Version texte de ce daf : original et traduction
Pessa'him 104b (קד:) — le Talmud en français
Pessa'him 104b (פסחים קד:): Et nous concluons : Et la halakha n'est pas comme lui ! car on ne conclut pas par deux [formules]. Oula arriva à Poumbedita. Rav Yéhouda dit à Rav Its'hak, son fils : Va…
Texte original — Pessa'him 104b (קד:)
ומסקינן:
ולית הלכתא כוותיה!
לפי שאין חותמין בשתים.
עולא איקלע לפומבדיתא.
אמר ליה רב יהודה לרב יצחק בריה: זיל אמטי ליה
, לך והבא לעולא
כלכלה
סלסלה
דפירי, וחזי היכי אבדיל
. ועל ידי כן תוכל להתבונן כיצד הוא מבדיל.
לא אזל
רב יצחק בעצמו, אלא
שדר ליה לאביי
במקומו שילך לעולא.
כי אתא אביי
בחזרה,
אמר ליה
רב יצחק:
היכי אמר
עולא?
אמר ליה
אביי:
ברוך המבדיל בין קודש לחול אמר, ותו לא
. זו היתה כל הבדלתו, ולא אמר בה שאר הבדלות.
אתא
רב יצחק
לקמיה דאבוה
, רב יהודה.
אמר ליה
רב יהודה לבריה:
היכי אמר
עולא?
אמר ליה
רב יצחק:
אנא לא אזלי
, אלא
אנא שדריתיה לאביי
אל עולא,
ואמר לי
שכך אמר עולא:
המבדיל בין קודש לחול
בלבד.
אמר ליה
רב יהודה לרב יצחק בנו:
רברבנותיה דמר וסררותיה דמר
, כלומר רברבנותך וסררנותך שלא הלכת בעצמך -
גרמא ליה למר דלא תימא שמעתיה מפומיה
.
שלא יאמרו שמועה זו של עולא משמך אלא משמו של אביי. והרי אמרו שכל תלמיד חכם שאומרים דבר שמועה מפיו שפתיו דובבות בקבר.
מיתיבי
: תניא:
כל הברכות כולן, פותח בברוך, וחותם בהן בברוך
, שיש בהם פתיחה וחתימה.
חוץ מברכת
ה
מצות
כגון להתעטף בציצית ועל נטילת לולב,
וברכת הפירות, וברכה הסמוכה לחבירתה
, כגון ברכות של שמונה עשרה,
וברכה אחרונה שבקרית שמע
.
[ואף על פי שקריאת שמע מפסיקה בין הברכות שלפניה ושלאחריה, בכל זאת נחשבת הברכה שלאחריה כברכה הסמוכה לברכה שלפני קריאת שמע, לפי שצריך לסמוך את ברכת "אמת ויציב" [או "אמת ואמונה" בערבית] לסוף קריאת שמע. הלכך הן נחשבות כברכה אריכתא אחת].
שיש מהן
ש
פותח
בהן
בברוך ואין חותם
בהן
בברוך
. כגון ברכת המצות וברכת הפירות, שהן ברכות קצרות, ולפיכך אין בהן אלא רק פתיחה בלבד.
ויש מהן שחותם בברוך ואין פותח בברוך
. כגון ברכה הסמוכה לחבירתה, שאינה פותחת בברוך כי הברכה הקודמת שנפתחה בברוך פוטרתה מכך.
והטוב והמטיב
, שהיא הברכה הרביעית בברכת המזון, אעפ"י שהיא סמוכה לחבירתה, לברכה הראשונה של ברכת המזון, שפותחת בברוך, מכל מקום גם היא
פותח בברוך
, כיון שהיא ברכה בפני עצמה, שניתקנה כהודאה על הרוגי ביתר [שאומר בה "הטוב" על כך שניתנו לקבורה, "והמטיב" שלא הסריחו].
ואינו חותם
בה
בברוך
, אעפ"י שאנו מאריכין בה קצת. כי מכל מקום, כולה הודאה אחת היא, והרי היא כברכת המצות והפירות.
Traduction française
Et nous concluons :
Et la halakha n'est pas comme lui !
car on ne conclut pas par deux [formules].
