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Nédarim 26a (כו.) — le Talmud en français

Nédarim 26a (נדרים כו.): ורבא Rava Il s'oppose à Rava, et אמר dit : Même Beit Shammai soutiennent en principe qu'un neder dont une partie a été annulée est annulé en entier. דכולי עלמא d'kuli alma…

Texte original — Nédarim 26a (כו.)

ורבא

חולק על רבה, ו

אמר

:

גם בית שמאי סוברים עקרונית שנדר שהותר מקצתו, בטל כולו.

דכולי עלמא

סברי - ש

כל היכא דאמר

"

אילו הייתי יודע שאבא ביניכם, הייתי אומר פלוני ופלוני אסורין ואבא מותר

" -

כולם מותרין.

שהיות ושני הדברים משתנים, גם שלא כולם אסורים, וגם שלא נשארת הלשון כמות שהיא, נחשב הדבר שבטל מקצת הנדר, ומודים בית שמאי לבית הלל שבטל כולו.

וכל מחלוקתם היא בהגדרת המצב שאביו לא נכלל בנדר, והוא חוזר בו מלשון הנדר, האם זה נדר שהותר מקצתו או לאו.

לא נחלקו

בית שמאי ובית הלל,

אלא באומר: אילו הייתי יודע שאבא ביניכם, הייתי אומר, כולכם אסורין חוץ מאבא.

ותולה רבא את מחלוקתם במחלוקת של רבי מאיר ורבי יהודה בשאלה אם אומר אדם שני דברים, האם תחילת דבריו קובעת, או סוף דבריו הם עיקר דבריו.

בית שמאי סברי לה כרבי מאיר, דאמר: תפוס לשון ראשון

, וכיון שדבריו "כולכם אסורים" הם העיקר, והם קיימים גם אם רוצה לתקן את נדרו, שהרי גם לאחר שהוא טוען אילו הייתי יודע הייתי שאבי נמצא ביניהם הייתי אומר את נדרי אחרת, הוא משאיר את תחילת דבריו שאמר "כולכם" על מקומם, אלא שהוא מוסיף עליהם שהיה אומר "חוץ מאבא". והרי לא איכפת לנו מאמירתו "חוץ מאבא", כי תחילת דבריו הם העיקר, והם נשארים כמות שהיו. ולכן אין זה נדר שהתבטל מקצתו, וממילא אין להתיר את כולו.

ובית הלל סברי לה כרבי יוסי, דאמר: בגמר דבריו אדם נתפס.

וכיון שעתה טוען שהיה אמר חוץ מאבא, וסוף דבריו הם העיקר, נמצא שבטל גם לשון נדרו, במקצת, ולכן נחשב הדבר לנדר שהתבטל מקצתו, והותר כולו.

איתיביה רב פפא לרבא,

ממה ששנינו לקמן [סו א]:

כיצד אמר רבי עקיבא: נדר שהותר מקצתו הותר כולו?

א. אם אמר "

קונם שאיני נהנה לכולכם

" - כש

הותר אחד מהן, הותרו כולם.

ב. ואם אמר "

שאיני נהנה לזה ולזה

" - כש

הותר הראשון, הותרו כולם

.

ג. אך אם

הותר האחרון

רק

האחרון מותר, וכולן אסורין.

ונקראים שני הענינים הראשונים "רישא", והענין השלישי "סיפא".

וכך טען רב פפא לרבא:

בשלמא לרבה, מוקים לה ל

שני המקרים של ה

רישא

, בכגון

דאמר

"

לזה ולזה

".

ו

אילו את המקרה השלישי, המבואר ב

סיפא

, הוא יעמיד בכגון

דאמר "לכולכם

".

והיינו, שלפי שיטת רבה, אפשר להעמיד שבטל הנדר במקצתו לרבי עקיבא, היות והיה ביניהם אביו, ומשנודע לו על המצאו של אביו ביניהם, הוא רוצה לחזור בו עתה הן מנדרו כלפי אביו והן מלשונו.

וכאשר יש חזרה הן ממקצת הנדר והן מלשון הנדר, נחשב הדבר לנדר שהותר מקצתו, ולכן לרבי עקיבא הותר כולו.

ומביאה המשנה שתי דוגמאות לדבר:

במקרה הראשון מדובר, שאמר תחילה "כולכם אסורים", ומשנודע לו שאביו ביניהם הוא טוען שאילו היה יודע שאביו ביניהם הוא היה אומר "לזה ולזה", כדי שלא יכלול את אביו בלשון "כולכם".

ולכן כ"שהותר אחד", דהיינו אביו, הותרו כולם.

ובמקרה השני מדובר באופן הפוך, שתחילה הוא אמר "לזה ולזה", בלי לדעת שאביו נמצא שם, ומשנודע לו שאביו ביניהם הוא טוען הפוך, שאילו היה יודע שאביו נמצא ביניהם הוא היה אומר תחילה "כולכם" ואחר כך היה מפרט חוץ מאביו, כדי שלא למשוך את הזמן שבו הוא מוציא את אביו מן הכלל. כי כאשר הוא מצביע בזה אחר זה על האנשים הנמצאים שם, יחשבו שהוא מתכוון לאסור גם את אביו, ויקח זמן עד שיתברר להם שאין הוא אוסר את אביו, ואין זה לכבודו של אביו.

וגם כאן, כוונת המשנה באומרה "שאיני נהנה לזה ולזה, הותר הראשון הותרו כולם", שכיון שהותר הנדר ביחס לאביו, הותרו כולם.

והיינו, שנקטה המשנה ברישא שני מקרים בהם חל שינוי הן בנדר והן בלשונו, שאז סבור רבי עקיבא נדר שהותר מקצתו הותר כולו.

ובסיפא נקטה המשנה מקרה שלישי, שהוא מעמיד את דבריו ואינו משנה אותם, אלא רק רוצה שלא יתפוס הנדר כלפי אביו.

וכיון שאינו משנה לשונו אלא רק את חלות נדרו, אין זה נדר שהותר מקצתו, אלא רק אביו הותר, כיון שלא נכלל בנדרו, והשאר מותרים.

והלשון שאמרה המשנה "הותר האחרון", כוונתה לאביו.

והיינו, בין אם אמר תחילה כולכם בין אמר תחילה לזה ולזה, כיון שהוא נשאר בדיבורו ואינו רוצה לשנותו, אין זה נדר שהותר מקצתו ולכן השאר נשארים באיסורם.

אלא

רבא,

לדידך

, לשיטתך -

בשלמא רישא,

ניחא שחולקים רבי עקיבא ורבנן,

מוקים לה

, אפשר להעמידה בכגון

דאמר

תחילה הריני אוסר "

לכולכם

", ואתה הוא מעמיד דבריו, אלא רוצה שיחול חוץ מלאביו, וכיון שאינו משנה דבריו, רק לרבי עקיבא נחשב הדבר לנדר שהותר מקצתו, ולא לרבנן.

Traduction française

Rava Il s'oppose à Rava, et

dit :

Même Beit Shammai soutiennent en principe qu'un neder dont une partie a été annulée est annulé en entier.

d'kuli alma soutient que

chaque fois qu'il dit

«Si j'avais su que mon père était parmi vous, j'aurais dit : 'Untel et Untel sont interdits et mon père est permis'»

Tous sont permis.

Puisque les deux choses changent, à savoir que tout n'est pas interdit, et que la formulation ne reste pas telle quelle, on considère l'affaire comme l'annulation d'une partie du neder, et Beit Shammai reconnaissent que Beit Hillel l'a annulé en entier. Et toute leur divergence concerne la définition de la situation où son père n'a pas été inclus dans le neder, et qu'il se rétracte de la formulation du vœu : est-ce un neder dont une partie a été annulée ou non ?

Ne diffèrent pas Beit Shammai et Beit Hillel

sauf en disant : «Si j'avais su que mon père était parmi vous, j'aurais dit : vous tous êtes interdits sauf mon père.» Rava rattache leur divergence à la controverse entre Rabbi Meir et Rabbi Yehuda sur la question : si une personne dit deux choses, le début de ses paroles est-il déterminant, ou la fin de ses paroles est-elle l'essentiel de ses propos ?

Beit Shammai pensent comme Rabbi Meir, qui dit : on s'en tient à la première formulation. Et puisque ses paroles «vous tous sont interdits» sont l'essentiel, et qu'elles subsistent même s'il veut rectifier son neder, car même après qu'il prétend «si j'avais su que mon père était parmi eux j'aurais dit mon vœu autrement», il laisse le début de ses paroles où il a dit «vous tous» à sa place, seulement il y ajoute qu'il aurait dit «sauf mon père». Et nous ne nous préoccupons pas de son ajout «sauf mon père», car le début de ses paroles est l'essentiel, et elles demeurent telles qu'elles étaient. Par conséquent ce n'est pas un neder qui a été annulé en partie, et donc il n'y a pas lieu de tout permettre.

