Version texte de ce daf : original et traduction

Nédarim 9a (ט.) — le Talmud en français

Nédarim 9a (נדרים ט.): Michna : La Michna qui se trouve devant nous présente un nouveau type de formulations partielles de vœux, dans lesquelles celui qui fait un vœu, prête serment ou accepte sur…

Texte original — Nédarim 9a (ט.)

מתניתין:

המשנה שלפנינו מביאה סוג חדש של ידות נדרים, שבהם מגדיר הנודר או הנשבע או המקבל עליו נזירות, את דבריו, והם חלים לפי משמעותן.

האומר "

כנדרי רשעים

" - הרי זה

נדר בנזיר, ובקרבן, ובשבועה

.

לפי שדרך הרשעים לנדור ולהשבע.

[ואינם רשעים ממש, אלא כיון שאין ראוי לכשרים לנהוג בנדרים ובשבועות, נקראים הללו שנודרים ונשבעים בשם "רשעים"].

והיינו, שאם אמר "כנדרי רשעים הריני", כאשר עבר לפני נזיר, הרי זה יד לנזירות.

ואם אמר "כנדרי רשעים עלי", והיתה לפניו בהמה - הרי זה יד לנדר של התחייבות להביא קרבן.

וכן אם אמר "כנדרי רשעים הימנו", והיה לפניו ככר לחם - הרי זה יד לאיסור נדר.

אך אם אמר "

כנדרי כשרים

" -

לא אמר כלום

, כיון שאנשים כשרים אינם מחייבים עצמם בנדר.

אך אם אמר "

כנדבותם

של כשרים" - הרי זה

נדר בנזיר ובקרבן

, כיון שהכשרים נודבים קרבנות ונוהגים בנזירות. אך לא הזכיר התנא שבועה של נדבה, לפי שאין הכשרים נשבעים כלל!

גמרא:

שנינו במשנה, שהאומר "כנדרי רשעים" חל נדרו או נזירותו.

והניחה הגמרא, שדי בכך שאמר לשון זה, כדי להאסר בנדר ובנזירות. ולכן תמהה הגמרא: וכי מנין לנו בלשון זו שכוונתו לנדור או לקבל נזירות?

ודלמא הכי קאמר: כנדרי רשעים

-

לא נדרנא!

אמר שמואל

: המשנה מדברת

ב

מי ש

אומר

"

כנדרי רשעים

-

הריני

", או שאומר "כנדרי רשעים -

עלי

",

ו

או שאומר "כנדרי רשעים -

הימנו

".

ומשמעות "כנדרי רשעים הריני" - "

הריני בנזירות

".

ומשמעות "כנדרי רשעים עלי" - "מקבל אני

עלי בקרבן

".

ומשמעות "כנדרי רשעים הימנו" - "אסור אני

הימנו בשבועה

".

והוינן בה: מנין לך ש"כנדרי רשעים

הריני

" היא קבלת

נזירות?

דלמא

"

הריני בתענית

",

קאמר!?

אמר שמואל

: מדובר כאן בכגון

כשהיה נזיר עובר לפניו.

ועוד הוינן בה: כיון שנודר זה לא אמר אם כוונתו להשבע לאכול את הככר או כוונתו להשבע שלא לאכול את הככר, מנין לך שמשמעות "

הימנו

" היא שלא יאכל מהככר

בשבועה?

ואולי כוונתו היא הפוכה -

דלמא

האומר "כנדרי רשעים

הימנו

" - שבועה

דאכילנא, קאמר!

אמר רבא

: מדובר בכגון

דאמר

"

הימנו

-

שלא אוכל

".

ופרכינן:

אי הכי,

שאמר במפורש שהוא לא יאכל, פשוט הדבר שהוא נשבע שלא לאוכלו, ו

מאי

איצריך

למימרא?

ומשנינן:

מהו דתימא

, הייתי אומר,

הא לא מפיק שבועה מפומיה,

הרי אדם זה לא הוציא שבועה מפיו, אלא רק אמר "כנדרי רשעים הימנו שלא אוכל", ואין זו שבועה,

קא משמע לן הדין

, בזאת, שלשון שבועה הוא.

