Version texte de ce daf : original et traduction
Nédarim 53b (נג:) — le Talmud en français
Nédarim 53b (נדרים נג:): Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Hanina ben Gamliel Cela n’a été enseigné dans la baraïta, le דין selon lequel celui qui fait vœu de s’interdire les légumes durant la…
Texte original — Nédarim 53b (נג:)
אמר רבי אבהו משום רבי חנינא בן גמליאל
לא שנו
בברייתא, את הדין, שאם נדר מן הירק בשביעית מותר בירקות גינה,
אלא
רק
במקום שאין מביאין
שם
ירק
גינה
מחוצה לארץ.
אבל במקום שמביאין
שם
ירק
גינה
מחוצה לארץ לארץ, אסור
אף בירקות הגינה, כיון שרגילים שם לאכול בשביעית בין ירקות השדה ובין ירקות הגינה, אם כן ודאי שהתכוון לידור משתיהם.
כתנאי,
מצאנו בזה מחלוקת תנאים האם מותר להביא ירק מחוץ לארץ.
דתניא:
אין מביאין ירק מן חוצה לארץ לארץ.
רבי חנניה בן גמליאל אומר: מביאין ירק מחוצה לארך לארץ.
אם כן, לפי מאן דאמר שאסור להביא ירק מחוץ לארץ לארץ, הדין, שהנודר מן הירק בשביעית מותר בירקות הגינה ואסור בירקות השדה, כיון שלא מצוי ירקות הגינה, שאין מביאין ירקות הגינה מחוץ לארץ, לא התכוון לידור מירקות הגינה.
אבל לפי מאן דאמר מותר להביא ירק מחוץ לארץ, הדין שאסור אף בירקות הגינה.
והוינן בדברי הברייתא:
מאי טעמא דמאן דאמר
שסובר ש
אין מביאין
ירק מחוץ לארץ לארץ?
אמר רבי ירמיה
: טעמו של האוסר,
משום
שחושש שמא יכניס עמם לארץ,
גוש
מעפר חוץ לארץ הדבוק לשורשי הירקות, ויטמא את הארץ, שגזרו טומאה על עפר חוץ לארץ משום ספק מת (מדור המבול, שהיו מתים בכל העולם, חוץ מארץ ישראל שלא היה שם מבול).
מתניתין:
א. הנודר
מן הכרוב, אסור באיספרגוס
שבכלל הכרוב הוא.
אבל הנודר
מן האיספרגוס מותר בכרוב
שאין הכרוב כלול בשם איספרגוס.
ב. הנודר
מן הגריסין
שהם פולין שנכתשו לחצאים,
אסור במקפה
בתבשיל עבה של גריסים, לפי שהוא נקרא "מקפה של גריסים".
ורבי יוסי מתיר,
לפי שבמקומו היו קוראים למקפה "מקפה" ולגריסין "גריסין".
אבל הנודר
מן המקפה, מותר בגריסין
לדברי הכל. שלא נדר מן הגריסים אלא מן התבשיל של הגריסים.
ג. הנודר
מן המקפה, אסור בשום,
כיון שהיו נותנים שום בתוך המקפה.
ורבי יוסי מתיר,
לפי שלא אסר עליו בנדרו אלא את המקפה, ולא את השום.
אבל הנודר
מן השום, מותר במקפה
לדברי הכל.
ד. הנודר
מן העדשים, אסור באשישים
פסולת של עדשים .
רבי יוסי מתיר,
שסובר, שאין אשישים בכלל עדשים.
אבל הנודר
מן האשישים, מותר בעדשים
לדברי הכל.
ה. האומר: קונם
חטה חטין שאני טועם,
הדין ש
אסור בהן
בחיטים,
בין
בצורה של
קמח, בין
בצור
ה
של
פת,
משום ש"חיטה" בלשון יחיד, משמע פת אפויה מחיטים שהיא גוף אחד, ואילו "חיטים" בלשון רבים, משמע ללעוס גרעיני חיטה, שלועסים אותם אחד אחד, ולכן האומר בנדרו "חיטה חיטים" אוסר עליו את החיטים בכל צורה שהיא, ואסור בין בקמח בין בפת.
ו. האומר: קונם
גריס גריסין שאני טועם,
הדין ש
אסור בהן
בגריסים,
בין
כשהם
חיין, בין
כשהם
מבושלין.
