Version texte de ce daf : original et traduction

Nédarim 30a (ל.) — le Talmud en français

Nédarim 30a (נדרים ל.): Et cela s’explique par le fait qu’au commencement de la consécration, lorsqu’il a dit : « jusqu’à ce qu’elles soient coupées », il avait l’intention de les consacrer…

Texte original — Nédarim 30a (ל.)

והיינו משום שבתחילת ההקדש כשאמר "עד שייקצצו" נתכוין להקדיש היום, ונתכוין גם להקדישן שוב לאחר שיפדם אם כן

תפשוט

ממשנתנו הא

דבעי רב הושעיא

:

היות והאומר לאשתו התקדשי לי לאחר שאגרשיך, אין היא מקודשת, שזה בכלל דבר שלא בא לעולם, שהרי היום אין הוא יכול לקדשה לו שכבר מקודשת היא לו, וכל שאינו יכול לעשות היום, אינו יכול לעשות למחר - כיצד יהא דין

הנותן שתי פרוטות לאשה, ואמר לה: באחת התקדשי לי היום, ובאחת התקדשי לי לאחר שאגרשיך

אם מקודשת היא לאחר שיגרשנה?

האם נאמר כיון שיכול הוא לקדשה היום, אין זה בכלל דבר שלא בא לעולם ; או שנאמר: היות ובינתיים משקידשה ועד שיחולו הקדושין יהא זה דבר שלא בא לעולם, אינו יכול לקדשה היום?

ולפי פירושו של בר פדא, תפשוט ממשנתנו ד

הכי נמי דהוו קידושי

[שהקדושין חלים], שהרי:

האומר על הקדש שיהא מוקדש לכשיפדנו מן ההקדש, אין הקדשו חל ואף שפדהו, כי בשעה שהקדישה אין הוא יכול להחיל עליה הקדש היות והחפץ כבר קדוש, וכשם שהאומר לאשתו הרי את מקודשת לי לאחר שאגרשיך אין הקדושין חלים.

ובכל זאת מבואר מבואר במשנתנו, שאם בשעה שהקדיש את החפץ עדיין לא היה קדוש והקדישו לאחר שיפדנו הרי ההקדש חל - כי מטעם זה כשפדה את הנטיעות מן ההקדש הרי הן חוזרות וקדושות - ומכאן אתה למד לכיוצא בזה באשה שהיא מקודשת, ונפשטה בעייתו של רב אושעיא.

איתער

[לשון תעורה מנמנום]

בהו רבי

ירמיה

, כלומר: קם עליהם רבי ירמיה ו

אמר להו

:

מאי קא מדמיתון

הקדש לאחר פדיון כש

פדאן הוא

[המקדיש עצמו],

ל

קדושי אשה שהוא כ

פדאום אחרים

[וכי מה אתם מדמים, את דין הנטיעות כשפדאן המקדיש עצמו, לקדושי אשה שהם דומים לפדאום אחרים]!? וכדמפרש ואזיל.

והרי

הכי אמר רבי יוחנן

:

פדאן הוא

, הייינו המקדיש עצמו מיד ההקדש אכן הנטיעות

חוזרות וקדושות

, כי מאחר שלא יצאו הנטיעות לרשות אחרת, והיו כל העת ברשות ההקדש - שהיא זו האמורה לזכות בחפץ אף לאחר שיפדנה - או ברשות המקדיש, לכן חל ההקדש לכשיפדנו המקדיש.

אבל

פדאום אחרים

מיד ההקדש, שבשעה שנפדו קודם החלות השניה של ההקדש הרי לא היו לא ברשותו ולא ברשות הקדש -

אין

הנטיעות

חוזרות וקדושות

, ואפילו שחזרו לרשותו.

ואשה

כשנתגרשה הרי

כפדאוה אחרים דמיא

, שבאותה שעה הרי ברשות עצמה היא ; ולכן אין מועילים קידושיו שקידש לאחר שיגרשנה.

איתמר נמי

בשם רבי יוחנן כפי שאמר רבי ירמיה משמו:

אמר רבי אמי אמר רבי יוחנן: לא שנו אלא שפדאן הוא

.

אבל פדאום אחרים, אין חוזרות וקדושות

.

מתניתין:

כלל הוא בנדרים - "הלך לפי לשון בני אדם".

והיינו, שדרך האדם בשימוש הלשון, היא הקובעת אם יש בלשונו נדר, ואת כן, מה כולל נדרו.

ובמשניות הבאות יתבארו כמה לשונות, כיצד דרך בני אדם להשתמש בהן, ומה נאסר ומה נשאר מותר, לאחר שנדר האדם בלשונות הללו.

