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Nédarim 19b (יט:) — le Talmud en français

Nédarim 19b (נדרים יט:): Voici, lorsqu’ils connaissent - - ils sont interdits ! Et nous répondons : Rava dit : concernant le tas, il considère que Rabbi Yehouda, tout ce dont le doute est plus…

Texte original — Nédarim 19b (יט:)

הא מכירין

-

אסורין!

ומשנינן:

אמר רבא: גבי כרי קסבר

רבי יהודה,

כל שספיקו חמור מודאי

שלו -

לא מעייל נפשיה לספיקא

.

ובנזיר שנזר על מנת שיש בכרי מאה כור, והדבר ספק, נמצא שודאו חמור מספקו -

דאילו גבי נזיר ודאי

-

מגלח

שערו בתום ימי נזירותו,

ומביא קרבן, ונאכל

.

ואילו

על ספיקו

-

לא מצי מגלח

שערו לעולם, שאינו מגלח שערו אלא בהבאת קרבנותיו, ונזיר זה אינו יכול להביא קרבנות נזיר, כי על הצד שאינו נזיר הוא אינו יכול להקדיש קרבנות נזיר, ואם יקדישם מספק ויביאם, יש חשש שמא הוא מביא חולין בעזרה, ולכן אינו יכול להקריבם, ואינו יכול להתגלח.

אמר ליה רב הונא בר יהודה לרבא

: ואם

אמר

"

הריני נזיר עולם

, אם יש בכרי הזה מאה כור", שאין ספיקו חמור מודאו, שכן נזיר עולם אינו מתגלח לעולם -

מאי?

אמר ליה: נזיר עולם נמי, ספיקו חמור מודאי!

דאילו

נזיר עולם

ודאי

, אם

הכביד שערו

-

מיקל

, מגלח אותו

בתער, ומביא

על תגלחתו

שלש בהמות

לקרבן, חטאת עולה ושלמים כדין נזיר טהור שמתגלח בתום ימי נזירותו, אלא שנזיר עולם ממשיך הלאה בנזירותו.

ואילו ספיקו

-

לא

מגלח כלל לפי שאינו יכול להביא קרבנותיו.

אך עדיין יש להקשות: אם

אמר

"

הריני נזיר שמשון

אם יש בכרי הזה מאה כור", שאינו מגלח אפילו אם הכביד שערו -

מאי?

אמר ליה: נזיר שמשון

-

לא תניא

בדברי רבי יהודה, ובסתמא לא משמע נזירות שמשון.

אמר ליה: והאמר רב אדא בר אהבה, תניא

בהדיא בדברי רבי יהודה גם

נזיר שמשון!

אמר ליה: אי תניא

-

תניא.

רב אשי אמר: ההיא

ברייתא של כרי שמתיר בה רבי יהודה -

רבי יהודה משום רבי טרפון היא

.

דתניא,

שני אנשים שהיו עומדים ועבר לפניהם אדם שלישי, ואמר אחד מהשניים הריני נזיר אם אדם זה נזיר, והשני אמר הריני נזיר אם אין אדם זה נזיר -

רבי יהודה משום רבי טרפון אומר: אין אחד מהם נזיר!

לפי שלא ניתנה נזירות אלא להפלאה

, שיאמר בפירוש ובודאות תוך ידיעה ברורה שבשעת נזירותו הוא נעשה נזיר, ולא כשהוא מספק בדבר.

ופרכינן:

אי הכי, מאי איריא

דתני בברייתא

שנגנב או שאבד

ואין אנו יודעים עתה כמה היה בו? והרי אפילו אם נשאר הכרי במקומו, כיון שהוא לא ידע בשעת נזירותו אם יש בו מאה כור אין זן נזירות של הפלאה!

ומשנינן: לא אמרה זאת הברייתא

אלא, להודיעך כחו דרבי שמעון, דאף על גב דנגנב או שאבד

הרי הוא נזיר,

קסבר: מעייל איניש נפשיה לספיקא.

שנינו במשנה:

רבי יהודה אומר: סתם תרומה ביהודה

אסורה, בגליל מותרת, לפי שאין אנשי גליל מכירים את תרומת הלישכה.

והוינן בה:

הא מכירין

-

אסורין

.

אלמא

, ומוכח, שב

ספיקא

אם התכוונו לתרומת הלשכה או לתרומת גורן, אזלינן

לחומרא

.

אם כן,

אימא סיפא

:

סתם חרמים ביהודה מותרין, ובגליל

-

אסורין, שאין אנשי הגליל מכירין את חרמי הכהנים

.

ויש לנו לדייק:

הא מכירין

-

מותרין

.

אלמא ספיקא לקולא!

ותיקשי סתירה בין רישא לסיפא!

אמר אביי: סיפא

-

רבי אלעזר ברבי צדוק היא

.

דתניא, רבי יהודה אומר: סתם תרומה ביהודה אסורה

.

רבי אלעזר ברבי צדוק אומר: סתם חרמים בגליל אסורין.

Traduction française

Voici, lorsqu’ils connaissent -

ils sont interdits !

Et nous répondons :

Rava dit : concernant le tas, il considère que

Rabbi Yehouda,

tout ce dont le doute est plus rigoureux que la certitude

qui lui est propre -

il ne s’engage pas dans le doute.

