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Pessa'him 100b (ק:) — le Talmud en français

Pessa'him 100b (פסחים ק:): : N’est-ce pas ainsi ? Or Rav Taḥlifa bar Avdimi a dit au nom de Chmouel : de même qu’on interrompt pour le kiddouch de même on interrompt pour la havdala ! Car, s’ils…

Texte original — Pessa'him 100b (ק:)

ומקשינן:

איני?

והא אמר רב תחליפא בר אבדימי אמר שמואל: כשם שמפסיקין

לקידוש

כך מפסיקין להבדלה!

שאם היו סועדים סעודת שבת סמוך למוצאי שבת והגיע הלילה צריכים להפסיק ולהבדיל.

ומבארת הגמרא:

מאי "מפסיקין"?

לאו,

האם לא

לעקירת שולחן!

שצריכים להפסיק לגמרי ולברך ברכת המזון.

וקשיא לרב יהודה דאמר משמיה דשמואל דסגי בפריסת מפה.

ומתרצינן:

לא!

אלא "מפסיקין" היינו

ל

פרוס

מפה

ולקדש, וכן להבדיל, ואח"כ ממשיך בסעודתו.

רבה בר רב הונא איקלע לבי ריש גלותא. אייתו תכא קמיה

, הביאו שולחן לפניו לאחר שחזר מבית הכנסת בליל שבת.

פרס מפה

על הפת

וקידש

.

כי לכתחילה אין להביא כלל את הפת אלא רק לאחר קידוש כדלקמן. והטעם, כדי שיראה לכל שהסעודה באה לכבוד שבת. ואם הביאו קודם את הפת צריך לכסותו, והרי הוא כאילו אינו נמצא.

תניא נמי הכי

: אעפ"י שנחלק רבי יוסי על רבי יהודה שאם התחיל בסעודה קודם השבת אין צריך להפסיק עם כניסת השבת, מכל מקום מודה הוא

ש

לכתחילה

אין מביאין את השולחן, אלא אם כן קידש

. ואעפ"י שאין מתכוונים לאכול אלא רק אחר הקידוש.

ואם הביא, פורס מפה ומקדש.

תני חדא: שוין

רבי יהודה ורבי יוסי, שנחלקו בין לענין התחלת סעודה בערב שבת מן המנחה ולמעלה, ובין לענין הפסקה כשקידש היום, שוין הם

שאין מתחילין

לאכול סמוך למנחה.

ותניא אידך: שוין שמתחילין.

והוינן בה:

בשלמא הא דתניא

"שוין שאין מתחילין"

-

משכחת לה בערב הפסח

, כדאמרינן לעיל שרבי יוסי מודה בערב פסח שאסור להתחיל לאכול סמוך למנחה.

אלא, הא דתניא

"שוין שמתחילין

תיקשי:

אימת

קמיירי?

אי נימא בערב שבת

-

הא מיפלג פליגי

. שהרי רבי יהודה אוסר להתחיל סמוך למנחה אף בערב שבת!

לא קשיא

:

כאן, קודם תשעה

שעות, כולן שוין שמתחילין לאכול.

כאן לאחר תשעה

שעות, שאז נחלקו רבי יהודה ורבי יוסי האם מותר להתחיל בערב שבת ויום טוב.

ומבארת עתה הגמרא את המנהג לקדש בבית הכנסת.

אותם בני אדם שקידשו בבית כנסת

, שהיו נוהגין שהשליח ציבור היה מקדש בבית כנסת בליל שבת ויו"ט:

אמר רב: ידי

ברכת ה

יין לא יצאו

, ואם רוצים לשתות יין אח"כ בביתם צריכים לברך שוב בורא פרי הגפן, לפי שאינם יוצאים בברכת היין שבבית הכנסת, שהרי עקרו ממקומן, והוי ליה היסח הדעת.

אבל

ידי קידוש יצאו

אעפ"י שהם אינם אוכלים בבית כנסת. היות ואין צורך שהקידוש יהא במקום סעודה.

Traduction française

:

N’est-ce pas ainsi ?

