Version texte de ce daf : original et traduction

Nidda 18a (יח.) — le Talmud en français

Nidda 18a (נדה יח.): Et il y a divergence selon Rav Katina .qui a dit idi ve-idi safek hu. [ג] Selon Rav Huna, — ils ne divergent pas .Rabbi Hiyya et Rav Katina s'accordent, et Rav Huna est aussi…

Texte original — Nidda 18a (יח.)

ופליגא דרב קטינא

שאמר אידי ואידי ספק הוא.

[ג]

לרב הונא,

שאמר [השיטה השניה]: מהלול ולפנים טמא ודאי, ומן הלול ולחוץ טמא ספק -

לא פליגי

רבי חייא ורב קטינא אהדדי, וגם רב הונא מסכים עמם.

אלא -

כאן מן הלול ולפנים,

טמא ודאי, ובזה איירי רבי חייא.

כאן מן הלול ולחוץ

, הווי ספק, ובזה איירי רב קטינא, ומתאימים דבריהם עם דברי רב הונא.

ומקשה הגמרא:

[ד]

אלא, לרמי בר שמואל ולרב יצחק בריה דרב יהודה, דאמרי: מן הלול ולחוץ ספקו טהור, מן הלול ולפנים ספקו טמא

-

הני

מתניתא דרבי חייא דרב קטינא

במאי מתוקמא?

על כרחך רק

מן הלול ולפנים

[כי מן הלול ולחוץ ספיקם טהור ואלו רבי חייא ורב קטינא מטמאים] -

לימא פליגא דרבי חייא

שאמר מן הלול ולפנים ודאי טמא ואילו הם אמרו ספק טמא!?

ומתרצת הגמרא:

לא קשיא

.

כאן,

דברי רבי חייא, הם

כשנמצא

הדם

בקרקע

פרוזדור,

שפתח החדר שממנו יוצא הדם לפרוזדור הוא בסמוך לקרקע הפרוזדור, וכשיוצא הדם מהחדר כדרכו זב לקרקע הפרזדור, ולכן היא טמאה בודאי שתולים שהגיע הדם מהמקום שממנו דרכו להגיע.

וכאן,

דברי רמי בר שמואל ורב יצחק המטמאים מספק, הם

שנמצא

הדם

בגג פרוזדור,

שאז, למרות שהוא נמצא בצידו הפנימי, יש לחשוש שהגיע מהעליה לפי שאין דרכו של דם החדר לעלות למעלה ולהגיע לגג הפרוזדור ובהכרח שקרה שינוי, ויש להסתפק מהו השינוי, האם שכבה וכך הגיע דם העליה לבפנים מהלול, או שנתכופפה ועלה דם החדר למעלה.

אמר רבי יוחנן: בשלשה מקומות הלכו בו חכמים

אחר הרוב, ועשאום כודאי,

שהדין "הלך אחר הרוב" מכריע את הדין בודאות. ואלו הם:

א.

מקור

. ב.

שליא

. ג.

חתיכה.

[ובהמשך יבואר מהי מעלת ג' מקומות הללו, והרי בכל התורה הולכים אחרי הרוב].

ומבארת הגמרא:

א.

מקור

-

הא דאמרן

שדם הנמצא בפרוזדור לפנים מהלול טמא בודאי, משום שרוב הדמים המצויים שם הם מן המקור.

ב.

שליא

-

דתנן: שליא בבית

-

הבית טמא

משום אהל המת.

ולא

משום

שהשליא

עצמה היא

ולד

המטמא באהל.

אלא

משום שאמרינן

שאין שליא בלא ולד

157 ,

והולכים אחרי רוב השליות שיוצא עמהן ולד, ואומרים שגם בשליה שלפנינו יש ולד המטמא באהל.

רבי שמעון אומר: נמוק הולד עד שלא יצא

ממעי אמו, ונעשה דם. והתערב דם השליא בדם הלידה, והתבטל ברוב, ולפיכך אינו מטמא באהל.

ג.

חתיכה

-

דתנן: המפלת יד חתוכה

[שיש לה חתוך אצבעות]

ורגל חתוכה

-

אמו טמאה לידה!

שכיון שיצאה יד או רגל עם חיתוך האצבעות, סומכים על כך שרוב הולדות הם שלמים, ומה שלא יצא כל הולד הוא משום שנימוק בלידה.

ואין חוששין שמא

היד או הרגל -

מגוף אטום באתה

[שהיולדת גוף אטום, שאין לו חיתוך איברים אינה טמאה לידה, ואין לה ימי טומאה וטהרה של יולדת].

אלמא, מסתמכים על כך ש"רוב נשים - ולד מעליא ילדן", ונותנים לה ימי טוהר כיולדת.

ותמהה הגמרא:

ותו ליכא?

האם רק בשלשה מקומות אלו מצינו שהולכים אחרי הרוב?