רבי יהודה אומר
: האומר:
קונם גריס
שאני טועם, בלשון יחיד,
או
האומר: קונם
חטה שאני טועם,
בלשון יחיד, הדין ש
מותר
לו
לכוס
גריסים וחיטים
חיים,
ואינו חולק על תנא קמא, אלא בא להשמיענו, שהנודר בלשון יחיד אין כוונתו אלא לתבשיל ולפת.
גמרא:
תניא: רבי שמעון בן גמליאל אומר
:
א. האומר: קונם
חטה שאני טועם,
בלשון יחיד,
אסור לאפות
ולאכול פת, משום שפת אפויה היא גוף אחד.
ומותר לכוס
חיטים חיים, משום שלועסים אותם אחד אחד.
האומר: קונם
חטים שאני טועם,
בלשון רבים,
אסור לכוס
חיטים חיים,
ומותר לאפות
ולאכול פת.
האומר: קונם
חטה חטין שאני טועם,
שנדר גם בלשון רבים וגם בלשון יחיד,
אסור בין לכוס
חיטים חיים,
בין לאפות
ולאכול פת.
ב. האומר: קונם
גריס שאני טועם,
בלשון יחיד,
אסור לבשל
ולאוכלו מבושל,
ומותר לכוס
ולאוכלם חיים.
האומר: קונם
גריסין שאני טועם,
בלשון רבים,
אסור לכוס
ולאוכלם חיים,
ומותר לבשל
ולאוכלו מבושל.
האומר: קונם
גריס גריסין שאני טועם,
שנדר גם בלשון רבים וגם בלשון יחיד,
אסור בין לבשל
ולאוכלו מבושל,
בין לכוס
ולאוכלם חיים
.
הדרן עלך פרק הנודר מן המבושל
--- title: "חברותא - נדרים — פרק שביעי - הנודר מן הירק" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02352.html#HtmpReportNum0007L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0007L5" --- פרק שביעי - הנודר מן הירק
Оригинал главы פרק שביעי - הנודר מן הירק
מתניתין:
Traduction française
Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Hanina ben Gamliel
Cela n’a été enseigné
dans la baraïta, le דין selon lequel celui qui fait vœu de s’interdire les légumes durant la septième année est permis de consommer les légumes du jardin,
que
seulement
dans un endroit où l’on n’apporte pas
là-bas de
légumes
du jardin
depuis l’extérieur du pays.
Mais dans un endroit où l’on apporte
là-bas des
légumes
du jardin
depuis l’extérieur du pays en terre d’Israël, il est interdit
même de consommer les légumes du jardin, puisque là-bas on a l’habitude de manger, durant la septième année, aussi bien les légumes des champs que les légumes du jardin ; dès lors, il est certain qu’il avait l’intention de faire vœu de s’interdire les deux.
Comme l’enseignent les tanaïm,
nous trouvons à ce sujet une controverse entre les tanaïm : est-il permis d’apporter des légumes depuis l’extérieur du pays ?
Car il est enseigné dans une baraïta :
On n’apporte pas de légumes depuis l’extérieur du pays en terre d’Israël.
Rabbi Hanania ben Gamliel dit : On apporte des légumes depuis l’extérieur du pays en terre d’Israël.
Ainsi, selon celui qui dit qu’il est interdit d’apporter des légumes depuis l’extérieur du pays en terre d’Israël, la דין est que celui qui fait vœu de s’interdire les légumes durant la septième année est permis de consommer les légumes du jardin et interdit de consommer les légumes des champs, puisque les légumes du jardin ne sont pas disponibles, car on n’apporte pas de légumes du jardin depuis l’extérieur du pays ; il n’avait donc pas l’intention de s’interdire les légumes du jardin.
Mais selon celui qui dit qu’il est permis d’apporter des légumes depuis l’extérieur du pays, la דין est qu’il est interdit même de consommer les légumes du jardin.
Et nous examinons les paroles de la baraïta :
Quelle est la raison de celui qui dit
qui soutient qu’
on n’apporte pas
de légumes depuis l’extérieur du pays en terre d’Israël ?
Rabbi Yirmeya dit :
la raison de celui qui l’interdit est
parce
qu’il craint qu’on introduise avec eux en terre d’Israël
une motte
de terre de l’extérieur du pays, adhérant aux racines des légumes, et qu’elle rende la terre impure, car les Sages ont décrété l’impureté sur la terre de l’extérieur du pays en raison du doute concernant un mort (depuis la génération du Déluge, où les morts se trouvaient dans le monde entier, à l’exception de la terre d’Israël, où il n’y eut pas de Déluge).
