Version texte de ce daf : original et traduction
Pessa'him 109b (קט:) — le Talmud en français
Pessa'him 109b (פסחים קט:): Et combien sont-ils ? — Une coudée sur une coudée, sur une hauteur de trois coudées, car telle est la mesure du corps humain. Et les Sages ont évalué la mesure de l’eau…
Texte original — Pessa'him 109b (קט:)
וכמה הן? -
אמה על אמה, ברום שלש אמות,
שזה שיעור גוף האדם.
ושיערו חכמים שיעור מי מקוה
לפי החשבון הזה, שהם
ארבעים סאה.
ולפי אותו יחס, אצבעיים על אצבעיים ברום אצבעים, וחצי אצבע, וחומש אצבע, מכילים רביעית הלוג.
וכך הוא החשבון:
אמה = ששה טפחים.
טפח = ארבע אצבעות.
נמצאו באמה עשרים וארבע אצבעות.
סאה = ששה קבין.
קב = ארבעה לוגין.
נמצאו בסאה = עשרים וארבעה לוגין.
נחלק תחילה את הגובה של שלש אמות [שהם שבעים ושתים אצבעות] לשש עשרה.
הרי לכל חלק, ארבע וחצי אצבעות.
ובמקביל נחלק גם את ארבעים הסאה לשש עשרה.
ונקבל שתים וחצי סאה.
זאת אומרת, שארבע וחצי אצבעות גובה [בריבוע של אמה על אמה] מכילים שתים וחצי סאה.
ועתה נקח את ארבע וחצי האצבעות ונחלקם לחמישיות אצבע.
ונקבל עשרים ושתים וחצי "חמישיות אצבע" [ארבע = עשרים חמישיות. חצי = שתים וחצי חמישיות].
נחלק את העשרים ושתים וחצי האצבעות לחמשה חלקים.
ונקבל בכל חלק ארבע וחצי חמישיות אצבע.
במקביל נחלק גם את השתים וחצי סאה לחמש. ונקבל חצי סאה.
נכפיל הכל פי שלש.
נקבל שלש עשרה וחצי חמישיות אצבע גובה [ברבוע של אמה על אמה] שמכילים סאה וחצי, שהם שלשים וששה לוגין.
עתה נחלק את הריבוע של אמה על אמה לריבועים של טפח על טפח.
נקבל שלשים וששה ריבועים.
במקביל נחלק גם את השלשים וששה לוגין לשלשים ושש.
נמצא שכל ריבוע של טפח על טפח [בגובה שלש עשרה וחצי חמישיות אצבע] מכיל לוג אחד.
נחלק את משטח הריבוע הזה לארבעה.
נקבל בכל חלק מהמשטח אצבעיים על אצבעיים [כל טפח הוא ארבע אצבעות] בגובה שלש עשרה וחצי חמישיות אצבע.
במקביל נחלק גם את הלוג לארבעה.
נקבל רביעית הלוג.
לסיכום: ריבוע של אצבעיים על אצבעיים בגובה שלש עשרה וחצי חמישיות אצבע, שהם אצבעיים [עשרה חומשים], וחצי אצבע [שתים וחצי חומשים], וחומש אצבע - מכילים רביעית הלוג!
אמר רב אשי: אמר לי רבין בר חיננא: שולחן של מקדש
שעשה משה -
של פרקים הוה.
שהיה השולחן מתפרק לשנים באורך.
דאי סלקא דעתך הדוקי הוה מיהדק
, שאינו מתפרק, הרי מדות השולחן הם: אמתיים ארכו, ואמה רחבו, ואמה וחצי קומתו. ואם כן, כאשר נטמא השולחן האיך היו מטבילים אותו?
שהרי המקוה שהיתה בעזרה היתה אמה על אמה בריבוע.
ואם כן,
אמתא
של רוחב השולחן
באמתא
של רוחב המקוה
היכי מטבליה?
שאי אפשר לדחוק אחד בתוך השני.
