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Nédarim 67a (סז.) — le Talmud en français

Nédarim 67a (נדרים סז.): en partenariat, et l'un ne peut révoquer sans l'autre. Si le père a révoqué et que le mari n'a pas révoqué, , או ou si le mari a révoqué et que le père n'a pas révoqué, le…

Texte original — Nédarim 67a (סז.)

הפר האב ולא הפר הבעל

, או

הפר הבעל ולא הפר האב, אינו מופר

הנדר, עד שיפרו שניהם.

ואין צריך לומר, ש

אם

קיים אחד מהן

את הנדר, שלא תועיל הפרת השני, משום שצריך ששניהם יפרו את נדרה כאחד.

גמרא:

והוינן בה: מדוע הוצרך התנא לשנות בסוף המשנה שאם הפר האב לבד או הבעל לבד, אין הנדר מופר?

והלא

היינו רישא

[זה שנה כבר התנא ברישא], ש

אביה ובעלה מפירין נדריה.

ומובן מאליו שלא תועיל הפרת האב או הבעל לחוד.

ומשנינן: אם היה שונה התנא רק את הרישא,

מהו דתימא

היה אפשר לומר, שכוונת המשנה במה שכתוב "אביה ובעלה", היינו

או אביה או בעלה, קתני

, ואין צורך ששניהם יפרו.

קא משמע לן

שרק שניהם יחד יכולים להפר את הנדר, והפרת האחד ללא הפרת השני אינה מועילה כלום, והנדר אינו מופר.

עוד שנינו במשנה:

ואין צריך לומר שקיים אחד מהן.

ומקשינן:

למה לי למיתנא,

מדוע היה צריך התנא לכתוב דין זה?

הרי

השתא, יש לומר,

עתה, אחר שאמר כבר התנא שצריך הפרת שניהם, ואם

הפר זה בלא זה

אין ההפרה מועילה

ולא כלום.

אם כן, זה שאמר התנא בהמשך "ואין צריך לומר

קיים אחד מהן"

-

למה לי?

הלא ודאי הוא שלא תועיל הפרת האחד אם קיים השני, כיון שיש כאן רק הפרה של אחד מהם, וכבר שנה התנא במפורש שצריך גם את הפרת האב וגם את הפרת הארוס?

ומתרצינן:

צריכא למיתני,

צריך התנא במשנה לשנות דין זה,

כי איצטריך ליה,

הוצרך לכך כדי לחדש אופן נוסף:

כגון, שהפר אחד מהן

[או האב או הבעל] את הנדר.

וקיים אחד

[והשני קיים] את הנדר.

ו

אחר כך

חזר המקיים ונשאל

אצל חכם

על הקמתו.

[ויכולים להשאל על ההיקם כמו שיכולים להשאל על הנדר, והחכם יכול לעקור את ההיקם, כדי שיוכל המקיים לחזור ולהפר].

ולכן, אם היה התנא אומר רק את הדין שהפרת האחד אינה מועילה ללא הפרת השני, ולא היה אומר את הדין שאם אחד מקיים שוב לא יתכן להפר -

מהו דתימא,

היה אפשר לומר, שבאופן זה, שנשאל השני על הקמתו, יכול הוא עתה לחזור ולהפר לה, משום ש

מאי דאוקי הא עקריה,

שהרי עקר את קיומו של הנדר בכך שנשאל לחכם. ומעתה, שוב יכול הוא להפר, ולהצטרף להפרה הקודמת של הראשון.

קא משמע לן

התנא במשנה, שהיות וקיים לה את הנדר, הרי על אף שנעקר הקיום, כשנשאל עליו לחכם, לא יכול המקיים לחזור ולהצטרף להפרת הראשון הקודמת, משום

ד

דוקא אם

מפירין שניהם בבת אחת,

מצטרפת הפרתם לבטל את הנדר.

אבל אם בין הפרת הראשון להפרת השני היה דבר שמבטל את ההפרה, כגון קיום הנדר על ידי אחד מהם, שוב אין ההפרות מצטרפות, ואין הנדר מופר.

שנינו במשנה:

נערה המאורסה, אביה ובעלה מפירין נדריה:

והוינן בה:

מנלן,

מנין לנו מן התורה דין זה של שותפות בין האב לארוס בהפרת נדרים?

אמר רבה: אמר קרא

"

ואם היו תהיה לאיש, ונדריה עליה".

פסוק זה בא ללמד שארוס יכול להפר נדרי ארוסתו [וכפי שיבואר להלן, שלגבי הפרת הבעל לנדרי אשתו הנשואה, יש פסוק אחר].

