Version texte de ce daf : original et traduction

Pessa'him 100a (ק.) — le Talmud en français

Pessa'him 100a (פסחים ק.): Peut-être est-elle erronée ?! Il faut lire : « à partir de neuf heures et demie et au-delà », ou « depuis la Min'ha et au-delà », comme dans la baraïta précédente ; et il…

Texte original — Pessa'him 100a (ק.)

דילמא משבשתא היא?!

שצריך לגרוס "מתשע שעות ומחצה ואילך" או "מן המנחה ולמעלה", כמו הברייתא דלעיל, ולא קשיא לרב פפא.

אמר ליה מרימר, ואיתימא רבי יימר,

למר זוטרא: אכן מתרצתא היא!

שהרי

אנא איקלעי לפירקיה,

לשיעורו

דרב פנחס בריה דרב אמי, וקם תנא

[חכם הדורש לרבים]

ותני

ברייתא זו

קמיה

דרב פנחס בריה דרב

קא

מי,

וקיבלה מיניה!

אי הכי, קשיא

: איך אפשר לאוקמיה מתניתין כרבי יהודה? הרי הוא סובר שאפילו בערבי שבתות וימים טובים אסור לאכול סמוך למנחה. ומדוע נקטה משנתנו דוקא ערבי פסחים?

ומסקינן:

אלא, מחוורתא כדרב הונא

שמשנתנו היא רק כרבי יוסי.

והוינן בה:

ולרב הונא

-

מי ניחא?

והאמר רבי ירמיה אמר רבי יוחנן, ואיתימא אמר רבי אבהו אמר רבי יוסי בר רבי חנינא: הלכה כרבי יהודה בערב הפסח,

שלא יאכל אדם סמוך למנחה.

והלכה כרבי יוסי בערב שבת

שאוכל והולך עד שתחשך.

ודייקינן: מדקאמר

הלכה כרבי יהודה בערב הפסח

-

מכלל, דפליג רבי יוסי בתרוייהו!

שאף בערב פסח נחלק על רבי יהודה, וסובר שאוכל והולך עד שתחשך. וקשיא לרב הונא, שאמר בערב פסח מודה רבי יוסי שאסור לאכול סמוך למנחה? ומשנינן:

לא!

אלא כך תדייק:

הלכה

-

מכלל דפליגי בהפסקה!

שרבי יוסי אמנם מודה לרבי יהודה בערב פסח שאסור להתחיל לאכול סמוך למנחה, אלא שהם חולקים באופן שהתחיל לאכול בזמן שהיה מותר [בין בערב שבת ויו"ט בין בערב פסח], ונמשכה סעודתו עד הערב, האם צריך אז להפסיק.

שרבי יהודה אומר: צריך להפסיק כשקידש היום. ורבי יוסי אומר שאינו צריך להפסיק.

ועל זה אמר רבי ירמיה שהלכה כרבי יהודה בערב פסח, שצריך אף להפסיק. והלכה כרבי יוסי בערב שבת שמותר אף להתחיל ולאכול, עד שתחשך, וגם אח"כ אין צריך להפסיק אם התחיל בהיתר [דהיינו קודם שתחשך]. ומשנתנו מדברת לענין התחלה, ובאה להשמיענו [שכאמור] בערב פסח מודה רבי יוסי שאסור להתחיל.

דתניא

שהם חולקים גם לענין הפסקה:

מפסיקין לשבתות,

שאם התחיל לאכול בהיתר בערב שבת קודם המנחה והמשיך לאכול עד שהחשיך, מפסיק סעודתו,

דברי רבי יהודה.

רבי יוסי אומר: אין מפסיקין,

אלא מותר לו להמשיך בסעודתו אפילו אחר שהחשיך. ולאחר שיגמור סעודתו יקדש על הכוס.

ומעשה ברבי שמעון בן גמליאל

[

ורבי יהודה

]

ורבי יוסי שהיו מסובין בעכו

בערב שבת,

וקדש עליהם היום,

שהחשיך.

