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Nédarim 78a (עח.) — le Talmud en français

Nédarim 78a (נדרים עח.): « Telle est la chose » — - Un Sage permet, mais le mari ne permet pas. . Et il est enseigné dans une autre baraïta : « Telle est la chose » — - Le mari fait הפרה, mais le…

Texte original — Nédarim 78a (עח.)

"זה הדבר"

-

חכם מתיר, ואין בעל מתיר

.

ו

תניא אידך,

"זה הדבר"

-

בעל מפר, ואין חכם מפר.

שיכול

[שהיה אפשר לומר קל וחומר]:

ומה בעל, שאין מתיר,

בכל זאת הוא

מפר.

חכם שמתיר

-

אינו דין שמפר!?

תלמוד לומר "זה הדבר"

-

בעל מפר, ואין חכם מפר.

ומוסיפה הברייתא ללמוד דינים נוספים מ"זה הדבר".

נאמר כאן

[בפרשת נדרים] "

זה הדבר

".

ונאמר להלן

"

זה הדבר

",

ב

איסור

שחוטי חוץ

.

וילפינן גזירה שווה:

מה בשחוטי חוץ

נאמרה פרשה זו ב

אהרן ובניו וכל ישראל

שלכולם נאסר לשחוט קרבן חוץ למקדש.

אף פרשת נדרים

נאמרה

באהרן ובניו וכל ישראל

שכולם יכולים להתיר נדרים.

ומה כאן

[בפרשת נדרים]

ראשי המטות

-

אף להלן

[בשחוטי חוץ]

ראשי המטות.

ומפרשת הגמרא את דברי הברייתא.

בפרשת נדרים למאי הלכתא?

מה כונת הברייתא ללמוד מכך שכל ישראל כשרים להתרת נדרים?

אמר רב אחא בר יעקב

: כונת הברייתא

להכשיר שלשה הדיוטות

להתרת נדרים, ואין צורך בתלמידי חכמים.

ומקשינן:

והא "ראשי המטות" כתיב.

וראשי המטות היינו תלמידי חכמים, ואיך אפשר לומר שאף הדיוטות כשרים לכך?

ומתרצינן:

אמר רב חסדא ואיתימא רבי יוחנן

: דין זה, שצריך דוקא ראשי המטות, הוארק

ביחיד

המתיר את הנדר, שאז צריך שיהא דוקא

מומחה.

אבל כאשר שלשה מתירים את הנדר, אז מהני אף בג' הדיוטות.

ומפרשת הגמרא את סוף דברי הברייתא:

הא דאמרינן בברייתא ש"

ראשי המטות",

זהו אף

בשחוטי חוץ

-

למאי הלכתא?

איזו הלכה נלמדת מזה?

אמר רב ששת

: לימוד זה הוא כדי

לומר, ש

אף בפרשת קדשים ישנו דין של ראשי המטות. וכשם שבפרשת נדרים יש אפשרות של התרת נדרים על ידי ראשי המטות, אף בפרשת קדשים

יש

אפשרות

שאלה

והתרת חכם

בהקדש.

ומקשינן:

ל

פי

בית שמאי, דאמרי אין

אפשרותשל

שאלה

והתרת חכם

בהקדש,

אם כן חוזרת הקושיא:

ראשי המטות דכתיב בשחוטי חוץ, למאי הלכתא?

איזו הלכה נאמרה בכך שיש דין ראשי המטות בפרשת שחוטי חוץ?

ומתרצינן:

בית שמאי

חולקים על דברי הברייתא, ו

לית להו גזירה שוה

זו, המשווה את פרשת נדרים לפרשת שחוטי חוץ.

ומקשינן לפי בית שמאי, שלא דורשים את הגזרה שוה, אם כן הפסוק

"זה הדבר" בפרשת נדרים, למאי כתיב

[מה דורשים מפסוק זה]?

ומפרשת הגמרא: פסוק זה נכתב כדי

לומר,

שרק

חכם מתיר

נדרים בלשון התרה,

ואין

ה

בעל מתיר

את נדרי אשתו בלשון זו.

וכן רק

בעל מפר

נדרי אשתו בלשון הפרה,

ואין

ה

חכם מפר

נדרים בלשון זו.

ומקשינן לפי בית שמאי:

הפסוק "

זה הדבר

"

ב

פרשת

שחוטי חוץ, למאי כתיב

[מה דורשים מפסוק זה]?

ומפרשת הגמרא: פסוק זה נכתב כדי

לומר,

שרק

על השחיטה

של בהמת קרבן בחוץ

חייב, ואין חייב על המליקה

של קרבן העוף בחוץ.

ומקשינן:

אלא לבית שמאי

[לפי בית שמאי]

, להכשיר ג' הדיוטות

בהפרת נדרים

מנלן?

מהיכן לומדים בית שמאי דין זה, שכאשר שלשה מתירים את הנדר אין צורך בתלמידי חכמים, אלא מהני אף ג' הדיוטות?