Michna :
A. Celui qui fait vœu de s’interdire
le chou est interdit de consommer l’asperge
car elle fait partie du chou.
Mais celui qui fait vœu de s’interdire
l’asperge est permis de consommer du chou
car le chou n’est pas inclus dans l’appellation d’asperge.
B. Celui qui fait vœu de s’interdire
les grisins —
qui sont des fèves écrasées en moitiés —
est interdit de consommer de la meqafa —
un mets épais de grisins, car il est appelé « meqafa de grisins ».
Et Rabbi Yossi permet,
car dans son lieu on appelait la meqafa « meqafa » et les grisins « grisins ».
Mais celui qui fait vœu de s’interdire
la meqafa est permis de consommer des grisins
selon tous les avis. Car il n’a pas fait vœu de s’interdire les grisins, mais le mets de grisins.
C. Celui qui fait vœu de s’interdire
la meqafa est interdit de consommer de l’ail,
puisqu’on mettait de l’ail dans la meqafa.
Et Rabbi Yossi permet,
car par son vœu il ne lui a interdit que la meqafa, et non l’ail.
Mais celui qui fait vœu de s’interdire
l’ail est permis de consommer de la meqafa
selon tous les avis.
D. Celui qui fait vœu de s’interdire
les lentilles est interdit de consommer des achichim —
les déchets des lentilles
. Rabbi Yossi permet,
car il soutient que les achichim ne font pas partie des lentilles.
Mais celui qui fait vœu de s’interdire
les achichim est permis de consommer des lentilles
selon tous les avis.
E. Celui qui dit : Konam,
le blé, les blés, je m’interdis d’en goûter,
la דין est qu’il est
interdit de les consommer
sous forme de blé,
aussi bien
sous la forme de
farine que
sous la forme
d’
de
pain,
car « blé », au singulier, désigne un pain cuit à partir de blé, qui constitue un seul corps, tandis que « blés », au pluriel, désigne le fait de mâcher des grains de blé, que l’on mâche un par un ; c’est pourquoi celui qui dit dans son vœu « blé, blés » les lui interdit sous toute forme, et il est interdit aussi bien sous forme de farine que sous forme de pain.
F. Celui qui dit : Konam,
le grisin, les grisins, je m’interdis d’en goûter,
la דין est qu’il est
interdit de les consommer
sous forme de grisins,
aussi bien
lorsqu’ils sont
crus que
lorsqu’ils sont
cuits.
Rabbi Yehouda dit :
celui qui dit :
« Konam, le grisin
je m’interdis d’en goûter », au singulier,
ou
celui qui dit : « Konam,
le blé, je m’interdis d’en goûter,
au singulier, la דין est qu’il lui est
permis
de
mâcher
des grisins et des blés
crus,
et il ne contredit pas le premier tan[n]a ; il vient seulement nous enseigner que celui qui fait vœu au singulier n’a l’intention que du mets et du pain.
Guemara :
Il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Gamliel dit :
A. Celui qui dit : « Konam,
le blé, je m’interdis d’en goûter,
au singulier,
il lui est interdit de cuire
et de manger du pain, parce que le pain cuit constitue un seul corps.
Et il lui est permis de mâcher
des blés crus, parce qu’il les mâche un par un.
Celui qui dit : « Konam,
les blés, je m’interdis d’en goûter,
au pluriel,
il lui est interdit de mâcher
des blés crus,
et il lui est permis de cuire
et de manger du pain.
Celui qui dit : « Konam,
le blé, les blés, je m’interdis d’en goûter,
ayant fait vœu aussi bien au pluriel qu’au singulier,
il lui est interdit aussi bien de mâcher
des blés crus
que de cuire
et de manger du pain.
B. Celui qui dit : « Konam,
le grisin, je m’interdis d’en goûter,
au singulier,
il lui est interdit de cuire
et de le manger cuit,
et il lui est permis de mâcher
et de les manger crus.
Celui qui dit : « Konam,
les grisins, je m’interdis d’en goûter,
au pluriel,
il lui est interdit de mâcher
et de les manger crus,
et il lui est permis de cuire
et de le manger cuit.
Celui qui dit : « Konam,
le grisin, les grisins, je m’interdis d’en goûter,
ayant fait vœu aussi bien au pluriel qu’au singulier,
il lui est interdit aussi bien de cuire
et de le manger cuit
que de mâcher
et de les manger crus.
Nous reviendrons à toi, chapitre « Celui qui fait vœu de s’interdire le cuit ».
Matnitin: