Version texte de ce daf : original et traduction

Nédarim 8b (ח:) — le Talmud en français

Nédarim 8b (נדרים ח:): Ainsi, il est impossible de rêver sans des paroles vaines, et qui sait si l’autorisation du nidouï n’est pas, « paroles vaines », le rêve que voici. Celui qui fait un vœu, puis…

Texte original — Nédarim 8b (ח:)

כך אי אפשר לחלום בלי דברים בטלים

, ומי יודע אם אין התרת הנידוי ה"דברים בטלים" של החלום הזה.

אדם הנודר נדר, ומתחרט על נדרו, ומבקש מהחכם להתיר את נדרו - צריך שיבוא בעצמו בפני החכם, ואינו יכול לעשות שליח במקומו, שיבוא לחכם ויבקש עבורו את התרת נדרו.

רבינא

הוה ליה נדרא לדביתהו

[לאשתו של רבינא היה נדר] שהיתה רוצה להתירו אצל חכם.

אתא

בא רבינא

לקמיה דרב אשי

.

אמר ליה

[שאל רבינא את רב אשי]:

בעל

-

מהו שייעשה שליח לחרטת אשתו?

האם יכול הבעל לייצג את אשתו, כאילו היא עצמה באה בפני החכם, מכח הכלל ש"אשתו של אדם היא כגופו", אן שהיא צריכה לבוא בעצמה לפני החכם?

אמר ליה

רב אשי לרבינא:

אי מכנפין

, אם מכונסים חכמי הבית הדין לצורך דיון בענין אחר,

אין

, אכן יכול הבעל לבוא אז בפניהם, ולבקש שיתירו את נדר אשתו.

אבל

אי לא

מכונסים חכמי הבית הדין, אלא שהוא רוצה לכנסם לצורך זה -

לא!

והיינו, שלא הקילו לאפשר לבעל לייצג את אשתו, אם לא שהיו חכמי הבית מכונסים, היות ומן הראוי הוא שתבוא אשתו הנודרת עצמה בפני בית הדין.

שמע מינה

מתשובתו של רב אשי -

תלת

, שלשה ענינים!

א.

שמע מינה: בעל נעשה שליח לחרטת אשתו

.

ב.

ושמע מינה: לא יאלי

[אין זה ראוי לחכם]

למישרי נדרא באתריה דרביה

[להתיר נדר במקום רבו, בגלל כבוד רבו]. שאם לא כן, למה לא התיר רבינא עצמו את נדרי אשתו, יחד עם שנים אחרים.

ג.

ושמע מינה: כי מכנפין

-

שפיר דמי

[אם כבר מכונס בית הדין, יכול הבעל להיעשות שליח לחרטת אשתו].

וכך הוא ביאור ספקו של רבינא, והמענה של רב אשי -

מבחינה עקרונית יכול כל אדם להיעשות שליח עבור חברו, ולספר לבית הדין את הסיבות שבגללן יוכל בית הדין להתיר את הנדר.

אלא, שהסתפק רבינא, האם גם הבעל נאמן על כך, או שמא יש לחוש שהיות ונדרי אשתו קשין עליו, הוא יוסיף דברים, מדעתו, בנימוקי חרטתה.

וענה לו רב אשי: אם בית הדין כבר מכונס, שפיר דמי, כי היות ואין לבעל טירחא בדבר, לא חיישינן שמא יוסיף מעצמו דברים על חרטתה.

אבל אם טרח הבעל, וכינס בית דין לשם כך, מצטרף גורם הטירחה [שאינו רוצה ליגע לריק], אל הגורם שנדריה קשין אצלו, ומכח שני הגורמים הללו יש לנו לחוש שמא יוסיף מעצמו בחרטתה, ולכן אין מקבלין הימנו את חרטתה.

ואגב שהזכירה הגמרא את ההלכה שאין לחכם להתיר נדרים במקום רבו, מוסיפה על כך הגמרא הלכות נוספות:

ושמתא

, נידוי - יכול החכם להתיר

אפילו באתרא דרביה

, במקום רבו.

ואגב דאיירי בשמתא, מוסיפה עוד הגמרא:

ויחיד מומחה

[חכם מובהק ובקי בהלכות]

שרי שמתא

, מתיר הוא את הנידוי לבדו, ואין צריך בית דין. וכן מתיר יחיד מומחה את הנדר.