ומתרצינן:

נפקא להו

[בית שמאי לומדים דין זה]

מדרב אסי בר נתן.

ומפרשת הגמרא מה הם דברי רב אסי בר נתן -

דכתיב

[ויקרא כג]:

וידבר משה את מועדי ה'

-

אל בני ישראל.

והתניא

על פסוק זה:

רבי יוסי הגלילי אומר: "מועדי

ה'

" נאמרו

בפרשת המועדות,

ולא נאמרה שבת בראשית

[יום השבת קרוי "שבת בראשית", להבדיל מהשנה השביעית, הנקראת "שבת הארץ"]

עמהן

.

בן עזאי אומר: "מועדי

ה'

" נאמרו

בפרשת המועדות,

ולא נאמר פרשת נדרים עמהן.

רב אסי בר נתן קשיא ליה הא מתניתא

[הוקשה לו הסבר הברייתא],

אתא לנהרדעא לקמיה דרב ששת, ולא אשכחיה

[ולא מצאו] במקומו.

אתא אבתריה

[בא אחריו]

ל

עיר

מחוזא.

ואמר ליה

לרב ששת: מדוע אומרת הברייתא "

מועדי ה'" נאמרו ולא נאמרה שבת בראשית עמהן?

והא

כן

כתיב שבת עמהן

, עם המועדות, בפרשת אמור, שנאמרו בה נישבת ומועדים!

ותו

[ועוד הוסיף להקשות לו]:

מדוע אומרת הברייתא "

מועדי ה'" נאמרו, ולא נאמרה פרשת נדרים עמהן?

והא מסיטרא

[בקצה הפרשה]

כתיבא

אף פרשת נדרים!

שהרי לאחר פרשת פנחס, העוסקת בקרבנות של המועדים, נאמרה פרשת מטות, העוסקת בעניני נדרים.

אמר ליה רב ששת לרב אסי בר נתן: הכי קתני

-

Traduction française

« Telle est la chose » —

Un Sage permet, mais le mari ne permet pas.

Et

il est enseigné dans une autre baraïta :

« Telle est la chose » —

Le mari fait הפרה, mais le Sage ne fait pas הפרה.

On aurait pu dire

il aurait été possible de l’enseigner par un kal va'homer] :

Et puisque le mari, qui ne permet pas,

malgré tout

fait הפרה,

le Sage, qui permet, —

ne devrait-il pas, à plus forte raison, faire הפרה ?!

L’Écriture dit : « Telle est la chose » —

Le mari fait הפרה, mais le Sage ne fait pas הפרה.

Et la baraïta ajoute à tirer d’autres lois de « Telle est la chose ».

Il est dit ici

dans le passage des vœux] «

Telle est la chose ».

Et il est dit plus loin «

Telle est la chose »,

dans

l’interdit

des sacrifices abattus à l’extérieur.

Et nous l’apprenons par une gzera chava :

De même que, pour les sacrifices abattus à l’extérieur,

ce passage a été dit à

Aharon, à ses fils et à tout Israël —

car il leur a tous été interdit d’abattre un sacrifice hors du Temple.

De même, le passage des vœux

a été dit

à Aharon, à ses fils et à tout Israël —

car tous peuvent permettre les vœux.

Et de même qu’ici

dans le passage des vœux]

les chefs des tribus —

de même, plus loin [dans le passage des sacrifices abattus à l’extérieur]

les chefs des tribus.

Et la Guemara explique les paroles de la baraïta.

Dans le passage des vœux, à quelle fin halakhique cela a-t-il été dit ? —

Quelle intention la baraïta a-t-elle de tirer du fait que tout Israël est apte à la permission des vœux ?

Rav A'ha bar Yaakov dit :

L’intention de la baraïta est

de déclarer aptes trois personnes ordinaires

à la permission des vœux, et il n’est pas nécessaire qu’elles soient des disciples des Sages.

Et nous objectons :

« Or, il est écrit : “les chefs des tribus”. »

Et les chefs des tribus désignent des disciples des Sages ; comment peut-on donc dire que même des personnes ordinaires sont aptes à cela ?

Et nous répondons :

Rav 'Hisda, et certains disent Rabbi Yo'hanan, dit :

Cette loi, selon laquelle il faut précisément les chefs des tribus, ne s’applique

qu’à un seul homme

qui permet le vœu ; alors, il faut précisément qu’il soit

expert.

Mais lorsque trois personnes permettent le vœu, cela est valable même avec trois personnes ordinaires.

Et la Guemara explique la fin des paroles de la baraïta :

Ce que nous avons dit dans la baraïta, à savoir «

les chefs des tribus »,

s’applique aussi

aux sacrifices abattus à l’extérieur —

à quelle fin halakhique ?

Quelle loi apprend-on de cela ?

