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Nédarim 76a (עו.) — le Talmud en français

Nédarim 76a (נדרים עו.): La fin dit, - et nous opposons à cette preuve, car de la fin de la baraïta il ressort une preuve contraire : Ils dirent à Rabbi Eliezer - les Sages lui objectèrent aux…

Texte original — Nédarim 76a (עו.)

אימא סיפא,

ומקשינן על ראיה זו, שמהסיפא של הברייתא ישנה ראיה הפוכה:

אמרו לו לרבי אליעזר

הקשו חכמים על דברי רבי אליעזר, שהוכיח במשנה שאפשר להפר לפני שנדרה מכך שאפשר להפר לאחר שכבר נדרה:

וכי תוכיח גם מכך ש

אם

מצינו ש

מטבילין כלי טמא

כדי

ליטהר, יטבילו

אף

כלי

טהור ש

לכשיטמא

אז, תועיל טבילתו

עתה ליטהר?

והלא אין הדין כך ולא מועילה טבילה לכלי טהור אלא רק לטהר כלים טמאים.

ונמצינו למידים, שאין להוכיח מכך שאפשר לבטל דבר שכבר חל על כך שיהא אפשר לבטל דבר שעדיין לא חל.

ומוכיחה הגמרא מדברי הסיפא, ראיה הפוכה לספק דידן.

חזינן מקושית חכמים על רבי אליעזר, שלדעת רבי אליעזר היה צריך להיות הדין שתועיל טבילה אף לכלי טהור כדי לטהרו מטומאה עתידית.

ומשמע מלשון הברייתא "לכשיטמא - ליטהר", שאף אילו היתה מועילה טבילה על כלי טהור, היה הכלי נטמא ואחר כך נטהר.

ואם כן,

שמע מינה

שלדברי רבי אליעזר

חיילין

הנדרים לאחר ההפרה ואחר כך בטילים.

ונמצא שדברי הברייתא סותרים מהרישא לסיפא.

אמרי

[מתרצים בני הישיבה את סתירת הברייתא]:

רבנן, לא קיימי להון בטעמיה דרבי אליעזר

[לא ידעו מהי שיטת רבי אליעזר].

והכי קאמרי ליה: מאי סבירא לך?

הקשו לו, ממה נפשך:

אי סבירא לך דחיילין

הנדרים

ובטלין

מיד

, תהוי כלי תיובתך

יהיה קשה על דבריך מטבילת כלים.

ו

אי לא סבירא לך דחיילין

ואם אתה סובר שאין חלים הנדרים כלל,

תהוי מקוה תיובתך

יהיה קשה על דבריך ממקוה.

ולפיכך אין ראיה לספק שהסתפקנו בו מדברי חכמים.

ופשטינן מברייתא.

תא שמע

:

אמר להם רבי אליעזר

לחכמים [הוכיח להם דאמרינן קל וחומר כזה].

הרי הדין הוא שאם נגעה טומאה בזרע הזרוע באדמה, לא נטמא הזרע, ודורשים דין זה מקל וחומר.

ומה זרעים טמאים

שנטמאו קודם זריעתם, דינם הוא ש

כיון שזרען בקרקע טהורין

משום שלומדים זאת מהפסוק "אשר יזרע - טהור הוא".

זרעים ש

זרועין ועומדים

בשעה שנטמאו,

לא כל שכן

שלא יטמאו?

וחזינן שאפשר לעשות קל וחומר מכך שאפשר לבטל דבר שכבר חל .

ומוכיחה מכך הגמרא על ספק דידן:

הרי הדין הוא שזרעים הזרועים בקרקע, אינם נטמאים כלל. ומכך שמדמה רבי אליעזר את דין הזרעים לדין הפרת נדרים,

שמע מינה

שרבי אליעזר סובר ש

לא חיילין

הנדרים כלל לאחר שהופרו.

ומקשה הגמרא על דעת רבנן:

ו

כי

רבנן לא דרשי קל וחומר

כזה?

והא תניא: יכול ימכור אדם את בתו

לאמה העבריה אף

כשהיא נערה?

אמרת קל וחומר

: אם

מכורה כבר, יוצאה

כאשר היא נעשית נערה.

מי שעדיין

אינה מכורה

-

אינו דין שלא תימכר

כאשר היא נערה?.

וחזינן, שאף רבנן מודים לכך שאפשר לעשות קל וחומר מכך שאפשר לבטל דבר שכבר חל.

