Version texte de ce daf : original et traduction

Nédarim 69a (סט.) — le Talmud en français

Nédarim 69a (נדרים סט.): Son père entendit et annula pour elle, mais le mari n’eut pas le temps d’entendre le vœu avant qu’il ne meure : - le père revient et annule la part du mari. . Et Rabbi Nathan…

Texte original — Nédarim 69a (סט.)

שמע אביה והפר לה, ולא הספיק הבעל לשמוע

את הנדר

עד שמת

-

חוזר האב ומפר

את

חלקו של בעל

.

ו

אמר רבי נתן,

על הדין האחרון, שחוזר האב ומפר את חלקו של הבעל:

הן הן דברי בית שמאי.

אבל

בית הלל אומרים: אין

האב

יכול

לחזור ו

להפר

חלקו של בעל.

שמע מינה,

מוכח מכאן, שהמחלוקת בין בית שמאי ובית הלל, היא בספק של הגמרא:

ל

דעת

בית שמאי

הפרת האב קודם שמת הבעל עושה

מיגז גייז,

ולכן חלקו של הבעל נשאר חזק כבתחילה, ויכול האב לרשת את חלקו של הבעל ולחזור ולהפר.

אבל

ל

דעת

בית הלל,

הפרת האב עושה

מיקלש קליש,

והרי זה נדר חלש, וכיון שנחלש הנדר, אין הוא חשוב בכדי שיוכל האב לרשת את חלק הבעל. ולכן אין האב יכול לחזור ולהפר חלקו של בעל.

אדם הנודר נדר ורוצה אחר כך להתירו, יכול לבוא אצל חכם ולהישאל על נדרו, ואם ימצא לו החכם פתח להתיר את הנדר, יכול החכם להתיר לו את נדרו, ולעקרו כאילו לא היה.

בעי רבא

: האם דין הקיום של הנדר הוא כדין הנדר עצמו, וכשם שמצינו בנדר אפשרות להישאל עליו, ולהתיר אותו על ידי פתח וחרטה, כך גם

יש

אפשרות

שאלה

והתרת חכם

בהקם,

ולאחר התרת ההקם אפשר לשוב ולהפר את הנדר .

או

ש

אין

אפשרות

שאלה בהקם.

ולאחר שקויים הנדר, שוב אין אפשרות לשוב ולהפר?

ואם תמצא לומר,

ואפילו אם נאמר

יש שאלה בהקם,

עדיין יש להסתפק מה הוא הדין בהפרת נדרים:

האם מאחר שהוקשה הפרת נדרים לקיום נדרים, יהא דין ההפרה כדין הקיום, ו

יש

אפשרות

שאלה

והתרת חכם

בהפר,

ובכך תתבטל ההפרה.

או

דלמא, אף על פי שהוקשה הפרה לקיום, בכל זאת, לענין התרה היא לא הוקשה, ו

אין שאלה בהפר,

ואין אפשרות לבטל את ההפרה?

תא שמע

פשיטות לשאלה זו מדברי רבי יוחנן:

דאמר רבי יוחנן: נשאלין על ההקם, ואין נשאלין על ההפר!

בעי רבה

:

אם קיים האב או הבעל בלשון כפולה, שאמר פעמיים:

קיים ליכי, קיים ליכי.

ולאחר מכן

נשאל על

ה

הקמה

ה

ראשונה,

וביטלה.

מהו?

האם לאחר שבוטלה ההקמה הראשונה, חוזרת ההקמה השניה וחלה.

או דלמא, כיון שההקמה השניה לא חלה בשעה שקיים אותה, משום שהנדר כבר היה מקוים ועומד, לכן לא תחול שוב ההקמה הזו אפילו לאחר שהתבטל הקיום הראשון.

תא שמע

מהא

דאמר רבא

: אדם שנשבע, וחזר ונשבע פעם נוספת את אותה השבועה, לא חלה השבועה השניה, היות שאין שבועה חלה על שבועה. אך בכל זאת נשארת השבועה שניה כשהיא תלויה ועומדת. ו

אם נשאל על

השבועה

הראשונה,

וביטלה, חוזרת שבועה

שניה

ו

חלה עליו.

