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Nédarim 75b (עה:) — le Talmud en français

Nédarim 75b (נדרים עה:): La Guemara explique : Par exemple, lorsqu’il en a rattaché un autre à ce vœu — il a dit au sujet d’une chose déterminée qu’elle serait comme la chose sur laquelle elle avait…

Texte original — Nédarim 75b (עה:)

ומבארת הגמרא:

כגון דאתפיס אחרינא בהדין נדרא

שאמר על דבר מסוים שיהא זה כמו הדבר שנדרה עליו.

ו

אי אמרת חלין

הנדרים, אז

הויא תפיסותא

[חלה התפסת הנדר], כיון שהנדר חל ואפשר להתפיס בו.

ו

אי אמרת לא חלין

הנדרים כלל, אז לא חלה התפסת הנדר, כיון ש

לא איכא מששא

בנדר שלה, שהרי אינו חל כלל, ולא שייך להתפיס בו.

מאי?

ופשטינן ממתניתין:

תא שמע

:

אמר רבי אליעזר: אם הפר נדרים שבאו לכלל איסור, לא יפר נדרים שלא באו לכלל איסור.

ומכך שאמר רבי אליעזר שנדרים אלו קלים יותר להפרה משום שלא באו לכלל איסור -

שמע מינה

ש

לא חלין

הנדרים כלל.

כי אם הם היו חלים ומתבטלים, במה הם קלים יותר מכל נדר שחל ומפר אותו, ומהו הקל וחומר?

ודחינן:

מי

[וכי]

קתני "שאינן באין

לכלל איסור"?

הרי

שלא "באו" קתני.

ולדבריך, שאינם חלים כלל, היה צריך לומר "שאינם באים".

אלא ודאי, הכונה היא, שבשעת ההפרה

עדיין לא באו

לכלל איסור, אבל כאשר היא נודרת, חלים הנדרים ובטלים מיד.

ואף שהם חלים, עדיין הם קלים משאר נדרים, היות ובשעה שחלו, כבר היתה הפרתם קיימת בעולם.

ופשטינן מברייתא:

תא שמע

:

דתניא:

אמר להן רבי אליעזר

לחכמים [קל וחומר להוכיח את דבריו]:

ומה במקום

[בנדרי עצמו]

שאין

הנודר

מיפר

את

נדרי עצמו משנדר

[לאחר שנדר]. ובכל זאת

מיפר

הוא את

נדרי עצמו עד שלא ידור

[לפני שנדר], על ידי שמוסר מודעה קודם לכן, שאינו רוצה שנדריו יחולו,

מקום

[בנדרי אשתו]

שהבעל מפר נדרי אשתו משתדור, אינו דין שיפר נדרי אשתו

אף

עד שלא תדור?

ומוכיחה הגמרא, מכך שרבי אליעזר לומד הפרת נדרי אשתו לפני שנדרה ממסירת מודעה לפני הנדר -

מאי לאו,

הדין בהפרת נדרים

דאשתו דומיא דיליה

[בדומה לנדרי עצמו].

מה

[

הוא

] [בנדרי עצמו]

ד

הנדרים

לא חיילין

כלל לאחר שמסר מודעה זו,

אף

בנדרי

אשתו נמי, ד

הנדרים

לא חיילין

כלל לאחר שהפר.

ואם כן יש ראיה לספק של הגמרא

ודחינן:

לא.

על אף שאפשר ללמוד זה מזה שמועיל ביטול הנדר אפילו לפני שהנדר חל, בכל זאת אין לדמות את שני הדינים, אלא

הא כדאיתא, והא כדאיתא.

בנדרי עצמו אין הנדרים חלים כלל לאחר מסירת מודעה, ובנדרי אשתו חלים הנדרים ואחר כך חלה ההפרה ומתבטל הנדר .

ופשטינן מברייתא:

הקדמה:

בברייתות להלן מבואר שנחלקו רבי אליעזר וחכמים האם זה שמצינו, שאפשר לבטל דבר שכבר חל זהו חומרא, ואפשר ללמוד מכך בקל וחומר שיהא אפשר לבטל אף דבר שעדיין לא חל או לא.

דעת רבי אליעזר, שאפשר לומר קל וחומר זה, ואילו דעת חכמים היא שאין לומר קל וחומר זה, משום שלפעמים יותר מסתבר לומר שתהא אפשרות לבטל דבר רק לאחר שהוא כבר חל.

תא שמע

:

אמרו לו

חכמים

לרבי אליעזר

השיבו חכמים על כך שרבי אליעזר למד בקל וחומר מנדרי עצמו, שמועיל בהם ביטול עצמי רק לפני שנדר, על נדרי אשתו, בכל שכן, שתועיל הפרה לפני שנדרה,

כי אם כן, נאמר אף קל וחומר שכזה:

ומה מקוה, שמעלה

[שמטהר]

את הטמאין מטומאתן

לאחר שנטמאו, בכל זאת

אין

המקוה

מציל

[שומר]

על הטהורים מליטמא,

כאשר הם נוגעים בטומאה בתוך המקוה.