אלא ודאי השולחן היה מתפרק לאורכו לשנים, וכל חלק היה רחב רק חצי אמה.
[וגם הרגלים היו מתפרקות מהשולחן. והיו מטבילין את דף השולחן בנפרד, וגובה המקוה היה יותר מאורך השולחן].
ודחינן:
מאי קושיא?
דילמא בים,
מקוה גדולה
שעשה שלמה
במקדש לצורך טבילת הכהנים,
הוה מטביל ליה
לשולחן. ולעולם לא היה מתפרק.
דתני רבי חייא: ים שעשה שלמה
היה
מחזיק
מכיל מים בשיעור
מאה וחמשים מקוה טהרה
, שהיה בו מים בשיעור מאה וחמשים מקואות, כאשר שיעור המים בכל מקוה הוא ארבעים סאה.
שנינו במשנה:
ולא יפחתו לו מארבעה
כוסות של יין.
והוינן בה:
היכי מתקני רבנן מידי דאתי בה לידי סכנה?
שכל דבר שהוא "זוג" יש בו משום סכנה.
והתניא: לא יאכל אדם תרי
שנים מסוג מאכל אחד, והוא הדין ארבעה או כל מספר זוגי אחר.
ולא ישתה תרי, ולא יקנח תרי
פעמיים,
ולא יעשה צרכיו
תשמיש
תרי.
ומתרצינן:
אמר רב נחמן: אמר קרא
בליל פסח
"ליל שמורים".
ודרשינן:
ליל המשומר ובא מן המזיקין!
הלכך אין לחשוש באותו לילה לזוגות.
רבא אמר: כוס של ברכה
של ברכת המזון שהוא כוס שלישי
מצטרף לטובה.
כגון אם שתה שתי כוסות מלבדו, הוא מצטרף לבטל את הזוגות.
ואינו מצטרף לרעה
להשלים לזוגות. כגון הכא, שמלבדו יש רק שלש, הוא אינו מצטרף שיחשב על ידו לזוגות.
Traduction française
Et combien sont-ils ? —
Une coudée sur une coudée, sur une hauteur de trois coudées,
car telle est la mesure du corps humain.
Et les Sages ont évalué la mesure de l’eau d’un mikvé
selon ce calcul, à savoir
quarante séa.
Et selon cette même proportion, deux doigts sur deux doigts, sur une hauteur de deux doigts, plus un demi-doigt et un cinquième de doigt, contiennent un quart de log.
Et voici le calcul :
Une coudée = six palmes.
Une palme = quatre doigts.
Il se trouve donc qu’une coudée contient vingt-quatre doigts.
Une séa = six qab.
Un qab = quatre log.
Il se trouve donc qu’une séa contient vingt-quatre log.
Divisons d’abord la hauteur de trois coudées [qui sont soixante-douze doigts] en seize.
Il y a donc, pour chaque part, quatre doigts et demi.
De même, divisons les quarante séa en seize.
Nous obtiendrons deux séa et demie.
C’est-à-dire que quatre doigts et demi de hauteur [dans un carré d’une coudée sur une coudée] contiennent deux séa et demie.
À présent, prenons les quatre doigts et demi et divisons-les en cinquièmes de doigt.
Nous obtiendrons vingt-deux « cinquièmes de doigt » et demi [quatre = vingt cinquièmes ; un demi = deux cinquièmes et demi].
Divisons les vingt-deux doigts et demi en cinq parties.
Nous obtiendrons dans chaque partie quatre cinquièmes de doigt et demi.
De même, divisons les deux séa et demie par cinq. Nous obtiendrons une demi-séa.
Multiplions le tout par trois.
Nous obtiendrons treize cinquièmes de doigt et demi de hauteur [dans un carré d’une coudée sur une coudée], qui contiennent une séa et demie, soit trente-six log.
À présent, divisons le carré d’une coudée sur une coudée en carrés d’une palme sur une palme.