שנינו במשנה:

כנדרי כשרים

-

לא אמר כלום

.

כנדבותם

-

נדר

בנזיר ובקרבן.

והוינן בה:

מאן

, מיהו ה

תנא דשאני ליה

המחלק

בין נדר לנדבה

, שהכשרים נודבים ולא נודרים?

לימא,

האם יש לנו לומר כי משנתנו

לא רבי מאיר

היא,

ולא רבי יהודה

היא!?

דתניא

: כתיב בספר קהלת [פרק ה]: א. את אשר תדור - שלם!

ב.

טוב אשר לא תדור

משתדור ולא תשלם!

ודרשו חכמים את שני הכתובים הללו כך:

טוב מזה ומזה

, מהנודר ומשלם, ומהנודר ואינו משלם - מי

שאינו נודר כל עיקר, דברי רבי מאיר.

נמצא שלפי רבי מאיר הכשרים אינם נודרים כלל, לא נדר ולא נדבה.

רבי יהודה אומר: טוב מזה ומזה

ממי שלא נודר, וממי שנודר ואינו משלם - מי ש

נודר ומשלם!

ונמצא, שלפי רבי יהודה הכשרים אפילו נודרים, ואילו משנתנו מחלקת בין נדר לנדבה!?

ומשנינן:

אפילו תימא

משנתנו

רבי מאיר

היא, יש ליישב:

Traduction française

Michna :

La Michna qui se trouve devant nous présente un nouveau type de formulations partielles de vœux, dans lesquelles celui qui fait un vœu, prête serment ou accepte sur lui la nezirout, définit ses paroles, et celles-ci prennent effet selon leur signification.

Celui qui dit

« Selon les vœux des impies » —

voici qu’il a fait

un vœu de nezirout, un vœu de sacrifice et un serment.

Car il est dans l’habitude des impies de faire des vœux et de prêter serment.

Et ils ne sont pas véritablement des impies ; mais puisque les hommes intègres ne doivent pas se conduire par des vœux et des serments, ceux qui font des vœux et prêtent serment sont appelés « impies ».

C’est-à-dire que s’il a dit : « Selon les vœux des impies, me voici », alors qu’un nazir passait devant lui, voici que c’est une formulation partielle de nezirout.

Et s’il a dit : « Selon les vœux des impies, sur moi », et qu’un animal se trouvait devant lui, voici que c’est une formulation partielle d’un vœu d’engagement à apporter un sacrifice.

De même, s’il a dit : « Selon les vœux des impies, de lui », et qu’un pain se trouvait devant lui, voici que c’est une formulation partielle d’un vœu d’interdiction.

Mais s’il a dit

« Selon les vœux des hommes intègres » —

il n’a rien dit,

puisque les hommes intègres ne s’imposent pas de vœu.

Mais s’il a dit

« Selon leurs dons volontaires

des hommes intègres » — voici que c’est

un vœu de nezirout et de sacrifice,

puisque les hommes intègres offrent volontairement des sacrifices et se conduisent selon la nezirout. Mais le tanna n’a pas mentionné le serment de don volontaire, car les hommes intègres ne prêtent en aucun cas serment !

Guemara :

Nous avons appris dans la Michna que celui qui dit : « Selon les vœux des impies », son vœu ou sa nezirout prend effet.

Et la Guemara a supposé qu’il suffit qu’il ait dit cette expression pour être interdit par un vœu et par la nezirout. C’est pourquoi la Guemara s’est étonnée : d’où savons-nous que, par cette expression, son intention est de faire un vœu ou d’accepter la nezirout ?

Et peut-être dit-il ainsi : « Selon les vœux des impies » —

« Je n’ai pas fait de vœu ! »

Samuel a dit :

La Michna parle

d’

un homme qui

dit :

« Selon les vœux des impies » —

« me voici »,

ou qui dit : « Selon les vœux des impies » —

« sur moi »,

et

ou qui dit : « Selon les vœux des impies » —

« de lui ».