אמר לו רשב"ג לרבי יוסי ברבי

[כינוי לגדול הדור]: האם

רצונך שנפסיק

בסעודה,

וניחוש לדברי יהודה חבירנו,

הסובר שצריך להפסיק כשתחשך?

אמר לו

רבי יוסי:

בכל יום אתה מחבב דבריי לפני רבי יהודה, ועכשיו אתה מחבב דברי רבי יהודה בפני?

! "הגם לכבוש את המלכה עמי בבית"?!

כלומר, אתה מביישני בפני.

אמר לו

רשב"ג:

אם כן

, מאחר שמחית -

לא נפסיק!

כי

שמא יראו התלמידים

שאנו מפסיקין

ויקבעו הלכה לדורות

שצריך להפסיק כרבי יהודה.

אמרו: לא זזו משם עד שקבעו הלכה כרבי יוסי

שאין צריך להפסיק.

אמר רב יהודה אמר שמואל: אין הלכה כרבי יהודה

דאמר מפסיקין ב"עקירת שולחן", דהיינו שמברכין ברכת המזון מיד משחשיכה.

ולא כרבי יוסי

דאמר שאין מפסיקין כלל אלא ממשיכין בסעודה עד שיגמרו. ולאחר ברכת המזון יביאו כוס לקידוש.

אלא, פורס מפה

על הפת שעל השולחן,

ומקדש

על הכוס קידוש היום, וממשיך בסעודתו.

Traduction française

Peut-être est-elle erronée ?!

Il faut lire : « à partir de neuf heures et demie et au-delà », ou « depuis la Min'ha et au-delà », comme dans la baraïta précédente ; et il n'y a donc pas de difficulté pour Rav Papa.

Marימar dit — et certains disent : Rabbi Yeïmar —

à Mar Zoutra : Elle est effectivement correctement établie !

Car

je suis venu

à son enseignement,

de Rav Pin'has, fils de Rav Ami, et un tan-

sage qui exposait devant le public

enseigna

cette baraïta

devant lui

de Rav Pin'has, fils de Rav,

l'interrogea

et

il l'accepta de lui !

Dans ce cas, c'est difficile :

Comment peut-on établir que notre Michna suit Rabbi Yehouda ? En effet, il soutient que même les veilles de Chabbat et des jours de fête, il est interdit de manger à l'approche de la Min'ha. Pourquoi notre Michna a-t-elle donc mentionné précisément les veilles de Pessa'h ?

Et nous concluons :

Mais, il est manifeste que c'est comme Rav Houna

selon lequel notre Michna ne suit que Rabbi Yossi.

Et nous avons objecté à cela :

Et pour Rav Houna,

est-ce convenable ?

Rabbi Yirmeya dit au nom de Rabbi Yo'hanan — et certains disent que Rabbi Abahou dit au nom de Rabbi Yossi fils de Rabbi 'Hanina : La halakha suit Rabbi Yehouda la veille de Pessa'h,

de sorte qu'un homme ne mangera pas à l'approche de la Min'ha.

Et la halakha suit Rabbi Yossi la veille de Chabbat,

de sorte qu'il mange et continue à manger jusqu'à la tombée de la nuit.

Et nous déduisons : Puisqu'il a dit

la halakha suit Rabbi Yehouda la veille de Pessa'h,

il en ressort que Rabbi Yossi est en désaccord dans les deux cas !

Car même la veille de Pessa'h, il est en désaccord avec Rabbi Yehouda et soutient qu'il mange et continue à manger jusqu'à la tombée de la nuit. Cela est donc difficile pour Rav Houna, qui a dit que, la veille de Pessa'h, Rabbi Yossi reconnaît qu'il est interdit de manger à l'approche de la Min'ha. Et nous répondons :

Non !

Mais voici ce qu'il faut déduire :

La halakha

il en ressort qu'ils sont en désaccord au sujet de l'interruption !