Or Rav Taḥlifa bar Avdimi a dit au nom de Chmouel : de même qu’on interrompt

pour le kiddouch

de même on interrompt pour la havdala !

Car, s’ils prenaient le repas de Chabbat à l’approche de la sortie de Chabbat et que la nuit arrivait, ils devaient interrompre et faire la havdala.

:

Que signifie : « on interrompt » ?

N’est-ce pas

:

pour retirer la table !

Car ils doivent interrompre complètement et réciter la bénédiction après le repas.

Cela pose difficulté à Rav Yehouda, qui a dit au nom de Chmouel qu’il suffit de recouvrir la table d’une nappe.

:

Non !

Mais « on interrompt » signifie

poser

la nappe

et réciter le kiddouch, et de même faire la havdala, puis il poursuit son repas.

Rabba bar Rav Houna arriva chez le Roch Galouta. On apporta une table devant lui,

on lui apporta une table après son retour de la synagogue, le vendredi soir.

Il posa une nappe

sur le pain

et récita le kiddouch.

Car, a priori, il ne faut pas apporter le pain du tout, mais seulement après le kiddouch, comme il sera exposé plus loin. La raison en est que tous voient que le repas vient en l’honneur du Chabbat. Et s’ils ont apporté auparavant le pain, ils doivent le couvrir, et c’est comme s’il ne se trouvait pas là.

Il est également enseigné ainsi :

bien que Rabbi Yossi soit en désaccord avec Rabbi Yehouda, en disant que si l’on a commencé le repas avant Chabbat, il n’est pas nécessaire d’interrompre à l’entrée de Chabbat, il reconnaît néanmoins

a priori

qu’on n’apporte pas la table, à moins d’avoir récité le kiddouch.

Et cela, bien que l’on n’ait l’intention de manger qu’après le kiddouch.

Et s’il l’a apportée, il pose une nappe et récite le kiddouch.

Un enseignement dit : ils sont d’accord

Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi, qui sont en désaccord tant au sujet du commencement du repas la veille de Chabbat, depuis l’heure de la min’ha et au-delà, qu’au sujet de l’interruption lorsque le jour s’est sanctifié, sont d’accord

qu’on ne commence pas

à manger à l’approche de la min’ha.

Et un autre enseignement enseigne : ils sont d’accord pour commencer.

Et nous nous interrogeons à ce sujet :

Certes, ce qui est enseigné

« ils sont d’accord pour ne pas commencer » —

on peut le trouver à la veille de Pessa’h,

comme nous l’avons dit plus haut : Rabbi Yossi reconnaît qu’à la veille de Pessa’h, il est interdit de commencer à manger à l’approche de la min’ha.

Mais ce qui est enseigné

« ils sont d’accord pour commencer

pose difficulté :

quand

cela est-il dit ?

Si l’on dit que c’est la veille de Chabbat —

ils sont précisément en désaccord.

Car Rabbi Yehouda interdit de commencer à l’approche de la min’ha, même la veille de Chabbat !

Cela ne pose pas difficulté :

ici, avant la neuvième

heure : tous sont d’accord pour commencer à manger.

ici, après la neuvième

heure, car c’est alors que Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi sont en désaccord sur la question de savoir s’il est permis de commencer la veille de Chabbat et d’un jour de fête.

La Guemara explique à présent la coutume de réciter le kiddouch à la synagogue.

Ces personnes qui ont récité le kiddouch à la synagogue,

qui avaient coutume que l’officiant récitât le kiddouch à la synagogue le vendredi soir et les jours de fête :

Rav a dit : de l’obligation de

la bénédiction du

vin, ils ne sont pas quittes,

et s’ils veulent ensuite boire du vin chez eux, ils doivent de nouveau réciter « Qui crée le fruit de la vigne », car ils ne sont pas quittes par la bénédiction du vin récitée à la synagogue, puisqu’ils ont quitté leur place, et cela constitue une distraction.

Mais

de l’obligation du kiddouch, ils sont quittes

bien qu’ils ne mangent pas à la synagogue, puisque le kiddouch n’a pas besoin d’être à l’endroit du repas.

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