Version texte de ce daf : original et traduction
Nédarim 82b (פב:) — le Talmud en français
Nédarim 82b (נדרים פב:): Et malgré cela, on ne peut pas objecter à partir d’ici contre Chmouel - Et notre Michna est l’opinion de Rabbi Yossi, car Rav Houna a dit : tout ce chapitre est l’opinion de…
Texte original — Nédarim 82b (פב:)
ובכל זאת אין להקשות מכאן על שמואל -
ומתניתין רבי יוסי היא, דאמר רב הונא, כוליה פרקין, רבי יוסי היא.
וכיון שרבי יוסי הוא בעל המשנה, ודאי דאין נדר זה נחשב לנדרי ענוי נפש, אבל שמואל דיבר לפי שיטת רבנן, ולרבנן "הנאת פלוני עלי" נחשב לענוי נפש.
ומאי אין יכול להפר
ואף לרבי יוסי שסובר שאינו יכול להפר, אין כוונתו שאינו יכול להפר כלל, אלא -
משום עינוי נפש
אינו יכול להפר
אבל מפר
נדרים שבינו לבינה
וכיון שאף לרבי יוסי זה נחשב לדברים שבינו לבינה.
ולכך אפשר לומר שרבנן סוברים שזה נחשב לענוי נפש -
אבל אם נאמר שלפי רבי יוסי זה לא נחשב אף בכלל דברים שבינו לבינה, לא מסתבר לומר שרבנן יאמרו להיפך מרבי יוסי, ויסברו שזה ענוי נפש, אבל כיון שגם לפי רבי יוסי זה נחשב לדברים שבינו לבינה שפיר י"ל שלפי רבנן זה נחשב לענוי נפש
30 .
אמר רב יהודה אמר שמואל
:
נדרה משתי ככרות,
כגון שאסרה על עצמה, בנדר אחד, אכילת שני ככרות שלפניה.
באחת מתענה,
מאי אכילת ככר אחת יגרם לה ענוי נפש, במה שנמנעת מאכילתו, כיון שהוא נעשה מקמח נקי.
ובאחת אין מתענה,
אין לה ענוי נפש, במניעת אכילת הככר הזו, משום שהיא עשויה מקמח מלוכלך.
מתוך שהוא מפר למתענה,
שיכול להפר לה את הנדר לגבי אכילת הככר שיש לה ענוי נפש אם לא תאכלנו -
מפר לשאינו מתענה,
מפר את הנדר אף לגבי הככר שאין לה ענוי נפש אם תמנע מלאוכלו. כי היות ונדרה נדר אחד על שתי ככרות, ששתיהן הן דבר מאכל, מפר הוא לשאינו מתענה אגב המתענה. ואפילו אם לא הפר בפירוש לשתי הככרות, חלה ההפרה על שתי הככרות יחד.
ורב אסי אמר רבי יוחנן: מפר למתענה, ואין מפר לשאין מתענה.
ואפילו אם הפר מפורש לשתי הככרות יחד, אין מועיל הפרתו לשאינה מתענה בו.
ואיכא דאמרי
-
בעא מיניה רב אסי מרבי יוחנן: נדרה משתי ככרות, באחת מתענה ובאחת אין מתענה
-
מהו?
אמר ליה: מפר למתענה, ואין מפר לשאין מתענה.
איתיביה
רב אסי לרבי יוחנן ממשנתנו:
האשה שנדרה בנזיר,
שקבלה על עצמה נזירות,
והיתה שותה יין, ומטמאה למתים,
ועברה בכך על דיני הנזירות, שאסור לנזיר לשתות יין ולהיטמא למתים
.
Traduction française
Et malgré cela, on ne peut pas objecter à partir d’ici contre Chmouel -
Et notre Michna est l’opinion de Rabbi Yossi, car Rav Houna a dit : tout ce chapitre est l’opinion de Rabbi Yossi.
Puisque Rabbi Yossi est l’auteur de la Michna, il est certain que ce vœu n’est pas considéré comme un vœu d’affliction de l’âme ; mais Chmouel parlait selon l’opinion des rabbins, et pour les rabbins, « le bénéfice d’Untel m’est interdit » est considéré comme une affliction de l’âme.
Et que signifie : « il ne peut pas l’annuler » ?
Même selon Rabbi Yossi, qui considère qu’il ne peut pas l’annuler, son intention n’est pas qu’il ne puisse absolument pas l’annuler, mais -
en raison de l’affliction de l’âme
il ne peut pas l’annuler,
mais il peut annuler
les vœux qui sont entre lui et elle,
et puisque, même selon Rabbi Yossi, cela est considéré comme une chose qui est entre lui et elle.
C’est pourquoi il est possible de dire que les rabbins considèrent cela comme une affliction de l’âme -
mais si l’on disait que, selon Rabbi Yossi, cela n’est même pas considéré comme une chose qui est entre lui et elle, il ne serait pas vraisemblable de dire que les rabbins soutiendraient l’inverse de Rabbi Yossi et considéreraient cela comme une affliction de l’âme ; mais puisque, même selon Rabbi Yossi, cela est considéré comme une chose qui est entre lui et elle, il est tout à fait possible de dire que, selon les rabbins, cela est considéré comme une affliction de l’âme 30 .
Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel :
Si elle a fait vœu au sujet de deux pains,
par exemple, si elle s’est interdit, par un seul vœu, de manger les deux pains qui se trouvent devant elle.
L’un lui cause une affliction,
en quoi le fait de manger un seul pain lui causerait-il une affliction de l’âme, par le fait qu’elle s’abstient de le manger ? Parce qu’il est fait de farine blanche.
et l’autre ne lui cause pas d’affliction,
elle ne subit pas d’affliction de l’âme en s’abstenant de manger ce pain, parce qu’il est fait de farine impure.
Dès lors qu’il annule pour celui qui lui cause une affliction,
car il peut annuler pour elle le vœu en ce qui concerne la consommation du pain dont elle subirait une affliction de l’âme si elle ne le mangeait pas -
il annule pour celui qui ne lui cause pas d’affliction,
il annule le vœu également en ce qui concerne le pain dont elle ne subit pas d’affliction de l’âme si elle s’abstient de le manger. Puisqu’elle a fait un seul vœu au sujet des deux pains, qui sont tous deux des aliments, il annule pour celui qui ne lui cause pas d’affliction en raison de celui qui lui en cause une. Et même s’il n’a pas explicitement annulé pour les deux pains, l’annulation s’applique aux deux pains ensemble.
Et Rav Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il annule pour celui qui lui cause une affliction, mais il n’annule pas pour celui qui ne lui en cause pas.
Et même s’il a explicitement annulé pour les deux pains ensemble, son annulation ne sert pas pour celui qui ne lui cause pas d’affliction.
Certains disent -
Rav Assi demanda à Rabbi Yo'hanan : si elle a fait vœu au sujet de deux pains, dont l’un lui cause une affliction et l’autre ne lui en cause pas -
qu’en est-il ?
Il lui dit : il annule pour celui qui lui cause une affliction, mais il n’annule pas pour celui qui ne lui en cause pas.
Il lui objecta
Rav Assi objecta à Rabbi Yo'hanan à partir de notre Michna :
La femme qui a fait vœu de naziréat,
qui a accepté sur elle-même le naziréat,
et qui buvait du vin et se rendait impure au contact des morts,
et transgressait ainsi les règles du naziréat, car il est interdit au nazir de boire du vin et de se rendre impur au contact des morts.