Car Rabbi Yossi reconnaît certes à Rabbi Yehouda que, la veille de Pessa'h, il est interdit de commencer à manger à l'approche de la Min'ha ; mais ils sont en désaccord dans le cas où l'on a commencé à manger à un moment où cela était permis aussi bien la veille de Chabbat et d'un jour de fête que la veille de Pessa'h, et où son repas s'est prolongé jusqu'au soir : doit-il alors interrompre son repas ? Car Rabbi Yehouda dit : il faut interrompre lorsque le jour a été sanctifié. Et Rabbi Yossi dit qu'il n'est pas nécessaire d'interrompre. Et à ce sujet Rabbi Yirmeya a dit que la halakha suit Rabbi Yehouda la veille de Pessa'h, car il faut même interrompre. Et la halakha suit Rabbi Yossi la veille de Chabbat, où il est même permis de commencer à manger et de continuer jusqu'à la tombée de la nuit, et même ensuite il n'est pas nécessaire d'interrompre si l'on a commencé dans la permission [c'est-à-dire avant la tombée de la nuit]. Et notre Michna traite du commencement du repas ; elle vient nous enseigner [comme il a été dit] que, la veille de Pessa'h, Rabbi Yossi reconnaît qu'il est interdit de commencer à manger.

Car il est enseigné

qu'ils sont également en désaccord au sujet de l'interruption :

On interrompt pour les Chabbatot,

si l'on a commencé à manger avec permission la veille de Chabbat, avant la Min'ha, et que l'on a continué à manger jusqu'à la tombée de la nuit, on interrompt son repas,

paroles de Rabbi Yehouda.

Rabbi Yossi dit : on n'interrompt pas,

mais il lui est permis de continuer son repas même après la tombée de la nuit. Et après avoir achevé son repas, il fera le kiddouch sur la coupe.

Et il arriva que Rabbi Chimon ben Gamliel

et Rabbi Yehouda

et Rabbi Yossi étaient attablés à Akko

la veille de Chabbat,

et le jour fut sanctifié sur eux,

car la nuit était tombée.

Rabban Chimon ben Gamliel dit à Rabbi Yossi fils de Rabbi

[appellation désignant le grand Sage de la génération] :

Veux-tu que nous interrompions

le repas

et que nous tenions compte des paroles de Yehouda, notre compagnon,

qui soutient qu'il faut interrompre à la tombée de la nuit ?

Il lui dit

Rabbi Yossi :

Chaque jour tu fais apprécier mes paroles devant Rabbi Yehouda, et maintenant tu fais apprécier les paroles de Rabbi Yehouda devant moi ?

« Même la reine avec moi dans la maison » ?!

C'est-à-dire : tu m'humilies devant lui.

Il lui dit

Rabban Chimon ben Gamliel :

Dans ce cas,

puisque tu protestes,

nous n'interromprons pas !

Car

peut-être les élèves verront-ils

que nous interrompons

et fixeront-ils la halakha pour les générations

selon laquelle il faut interrompre comme Rabbi Yehouda.

Ils ne quittèrent pas ce lieu avant d'avoir fixé la halakha conformément à Rabbi Yossi

selon lequel il n'est pas nécessaire d'interrompre.

Rav Yehouda dit au nom de Chmouel : la halakha ne suit pas Rabbi Yehouda

qui dit qu'ils interrompent par le retrait de la table, c'est-à-dire qu'ils récitent immédiatement le Birkat Hamazone dès la tombée de la nuit.

Et elle ne suit pas Rabbi Yossi

qui dit qu'ils n'interrompent aucunement, mais continuent leur repas jusqu'à l'achever. Après le Birkat Hamazone, ils apporteront une coupe pour le kiddouch.

Mais il étend une nappe

sur le pain qui se trouve sur la table,

et fait le kiddouch

sur la coupe, le kiddouch du jour, puis continue son repas.

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