וכיון שנערה המאורסה עדיין לא יצאה מרשות אביה לגמרי, כל זמן שלא נישאת, מלמד הכתוב שבנערה מאורסה מצטרפות הפרות הבעל והאב, כיון שהיא נמצאת ברשות שניהם, כל אחד במקצת.

מכאן

נלמד

לנערה המאורסה, שאביה ובעלה מפירין נדריה.

ותמהה הגמרא:

ואימא האי קרא,

אולי נאמר שפסוק זה -

ב

אשה

נשואה כתיב

ולא בארוסה! ואין ללמוד מפסוק זה שיש לארוס זכות להפר נדרי ארוסתו.

ומתרצינן:

אי משום נשואה

-

קרא אחרינא כתיב

[הרי לגבי הפרת נדריה של אשה נשואה, יש פסוק אחר] -

"ואם בית אשה נדרה"!

ובהכרח, שהפסוק "ואם היו תהיה לאיש" אמור לגבי ארוסה.

אך עדיין מקשה הגמרא:

ואימא, תרוויהו בנשואה

[ואולי נאמר ששני הפסוקים אמורים לגבי אשה נשואה], ואין לנו מקור מהפסוק שארוס יכול להפר נדרי ארוסתו?

וכי תימא,

שמא תאמר,

תרי קראי בנשואה

-

למה לי?

מדוע יש צורך בשני פסוקים לנשואה.

יש לומר, שהפסוק "ואם בית אשה נדרה", נכתב

למימר, שאין הבעל מיפר ב

נדרים

קודמין,

שנדרה אשתו קודם הנישואין.

וכמשמעות הפסוק, שדוקא אם בבית אישה נדרה יכול בעלה להפר אותם. אבל נדרים שנדרה קודם הנישואין אינו יכול להפר.

וחוזרת הקושיא, מכיון שאפשר לומר ששני הפסוקים אמורים לגבי נשואה, ואין בהם פסוק מיותר, מנין לנו שאף הארוס מפר נדרי ארוסתו?

Traduction française

en partenariat, et l'un ne peut révoquer sans l'autre. Si le père a révoqué et que le mari n'a pas révoqué,

ou si le mari a révoqué et que le père n'a pas révoqué, le neder n'est pas révoqué

jusqu'à ce qu'ils l'aient révoqué tous deux. Et il n'est pas nécessaire de dire que,

si l'un d'eux accomplit

le neder, la révocation de l'autre ne servirait à rien, puisqu'il faut que tous deux révoquent ensemble. Gémara :

Et nous débattons : pourquoi le tannaim a‑t‑il été nécessaire de modifier à la fin de la Michna que si le père révoque seul ou le mari seul, le neder n'est pas révoqué ? Et pourtant

c'est déjà l'amorce (le tannaim a déjà dit en amorce), que

son père et son mari révoquent ses vœux. Et il est évident que la révocation du père ou du mari séparément ne sert à rien.

Et si nous supposons que le tannaim avait seulement modifié l'amorce, quoi diriez‑vous ? —

on pouvait dire que l'intention de la Michna en écrivant «son père et son mari» est «ou son père ou son mari», ainsi enseigne le tannait

et qu'il n'est pas nécessaire que tous deux révoquent. Il nous est ainsi enseigné

que seuls tous deux ensemble peuvent révoquer le neder, et la révocation de l'un sans celle de l'autre ne vaut rien ; le neder n'est pas révoqué. Nous avons encore appris dans la Michna :

Et il n'est pas nécessaire de dire que si l'un d'eux accomplit (le vœu). Et nous demandons :

Pourquoi fallait‑il l'enseigner, pourquoi le tannaim eut‑il besoin d'écrire cette loi ?

Car maintenant, peut‑on dire,

après qu'il a déjà dit qu'il faut la révocation des deux, et si l'un révoque sans l'autre

la révocation n'est d'aucun effet et rien du tout.

Si donc, quand le tannaim dit ensuite «et il n'est pas nécessaire de dire

qu'un seul accomplisse»,

à quoi bon ?