Et Beit Hillel pensent comme Rabbi Yossi, qui dit : à la fin de ses paroles on est pris. Et puisque maintenant il prétend qu'il aurait dit «sauf mon père», et que la fin de ses paroles est l'essentiel, il en résulte que la formulation de son neder est également annulée en partie ; ainsi on considère qu'il s'agit d'un neder annulé en partie, et tout est permis.

Rav Pappa objecta à Rava, D'après ce que nous avons enseigné plus loin [cf. supra] :]

Comment a dit Rabbi Akiva : un neder dont une partie a été annulée est-il annulé en entier ? a. Si [il] a dit

«Je m'engage à ne pas profiter pour vous tous» Lorsque

Si l'un d'eux est permis, tous le sont. b. Et si [il] a dit

«Je ne profite pas pour celui-ci et pour celui-là» lorsque

Si le premier est permis, tous le sont.

c. Mais si

le dernier est permis seulement

seul le dernier est permis, et tous les autres sont interdits. Les deux premiers cas sont appelés risha, et le troisième cas sifa.

Et ainsi Rav Pappa a objecté à Rava : Il est admissible selon Rava, cela s'applique à

aux deux cas du risha

par exemple

qui dit

«à celui-ci et à celui-là»

et

Quant au troisième cas, exposé dans sifa

il le présentera comme

qui a dit «à vous tous».

Et ceci est, qu'après la méthode de Rava, on peut établir que l'annulation partielle du neder s'applique à Rabbi Akiva, car son père se trouvait parmi eux, et lorsqu'il apprit la présence de son père parmi eux, il veut maintenant se rétracter à la fois de son vœu envers son père et de la formulation même.

Et lorsqu'il y a une rétractation à la fois d'une partie du neder et de la formulation du neder, on considère l'affaire comme un neder annulé en partie ; par conséquent pour Rabbi Akiva tout est permis. Et la Mishna donne deux exemples à cet égard.

Dans le premier cas il s'agit qu'il a dit d'abord «vous tous êtes interdits», et lorsqu'il apprit que son père était parmi eux il soutient que s'il avait su que son père était parmi eux il aurait dit «à celui-ci et à celui-là», afin de ne pas inclure son père dans l'expression «vous tous». Et donc, puisque «l'un a été permis», à savoir son père, tous ont été permis.

Et dans le second cas il s'agit du contraire : il a d'abord dit «à celui-ci et à celui-là», sans savoir que son père était présent, et lorsqu'il apprit que son père se trouvait parmi eux il prétend le contraire, que s'il avait su que son père était parmi eux il aurait dit d'abord «vous tous» puis aurait spécifié «sauf mon père», afin de ne pas retarder le moment où il exclut son père. Car quand il indique l'un après l'autre les personnes présentes, ils penseront qu'il entend interdire aussi son père, et il faudra du temps avant qu'il leur soit clair qu'il n'interdit pas son père, et ce n'est pas à l'honneur de son père. Et ici aussi la Mishna entend, en disant «je ne profite pas pour celui-ci et pour celui-là ; si le premier est permis, tous le sont», que puisque le neder fut permis à l'égard de son père, tous furent permis.

C'est-à-dire que la Mishna a exposé en risha deux cas où il y eut un changement à la fois dans le neder et dans sa formulation ; alors Rabbi Akiva considère qu'un neder annulé en partie est annulé en entier. Et en sifa la Mishna a pris un troisième cas, où il laisse ses paroles et ne les change pas, mais veut seulement que le neder ne s'applique pas à son père.

Et comme il ne change pas sa formulation mais seulement l'applicabilité de son neder, ce n'est pas un neder annulé en partie ; seul son père est permis, puisqu'il n'était pas inclus dans son neder, et les autres sont permis. Et l'expression que la Mishna a dite «le dernier est permis» vise le père.

C'est-à-dire que, qu'il ait dit d'abord «vous tous» ou d'abord «à celui-ci et à celui-là», puisqu'il demeure dans ses paroles et ne veut pas les changer, ce n'est pas un neder annulé en partie ; par conséquent les autres restent sous leur interdiction. Mais

Rava selon toi

selon ta méthode Dans le cas de la risha,

Admettons que Rabbi Akiva et les rabbins divergent cela s'applique

on peut la poser, par exemple, qui dit

d'abord je déclare : j'interdis

à vous tous Et toi tu poses ses paroles ainsi ; il veut seulement que s'applique «sauf son père», et puisqu'il ne change pas ses paroles, seulement selon Rabbi Akiva l'affaire est considérée comme un neder annulé en partie, et non selon les rabbins.

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