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Nédarim 14a (יד.) — le Talmud en français

Nédarim 14a (נדרים יד.): Si c’est Rabbi Méïr, — il n’admet pas, Rabbi Méïr, la règle selon laquelle : « d’une déduction tu n’entends pas l’affirmation ». Mais peut-être diras-tu que notre Michna suit…

Texte original — Nédarim 14a (יד.)

אי רבי מאיר

היא -

הא לית ליה

לרבי מאיר את הכלל ש"

מכלל

לאו אתה שומע הן!

ואלא

שמא תאמר, משנתנו בשיטת

רבי יהודה

היא -

אי אפשר לומר כך, כי אם כן

היינו רישא!

הרי נשנו כבר הדברים האלה במשנה בפרק הקודם [י ב], "לחולין שאוכל לך - הרי זה נדר בקרבן", ולמה היה צריך כאן התנא לחזור ולשנות שוב את דברי רבי יהודה אלו.

ומשנינן:

איידי

, אגב

דקתני

במשנתנו

כבשר חזיר, כעבודת כוכבים,

מותר, מפני שאינו מתפיס בדבר הנדור,

להכי קתני

גם דין האומר

חולין.

רבינא אמר

תירוץ אחר לשם מה שנה התנא כאן "חולין" -

לפי שהתכוון התנא לחדש שאין כאן צורך להשאל על הנדר כמו שצריך להשאל עליו בסיפא, ו

הכי קתני

:

ואלו מותרין

לגמרי

כחולין

, ואינם צריכים להשאל על נדרם - המתפיס

כבשר חזיר, כעבודת כוכבים.

אבל האומר לאשתו "הרי את עלי כאמא", צריך להשאל, מדרבנן, על נדרו, ופותחין לו פתח ממקום אחר, כדי שלא ייקל ראשו בנדרים.

והוינן בה:

ואי לא תנא חולין,

האם

הוה אמינא

שגם האומר כבשר חזיר

בעי שאלה?

ומי איכא לאסוקי על דעתא הכי!?

וכי יתכן להעלות זאת על הדעת?

הא

, והרי

מדקתני סיפא: האומר לאשתו הרי את עלי כאימא

-

פותחין לו פתח ממקום אחר, מכלל

זה אתה למד,

דרישא

-

לא בעיא שאלה!

אלא מחוורתא,

ש

חולין

-

ממילא נסבה.

ועתה מבארת הגמרא את מקור הדין שרק אם מתפיסים בדבר הנדור חל הנדר -

מנהני מילי?

-

אמר קרא

: [במדבר ל] "

איש כי ידור נדר לה'

".

מכפל הלשון "ידור נדר", אתה למד שאין אפשרות להתפיס בנדר -

עד שידור

, שיתפיס,

בדבר הנדור.

והוינן בה:

אי הכי,

שמ"ידור נדר" אתה למד זאת,

אפילו

המתפיס

בדבר האסור נמי

יחול נדרו!

דהא

גם באיסור

כתיב

לשון כפול, המלמד על התפסה - שנאמר "

לאסור איסר על נפשו

"!?

ומשנינן: אין ללמוד התפסה בדבר האסור מדברי הכתוב הזה, כי "

לאסור איסר

",

מבעי ליה

-

לכדתניא

:

דתניא:

איזהו איסר האמור בתורה

: האומר שלא אוכל בשר ביום זה כיום שמת בו אביו, שהיא התפסה בדבר הנדור.

שנינו במשנה:

האומר לאשתו הרי את עלי כאימא

, צריך להשאל עליו, ופותחים לו פתח ממקום אחר.

ורמינהו

סתירה לכך מברייתא אחרת:

דתניא: האומר "

הרי את עלי כבשר אימא,

דהיינו, דבר זה אסור עלי כבשר אמי,

כבשר אחותי, כערלה, וככלאי הכרם

" -

לא אמר כלום!

אמר

תירץ

אביי

: אמנם

לא אמר כלום מדאורייתא, ו

אולם,

צריך

הוא

שאלה מדרבנן.

רבא אמר: הא

שלא אמר כלום הוא

בתלמידי חכמים

, שאין לחשוש שיבואו לידי מכשול אם לא יצטרכו לבוא ולהשאל.

הא

, משנתנו מדברת

בעם הארץ

.

וראיה לדברי:

והתניא: הנודר בתורה

-

לא אמר כלום

.

ואמר

על כך

רבי יוחנן: וצריך שאלה לחכם

.

ואמר רב נחמן: ותלמיד חכם

-

אינו צריך שאלה!

Traduction française

Si c’est Rabbi Méïr,

—

il n’admet pas, Rabbi Méïr, la règle selon laquelle : «

d’une déduction

tu n’entends pas l’affirmation ».

Mais

peut-être diras-tu que notre Michna suit la méthode de

Rabbi Yehouda

—

impossible de le dire ainsi, car, dans ce cas,

ce serait précisément le début

! Les mêmes paroles ont déjà été enseignées dans la Michna du chapitre précédent [page dix b] : « Pour le profane soit ce que je mangerai de toi — voici un vœu par un sacrifice ». Pourquoi le tanï devrait-il ici répéter et enseigner de nouveau ces paroles de Rabbi Yehouda ?

Et nous répondons :

puisque,

par suite du fait qu’

elle enseigne

dans notre Michna :

« comme de la chair de porc, comme un culte idolâtre »,

c’est permis, parce qu’il ne fait pas dépendre son vœu d’une chose faisant l’objet d’un vœu,

c’est pourquoi elle enseigne

également la loi de celui qui dit

« profane ».

Ravina a dit

une autre réponse quant à la raison pour laquelle le tanï a enseigné ici « profane » —

car le tanï a voulu innover qu’il n’est pas nécessaire ici de demander l’annulation du vœu, comme il faut la demander dans la fin de la Michna, et

c’est ainsi qu’il enseigne :

Et voici ceux qui sont permis

complètement,

comme des choses profanes,

et qui n’ont pas besoin de demander l’annulation de leur vœu : celui qui fait dépendre son vœu

« comme de la chair de porc, comme un culte idolâtre ».

Mais celui qui dit à sa femme : « Voici, tu es pour moi comme ma mère », doit, par ordre rabbinique, demander l’annulation de son vœu, et on lui ouvre une voie d’annulation à partir d’un autre élément, afin qu’il ne traite pas les vœux à la légère.

Nous nous interrogeons à ce sujet :

et si elle n’avait pas enseigné « profane »,

aurais-je pensé que celui qui dit « comme de la chair de porc »

aurait besoin d’une demande d’annulation ?

Et peut-il venir à l’esprit une chose pareille !?

Est-il possible de le penser ?

Mais,

voici que

puisqu’elle enseigne dans la fin : celui qui dit à sa femme : voici, tu es pour moi comme ma mère — on lui ouvre une voie d’annulation à partir d’un autre élément,

d’une déduction,

tu apprends

que dans le début —

il n’y a pas besoin de demande d’annulation !

Mais il est évident

que « profane » —

est mentionné incidemment.

À présent, la Guemara expose la source de la loi selon laquelle le vœu ne prend effet que lorsqu’on le fait dépendre d’une chose faisant l’objet d’un vœu —

D’où ces paroles ?

Le verset dit : [Nombres 30] «

Lorsqu’un homme fera un vœu pour l’Éternel ».

De la répétition de l’expression « fera un vœu », tu apprends qu’il n’est pas possible de faire dépendre son vœu —

jusqu’à ce qu’il fasse un vœu,

c’est-à-dire qu’il le fasse dépendre

d’une chose faisant l’objet d’un vœu.

Nous nous interrogeons à ce sujet :

dans ce cas,

puisque tu apprends cela de « fera un vœu »,

même

celui qui fait dépendre son vœu

d’une chose interdite également

son vœu devrait prendre effet !

Car,

même dans l’interdit, il est

écrit une expression redoublée qui enseigne la dépendance, comme il est dit : «

pour imposer une interdiction à son être » !?

Et nous répondons : on ne peut pas apprendre la dépendance à une chose interdite de ce verset, car «

pour imposer une interdiction »,

il lui faut —

ce qui est enseigné dans une baraïta :

Car il est enseigné :

quel est l’interdit mentionné dans la Torah : celui qui dit : « Je ne mangerai pas de viande ce jour-ci, comme le jour où mon père est mort », ce qui est une dépendance à une chose faisant l’objet d’un vœu.

Nous avons enseigné dans la Michna :

celui qui dit à sa femme : voici, tu es pour moi comme ma mère,

et il doit demander l’annulation de son vœu ; on lui ouvre une voie d’annulation à partir d’un autre élément.

Et on lui objecte

par une contradiction tirée d’une autre baraïta :

Car il est enseigné : celui qui dit : «

voici, tu es pour moi comme la chair de ma mère »,

c’est-à-dire : cette chose m’est interdite comme la chair de ma mère,

comme la chair de ma sœur, comme le prépuce et comme les produits mélangés de la vigne » —

n’a rien dit !

Abayé a dit

: il a répondu :

certes, il n’a rien dit selon la Torah, mais

il doit demander l’annulation par ordre rabbinique.

Rava a dit : mais

celui dont il est dit qu’il n’a rien dit est

un érudit de la Torah,

car il n’y a pas à craindre qu’il en vienne à trébucher s’il n’a pas besoin de venir demander l’annulation.

Mais,

notre Michna parle

d’un ignorant.

Et voici une preuve à ses paroles :

N’est-il pas enseigné : celui qui fait un vœu par la Torah —

n’a rien dit ?

Et Rabbi Yo’hanan a dit

à ce sujet : il doit demander l’annulation à un Sage.

Et Rav Na’hman a dit : mais l’érudit de la Torah —

n’a pas besoin de demander l’annulation !

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