והאיכא

דין

תשע חנויות!

דתניא

: אם היו

תשע חנויות

בעיר, והיו

כולן מוכרות בשר שחוטה

159 , ואחת מוכרת בשר נבילה, ולקח

אדם בשר

מאחת מהן, ואינו יודע

[אינו זוכר]

מאיזה מהן לקח

-

ספקו אסור!

שאין הולכים אחרי הרוב כיון שהספק הוא החנות שבה קנה את הבשר, והחנויות קבועות במקומן, וגזירת הכתוב היא ש"כל קבוע - כמחצה על מחצה דמי".

ובנמצא

בשר בעיר, שלא בחנויות -

הלך אחר הרוב

! שכיון שלא לקח ממקום הקביעות הספק הוא מאיזה חנות יצא הבשר ואמרינן "כל דפריש - מרובא פריש".

ומתרצת הגמרא: שלשת המקומות שאמר רבי יוחנן - בעניני

טומאה קאמרינן,

אבל בעניני

איסורא לא קאמרינן

משום שישנם איסורים רבים שהולכים בהם אחרי הרוב בתורת ודאי.

ומקשה הגמרא:

והאיכא

בענין טומאה מקום נוסף שהולכים אחרי הרוב, דתניא:

אם היו

תשע צפרדעין

שאינם מטמאין,

ו

היה גם

שרץ אחד

המטמא טומאת שרצים

ביניהם, ונגע

אדם

באחד מהם, ואינו יודע באיזה מהן נגע,

הרי אם אירע הספק

ברשות היחיד

-

ספקו טמא

. ואם אירע

ברשות הרבים

-

ספיקו טהור,

שכיון שהשרץ קבוע בין הצפרדעים נידון כמחצה על מחצה, וקיימא לן שספק השקול בטומאה ברשות היחיד מכריעים לטמא, וברשות הרבים מטהרים.

ובנמצא,

שפירש אחד מהן ממקום הקביעות, ואין ידוע איזה מהם פירש, אמרינן

הלך אחר הרוב

דכל דפריש מרובא פריש. וטהור הנוגע כיון שהרוב היו צפרדעים שאינם מטמאים.

ומתרצת הגמרא: שלשת המקומות שאמר רבי יוחנן שהולכים בהם אחרי הרוב בעניני

טומאה דאשה קאמרינן

אבל בעניני

טומאה בעלמא

לא קאמרינן.

ומוסיפה הגמרא להקשות:

והאיכא

בטומאת אשה

הא

דאמר רבי יהושע בן לוי!?

Traduction française

Et il y a divergence selon Rav Katina

.qui a dit idi ve-idi safek hu.

Selon Rav Huna,

—

ils ne divergent pas

.Rabbi Hiyya et Rav Katina s'accordent, et Rav Huna est aussi d'accord avec eux.

mais —

ici «\u00e0 partir du halul et vers l'intérieur»,

.c'est impur de façon certaine, et c'est ainsi que Rabbi Hiyya a expliqué.

Ici «\u00e0 partir du halul et vers l'extérieur»,

.c'est douteux, et ainsi Rav Katina a expliqué, et leurs paroles s'accordent avec celles de Rav Huna.

Et la Guemara pose une objection :

—

Ces

mishna de Rabbi Hiyya de Rav Katina,

sur quoi se fonde-t-elle ?

Par nécessité seulement

«\u00e0 partir du halul et vers l'intérieur»

—

tu diras : la divergence est celle de Rabbi Hiyya

!?

Et la Guemara répond :

Ce n'est pas une difficulté.

Ici,

les paroles de Rabbi Hiyya sont

lorsque se trouve

le sang

au niveau du sol

dans le couloir,

.dont l'ouverture de la chambre d'où le sang sort vers le couloir est adjacente au sol du couloir, et lorsque le sang sort de la chambre il coule normalement jusqu'au sol du couloir ; par conséquent on le juge certainement impur et l'on suppose que le sang est venu de l'endroit d'où il a l'habitude d'arriver.

Et ici,

les paroles de Rami bar Shmuel et de Rav Yitzchak qui rendent douteuse l'impureté, sont

lorsque l'on trouve

le sang

au plafond du couloir,

.car alors, malgré qu'il soit du côté intérieur, on doit craindre qu'il soit venu de l'étage supérieur, puisque ce n'est pas la voie habituelle du sang de la chambre de monter et d'atteindre le plafond du couloir ; nécessairement un changement s'est produit, et il faut s'interroger quel fut ce changement : soit que l'étage s'est affaissé et ainsi le sang de l'étage supérieur est parvenu dedans depuis le halul, soit qu'il s'est courbé et le sang de la chambre est monté vers le haut.

Dit Rabbi Yohanan : en trois endroits les Sages se fient à la majorité

ils suivent la majorité, et ils rendent cela certain,

.ce que la règle «on suit la majorité» tranche la question de façon certaine. Et ce sont :

a. «Source».

b. «Shelia».

c. «Hathikah.»

