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Nédarim 88b (פח:) — le Talmud en français

Nédarim 88b (נדרים פח:): De qui est donc cette règle que dit Rav ? de l'avis de qui Rav a rendu son jugement ? Selon Rabbi Meïr, car il a dit : la main de la femme est comme la main de son mari. On…

Texte original — Nédarim 88b (פח:)

כמאן אזלא הא שמעתא דרב

[כדעת מי אמר רב את דינו]?

כרבי מאיר, דאמר יד אשה כיד בעלה.

ורמינהו

ואם כך, יש סתירה לכך מהמשנה במסכת עירובין [עירובין עג ב], דתנן:

מבוי הוא סימטא הסגורה משלוש רוחות, ופתוחה ברוח הרביעית אל רשות הרבים. אל המבוי פתוחים פתחים מכמה חצירות של בתים. ואסור מדרבנן לטלטל בשבת במבוי זה. ותיקנו חכמים, שאם משתתפים כל בני החצירות בפת או בחבית של יין [כשם שעושים בעירובי חצירות], אזי נחשבים כולם בני חצר אחת, ויכולים לטלטל במבוי.

כיצד משתתפין במבוי?

מניח

אחד מבני המבוי, שמערב עבור כל בני המבוי,

את החבית

של יין.

ואומר: הרי זה לכל בני מבוי!

ומזכה להן,

לכל בני המבוי, חלק ביין שבחבית,

על ידי עבדו ושפחתו העברים,

שהם מגביהים את החבית, וזוכים בהגבהתם חלק ביין עבור כל אחד מבני המבוי

.

ו

כן יכול הוא לזכות חלק ביין לכל בני המבוי

על ידי

זכיית

בנו ובתו הגדולים

עבור בני המבוי, בהגבהת החבית.

ועל ידי אשתו.

ואי אמרת

שאם לא אמר האב "אלא מה שאת נושאת ונותנת לפיך", אז

קנה יתהון בעלה.

אם כן,

עירוב

שזוכה בו האשה עבור בני המבוי,

לא נפיק מרשותיה דבעל

לא יצא העירוב מרשותו של הבעל אל האשה, כי אינה יכולה לזכות בו בעצמה.

ואיך האשה יכולה לזכות את החבית לכל בני המבוי, כיון שכל מה שזכתה האשה זוכה ממנה בעלה?

ומתרצינן:

אמר רבא, אף על גב דאמר רבי מאיר יד אשה כיד בעלה,

ואינה יכולה לזכות בדבר בלא שיזכה בזה בעלה, בכל זאת,

מודה רבי מאיר לענין שיתוף

מבואות,

דכיון דלזכות לאחרים הוא מיד בעלה זכיא

כלומר, מודה רבי מאיר, כי כשם שכאשר הבעל מזכה לאשתו מתנה, אין הבעל קונה אותה, כיון שנחשב הדבר שהוא מסלק את עצמו מלזכות בה, כך כאשר הוא מזכה לאחרים על ידי אשתו, נחשב הדבר שהוא מסלק את עצמו מלזכות בעירוב, ולכן יכולה האשה לזכות בו לכל בני המבוי.

איתיביה רבינא לרב אשי

סתירה לכך ממה ששנינו במסכת עירובין:

אלו שזכין להן

[אלו שאפשר לזכות על ידיהם את הפת או החבית לכל בני המבוי]: [

על ידי

]

בנו ובתו הגדולים ועבדו ושפחתו העברים

כיון שיש להם אפשרות קניה לעצמם, ולכן הם יכולים לזכות ממון לאחרים.

ואלו שאין זכין להן, על ידי בנו ובתו

הקטנים ועבדו ושפחתו הכנענים, ואשתו

שאין להם אפשרות קניה לעצמם, ולכן אינם יכולים לזכות בשביל אחרים.

ומבואר במשנה הזאת, שאשה אינה יכולה לזכות מבעלה לכל בני המבוי?

ומתרצינן תירוץ אחר:

אלא אמר רב אשי

:

מתניתין

[במשנה לעיל, האומרת שאפשר לזכות את העירוב על ידי אשתו], מדובר בה,

בשיש לה חצר באותו מבוי עסקינן.

דמגו דזכיא לנפשה

-

זכיא לאחריני.

כיון שיש לאשתו חצר הפתוחה אף היא לאותו מבוי, צריכה אף היא להשתתף במבוי, וגם היא קונה את העירוב לעצמה, יחד עם כל בני המבוי. ולכן, מתוך שהיא זוכה לעצמה, יכולה היא לזכות אף לשאר בני המבוי.

אבל במשנה שנאמר בה שאין האשה יכולה לזכות לבני המבוי את העירוב, מדובר באופן שאין לה חצר במבוי זה, והיא עצמה אינה צריכה לקנות את העירוב, ועל כן אינה יכולה לזכות בו לשאר בני המבוי, כי ידה כיד בעלה.

מתניתין:

אמרה תורה: "

ונדר אלמנה וגרושה, יקום עליה".

כיצד?

-

אמרה

האשה:

הריני נזירה לאחר שלשים יום, אף על פי שנשאת בתוך ל' יום, אינו יכול להפר

לה, אף על פי שהנזירות חלה לאחר שנישאה, היות ובשעה שנדרה עדיין לא היתה נשואה, ולכן אין הבעל יכול להפר את נדריה.

Traduction française

De qui est donc cette règle que dit Rav ?

de l'avis de qui Rav a rendu son jugement ?

