua et dit :

Et que,

comme

deux

témoins, si

l'un d'eux s'avère proche ou disqualifié, leur témoignage est nul,

puisqu'il n'y a pas ici deux témoins —

ainsi trois,

si

l'un d'eux s'avère proche ou disqualifié,

alors malgré qu'il reste deux valides,

leur témoignage est annulé.

Et d'où même cent témoins,

si l'on trouve qu'un d'entre eux est proche ou disqualifié, le témoignage de tous est nul, bien que quatre‑vingt‑dix‑neuf soient valides ?

Il est dit dans le verset "témoins".

"Témoins".

pour nous enseigner que quel que soit le nombre de témoins, ils sont tous considérés comme une seule écriture de témoins, et par conséquent, si une partie d'entre eux est annulée, tout est annulé.

Et Rabbi Yossi et Rabbi diffèrent dans l'explication de la dérasha que Rabbi Akiva a déduite :

Rabbi Yossi dit : Dans quel cas ces paroles s'appliquent,

c'est lorsque l'on trouve qu'un d'eux est proche ou disqualifié, et leur témoignage est nul —

dans les affaires de nefashot,

car en ces matières nous avons à faire tous les efforts possibles de part et d'autre afin d'acquitter l'accusé et d'annuler le témoignage, puisque la Torah a dit "et l'assemblée des témoins [doit être sauvée]".

Mais en mamonot,

si sont venus trois témoins ou plus, et qu'il soit trouvé que l'un d'eux est proche ou disqualifié, toute la déposition n'est pas annulée, mais

la déposition persiste

chez les autres

témoins.

Rabbi dit : une chose est pour les mamonot et une autre pour les nefashot,

si l'un d'eux s'avère proche ou disqualifié — leur témoignage à tous est nul.

Et quand,

de quelle manière avons‑nous dit qu'en nefashot leur témoignage est nul? leur témoignage est annulé

au moment où on les a avertis,

c'est‑à‑dire que le proche ou le disqualifié s'est joint avec les témoins dans l'avertissement des transgresseurs, et par cela ils ont manifesté leur intention de se joindre pour devenir témoins, et c'est pourquoi tout le témoignage est annulé.

Mais au moment où on ne les a pas avertis,

si les disqualifiés ne se sont pas joints à l'avertissement des transgresseurs, mais sont restés silencieux, et seuls les témoins valides les ont avertis, les disqualifiés ne se joignent pas à la déposition ; et ainsi, s'il y a deux témoins valides sans eux, leur témoignage persiste.

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