Version texte de ce daf : original et traduction
Nédarim 9b (ט:) — le Talmud en français
Nédarim 9b (נדרים ט:): Car lorsque Rabbi Méïr dit que meilleur que l’un et que l’autre est celui qui ne fait aucun vœu, c’est dans le cas d’un vœu. Mais dans le cas d’une offrande volontaire, - il ne…
Texte original — Nédarim 9b (ט:)
כי קאמר רבי מאיר
שטוב מזה ומזה, מי שאינו נודר כלל -
בנדר.
אבל
בנדבה
-
לא קאמר.
ופרכינן:
והא קתני
: "
כנדבותם
של כשרים"
\-
נדר בנזיר ובקרבן!
קתני "נדר", ואילו לרבי מאיר אין הכשרים נודרים כלל!?
ומשנינן:
תני: נדב בנזיר ובקרבן.
והוינן בה:
מאי שנא נודר, דלא?
-
דלמא אתי בה לידי תקלה
שלא יקיים נדרו.
אם כן,
נדבה נמי לא
-
דלמא אתי בה לידי תקלה
, שלא יביא נדבתו תוך שלשה רגלים!?
ומשנינן: יש אפשרות שלא יבואו לידי תקלה, כשיעשה
כ
שם שנהג
הלל הזקן
.
דתניא: אמרו על הילל הזקן, שלא מעל אדם בעולתו כל ימיו,
לפי שהיה
מביאה כשהיא חולין לעזרה, ומקדישה
שם,
וסומך עליה ו
מיד
שוחטה.
ופרכינן:
הניחא נדבה דקרבנות
שמביאה מיד כשנדב.
נדבה דנזירות
, שמקבל עליו את הנזירות, ומביא את הקרבנות רק לאחר שלשים ימי הנזירות -
מאי איכא למימר?
והרי יש לחוש שמא לא יקיים התחייבותו, שהיא שלשים יום לאחר שמקבל עליו?
ומשנינן:
סבר לה כשמעון הצדיק
, שמדובר בנזיר כזה שאין לחוש בו -
דתניא, אמר שמעון הצדיק: מימי לא אכלתי אשם נזיר טמא, אלא
אשם
אחד
בלבד.
פעם אחת, בא אדם אחד נזיר מן הדרום
.
וראיתיו שהוא יפה עינים, וטוב רואי, וקווצותיו סדורות לו תלתלים.
אמרתי לו: בני, מה ראית להשחית את שערך זה הנאה
בתגלחת הנזיר?
אמר לי: רועה הייתי לאבא בעירי,
ו
הלכתי למלאות מים מן המעיין, ונסתכלתי בבבואה שלי
שהשתקפה במים.
ופחז עלי יצרי
, לפי שנוכחתי אז כמה אני נאה,
ובקש לטורדני מן העולם
.
אמרתי לו
ליצרי הרע:
רשע! למה אתה מתגאה בעולם שאינו שלך,
כיצד אתה מתגאה,
במי שהוא עתיד להיות רמה ותולעה
בקבר?
העבודה
[לשון שבועה, שנשבע בעבודת המקדש],
שאגלחך לשמים!
ומוסיף שמעון הצדיק:
מיד, עמדתי ונשקתיו על ראשו
.
אמרתי לו: בני, כמוך ירבו נוזרי נזירות בישראל! עליך הכתוב אומר
[במדבר ו]
"איש כי יפליא לנדור נדר נזיר להזיר לה'
".
מתקיף לה רבי מני: מאי שנא אשם נזיר טמא דלא אכל
, היות
דאתי
שבא האשם הזה
על חטא
.
ואם כן,
כל אשמות
[או חטאות]
נמי לא ליכול,
היות
דעל חטא אתו
, הן באות.
אמר ליה רבי יונה: היינו טעמא,
שלא אכל את קרבנות הנזיר, לפי
כשהן תוהין,
הם
נוזרין
.
וכשהן מטמאין
[בשוגג]
ו
מתוך כך
רבין עליהן ימי נזירות,
הם
מתחרטין בהן. ונמצאו
[דהיינו, קרוב הדבר לידי כך, שהן]
מביאין חולין לעזרה.
ופרכינן:
אי הכי,
שיש לחוש שמא התחרט בו הנזיר,
אפילו
קרבנות
נזיר טהור נמי
לא יאכל מחמת החשש הזה!? ומשנין:
נזיר טהור לא
חשוד על כך, היות
דאמודי אמיד נפשיה דיכול לנדור.
ואיבעית אימא
, יש אפשרות לתרץ את משנתנו גם כרבי יהודה:
Traduction française
Car lorsque Rabbi Méïr dit
que meilleur que l’un et que l’autre est celui qui ne fait aucun vœu, c’est
dans le cas d’un vœu.
Mais
dans le cas d’une offrande volontaire,
il ne l’a pas dit.
Et nous objectons :
mais n’est-il pas enseigné : «
comme leurs offrandes volontaires
de personnes intègres » — -
Il a fait vœu au sujet du naziréat et d’un sacrifice !