הנודר

שלא להנות

מ

"

יורדי הים

" - הרי הוא

מותר ב

"

יושבי היבשה

", גם אם מידי פעם הם נוסעים בים, לפי שאין קרויים "יורדי הים" אלא אותם אנשים הרגילים לשוט בספינות בים.

אבל הנודר

מ

"

יושבי היבשה

" - הרי הוא

אסור

גם

מיורדי הים,

היות

ש

גם

יורדי הים

-

בכלל

"

יושבי היבשה

" הם, שהרי כל יורדי הים סופם שעולים ליבשה.

ומבארת המשנה מי הם "יורדי הים" -

לא כאלו שהולכין

, שמשייטים בספינה, למרחק קצר, לאורך חופה של ארץ ישראל,

מעכו ליפו, אלא במי שדרכו לפרש

בים למרחקים.

ובגמרא יבואר אם המשפט האחרון הוא המשך המשפט שלפניו, או שהוא המשך לאמור בתחילת המשנה.

גמרא:

רב פפא ורב אחא בריה דרב איקא

, נחלקו בביאור המשפט האחרון במשנה.

חד מתני

, אחד מהם שונה את "לא כאלו שהולכין מעכו לטבריה" -

ארישא

, וכונת המשנה להקל, וכפי שיבואר להלן.

וחד מתני

"לא כאלו שהולכין מעכו לטבריה" -

אסיפא

, וכונת המשנה להחמיר, וכפי שיבואר להלן.

ומבארת הגמרא:

מאן דתני

, מי ששונה "לא כאלו שהולכין מעכו ליפו"

ארישא

-

מתני הכי

, שונה את המשנה כך:

הנודר מיורדי הים

-

מותר ביושבי יבשה

, שאינם רגילים לשוט בים.

הא ביורדי הים

הוא

אסור

.

וממשיכה המשנה לבאר, ולהקל, שלא בכל יורדי הים הוא אסור -

Traduction française

Et cela s’explique par le fait qu’au commencement de la consécration, lorsqu’il a dit : « jusqu’à ce qu’elles soient coupées », il avait l’intention de les consacrer aujourd’hui, et avait également l’intention de les consacrer de nouveau après qu’elles auraient été rachetées. Dès lors,

déduis-le

de notre Michna,

qui faisait l’objet de la question de Rav Hochéa :

Puisque celui qui dit à sa femme : « Consacre-toi à moi après que je t’aurai répudiée », elle n’est pas consacrée, car cela entre dans la catégorie d’une chose qui n’est pas encore venue au monde : aujourd’hui, en effet, il ne peut pas la consacrer à lui, puisqu’elle lui est déjà consacrée ; et tout ce qu’il ne peut pas faire aujourd’hui, il ne peut pas le faire demain — quel sera donc le statut de

celui qui donne deux petites pièces à une femme et lui dit : “Avec l’une, consacre-toi à moi aujourd’hui, et avec l’autre, consacre-toi à moi après que je t’aurai répudiée”

si elle est consacrée après qu’il l’aura répudiée ?

Faut-il dire que, puisqu’il peut la consacrer aujourd’hui, cela n’entre pas dans la catégorie d’une chose qui n’est pas encore venue au monde ; ou bien faut-il dire que, puisqu’entre-temps, depuis le moment où il l’a consacrée jusqu’au moment où la consécration prendra effet, ce sera une chose qui n’est pas encore venue au monde, il ne peut pas la consacrer aujourd’hui ?

Et selon l’interprétation de Bar Peda, déduis-le de notre Michna :

il en va effectivement ainsi pour la consécration

[la consécration prend effet], puisque :

Celui qui dit, au sujet d’un objet consacré, qu’il sera consacré lorsqu’il le rachètera de la consécration, sa consécration ne prend pas effet, même après qu’il l’a racheté ; car au moment où il l’a consacré, il ne pouvait pas faire prendre effet à une consécration sur lui, puisque l’objet était déjà consacré. De même, lorsque celui qui dit à sa femme : « Tu m’es consacrée après que je t’aurai répudiée », la consécration ne prend pas effet.

Et pourtant, notre Michna expose que si, au moment où il a consacré l’objet, celui-ci n’était pas encore consacré, et qu’il l’a consacré pour le moment où il le rachèterait, la consécration prend effet — car c’est pour cette raison que, lorsqu’il a racheté les plants de la consécration, ceux-ci redeviennent consacrés. De là, tu apprends qu’il en va de même dans un cas comparable concernant une femme qui est consacrée ; ainsi, la question de Rav Hochéa est tranchée.