Rav Chechet dit :

Cet enseignement vise

à dire que

même dans le passage des choses consacrées, il existe une loi concernant les chefs des tribus. Et de même que, dans le passage des vœux, il est possible d’obtenir la permission des vœux par l’intermédiaire des chefs des tribus, de même, dans le passage des choses consacrées,

il existe

une possibilité de

questionnement

et de permission par un Sage

concernant un bien consacré.

Et nous objectons :

Selon

les

disciples de Chammaï, qui disent qu’il n’existe

aucune possibilité

de

questionnement et de permission par un Sage

concernant un bien consacré,

l’objection revient donc :

« Les chefs des tribus », qui sont écrits dans le passage des sacrifices abattus à l’extérieur, à quelle fin halakhique ? —

Quelle loi a-t-elle été dite par le fait qu’il existe une loi concernant les chefs des tribus dans le passage des sacrifices abattus à l’extérieur ?

Et nous répondons :

Les disciples de Chammaï

s’opposent aux paroles de la baraïta, et

ils n’acceptent pas cette gzera chava

qui compare le passage des vœux au passage des sacrifices abattus à l’extérieur.

Et nous objectons selon les disciples de Chammaï, qui n’interprètent pas la gzera chava : dans ce cas, le verset

« Telle est la chose », dans le passage des vœux, pourquoi est-il écrit

[qu’apprennent-ils de ce verset] ?

Et la Guemara explique : ce verset a été écrit afin

de dire

que seul

un Sage permet

les vœux par la formule de permission,

mais que

le

mari ne permet pas

les vœux de sa femme par cette formule.

De même, seul

le mari fait הפרה

des vœux de sa femme par la formule de הפרה,

mais

le

Sage ne fait pas הפרה

des vœux par cette formule.

Et nous objectons selon les disciples de Chammaï :

Le verset

« Telle est la chose »

dans

le passage

des sacrifices abattus à l’extérieur, pourquoi est-il écrit

[qu’apprennent-ils de ce verset] ?

Et la Guemara explique : ce verset a été écrit afin

de dire

que seule

la she'hita

d’un animal destiné à un sacrifice, à l’extérieur,

rend passible, mais que l’on n’est pas passible pour la melika

d’un sacrifice d’oiseau à l’extérieur.

Et nous objectons :

Mais, selon les disciples de Chammaï,

[selon les disciples de Chammaï]

, pour déclarer aptes trois personnes ordinaires

à la הפרה des vœux,

d’où cela le savent-ils ? —

D’où les disciples de Chammaï apprennent-ils cette loi, selon laquelle, lorsque trois personnes permettent le vœu, il n’est pas nécessaire qu’elles soient des disciples des Sages, mais que cela est valable même avec trois personnes ordinaires ?

Et nous répondons :

Ils l’apprennent

[les disciples de Chammaï apprennent cette loi]

de Rav Assi bar Natan.

Et la Guemara explique quelles sont les paroles de Rav Assi bar Natan :

Car il est écrit

[Lévitique 23] :

« Moïse énonça les temps fixés par l’Éternel

aux enfants d’Israël. »

Et il est enseigné

à propos de ce verset :

« Rabbi Yossi le Galiléen dit : “Les temps fixés

de l’

Éternel ont été énoncés

dans le passage des temps fixés,

mais le Chabbat de la Création n’a pas été énoncé

[le jour du Chabbat est appelé « Chabbat de la Création », pour le distinguer de la septième année, appelée « Chabbat de la terre »]

avec eux.”

Ben Azaï dit : “Les temps fixés

de l’

Éternel ont été énoncés

dans le passage des temps fixés,

mais le passage des vœux n’a pas été énoncé avec eux.”

Rav Assi bar Natan eut une difficulté au sujet de cette baraïta

[l’explication de la baraïta lui posa difficulté],

il vint à Nehardea auprès de Rav Chechet, mais ne le trouva pas

[et ne le trouva pas] à son endroit.

Il vint à sa suite

[il vint après lui]

dans la

ville de

Me'houza.

Et il lui dit

à Rav Chechet : pourquoi la baraïta dit-elle

« “Les temps fixés par l’Éternel” ont été énoncés, mais le Chabbat de la Création n’a pas été énoncé avec eux » ?

Or

c’est bien

le Chabbat qui est écrit avec eux,

avec les temps fixés, dans le passage d’Emor, où sont énoncés le Chabbat et les temps fixés !

Et de plus

[il ajouta une autre objection] :

Pourquoi la baraïta dit-elle

« “Les temps fixés par l’Éternel” ont été énoncés, mais le passage des vœux n’a pas été énoncé avec eux » ?

Or, à l’extrémité

[au bord du passage]

il est écrit

même le passage des vœux !

Car après le passage de Pin'has, qui traite des sacrifices des temps fixés, a été dit le passage de Matot, qui traite des affaires des vœux.

Rav Chechet lui dit, à Rav Assi bar Natan : c’est ainsi qu’elle est enseignée —

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