אמר רבי שמעון בר זביד, אמר רבי יצחק בר טבלא, אמר רבי חייא אריכא דבי רבי אחא, אמר רבי זירא, אמר רבי אלעזר, אמר רבי חנינא, אמר רבי מיאשה משמיה דרבי יהודה בר אילעאי

:

מאי

מהו ביאור הכתוב

דכתיב

בספר מלאכי [פרק ג] "

וזרחה לכם יראי שמי

"? מי הם הללו שהכתוב קורא אותם "יראי שמי"? -

אלו בני אדם, שהן יראין להוציא שם שמים לבטלה

.

ומאחר ששפירשה הגמרא את תחילת הפסוק, מוסיפה הגמרא לבאר את המשך הפסוק:

"

שמש צדקה ומרפא

" -

אמר אביי: שמע מינה חרגא דיומא מסי

[אבק הנראה בקרני החמה החודרות דרך החלון, מרפא].

ופליגא

הך דאביי, המפרש "שמש צדקה" על "חירגא דיומא" - על הא

ד

אמר

רבי שמעון בן לקיש

.

דאמר

רבי שמעון בן לקיש:

אין גיהנם לעולם הבא!

לעתיד לבוא, לאחר תחיית המתים, לא יהיו אותם רשעים שנידונו "לחרפות לדראון עולם", נידונין בגיהנם.

אלא

בכך יהיו נידונין:

הקב

"

ה מוציא חמה מנרתיקה

-

צדיקים מתרפאין בה

.

ורשעים

-

נידונין בה

, שמצטערים מחומה.

צדיקים מתרפאין בה

-

שנאמר

: "

וזרחה לכם יראי שמי

שמש צדקה ומרפא בכנפיה".

ולא עוד, אלא ש

הצדיקים

מתעדנין בה

.

שנאמר

[סיום הפסוק הוא]: "

ויצאתם ופשתם כעגלי מרבק

". כעגלים הנכנסים ל"רבקה" להתפטם.

ו

אילו

הרשעים

-

נידונין

נענשים

בה!

שנאמר

[בפסוק הסמוך לו מלפניו]: "

הנה היום בא בוער כתנור

, והיו כל זדים וכל עושה רשעה קש, וליהט אותם היום הבא".

Traduction française

Ainsi, il est impossible de rêver sans des paroles vaines,

et qui sait si l’autorisation du nidouï n’est pas, « paroles vaines », le rêve que voici.

Celui qui fait un vœu, puis regrette son vœu et demande au Sage de l’autoriser, doit venir lui-même devant le Sage ; il ne peut pas désigner un mandataire à sa place, qui viendrait auprès du Sage et demanderait en son nom l’autorisation de son vœu.

Ravina

avait un vœu concernant son épouse

[l’épouse de Ravina avait fait un vœu] qu’elle voulait faire autoriser auprès d’un Sage.

Il vint

Ravina vint

devant Rav Achi.

Il lui dit

Ravina demanda à Rav Achi :

Le mari —

peut-il être désigné comme mandataire pour le regret de son épouse ?

Le mari peut-il représenter son épouse, comme si elle-même était venue devant le Sage, en vertu de la règle selon laquelle « l’épouse d’un homme est comme son propre corps », ou bien doit-elle venir elle-même devant le Sage ?

Il lui dit

Rav Achi répondit à Ravina :

s’ils sont réunis,

si les Sages du tribunal sont réunis pour délibérer sur une autre affaire,

oui,

alors le mari peut venir devant eux et demander qu’ils autorisent le vœu de son épouse.

Mais

s’ils ne le sont pas,

si les Sages du tribunal ne sont pas réunis et qu’il veut les réunir à cette fin —

non !

C’est-à-dire qu’on n’a pas facilité les choses au point de permettre au mari de représenter son épouse, à moins que les Sages du tribunal ne soient déjà réunis, puisqu’il convient que l’épouse qui a fait le vœu vienne elle-même devant le tribunal.

Apprends-en

de la réponse de Rav Achi

trois

trois enseignements !

a.

Apprends-en : le mari devient le mandataire pour le regret de son épouse.

b.

Et apprends-en : il n’est pas convenable

qu’un Sage autorise un vœu dans le lieu de son maître

[d’autoriser un vœu dans le lieu de son maître, en raison de l’honneur dû à son maître].

Car sinon, pourquoi Ravina n’a-t-il pas lui-même autorisé les vœux de son épouse, avec deux autres personnes ?

c.