S’éveilla

[expression désignant le réveil d’un assoupissement]

en eux Rabbi

Yirmeya,

c’est-à-dire que Rabbi Yirmeya se leva contre eux et

leur dit :

Que comparez-vous

la consécration après le rachat, lorsqu’

il les a rachetés

[le consacrant lui-même],

à la

consécration d’une femme, qui est comme si

d’autres les avaient rachetés

[et que comparez-vous donc : le cas des plants lorsque le consacrant lui-même les a rachetés, au cas de la consécration d’une femme, qui ressemble à celui où d’autres les auraient rachetés] ? Comme il l’explique ensuite.

Or,

ainsi Rabbi Yo’hanan a-t-il dit :

S’il les a rachetés,

c’est-à-dire si le consacrant lui-même les a rachetés de la consécration, alors les plants

redeviennent consacrés,

car, puisque les plants ne sont pas passés sous une autre autorité et qu’ils sont demeurés tout le temps sous l’autorité de la consécration — laquelle est précisément celle qui doit acquérir l’objet même après que le consacrant l’aura racheté — ou sous l’autorité du consacrant, la consécration prend effet lorsque le consacrant les rachète.

Mais

si d’autres les ont rachetés

de la consécration, au moment où ils ont été rachetés, avant la seconde prise d’effet de la consécration, ils n’étaient ni sous son autorité ni sous celle de la consécration

— les

plants

ne redeviennent pas consacrés,

même s’ils sont ensuite revenus sous son autorité.

Et une femme,

lorsqu’elle a été répudiée,

est comparable au cas où d’autres les auraient rachetés,

car, à ce moment-là, elle se trouve sous sa propre autorité ; c’est pourquoi la consécration par laquelle il l’a consacrée après qu’il l’aura répudiée ne produit aucun effet.

Il a également été dit

au nom de Rabbi Yo’hanan, comme Rabbi Yirmeya l’avait dit en son nom :

Rabbi Ami dit au nom de Rabbi Yo’hanan : “Ils n’ont enseigné cela que lorsqu’il les a rachetés lui-même.”

Mais si d’autres les ont rachetés, ils ne redeviennent pas consacrés.

Michna :

La règle concernant les vœux est la suivante : « Suis l’usage de la langue des hommes ».

Cela signifie que l’usage que les hommes font de la langue détermine si ses paroles constituent un vœu et, le cas échéant, ce que son vœu inclut.

Dans les michnayot suivantes seront expliquées plusieurs expressions : la manière dont les hommes les emploient, et ce qui est interdit ou demeure permis après qu’un homme a formulé un vœu au moyen de ces expressions.

Celui qui fait vœu

de ne pas tirer profit

des «

voyageurs de la mer »

est

autorisé à tirer profit des «

habitants de la terre ferme »,

même s’ils voyagent parfois en mer, car seuls sont appelés « voyageurs de la mer » les hommes qui ont l’habitude de naviguer sur des bateaux en mer.

Mais celui qui fait vœu

de «

habitants de la terre ferme »

est

interdit

également

de tirer profit des voyageurs de la mer,

puisque

les

également

voyageurs de la mer

sont inclus dans les «

habitants de la terre ferme » :

en effet, tous les voyageurs de la mer finissent par monter sur la terre ferme.

Et la Michna explique qui sont les « voyageurs de la mer » :

Pas ceux qui vont,

qui naviguent sur un bateau sur une courte distance, le long de la côte de la terre d’Israël,

d’Akko à Jaffa, mais ceux qui ont pour habitude de prendre le large

en mer.

Et la Guemara expliquera si la dernière phrase est la suite de la phrase précédente ou si elle se rattache à ce qui a été dit au début de la Michna.

Guemara :

Rav Pappa et Rav A’ha, fils de Rav Ika,

sont en désaccord sur l’explication de la dernière phrase de la Michna.

L’un enseigne,

l’un d’entre eux enseigne la phrase : « Pas ceux qui vont d’Akko à Tibériade »

au début,

et l’intention de la Michna est d’alléger, comme cela sera expliqué plus loin.

Et l’autre enseigne : « Pas ceux qui vont d’Akko à Tibériade »

à la fin,

et l’intention de la Michna est d’aggraver, comme cela sera expliqué plus loin.

La Guemara explique :

Celui qui enseigne,

celui qui enseigne : « Pas ceux qui vont d’Akko à Jaffa »,

au début,

enseigne ainsi,

il enseigne la Michna de la manière suivante :

Celui qui fait vœu à propos des voyageurs de la mer

est autorisé à tirer profit des habitants de la terre ferme,

qui n’ont pas l’habitude de naviguer en mer.

Mais, à propos des voyageurs de la mer,

il

est interdit.

Et la Michna poursuit son explication, en allégeant, pour dire qu’il n’est pas interdit à propos de tous les voyageurs de la mer —

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