Oula arriva à Poumbedita.
Rav Yéhouda dit à Rav Its'hak, son fils : Va lui apporter
va apporter à Oula
une corbeille
un panier
de fruits, et regarde comment il fait la havdala.
Ainsi, tu pourras observer comment il fait la havdala.
Il n'alla pas
Rav Its'hak lui-même, mais
il envoya Abayé
à sa place, afin qu'il aille auprès d'Oula.
Lorsque Abayé revint
à son retour,
il lui dit
Rav Its'hak :
Comment a-t-il dit
Oula ?
Il lui dit
Abayé :
Il a dit : « Béni soit Celui qui distingue entre le sacré et le profane », et rien de plus.
Telle fut toute sa havdala, et il n'y prononça pas les autres distinctions.
Rav Its'hak vint
Rav Its'hak
devant son père
Rav Yéhouda.
Il lui dit
Rav Yéhouda à son fils :
Comment a-t-il dit
Oula ?
Il lui dit
Rav Its'hak :
Moi, je ne suis pas allé,
mais
moi, j'ai envoyé Abayé
auprès d'Oula,
et il m'a dit
qu'Oula avait dit ceci :
« Celui qui distingue entre le sacré et le profane »
seulement.
Rav Yéhouda lui dit
Rav Yéhouda à son fils Rav Its'hak :
La morgue de monsieur et l'entêtement de monsieur,
c'est-à-dire ta morgue et ton entêtement, puisque tu n'es pas allé toi-même,
ont fait que monsieur n'a pas entendu l'enseignement de sa propre bouche.
Ainsi, on ne dira pas que cet enseignement d'Oula vient de toi, mais qu'il vient d'Abayé. Or ils ont dit que tout érudit de la Torah dont on rapporte un enseignement, ses lèvres remuent dans la tombe.
Meytivi :
Il est enseigné dans une baraïta :
Toutes les bénédictions commencent par « Béni » et se concluent par « Béni »,
c'est-à-dire qu'elles comportent une ouverture et une conclusion.
À l'exception de la bénédiction des
la
mitsvot
comme [la bénédiction] de s'envelopper de tsitsit et celle de la prise du loulav,
de la bénédiction des fruits, et de la bénédiction qui est contiguë à sa précédente,
comme les bénédictions de la Amida,
et de la dernière bénédiction de la lecture du Chema.
[Bien que la lecture du Chema interrompe entre les bénédictions qui la précèdent et celles qui la suivent, néanmoins, la bénédiction qui la suit est considérée comme une bénédiction contiguë à celle qui précède la lecture du Chema, car il faut joindre la bénédiction « Vrai et certain » [ou « Vrai et foi » le soir] à la fin de la lecture du Chema. C'est pourquoi elles sont considérées comme une seule bénédiction prolongée].
Il y en a qui
qui
commencent
par elles
par « Béni » et ne se concluent pas
par elles
par « Béni ».
Telles sont, par exemple, la bénédiction des mitsvot et la bénédiction des fruits, qui sont des bénédictions courtes ; c'est pourquoi elles ne comportent qu'une ouverture.
Et il y en a qui se concluent par « Béni » et ne commencent pas par « Béni ».
Telle est, par exemple, la bénédiction qui est contiguë à sa précédente : elle ne commence pas par « Béni », car la bénédiction précédente, qui a commencé par « Béni », l'en dispense.
« Et le Bon et Celui qui fait le bien »,
qui est la quatrième bénédiction de la bénédiction après le repas, bien qu'elle soit contiguë à sa précédente, à la première bénédiction de la bénédiction après le repas, qui commence par « Béni », néanmoins, elle aussi
commence par « Béni »,
puisqu'elle est une bénédiction indépendante, instituée comme action de grâce pour les martyrs de Béter [où l'on dit « le Bon » pour le fait qu'ils furent ensevelis, et « Celui qui fait le bien » pour le fait qu'ils ne se décomposèrent pas].
Et elle ne se conclut pas
par elle
par « Béni »,
bien que nous la prolongions quelque peu. Car, malgré tout, elle est entièrement une seule action de grâce, et elle est donc comme la bénédiction des mitsvot et la bénédiction des fruits.