Et apprends-en : lorsqu’ils sont réunis, —

cela convient

[si le tribunal est déjà réuni, le mari peut devenir le mandataire pour le regret de son épouse].

Telle est donc l’explication de la question de Ravina et de la réponse de Rav Achi :

En principe, tout homme peut devenir le mandataire de son prochain et exposer au tribunal les raisons pour lesquelles le tribunal peut autoriser le vœu.

Cependant, Ravina s’est demandé si le mari était également digne de confiance à cet égard, ou s’il fallait craindre que, les vœux de son épouse lui étant pénibles, il n’ajoute de son propre chef des éléments aux motifs de son regret.

Rav Achi lui répondit : si le tribunal est déjà réuni, cela convient, car puisque le mari ne se donne aucune peine à ce sujet, nous ne craignons pas qu’il ajoute de lui-même des éléments au regret de son épouse.

Mais si le mari s’est donné de la peine et a réuni un tribunal à cette fin, le facteur de la peine [le fait qu’il ne veuille pas se fatiguer en vain] s’ajoute au facteur selon lequel les vœux de son épouse lui sont pénibles ; et, en raison de ces deux facteurs, nous devons craindre qu’il ajoute de lui-même des éléments à son regret. C’est pourquoi nous n’acceptons pas de lui le regret de son épouse.

Et puisque la Guemara a mentionné la halakha selon laquelle un Sage ne doit pas autoriser des vœux dans le lieu de son maître, la Guemara ajoute à cela d’autres halakhot :

Et pour le bannissement,

le nidouï — un Sage peut l’autoriser

même dans le lieu de son maître,

à l’endroit de son maître.

Et puisque la Guemara traite du bannissement, elle ajoute encore :

Et un expert unique

[un Sage éminent et versé dans les halakhot]

peut autoriser le bannissement,

il l’autorise seul et un tribunal n’est pas nécessaire. De même, un expert unique autorise le vœu.

Rabbi Chimon ben Zevid dit au nom de Rabbi Its’hak bar Tavla, au nom de Rabbi Hiyya Arikha de l’école de Rabbi A’ha, au nom de Rabbi Zeïra, au nom de Rabbi Eléazar, au nom de Rabbi Hanina, au nom de Rabbi Miache au nom de Rabbi Yehouda bar Ilaï :

Quelle est

l’explication du verset

qui est écrit

dans le livre de Malakhi [chapitre 3] : «

Et le soleil se lèvera pour vous qui craignez Mon Nom » ?

Qui sont ceux que le verset appelle « ceux qui craignent Mon Nom » ? —

Ce sont les hommes qui craignent de prononcer le Nom du Ciel en vain.

Et puisque la Guemara a expliqué le début du verset, elle ajoute l’explication de la suite du verset : «

Soleil de justice et guérison » —

Abayé a dit : apprends-en que la poussière du jour guérit

[la poussière que l’on voit dans les rayons du soleil pénétrant par la fenêtre guérit].

Et il est en désaccord

avec cette interprétation d’Abayé, qui explique « soleil de justice » par « poussière du jour », avec ce

qu’a

dit

Rabbi Chimon ben Lakich.

Car

Rabbi Chimon ben Lakich a dit :

Il n’y aura pas de Guéhinam dans le monde à venir !

Dans les temps futurs, après la résurrection des morts, ces méchants qui ont été condamnés « à la honte et à l’opprobre éternel », ne seront pas jugés dans le Guéhinam.

Mais

ils seront jugés de la manière suivante :

Le Saint, béni soit-Il

sortira le soleil de son fourreau —

les justes y seront guéris.

Et les méchants —

y seront jugés,

car ils souffriront de sa chaleur.

Les justes y seront guéris —

comme il est dit : «

Et le soleil se lèvera pour vous qui craignez Mon Nom,

soleil de justice, avec la guérison dans ses ailes ».

Et non seulement cela, mais

les justes

s’y délecteront.

Comme il est dit

[la fin du verset est] : «

Vous sortirez et vous vous ébattrez comme des veaux à l’engrais ».

Comme des veaux qui entrent dans la « revaka » pour être engraissés.

Et

ceux-ci

les méchants —

seront jugés

seront punis

par lui !

Comme il est dit

[dans le verset précédent] : «

Car voici que le jour vient, brûlant comme un four, et tous les arrogants et tous ceux qui commettent la méchanceté seront de la paille, et le jour qui vient les embrasera ».

Mots de ce daf dans le dictionnaire