Et le sens de « Selon les vœux des impies, me voici » est :

« Me voici en nezirout. »

Et le sens de « Selon les vœux des impies, sur moi » est : « J’accepte

sur moi un sacrifice. »

Et le sens de « Selon les vœux des impies, de lui » est : « Je suis interdit

de lui par un serment. »

Et nous nous sommes interrogés à ce sujet : d’où tiens-tu que « Selon les vœux des impies,

« me voici » »

est l’acceptation de

la nezirout ?

Et peut-être dit-il :

« Me voici dans le jeûne »,

dit-il !?

Samuel a dit :

Il s’agit ici d’un cas où

un nazir passait devant lui.

Et nous nous sommes encore interrogés à ce sujet : puisque cet homme qui fait un vœu n’a pas dit si son intention était de prêter serment de manger le pain ou si son intention était de prêter serment de ne pas manger le pain, d’où tiens-tu que le sens de

« de lui »

est qu’il ne mangera pas du pain

par un serment ?

Et peut-être son intention est-elle l’inverse —

Et peut-être

celui qui dit : « Selon les vœux des impies,

« de lui » » —

un serment

« que je le mangerai », dit-il !

Rava a dit :

Il s’agit d’un cas où

il a dit :

« de lui » —

« que je ne mangerai pas ».

Et nous avons réfuté :

« S’il en est ainsi,

puisqu’il a dit explicitement qu’il ne le mangera pas, il est évident qu’il a prêté serment de ne pas le manger ; alors

pourquoi

était-il nécessaire

de l’enseigner ?

Et nous avons répondu :

« De peur que tu ne dises »,

j’aurais dit :

« Il n’a pas fait sortir le serment de sa bouche »,

car cet homme n’a pas fait sortir un serment de sa bouche, mais a seulement dit : « Selon les vœux des impies, de lui, que je ne mangerai pas », et ce n’est pas un serment ;

cela nous enseigne cette loi,

à savoir qu’il s’agit d’une expression de serment.

Nous avons appris dans la Michna :

« Selon les vœux des hommes intègres » —

« il n’a rien dit ».

« Selon leurs dons volontaires » —

« un vœu

de nezirout et de sacrifice ».

Et nous nous sommes interrogés à ce sujet :

« Qui donc est le

tanna

à qui il importe de distinguer

qui établit une distinction

entre un vœu et un don volontaire,

en disant que les hommes intègres font des dons volontaires et ne font pas de vœux ?

« Disons »,

pouvons-nous dire que notre Michna

n’est pas Rabbi Meïr,

et qu’elle

n’est pas Rabbi Juda !?

Car il a été enseigné dans une baraïta :

Il est écrit dans le livre de Qohélet [chapitre 5] : « Ce que tu as fait vœu — acquitte-le » !

B.

« Mieux vaut ne pas faire de vœu » —

que de faire un vœu et de ne pas l’acquitter !

Et les Sages ont interprété ainsi ces deux versets :

« Mieux que l’un et l’autre »,

que celui qui fait un vœu et l’acquitte, et que celui qui fait un vœu et ne l’acquitte pas : celui

qui ne fait absolument aucun vœu, ce sont les paroles de Rabbi Meïr.

Il se trouve que, selon Rabbi Meïr, les hommes intègres ne font absolument aucun vœu, ni vœu ni don volontaire.

Rabbi Juda dit : « Mieux que l’un et l’autre »,

que celui qui ne fait pas de vœu et que celui qui fait un vœu et ne l’acquitte pas : celui qui

fait un vœu et l’acquitte !

Et il se trouve que, selon Rabbi Juda, les hommes intègres font même des vœux, tandis que notre Michna établit une distinction entre un vœu et un don volontaire !?

Et nous avons répondu :

« Même si tu dis » que

notre Michna

est celle de Rabbi Meïr,

il est possible de l’expliquer ainsi :

Mots de ce daf dans le dictionnaire