ומכאן יש ללמוד לעניננו, למי שקיים וחזר וקיים, שאף על פי שלא חלה ההקמה השניה בזמן שהיתה ההקמה הראשונה קיימת, בכל זאת, ההקמה השניה תלויה ועומדת, ואם בטלה ההקמה הראשונה, חוזרת וחלה ההקמה השניה.

בעי רבה

:

אם אמר בתוך כדי דיבור לשון זה:

קיים ליכי ומופר ליכי, ולא תיחול הקמה אלא אם כן חלה הפרה

-

והיינו, שהוא קיים והפר כאחת, וגם התנה שהקמתו לא תחול אלא אם תחול גם ההפרה ,

מהו?

האם הנדר מופר או לא.

שהרי ההקמה אינה יכולה לחול ממה נפשך, כי אם לא חלה ההפרה אז ההקמה לא תוכל לחול, שהרי התנה ואמר שלא תחול ההקמה אלא אם תחול גם ההפרה. ואם חלה ההפרה, גם אין ההקמה יכולה לחול כיון שהנדר כבר הופר, ואין אפשרות לקיים נדר אחר שהופר.

ולכן כל הספק הוא רק לגבי ההפרה :

האם מאחר והקדים לשון הקמה ללשון הפרה, היתה כוונתו להתנות גם שההפרה לא תחול אלא אם כן תחול גם ההקמה, ולפי צד זה אף ההפרה אינה יכולה לחול, שהרי לא חלה ההקמה.

או שלא היתה לו כוונה מיוחדת בכך שהקדים לשון הקמה ללשון הפרה [שהרי אין ביכולתו לומר שניהם כאחת], ועיקר כונתו היתה שלא תחול ההקמה ללא ההפרה, אבל ההפרה לא איכפת לו שתחול אף בלא ההקמה.

Traduction française

Son père entendit et annula pour elle, mais le mari n’eut pas le temps d’entendre

le vœu

avant qu’il ne meure :

le père revient et annule

la

part du mari.

Et

Rabbi Nathan dit

au sujet du dernier cas, où le père revient et annule la part du mari :

Tels sont les propos de Beit Chammaï.

Mais

Beit Hillel disent : le père ne

peut

revenir et

annuler

la part du mari.

Apprends-en

Il est prouvé d’ici que le désaccord entre Beit Chammaï et Beit Hillel porte sur le doute de la Guemara :

selon

l’avis de

Beit Chammaï,

l’annulation du père avant la mort du mari produit

une séparation,

et c’est pourquoi la part du mari demeure forte comme au début, et le père peut hériter de la part du mari et revenir l’annuler.

Mais

selon

l’avis de

Beit Hillel,

l’annulation du père produit

un affaiblissement,

et c’est donc un vœu faible ; et puisque le vœu s’est affaibli, il n’a pas suffisamment d’importance pour que le père puisse hériter de la part du mari. C’est pourquoi le père ne peut pas revenir annuler la part du mari.

Celui qui prononce un vœu et veut ensuite le faire lever peut se présenter devant un Sage et être interrogé au sujet de son vœu ; si le Sage lui trouve une ouverture permettant de lever le vœu, le Sage peut lever son vœu et l’extirper comme s’il n’avait jamais existé.

Rava soulève une question :

Le דין du maintien du vœu est-il comme le דין du vœu lui-même ? Et de même que nous trouvons à propos d’un vœu la possibilité d’être interrogé à son sujet et de le faire lever par une ouverture et par le regret, ainsi

y a-t-il

possibilité

d’être interrogé

et de faire intervenir un Sage

au sujet du maintien,

puis, après la levée du maintien, de revenir annuler le vœu.

Ou

qu’il

n’y a

pas de possibilité

d’être interrogé au sujet du maintien ;

et, une fois le vœu maintenu, il n’est plus possible de revenir l’annuler ?