אדם, ש

יש בו חומרא, שאם אדם טהור בלע טבעות טמאות,

אין

הוא

מעלה,

אין בליעת הטבעות בתוך האדם הטהור מטהרת

את

הטבעות

הטמאין מטומאתן

-

אינו דין הוא,

הרי קל וחומר הוא, שיש לנו ללמוד ממקוה, שאם בלע האדם טבעות טהורות ונכנס עמהן, כשהן בתוך בני מעיו, לאוהל המת, ונטמא האדם,

שלא יציל

האדם

על

הטבעות

הטהורין מליטמא

מחמת שהן בתוך בני מעיו

,

אלא גם הטבעות יטמאו?

והלא אין הדין כן.

אלא אם בלע האדם טבעת טהורה ונכנס לאוהל המת, ובצאתו מאוהל המת הקיא את הטבעת, אין הטבעת נטמאת כיון שזו היא "טהרה בלועה.

ובהכרח, צריך לומר, שאין לדון קל וחומר זה, משום שיותר מסתבר לומר שתהא אפשרות לבטל את הטומאה רק לאחר שחלה. ולכן אין להוכיח ממקוה, כיון שהטבילה בו מועילה לטהר רק לאחר שהטומאה כבר חלה.

ואם כן, אף בהפרת נדרים, אי אפשר לומר קל וחומר זה שתועיל ההפרה אף לפני שהאשה נדרה.

ומוכיחה הגמרא מברייתא זו לספק דידן -

משמע מטענתם של חכמים לרבי אליעזר, שהם מדמים את דין ההצלה מטומאה לדינו של רבי אליעזר, שהם הבינו בדבריו שאין הנדר חל כלל, כי בטבעות טהורות הבלועות בו, בודאי אין הטומאה חלה כלל, ולכן הביאו את ראיתם משם.

אלא

שמע מינה

שלדעת רבי אליעזר

לא חיילין

הנדרים כלל, ולכן הביאו חכמים ראיה כנגדו מהקל וחומר הזה.

Traduction française

La Guemara explique :

Par exemple, lorsqu’il en a rattaché un autre à ce vœu —

il a dit au sujet d’une chose déterminée qu’elle serait comme la chose sur laquelle elle avait fait vœu.

Et

si tu dis que les vœux s’appliquent

alors

le rattachement s’applique

le rattachement du vœu a effet, puisque le vœu s’applique et qu’il est possible de lui rattacher [un autre objet].

Et

si tu dis qu’ils ne s’appliquent pas

les vœux ne s’appliquent absolument pas, alors le rattachement du vœu n’a pas effet, puisque

il n’y a aucune consistance

dans son vœu, puisqu’il ne s’applique absolument pas et qu’il n’est pas possible de lui rattacher [un autre objet].

Qu’en est-il ?

Nous le résolvons à partir de la Michna :

Viens entendre :

Rabbi Éliézer a dit : S’il révoque les vœux qui sont parvenus au statut d’interdit, qu’il ne révoque pas les vœux qui ne sont pas parvenus au statut d’interdit.

Et du fait que Rabbi Éliézer a dit que ces vœux sont plus faciles à révoquer, parce qu’ils ne sont pas parvenus au statut d’interdit —

déduis-en

que

les vœux ne s’appliquent pas

du tout.

Car s’ils s’appliquaient puis étaient annulés, en quoi seraient-ils plus faciles que tout vœu qui s’applique et qu’il révoque, et quel serait le kal va’homer ?

Nous repoussons cette preuve :

Quoi donc

[penses-tu que]

il est enseigné : « qui ne parviennent pas

au statut d’interdit » ?

Voici que

il est enseigné : « qui ne sont pas parvenus ».

Et selon ta parole, puisqu’ils ne s’appliquent absolument pas, il aurait fallu dire : « qui ne parviennent pas ».

Mais certainement, le sens est qu’au moment de la révocation,

ils ne sont pas encore parvenus

au statut d’interdit ; toutefois, lorsqu’elle fait le vœu, les vœux s’appliquent et sont aussitôt annulés.

Et bien qu’ils s’appliquent, ils restent plus faciles que les autres vœux, puisque, au moment où ils se sont appliqués, leur révocation existait déjà dans le monde.

Nous le résolvons à partir d’une baraïta :

Viens entendre :

Car il est enseigné :

Rabbi Éliézer leur dit

aux Sages [un kal va’homer pour prouver sa position] :

Et puisque, dans le cas

des propres vœux de l’homme,

où celui qui fait le vœu

ne

révoque pas

les

propres vœux après les avoir faits

après avoir fait le vœu — et pourtant

il révoque

ses

propres vœux avant de les faire

avant de faire le vœu, en faisant auparavant une déclaration selon laquelle il ne veut pas que ses vœux s’appliquent,

a fortiori, dans le cas

des vœux de sa femme,

où le mari révoque les vœux de sa femme dès qu’elle les fait, n’est-il pas évident qu’il révoquera les vœux de sa femme

également

avant qu’elle ne les fasse ?