Il est enseigné « il a fait vœu », alors que, selon Rabbi Méïr, les personnes intègres ne font absolument aucun vœu !?
Et nous répondons :
enseigne : “Il a fait une offrande volontaire au sujet du naziréat et d’un sacrifice.”
Et nous nous interrogeons à ce sujet :
pourquoi celui qui fait un vœu, non ? —
peut-être en viendra-t-il à une faute,
en ne s’acquittant pas de son vœu.
Dans ce cas,
l’offrande volontaire non plus —
peut-être en viendra-t-il à une faute,
en n’apportant pas son offrande volontaire durant les trois fêtes de pèlerinage !?
Et nous répondons : il est possible qu’ils n’en viennent pas à une faute, lorsqu’il fera
comme
il en avait l’habitude,
Hillel l’Ancien.
Car il a été enseigné : on disait au sujet de Hillel l’Ancien que, durant toute sa vie, aucun homme ne s’est rendu coupable de profanation avec son holocauste,
car il
l’amenait alors qu’il était non consacré dans le parvis, et le consacrait
là,
et s’appuyait sur lui et
aussitôt
l’égorgeait.
Et nous objectons :
cela convient pour une offrande volontaire de sacrifices,
qu’il apporte aussitôt après l’avoir offerte.
Une offrande volontaire au sujet du naziréat,
lorsqu’il accepte sur lui le naziréat et n’apporte les sacrifices qu’après les trente jours du naziréat —
que peut-on dire ?
Il faut pourtant craindre qu’il ne s’acquitte pas de son engagement, lequel prend effet trente jours après qu’il l’a accepté sur lui ?
Et nous répondons :
il adopte l’opinion de Chim‘on le Juste,
qui parle d’un tel naziréat pour lequel il n’y a pas lieu de craindre —
car il a été enseigné : Chim‘on le Juste a dit : de toute ma vie, je n’ai jamais mangé de sacrifice de culpabilité d’un nazir impur, si ce n’est
un sacrifice de culpabilité
unique
seulement.
Une fois, un homme vint, naziréen, du Sud.
Et je le vis : il avait de beaux yeux, une belle apparence, et ses boucles étaient disposées en cheveux frisés.
Je lui dis : “Mon fils, qu’as-tu vu pour détruire cette belle chevelure
par la tonte du naziréen ?”
Il me dit : “J’étais berger pour mon père dans ma ville,
et
j’allai puiser de l’eau à la source et je me regardai dans mon reflet
qui se reflétait dans l’eau.
Et mon penchant m’assaillit,
car je constatai alors combien j’étais beau,
et il chercha à me faire disparaître du monde.
Je lui dis
à mon mauvais penchant :
“Scélérat ! Pourquoi te glorifies-tu dans un monde qui n’est pas à toi,
comment peux-tu te glorifier
en celui qui est destiné à devenir poussière et ver
dans la tombe ?
Par le Service
[formule de serment : il jurait par le Service du Temple],
je te raserai pour le Ciel !”
Et Chim‘on le Juste ajoute :
aussitôt, je me levai et l’embrassai sur la tête.
Je lui dis : “Mon fils, que des hommes comme toi, qui font vœu de naziréat, se multiplient en Israël ! À ton sujet, l’Écriture dit
[Nombres 6]
“Lorsqu’un homme exprimera clairement un vœu, vœu de naziréat, pour se consacrer à Hachem”.
Rabbi Mani lui adresse une objection : pourquoi le sacrifice de culpabilité d’un nazir impur n’a-t-il pas été mangé,
du fait
qu’il vient
que ce sacrifice de culpabilité vient
pour une faute ?
Dans ce cas,
tous les sacrifices de culpabilité
[ou les sacrifices expiatoires]
ne devraient pas non plus être mangés,
du fait
qu’ils viennent pour une faute,
qu’ils viennent pour cela.
Rabbi Yona lui dit : “Voici la raison,
pour laquelle il n’a pas mangé les sacrifices du nazir, car
lorsqu’ils sont dans le désarroi,
ils
font vœu de naziréat.
Et lorsqu’ils deviennent impurs
[par inadvertance]
et
de ce fait
que les jours de leur naziréat se multiplient,
ils
le regrettent. Et il se trouve
[c’est-à-dire qu’il est proche qu’il en soit ainsi, qu’ils]
apportent des animaux non consacrés dans le parvis.”
Et nous objectons :
si tel est le cas,
puisqu’il faut craindre que le nazir ne l’ait regretté,
même
les sacrifices
d’un nazir pur non plus
ne devrait-il pas les manger à cause de cette crainte !? Et nous répondons :
le nazir pur n’est pas
suspect à cet égard, du fait
qu’il évalue sa propre personne et estime qu’il est capable de faire un vœu.
Et si tu veux,
il est aussi possible d’expliquer notre Michna selon Rabbi Yehouda :