Version texte de ce daf : original et traduction
Nédarim 7b (ז:) — le Talmud en français
Nédarim 7b (נדרים ז:): B dit à son compagnon : «Tu es mis en nidouy pour moi» - - D'après Rabbi Akiva pensait : il faut se contenter de craindre peut‑être que l'expression de nidouy de…
Texte original — Nédarim 7b (ז:)
ב
אומר לחברו:
מנודה אני לך
-
דרבי עקיבא סבר
: יש להסתפק שמא
לישנא דנידויא
של הרחקה
הוא
, ויתכן שהוא לשון נדר.
ורבנן סברי
: ודאי
לישנא דמשמתנא
של נידוי
הוא
בלבד, ולא לשון הרחקה של נדר.
ופליגא
מימרא זו של אביי על דינו
דרב חסדא
-
דההוא גברא דאמר
"
משמתנא בנכסיה דבריה דרב ירמיה בר אבא
".
אתא לקמיה דרב חסדא
, לשאול האם "משמתנא" הוא לשון נדר.
אמר ליה
רב חסדא:
לית דחש לה
, אין מי שחושש לפסוק
להא דרבי עקיבא
הסובר שהוא ספק לשון נדר, אלא ודאי אינו נדר!
והיינו, ד
קסבר
רב חסדא, ש
במשמתנא פליגי
תנא קמא ורבי עקיבא, וקאמר שאין לחוש לדברי רבי עקיבא.
וזה בניגוד לאביי, שאמר כי "משמתנא" גם לדעת רבי עקיבא בודאי אינו לשון נדר.
ומכאן ואילך עוסקת הגמרא בהלכות נידוי:
אמר רבי אילא אמר רב
: מי שנתחייב נידוי, ו
נדהו
החכם
בפניו
של המנודה -
אין מתירין לו
למנודה את נידויו
אלא בפניו
.
אבל אם
נדהו שלא בפניו
, ולא התבזה בנידוי בפניו -
מתירין לו
את נידויו,
בין בפניו בין שלא בפניו.
אמר רב חנין אמר רב: השומע הזכרת השם
לבטלה
מפי חבירו
-
צריך לנדותו
.
ואם לא נידהו
ראוי ש
הוא עצמו יהא בנידוי
, כיון שמראה בעצמו שאינו חס על כבוד ה'!
ומצינו שחמור ביותר הוא העוון של הזכרת השם לבטלה -
שכל מקום שהזכרת השם
לבטלה
מצויה
-
שם עניות מצויה
.
כי אמרה תורה [שמות כ] "בכל המקום אשר אזכיר את שמי [שיוזכר שם שמי לברכה] - אבוא אליך, וברכתיך".
והיינו, שתהיה ברכת ה' בעשירות במקום שמכבדים את שמו, ומכאן אתה למד, כי אם עושים להיפך, שמבזים את שמו בכך שמזכירים אותו לבטלה, תהיה העניות מצויה שם.
ועניות
נחשבת היא
כמיתה!
שנאמר
[שמות ד] לגבי דתן ואבירם, שזממו להרוג את משה במצרים, וברח משה למדין, וכאשר שלח הקב"ה את משה לגאול את בני ישראל ממצרים, אמר לו על דתן ואבירם - "
כי מתו כל האנשים
".
והרי מצינו שדתן ואבירם לא מתו אז, שהרי הם השתתפו במחלוקתו של קורח. ובהכרח, שנעשו עניים, ובכך נחשבו כאילו מתו.
ו
ראיה נוספת שעניות שקולה היא כמיתה, מהא ד
תניא: כל מקום שנתנו
בו
חכמים עיניהם
לרעה - סופו,
או מיתה או עוני.
אמר רבי אבא: הוה קאימנא
עמדתי
קמיה דרב הונא
.
שמעה
רב הונא
להך איתתא
לאשה אחת
דאפקה
שהוציאה
הזכרת השם לבטלה
.
שמתה
נידה אותה רב הונא,
ושרא לה לאלתר באפה.
ומיד התיר לה את נידויה בפניה.
שמע מינה
ממעשה זה של רב הונא,
תלת
, שלשה דברים:
א.
שמע מינה, השומע הזכרת השם מפי חבירו
-
צריך לנדותו
.
ב.
ושמע מינה, נידהו בפניו
-
אין מתירין לו אלא בפניו
.
ג.
ושמע מינה, אין
צורך להמתין
בין נידוי להפרה, ולא כלום.
אמר רבי גידל אמר רב: תלמיד חכם מנדה לעצמו
, את עצמו,
ומיפר
את נידויו
לעצמו.
ומקשינן:
פשיטא!
ומשנינן:
מהו דתימא
"
אין חבוש מתיר עצמו מבית האסורין
", ויצטרך אחר להתיר את נידויו,
קא משמע לן
שיכול לעשות זאת בעצמו.
ומבארת הגמרא:
היכי דמי?
-
כי הא דמר זוטרא חסידא, כי מחייב בר בי רב שמתא
, אם היה אחד מבני בית המדרש חייב נידוי
\- היה מר זוטרא
משמית נפשיה ברישא
, היה תחילה מנדה את עצמו,
והדר משמת בר בי רב
.
וכי עייל
מר זוטרא
לביתיה, שרי
את הנידוי
לנפשיה
.
והדר
, ולאחר מכן
שרי ליה
, לתלמיד שנדהו.
Traduction française
B
dit à son compagnon :
«Tu es mis en nidouy pour moi» -
D'après Rabbi Akiva pensait :
il faut se contenter de craindre peut‑être que
l'expression de nidouy
de l'excommunication
soit
; et il est possible que ce soit la formule d'un neder.