La Guemara prouve, du fait que Rabbi Éliézer déduit la révocation des vœux de sa femme avant qu’elle ne les ait faits de la déclaration faite avant le vœu —

n’est-ce pas que

la règle concernant la révocation des vœux

de sa femme est analogue à la sienne

de la même manière que pour ses propres vœux ?

De même que

lui

dans le cas de ses propres vœux,

que

les vœux

ne s’appliquent pas

du tout après qu’il a fait cette déclaration,

de même

dans les vœux de

sa femme également, puisque

les vœux

ne s’appliquent pas

du tout après qu’il les a révoqués.

S’il en est ainsi, il y a une preuve pour le doute de la Guemara.

Nous repoussons cette preuve :

Non.

Bien qu’il soit possible d’apprendre de l’un à l’autre que l’annulation du vœu est efficace même avant que le vœu ne s’applique, il ne faut néanmoins pas assimiler les deux règles ; mais

chacun est selon son cas.

Dans le cas de ses propres vœux, les vœux ne s’appliquent absolument pas après la déclaration ; dans le cas des vœux de sa femme, les vœux s’appliquent, puis la révocation prend effet et le vœu est annulé.

Nous le résolvons à partir d’une baraïta :

Introduction :

Dans les baraïtot ci-dessous, il est expliqué que Rabbi Éliézer et les Sages sont en désaccord sur le point de savoir si le fait que nous ayons trouvé qu’il est possible d’annuler une chose qui s’est déjà appliquée constitue une rigueur, et s’il est possible d’en déduire par un kal va’homer qu’il serait possible d’annuler également une chose qui ne s’est pas encore appliquée, ou non.

L’opinion de Rabbi Éliézer est qu’il est possible d’énoncer ce kal va’homer, tandis que l’opinion des Sages est qu’il ne faut pas l’énoncer, parce qu’il est parfois plus raisonnable de dire qu’il est possible d’annuler une chose seulement après qu’elle s’est déjà appliquée.

Viens entendre :

Les Sages lui dirent

les Sages

à Rabbi Éliézer —

les Sages lui répondirent au sujet du fait que Rabbi Éliézer avait déduit par un kal va’homer, à partir de ses propres vœux — pour lesquels l’annulation par lui-même n’est efficace qu’avant qu’il ne fasse le vœu — que, pour les vœux de sa femme, à plus forte raison la révocation serait efficace avant qu’elle ne fasse le vœu,

car, s’il en est ainsi, énonçons également un kal va’homer de ce genre :

Et puisque le mikvé, qui élève

[c’est-à-dire qui purifie]

les impurs hors de leur impureté

après qu’ils sont devenus impurs, néanmoins

le

mikvé ne

préserve pas

[ne protège pas]

les purs de devenir impurs

lorsqu’ils touchent une impureté à l’intérieur du mikvé.

Quant à l’homme, qui

présente une rigueur : si un homme pur avale des anneaux impurs,

il ne

les élève pas

l’avalement des anneaux à l’intérieur de l’homme pur ne purifie pas

les

anneaux

impurs de leur impureté —

n’est-il pas évident,

car il y a ici un kal va’homer que nous devons apprendre du mikvé : si un homme avale des anneaux purs et entre avec eux, alors qu’ils sont dans ses entrailles, sous la tente du mort, et que l’homme devient impur,

il ne préservera pas

l’homme

les

anneaux

purs de devenir impurs

du fait qu’ils se trouvent dans ses entrailles, mais les anneaux eux aussi deviendront impurs ?

Or telle n’est pas la règle.

Mais si un homme a avalé un anneau pur, est entré sous la tente du mort et, en sortant de la tente du mort, a vomi l’anneau, l’anneau ne devient pas impur, puisque c’est une « pureté absorbée ».

Il faut nécessairement dire qu’il ne faut pas raisonner selon ce kal va’homer, parce qu’il est plus raisonnable de dire que la possibilité d’annuler l’impureté n’existe qu’après qu’elle s’est appliquée. Il ne faut donc pas apporter de preuve à partir du mikvé, puisque l’immersion dans celui-ci n’est efficace pour purifier qu’après que l’impureté s’est déjà appliquée.

Dès lors, même concernant la révocation des vœux, il est impossible d’énoncer ce kal va’homer, selon lequel la révocation serait efficace même avant que la femme n’ait fait le vœu.

La Guemara apporte de cette baraïta une preuve pour notre doute —

Il ressort de l’argument des Sages à Rabbi Éliézer qu’ils assimilent la règle de la préservation contre l’impureté à la règle de Rabbi Éliézer. Ils ont compris de ses paroles que le vœu ne s’applique absolument pas ; de même, pour des anneaux purs qui sont absorbés en lui, il est certain que l’impureté ne s’applique absolument pas. C’est pourquoi ils ont apporté leur preuve de là.

Mais

déduis-en

que, selon l’opinion de Rabbi Éliézer,

les vœux ne s’appliquent pas

du tout ; c’est pourquoi les Sages lui ont apporté une preuve contraire à partir de ce kal va’homer.

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