(et plus loin sera expliqué quel est le mérite de ces trois lieux ; or dans toute la Torah on suit la majorité).

Et la Guemara explique :

a. «Source» -

ce que nous disons

que le sang trouvé dans le couloir, en avant du halul, est certainement impur, parce que la majorité .des sangs présents là proviennent de la source.

b. «Shelia» -

comme il est enseigné : shelia dans la maison -

la maison est impure

.à cause de l'embaumement (l'odeur du mort).

Et non

à cause de

le shelia

n'étant pas en soi

un enfant

.qui rende impur dans le cas d'une tente de mort.

Mais

parce que nous disons

qu'il n'y a pas de shelia sans enfant 157 ,

.et l'on suit la majorité des sheliot avec lesquelles sort un enfant, et l'on dit que même pour le shelia devant nous il y a un enfant qui rend impur dans la tente.

Rabbi Shimon dit : l'enfant se décompose jusqu'à ce qu'il soit sorti

.depuis les entrailles de sa mère, et il devient sang. Le sang du shelia se mêle au sang de l'accouchement et est annulé par la majorité, et c'est pourquoi il ne rend pas impur pour la tente.

c. «Hathikah» -

comme il est enseigné : la main coupée est jetée

qui a les doigts coupés]

et le pied coupé -

sa mère est impure pour l'accouchement !

.puisque lorsque la main ou le pied est sorti avec les doigts coupés, on se fie à ce que la majorité des naissances sont entières, et ce qui n'est pas sorti tout entier de l'enfant est du fait d'une putréfaction lors de la naissance.

Et l'on ne craint pas que

la main ou le pied

provienne d'un corps fermé

.que la parturiente soit un corps fermé, car un corps fermé qui n'a pas la coupure des membres n'est pas impur en accouchement, et elle n'a pas de jours de tumah et tahara comme une femme qui a enfanté.

.Ainsi, on se fie au fait que «la majorité des femmes en haut mettent au monde un enfant», et on lui donne des jours de pureté en tant que femme ayant enfanté.

Et la Guemara s'étonne :

N'y en a-t-il pas d'autres ?

— demande-t-elle : trouve-t-on seulement en ces trois endroits qu'on suit la majorité ?

Et il y a,

la loi

des neuf boutiques !

Il est enseigné dans une Baraïta :

Si

il y avait neuf boutiques

dans la ville, et

toutes vendaient de la viande égorgée rituellement

, et une seule vendait de la viande non casher (n'veilah), et un homme prit de la viande

de laquelle d'entre elles il a pris —

son doute est interdit !

.

Et lorsqu'il s'agit de viande présente

dans la ville, pas dans les boutiques —

on suit la majorité !

.car s'il n'a pas pris d'un endroit fixe, le doute porte sur la boutique d'où provient la viande et l'on dit «tout ce qui est dispersé est dispersé d'après la majorité».

Et la Guemara répond : les trois lieux que Rabbi Yohanan a mentionnés — dans les matières de

nous parlons d'impureté féminine,

mais dans les matières de

les interdits nous ne parlons pas

.parce qu'il existe de nombreux interdits pour lesquels l'on suit la majorité en matière de cas certain.

Et la Guemara objecte :

Et y a-t-il

un autre lieu dans la matière de l'impureté où l'on suit la majorité ? Car il est enseigné dans une Baraïta :

Si il y avaient

neuf grenouilles

qui ne rendent pas impur,

et

il y avait aussi

un reptile

qui rend impur par impureté des reptiles

au milieu d'elles, et qu'un homme toucha

l'une d'elles

dans l'une d'elles, et il ne sait à laquelle il a touché,

alors si le doute eut lieu

en domaine privé —

on le juge douteusement impur.

Et si le doute est advenu

en domaine public —

on le juge douteusement pur,

.parce que le reptile est fixe parmi les grenouilles et il est jugé moitié-moitié ; et il nous est établi que pour un doute équivalent sur l'impureté en domaine privé on tranche pour l'impur, et en domaine public on rend pur.

Et lorsqu'il se trouve,

qu'une d'entre elles s'est éloignée de son lieu habituel, et l'on ne sait laquelle s'est éloignée, on dit

on suit la majorité

.car tout ce qui se disperse est dispersé d'après la majorité ; et celui qui a touché est pur puisque la majorité étaient des grenouilles qui ne rendent pas impur.

Et la Guemara répond : les trois lieux que Rabbi Yohanan a dit qu'on suit la majorité sont en matière de

l'impureté d'une femme,

mais en ce qui concerne

l'impureté ordinaire

nous ne parlons pas.

Et la Guemara ajoute pour objecter :

Et y a-t-il

dans l'impureté d'une femme

ce que

Rabbi Yehoshua ben Levi a dit !?

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