Et les rabbins pensaient :
certainement
la formulation de nidouy
de l'excommunication
est
seulement, et non la langue d'abrogation d'un neder.
Et il y a divergence
sur cette assertion d'Abaye concernant le point de vue de
Rav Ḥisda -
à savoir qu'il s'agissait d'un homme qui disait "
elle se sépare de ses biens, paroles de Rav Yirmeya bar Abba]".
Il vint devant Rav Ḥisda
pour demander si «משמתנא» est une formule de neder.
Il lui dit
Rav Ḥisda :
Il n'y a pas de motif de craindre
que l'on doive s'abstenir de statuer
d'après Rabbi Akiva
qui soutient que c'est douteusement la langue d'un neder ; au contraire, c'est certain que ce n'est pas un neder !
Et cela signifie que
selon l'avis
de Rav Ḥisda, que
dans le cas de «משמתנא» il y a divergence
entre le Tanna Qamma et Rabbi Akiva, et qu'il dit qu'on n'a pas à se soucier des paroles de Rabbi Akiva.
Et ceci est en contradiction avec Abaye, qui déclara que «משמתנא», même du point de vue de Rabbi Akiva, certainement n'est pas la langue d'un neder.
Et dès lors la Guemara traite des lois du nidouy :
Dit Rabbi Ila au nom de Rav :
Celui qui est rendu passible de nidouy, et
le sage l'excommunia
devant
l'excommunié
—
on ne permet pas au prononciateur
d'abroger son nidouy
sauf en sa présence.
Mais si
il l'excommunia hors de sa présence
et qu'il ne fut pas déshonoré par le nidouy en sa présence —
on lui permet
d'abroger son nidouy
que ce soit en sa présence ou non.
Dit Rav Ḥanin au nom de Rav : Celui qui entend la profanation du Nom
en vain
de la bouche de son camarade
doit le mettre en nidouy.
Et si on ne le rend pas niddé
—il convient que
lui‑même soit en nidouy
car cela montre en soi qu'il n'a aucune sollicitude pour la grandeur du Tout‑Puissant !
Et nous trouvons que le péché d'avoir mentionné le Nom en vain est extrêmement grave :
car partout où la mention du Nom
en vain
se trouve
la pauvreté est présente.
Car la Torah dit [Exode 20] «Dans tout lieu où je ferai mention de mon nom [qu'on invoque mon nom pour bénédiction] — je viendrai vers toi, et je te bénirai».
Et cela signifie que la bénédiction du Tout‑Puissant se trouvera en abondance là où l'on honore son Nom, et d'ici tu apprends que si l'on agit contraire, en le méprisant par sa mention en vain, la pauvreté s'installera là.
Et la pauvreté
est considérée
comme la mort!
Comme il est dit
au sujet de Dathan et Abiram, qui conspirèrent pour tuer Moïse en Égypte, et dont Moïse s'enfuit vers Madian, et lorsque le Tout‑Puissant envoya Moïse pour délivrer les enfants d'Israël d'Égypte, il lui parla de Dathan et Abiram — "
car tous ces hommes sont morts'."
Or nous voyons que Dathan et Abiram ne moururent pas alors, car ils participèrent à la dissension de Korah. Il en découle qu'ils furent frappés de pauvreté, et de ce fait furent considérés comme s'ils étaient morts.
Et
une autre preuve que la pauvreté équivaut à la mort, voici
une baraïta enseigne : partout où les Sages ont tourné
leur
regard vers le mal
—sa fin est
ou bien la mort ou bien la pauvreté.
Dit Rabbi Aba : «Je dirais»,
je me tenais
devant Rav Huna.
Rav Huna entendit
que
une femme en question
avait
prononcé
et
avait profané le Nom en vain.
Il la déclara niddée
—Rav Huna la déclara en nidouy,
et il trouva bon de la libérer immédiatement en sa présence.
Et il lui leva aussitôt son nidouy devant elle.
De cela on retire
de ce fait accompli de Rav Huna
trois
choses :
a.
De cela il est appris : que l'auditeur de la mention du Nom par son camarade
doit le mettre en nidouy.
b.
Et de cela il est appris : si on l'excommunia devant lui
on ne permet de l'absoudre que devant lui.
c.
Et de cela il est appris qu'il n'y a
pas besoin d'attendre
entre l'imposition du nidouy et sa levée, pas du tout.
Dit Rabbi Gidel au nom de Rav : Un étudiant de la Torah s'impose lui‑même le nidouy,
il s'imposait
et il abrogeait
son nidouy
pour lui‑même.
Et nous faisons une objection :
C'est évident !
Et nous réitérons :
Que dirais‑tu ? "
Un captif ne se délivre pas lui‑même de la prison",
et il faudrait qu'un autre abroge son nidouy ;
or cela nous enseigne
qu'il peut le faire lui‑même.
Et la Guemara explique :
Comment comparer ? —
Car ce que dit Mar Zutra Ḥasida, à savoir qu'il rendait responsable, disait‑il
si l'un des fils du beit‑midrash était passible de nidouy —
—
s'il révélait d'abord son intention
il ordonnait d'abord de se niddé lui‑même,
et ensuite il abrogeait devant Bar Bi Rav.
Et si Mar Zutra se rendait
chez lui,
était‑il permis
de lever le nidouy
pour lui‑même
et ensuite
après quoi
il lui était permis
d'abroger pour l'étudiant qui avait été niddé. [incertain : lecture du passage finale difficile ; traduction littérale suivie faute de texte clair]