Et si tu veux dire

même si nous disons

qu’il est possible d’être interrogé au sujet du maintien,

il faut encore examiner quel est le דין concernant l’annulation des vœux :

Puisque l’annulation des vœux a été comparée au maintien des vœux, le דין de l’annulation sera-t-il comme le דין du maintien, et

y a-t-il

possibilité

d’être interrogé

et de faire intervenir un Sage

au sujet de l’annulation,

ce qui annulerait l’annulation ?

Ou

peut-être que, bien que l’annulation ait été comparée au maintien, elle ne lui a pas été comparée en ce qui concerne la levée, et

il n’est pas possible d’être interrogé au sujet de l’annulation,

et il n’est pas possible d’annuler l’annulation ?

Viens entendre

une réponse claire à cette question, tirée des propos de Rabbi Yohanan :

Car Rabbi Yohanan a dit : on peut être interrogé au sujet du maintien, mais on ne peut pas être interrogé au sujet de l’annulation !

Rabba soulève une question :

Si le père ou le mari a maintenu dans une formulation redoublée, en disant deux fois :

« Maintenu pour toi, maintenu pour toi. »

Puis

a été interrogé au sujet du

premier maintien,

l’a

annulé.

Et l’a annulé.

Quel est le דין ? —

Après que le premier maintien a été annulé, le second maintien revient-il et s’applique-t-il ?

Ou peut-être que, puisque le second maintien ne s’est pas appliqué au moment où il l’a énoncé, parce que le vœu était déjà maintenu et établi, ce maintien ne s’appliquera plus, même après que le premier maintien aura été annulé ?

Viens entendre

de ceci,

car Rava a dit :

un homme qui a prêté serment, puis a prêté une seconde fois le même serment, le second serment ne s’applique pas, puisque l’on ne peut pas faire porter un serment sur un serment. Néanmoins, le second serment reste suspendu. Et

s’il est interrogé au sujet du

serment

premier,

et l’annule, le serment

second

revient et

s’applique à lui.

Et de là, on peut déduire ce qui nous concerne : celui qui a maintenu, puis a maintenu de nouveau ; bien que le second maintien ne se soit pas appliqué au moment où le premier maintien existait, néanmoins le second maintien reste suspendu, et si le premier maintien est annulé, le second maintien revient et s’applique.

Rabba soulève une question :

S’il a dit, dans le temps nécessaire pour prononcer la phrase entière, cette formulation :

« Maintenu pour toi et annulé pour toi ; et que le maintien ne s’applique que si l’annulation s’applique » —

C’est-à-dire qu’il a maintenu et annulé en même temps, et qu’il a également posé comme condition que son maintien ne s’applique que si l’annulation s’applique ,

Quel est le דין ? —

Le vœu est-il annulé ou non ?

Car, de toute manière, le maintien ne peut pas s’appliquer : si l’annulation ne s’est pas appliquée, le maintien ne pourra pas s’appliquer, puisqu’il a posé la condition et dit que le maintien ne s’appliquerait que si l’annulation s’appliquait également ; et si l’annulation s’est appliquée, le maintien ne peut pas non plus s’appliquer, puisque le vœu a déjà été annulé, et qu’il n’est pas possible de maintenir un vœu qui a été annulé.

C’est pourquoi tout le doute porte seulement sur l’annulation :

Puisqu’il a placé la formulation du maintien avant celle de l’annulation, avait-il l’intention de poser également comme condition que l’annulation ne s’applique que si le maintien s’applique aussi ? Selon cette opinion, même l’annulation ne peut pas s’appliquer, puisque le maintien ne s’est pas appliqué.

Ou bien n’avait-il aucune intention particulière en plaçant la formulation du maintien avant celle de l’annulation [puisqu’il n’avait pas la possibilité de dire les deux en même temps], et son intention principale était que le maintien ne s’applique pas sans l’annulation ; mais cela ne lui importait pas que l’annulation s’applique même sans le maintien ?

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