Ne serait‑il pas évident que la révocation de l'un ne servirait à rien si l'autre a accompli, puisque nous sommes en présence seulement de la révocation d'un seul d'entre eux, et le tannaim a déjà explicitement dit qu'il faut la révocation du père et du fiancé ? Et nous proposons une résolution :

Il fallait que le tannaim enseigne, il fallait que le tannaim dans la Michna modifie cette loi,

car il avait besoin de cela, il y avait nécessité afin d'édicter une autre modalité :

par exemple, que l'un d'eux ait révoqué (que ce fût le père ou le mari) le neder.

et que l'autre ait accompli (et que l'autre ait accompli le neder).

et puis

celui qui a accompli revient et est interrogé par un sage

au sujet de son accomplissement. On peut être interrogé sur l'accomplissement comme on peut l'être sur le neder, et le sage peut annuler l'accomplissement, afin que celui qui avait accompli puisse revenir et révoquer.

Par conséquent, si le tannaim avait seulement dit la loi que la révocation de l'un n'est pas valable sans la révocation de l'autre, et n'avait pas dit la loi que si l'un accomplit, il n'est plus possible de révoquer, que diriez‑vous ?

on aurait pu dire que de cette manière, si le second fut interrogé sur son accomplissement, il peut maintenant revenir et la révoquer, parce que que veut dire «l'annulation de l'accomplissement» ?

puisqu'il annule l'existence de l'accomplissement du neder en étant interrogé par le sage. Et dès lors, il peut de nouveau révoquer et s'unir à la révocation antérieure du premier.

Il nous est ainsi enseigné que le tannaim enseigne dans la Michna : puisque l'accomplissement existe pour elle, alors malgré que l'accomplissement soit annulé lorsqu'il est soumis à l'examen du sage, celui qui a accompli ne peut revenir et se joindre à la révocation précédente du premier, à cause que

précisément si

c'est que s'ils révoquent tous deux en même temps,

leur révocation conjointe annule le neder. Mais si entre la révocation du premier et celle du second s'est intercalé un fait qui annule la révocation, comme l'accomplissement du neder par l'un d'eux, alors les révocations ne s'additionnent plus, et le neder n'est pas révoqué.

Nous avons appris dans la Michna :

«La jeune fille fiancée, son père et son mari révoquent ses vœux.» Et nous débattons sur cela :

D'où [l'apprenons‑nous], d'où tirerons‑nous de la Torah la loi de ce partenariat entre le père et le fiancé pour la révocation des neder ?

Rava dit : le verset dit

«Et si elle était donnée à un homme, et ses vœux sur elle.»

Ce verset vient enseigner que le fiancé peut révoquer les neder de sa fiancée [et comme il sera expliqué ci‑dessous, pour la révocation par le mari des vœux de sa femme mariée, il y a un autre verset]. Et puisque la jeune fille fiancée n'est pas encore complètement sortie de l'autorité de son père tant qu'elle n'est pas mariée, l'Écriture enseigne que dans la jeune fille fiancée se joignent les révocations du mari et du père, car elle est sous l'autorité des deux, chacun à sa mesure.

D'icelui nous apprenons

qu'à la jeune fille fiancée, son père et son mari révoquent ses vœux. La Gémara s'étonne :

Et si l'on dit ce verset, peut‑on dire que ce verset —

s' à une femme —

est écrit au sujet d'une femme mariée et non de sa fiancée ! Et on ne peut déduire de ce verset que le fiancé a le droit de révoquer les vœux de sa fiancée.

Et nous proposons une résolution :

Non pas parce qu'il est écrit «mariée», —

un autre verset est écrit

(car pour la révocation des vœux d'une femme mariée il y a un autre verset) — «Et si la maison d'une femme fit un neder» !

Et nécessairement, le verset «Et si elle était donnée à un homme» concerne sa fiancée. Mais la Gémara réplique encore :

Et si tu dis : les deux versets concernent la femme mariée, (ou peut‑être que les deux versets s'appliquent à la femme mariée), et nous n'avons pas de verset qui enseigne que le fiancé peut révoquer les neder de sa fiancée ?

Et si tu dis, que peut‑être tu diras

les deux versets concernent la femme mariée —

à quoi bon ?

Pourquoi a‑t‑on besoin de deux versets pour la femme mariée ? Il faut dire que le verset «Et si la maison d'une femme fit un neder» a été écrit

pour enseigner que le mari ne révoque pas les neder

faits auparavant, c'est‑à‑dire les vœux que sa femme fit avant le mariage.

Et selon le sens du verset, c'est seulement si la maison de la femme fit un neder que son mari peut les révoquer ; mais les neder qu'elle fit avant le mariage il ne peut pas les révoquer. Mais la difficulté revient : puisqu'on peut dire que les deux versets concernent la femme mariée et qu'il n'y a pas de verset superflu, d'où apprenons‑nous que le fiancé révoque les neder de sa fiancée ?

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