Traduction française

La fin dit, -

et nous opposons à cette preuve, car de la fin de la baraïta il ressort une preuve contraire :

Ils dirent à Rabbi Eliezer -

les Sages lui objectèrent aux paroles de Rabbi Eliezer, qui, dans la Michna, soutenait qu'on peut annuler avant qu'on ait fait le neder à partir du fait qu'on peut annuler après qu'on a déjà fait le neder :

Et cela prouverait-il aussi que

Si

nous trouvons que

on immerge un ustensile impur

afin

pour le purifier, on l'immerge

aussi

un ustensile

qui est pur

lorsqu'il devient impur,

alors, son immersion serait utile

serait-il maintenant purifié ?

Or la loi n'est pas ainsi : l'immersion n'est utile pour un ustensile pur que pour purifier des ustensiles impurs.

Et nous trouvons parmi les disciples qu'on ne peut prouver par cela qu'il est possible d'annuler ce qui a déjà pris effet à partir du fait qu'il est possible d'annuler ce qui n'a pas encore pris effet.

Et la Gemara en apporte la preuve d'après les paroles de la fin, preuve contraire à notre doute.

Nous voyons que les Sages ont posé une difficulté à Rabbi Eliezer, car, d'après Rabbi Eliezer, il aurait dû en être ainsi que l'immersion profiterait même à un ustensile pur afin de le purifier d'une impureté future.

Et on comprend de la tournure de la baraïta «lorsqu'il devient impur — pour être purifié» que, même si l'immersion avait profité à un ustensile pur, l'ustensile serait d'abord devenu impur puis aurait été purifié.

Et si c'est ainsi,

il s'ensuit de là

que, d'après les paroles de Rabbi Eliezer,

sont en vigueur

les nederim après l'annulation et ensuite annulés.

Et il en résulte que les paroles de la baraïta se contredisent du début à la fin.

Ils disent [

les élèves de la yeshiva résolvent la contradiction de la baraïta] :

Les maîtres n'adoptent pas chez eux la raison de Rabbi Eliezer [

ils ne savaient pas quelle était la méthode de Rabbi Eliezer].

Et ainsi ils lui dirent : Quelle est ton opinion ?

Ils lui objectèrent : de quoi te préoccupes-tu ?

Si tu penses que les nederim subsistent

les nederim

et sont annulés

immédiatement

, alors ton argument sera réfuté -

cela ferait objection à tes propos à cause de l'immersion des ustensiles.

et

si tu ne penses pas que les nederim subsistent,

et si tu soutiens que les nederim ne prennent effet en rien,

alors le mikvé sera ta réfutation

— cela ferait objection à tes propos venant du mikvé.

Et par conséquent il n'y a pas de preuve pour le doute que nous avons soulevé des paroles des Sages.

Et nous tirons de la baraïta :

ta shma :

Rabbi Eliezer leur dit

aux Sages [il leur prouva que nous tirons un kal va'homer de cette manière].

Voici la loi : si une impureté a touché la semence semée dans la terre, la semence ne devient pas impure; et l'on tire ce principe par kal va'homer.

Et les graines impures

qui ont été rendues impures avant leur semence, leur loi est que

dès qu'elles sont semées dans un sol pur

car on l'apprend du verset «ce qui est semé est pur».

Des graines qui

sont semées et se maintiennent

au moment où elles étaient impures,

à plus forte raison

ne deviendront-elles pas impures ?

Et nous voyons qu'on peut faire un kal va'homer à partir du fait qu'on peut annuler une chose qui a déjà pris effet.

Et la Gemara en apporte la preuve sur notre doute :

La loi est que des graines semées dans la terre ne deviennent pas impures du tout. Et du fait que Rabbi Eliezer assimile la règle des graines à la règle de l'annulation des nederim,

il s'ensuit de là

que Rabbi Eliezer tient que

les nederim ne sont pas en vigueur

les nederim du tout après qu'ils ont été annulés.

Et la Gemara oppose une difficulté à l'opinion des Sages :

Et

pourquoi

les Sages ne tirent pas un tel kal va'homer

ainsi ?

Mais n'est-il pas enseigné : 'Peut-on vendre un homme sa fille à une esclave hébraïque même

à une esclave hébraïque même

lorsqu'elle est une jeune fille ?

Tu diras : kal va'homer :

si

elle est déjà vendue, elle sortira

comme quand elle devient une jeune fille.

Celui qui encore

n'est pas vendue

n'est-ce pas la règle qu'elle ne doit pas être vendue

lorsqu'elle est une jeune fille ?

Et nous voyons que même les Sages admettent qu'on peut faire un kal va'homer à partir du fait qu'on peut annuler quelque chose qui a déjà pris effet.

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