Et, concernant le nazir qui a fait vœu de nazirout à condition qu’il y ait dans le tas cent kor, alors que la chose est douteuse, il se trouve que sa certitude est plus rigoureuse que son doute -

car, concernant un nazir certainement -

il se rase

les cheveux à l’achèvement des jours de sa nazirout,

et apporte un sacrifice, qui est consommé.

Mais

dans le cas de son doute -

il ne peut pas se raser

les cheveux pour toujours, car il ne se rase les cheveux qu’après avoir apporté ses sacrifices, et ce nazir ne peut pas apporter les sacrifices d’un nazir, car, dans l’éventualité où il ne serait pas nazir, il ne peut pas consacrer les sacrifices d’un nazir ; et s’il les consacrait par doute et les apportait, il y aurait lieu de craindre qu’il n’apporte des animaux profanes dans la cour du Temple. C’est pourquoi il ne peut pas les offrir et ne peut pas se raser.

Rav Houna bar Yehouda dit à Rava :

Et s’il

dit : «

Je suis nazir à vie

si ce tas contient cent kor », puisque son doute n’est pas plus rigoureux que sa certitude, car un nazir à vie ne se rase jamais -

qu’en est-il ?

Il lui dit : même un nazir à vie, son doute est plus rigoureux que sa certitude !

Car, si

un nazir à vie

certain

si

ses cheveux deviennent lourds -

il les allège,

il les rase

au rasoir, et apporte

pour sa coupe

trois bêtes

en sacrifice : une expiatoire, une holocauste et une rémunératoire, conformément à la loi du nazir pur qui se rase à l’achèvement des jours de sa nazirout ; toutefois, le nazir à vie poursuit ensuite sa nazirout.

Mais dans le cas de son doute -

il ne

se rase absolument pas, puisqu’il ne peut pas apporter ses sacrifices.

Mais l’on peut encore objecter : s’il

dit : «

Je suis un nazir de Samson

si ce tas contient cent kor », alors qu’il ne se rase pas même si ses cheveux deviennent lourds -

qu’en est-il ?

Il lui dit : le nazir de Samson -

n’est pas enseigné

dans les paroles de Rabbi Yehouda, et, dans une formulation anonyme, la nazirout de Samson n’est pas sous-entendue.

Il lui dit : mais Rav Ada bar Ahava n’a-t-il pas dit : il est enseigné

explicitement, dans les paroles de Rabbi Yehouda également,

le nazir de Samson !

Il lui dit : s’il est enseigné -

il est enseigné.

Rav Achi dit : cette

bמשלה de la baraïta concernant le tas, dans laquelle Rabbi Yehouda permet

est celle de Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon.

Car il est enseigné,

que deux hommes se tenaient debout lorsqu’un troisième homme passa devant eux ; l’un des deux dit : « Je suis nazir si cet homme est nazir », et le second dit : « Je suis nazir s’il n’est pas nazir » -

Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon dit : aucun des deux n’est nazir !

Car la nazirout n’a été donnée que pour une déclaration explicite,

c’est-à-dire qu’il dise explicitement et avec certitude, en sachant clairement qu’au moment de sa nazirout il devient nazir, et non lorsqu’il est dans le doute à ce sujet.

Et nous objectons :

Si tel est le cas, pourquoi précisément

est-il enseigné dans la baraïta

qu’il a été volé ou qu’il s’est perdu

et que nous ne savons plus maintenant quelle quantité il contenait ? Même si le tas était resté à sa place, puisque, au moment de sa nazirout, il ne savait pas s’il contenait cent kor, ce ne serait pas une nazirout de déclaration explicite !

Et nous répondons : la baraïta ne l’a dit

que pour te faire connaître la force de Rabbi Chimone : bien qu’il ait été volé ou qu’il se soit perdu

il est nazir,

car il considère qu’une personne s’engage dans le doute.

Nous avons appris dans la Michna :

Rabbi Yehouda dit : une terouma anonyme, en Judée,

est interdite ; en Galilée, elle est permise, car les habitants de la Galilée ne connaissent pas la terouma de la caisse.

Et nous avons discuté à ce sujet :

Voici, lorsqu’ils connaissent -

ils sont interdits.

Il en ressort,

et il est démontré que, dans

un doute,

si l’intention était la terouma de la caisse ou la terouma de la grange, nous suivons

la rigueur.

S’il en est ainsi,

considère la fin :

Les consécrations anonymes, en Judée, sont permises, et en Galilée -

elles sont interdites, car les habitants de la Galilée ne connaissent pas les consécrations des cohanim.

Et nous devons en déduire :

voici, lorsqu’ils connaissent -

elles sont permises.

Il en ressort que, dans un doute, on suit la permissivité !

Et il faut donc objecter une contradiction entre le début et la fin !

Abayé dit : la fin -

est celle de Rabbi Elazar ben Rabbi Tsadok.

Car il est enseigné : Rabbi Yehouda dit : une terouma anonyme, en Judée, est interdite.

Rabbi Elazar ben Rabbi Tsadok dit : les consécrations anonymes, en Galilée, sont interdites.

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