Nous obtiendrons trente-six carrés.
De même, divisons les trente-six log par trente-six.
Il s’ensuit que chaque carré d’une palme sur une palme [sur une hauteur de treize cinquièmes de doigt et demi] contient un log.
Divisons la surface de ce carré en quatre.
Nous obtiendrons dans chaque partie de la surface deux doigts sur deux doigts [chaque palme étant de quatre doigts], sur une hauteur de treize cinquièmes de doigt et demi.
De même, divisons le log en quatre.
Nous obtiendrons un quart de log.
En résumé : un carré de deux doigts sur deux doigts, sur une hauteur de treize cinquièmes de doigt et demi, qui sont deux doigts [dix cinquièmes], un demi-doigt [deux cinquièmes et demi] et un cinquième de doigt, contient un quart de log !
Rav Achi dit : Ravin bar ‘Hinena m’a dit : la table du Temple
que Moché avait faite
était démontable.
La table se démontait en deux dans le sens de la longueur.
Car, si tu penses qu’elle était solidement fixée, puisqu’elle ne se démontait pas, les dimensions de la table étaient les suivantes : deux coudées de longueur, une coudée de largeur et une coudée et demie de hauteur. Dès lors, lorsque la table devenait impure, comment l’immergeait-on ?
En effet, le mikvé qui se trouvait dans le parvis était un carré d’une coudée sur une coudée.
Et dès lors,
la coudée
de largeur de la table
dans la coudée
de largeur du mikvé,
comment l’immergeait-on ?
Car il était impossible de faire entrer l’une dans l’autre.
Mais, à n’en pas douter, la table se démontait en deux dans sa longueur, et chaque partie n’avait qu’une demi-coudée de largeur. [
Et les pieds aussi se démontaient de la table. On immergeait la plaque de la table séparément, et la hauteur du mikvé était supérieure à la longueur de la table.]
Et nous repoussons :
quelle est la difficulté ?
Peut-être était-ce dans la Mer,
le grand bassin
que Salomon avait fait
dans le Temple pour l’immersion des cohanim,
qu’on l’immergeait,
la table. Et, en réalité, elle ne se démontait pas.
Car Rabbi ‘Hiyya enseignait : la Mer que Salomon avait faite
était
capable de contenir
de l’eau dans la mesure de
cent cinquante mikvaot de pureté,
car elle contenait de l’eau dans la mesure de cent cinquante mikvaot, la mesure de l’eau dans chaque mikvé étant de quarante séa.
Nous avons appris dans la Michna :
et on ne lui en donnera pas moins de quatre
coupes de vin.
Et nous avons objecté à ce sujet :
comment les Sages ont-ils pu instituer une chose qui conduirait à un danger ?
Car toute chose qui est en paire comporte un danger.
Or il est enseigné dans une baraïta : qu’un homme ne mange pas deux
aliments du même genre, et il en va de même pour quatre ou pour tout autre nombre pair.
Qu’il ne boive pas deux fois, qu’il ne s’essuie pas deux fois,
deux fois,
et qu’il ne fasse pas ses besoins
— des relations conjugales —
deux fois.
Et nous répondons :
Rav Na’hman dit : l’Écriture dit,
au sujet de la nuit de Pessa’h,
« nuit de garde ».
Et nous l’interprétons ainsi :
une nuit gardée et préservée des nuisibles !
C’est pourquoi, cette nuit-là, il n’y a pas lieu de craindre les paires.
Rava dit : la coupe de la bénédiction
de la bénédiction après le repas, qui est la troisième coupe,
s’ajoute pour le bien.
Par exemple, s’il a bu deux coupes en dehors de celle-ci, elle s’ajoute pour annuler la paire.
Mais elle ne s’ajoute pas pour le mal,
pour compléter une paire. Par exemple ici, puisqu’en dehors d’elle il n’y en a que trois, elle ne s’ajoute pas pour que, par son intermédiaire, elles soient considérées comme une paire.