Selon Rabbi Meïr, car il a dit : la main de la femme est comme la main de son mari.

On l'objecte -

et si c'est ainsi, il y a une contradiction avec la Mishna dans la tractate Erouvin [Erouvin 76b], qui enseigne :

Un mavoy est une ruelle fermée sur trois côtés et ouverte par le quatrième côté vers le domaine public. Vers le mavoy s'ouvrent des issues de plusieurs cours de maisons. Et il est interdit rabbinique de transporter le jour du Chabbat dans ce mavoy. Les Sages ont institué que si tous les habitants des cours participent par du pain ou par un tonneau de vin (comme on fait dans les erouvot de cours), alors ils sont tous considérés comme appartenant à une seule cour, et ils peuvent transporter dans le mavoy.

Comment participent-ils au mavoy ?

Pose

l'un des habitants du mavoy, qui met en participation pour tous les habitants du mavoy,

le tonneau

de vin.

Et il dit : ceci est pour tous les habitants du mavoy !

et il acquiert pour eux,

pour tous les habitants du mavoy, une part du vin contenu dans le tonneau,

par l'intermédiaire de son esclave et de sa servante hébreux,

qui soulèvent le tonneau, et en le soulevant acquièrent une part du vin pour chacun des habitants du mavoy.

Et

ainsi il peut acquérir une part du vin pour tous les habitants du mavoy

par l'intermédiaire de

l'acquisition

par son fils et sa fille majeurs

pour les habitants du mavoy, en soulevant le tonneau.

et par l'intermédiaire de sa femme.

Et si tu dis

que si le père n'a pas dit "sauf ce que tu portes et donnes par ta bouche", alors

leur mari a acquis [cela].

Si donc,

l'erouv

que la femme acquiert pour les habitants du mavoy

ne sort pas de la propriété du mari -

l'erouv ne passe pas de la propriété du mari à la femme, car elle ne peut l'acquérir par elle‑même.

Et comment la femme peut‑elle acquérir le tonneau pour tous les habitants du mavoy, puisque tout ce que la femme acquiert, son mari l'acquiert à partir d'elle ?

Et nous proposons cette solution :

Rava dit : même si Rabbi Meïr a dit 'la main de la femme est comme la main de son mari',

et qu'elle ne peut acquérir une chose sans que son mari n'acquière par elle, pourtant

Rabbi Meïr admet en ce qui concerne la participation

des apports,

car, puisque pour acquérir pour autrui on exige que cela vienne du mari même,

c'est‑à‑dire, Rabbi Meïr reconnaît que, de même que lorsqu'un mari fait don à sa femme, le mari ne s'arroge pas un droit d'achat sur elle — car on considère qu'il s'est lui‑même dépossédé de tout droit sur ce bien — ainsi, lorsqu'il acquiert pour d'autres par l'intermédiaire de sa femme, on considère qu'il s'est dénué de tout droit à l'erouv ; dès lors la femme peut l'établir au profit de tous les habitants du mavoy.

Rabina répliqua à Rav Ashi

qu'il y a une contradiction avec ce que nous avons appris dans la Mishna dans la tractate Erouvin :

Ceux par lesquels on peut acquérir pour elles

: ceux par l'intermédiaire desquels on peut acquérir le pain ou le tonneau pour tous les habitants du mavoy :

par l'intermédiaire de

son fils et sa fille majeurs, et son esclave et sa servante hébreux

puisqu'ils ont la capacité d'acquérir pour eux‑mêmes, et par conséquent ils peuvent acquérir des biens pour autrui.

Et ceux par lesquels on ne peut acquérir pour elles, par son fils et sa fille

mineurs, et son esclave et sa servante cananéens, et sa femme

qui n'ont pas la capacité d'acquérir pour eux‑mêmes, et donc ne peuvent acquérir pour autrui.

Et est‑il explicite dans cette Mishna que la femme ne peut acquérir de son mari pour tous les habitants du mavoy ?

Et nous proposons une autre solution :

Mais Rav Ashi dit :

Il s'agit de la Mishna

dans la Mishna ci‑dessus, qui dit qu'il est possible d'acquérir l'erouv par l'intermédiaire de sa femme], il s'agit

lorsqu'elle possède une cour dans ce même mavoy dont il est question.

Car, puisque elle acquiert pour elle‑même

elle acquiert aussi pour les autres.

Puisqu'elle a une cour ouverte également sur ce mavoy, elle doit aussi participer au mavoy, et elle achète l'erouv pour elle‑même, en même temps que tous les habitants du mavoy. Et donc, du fait qu'elle acquiert pour elle‑même, elle peut aussi acquérir pour les autres habitants du mavoy.

Mais dans la Mishna qui dit que la femme ne peut acquérir pour les habitants du mavoy l'erouv, il s'agit d'un cas où elle n'a pas de cour dans ce mavoy, et elle-même n'a pas besoin d'acheter l'erouv, et par conséquent elle ne peut l'acquérir pour les autres habitants du mavoy, car sa main est comme la main de son mari.

La Mishna :

La Torah a dit :

'Le vœu d'une veuve et d'une divorcée tiendra contre elle'.

Comment ? -

dit

la femme :

'Je me déclare nazirite après trente jours; même si j'ai été mariée dans ces trente jours, il ne peut l'annuler.'

La naziréat prend effet après qu'elle fut mariée, parce qu'au moment où elle fit le vœu elle n'était pas encore mariée, et par conséquent le mari ne peut annuler ses vœux.

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