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Nédarim 11a (יא.) — le Talmud en français

Nédarim 11a (נדרים יא.): Guemara : On supposa, les Sages pensèrent dire [et c’est également ce qui demeure dans la conclusion]] : que signifie « " pas profane » ? [Selon la version du Ba’h, et selon…

Texte original — Nédarim 11a (יא.)

גמרא:

סברוה

, סברו חכמים לומר [וכך גם נשאר במסקנה]:

מאי

"

לא חולין

"? [לפי גירסת הב"ח, ולפי הר"ן הגירסא היא "לחולין" בפת"ח תחת הלמ"ד, שמשמעותה "לא חולין"] -

לא לחולין ליהוי, אלא

יהא אסור כמו

קרבן!

והוינן בה:

מני מתניתין?

אי רבי מאיר

היא, הא

לית ליה

, אין הוא סובר את הכלל ש"

מכלל לאו אתה שומע הן

". אלא צריך שיאמר האדם דברים מפורשים. והאומר "לא חולין", כיון שאינו אומר במפורש "קרבן יהיה" - אין בדבריו כלום.

דתנן, רבי מאיר אומר: כל תנאי שאינו כתנאי בני גד ובני ראובן

-

אינו תנאי!

ולכן אם יתלה את קיום המעשה בקיום התנאי, אך לא יכפול את התנאי, ולא יחזור ויאמר שאם לא יתקיים התנאי יתבטל המעשה - אין המעשה מתבטל באי קיום התנאי. ולא אומרים "מכלל הן - אתה שומע לאו" [והוא הדין שאין אומרים מכלל לאו אתה שומע הן].

אלא

בהכרח, שמשנתנו בשיטת

רבי יהודה היא

, הסבור שמכלל לאו אתה שומע הן.

אך יש להקשות, מהמשך המשנה, שמובאים בה דברי רבי יהודה:

אימא סיפא: רבי יהודה אומר: האומר

"

ירושלים

" -

לא אמר כלום!

ו

מדסיפא

של המשנה

רבי יהודה

היא, מוכרחים אנו לומר שה

רישא

של המשנה

לאו

בשיטת

רבי יהודה היא!

כי אם היתה גם הרישא כרבי יהודה, לא היה צורך לומר בסיפא של המשנה "רבי יהודה אומר". שהרי כל המשנה, מתחילתה, היא לפי רבי יהודה.

ומשנינן: אכן

כולה

מתניתין - בשיטת

רבי יהודה היא

אמורה.

והכי קתני

: האומר כאימרא, כדירים, כמזבח, כהיכל, כירושלים - כיון שאמר זאת בכ"ף הדמיון, הרי זה נדר בקרבן.

וממשיכה המשנה לומר, שדוקא אם אמר דברים אלו בכ"ף הדמיון הוא נאסר. לפי

שרבי יהודה אומר: האומר

"

ירושלים

" גרידא או אימרא גרידא או מזבח גרידא, בלי כ"ף הדמיון -

לא אמר כלום.

ותמהינן:

וכי אמר

"

כירושלים

" -

לרבי יהודה, מי מיתסר?

והתניא, רבי יהודה אומר: האומר

"

כירושלים

" -

לא אמר כלום, עד שידור

במפורש

בדבר הקרב בירושלים!

ומשנינן:

כולה

, כל משנתנו - בשיטת

רבי יהודה היא

.

ותרי תנאי

, שני תנאים הם שנחלקו

אליבא דרבי יהודה

, מהי שיטתו.

התנא של משנתנו סבור שלפי רבי יהודה די בכך שיאמר "כירושלים", לפי שנוסח כזה מוכיח את דעתו של הנודר לאסור כמו דבר הקרב בירושלים.

ואילו התנא של הברייתא סבור שלפי רבי יהודה צריך לפרש דבריו, ולומר "כדבר הקרב בירושלים", ואם יאמר רק "כירושלים" כוונתו היא לעצים ואבנים של ירושלים.

Traduction française

Guemara :

On supposa,

les Sages pensèrent dire [et c’est également ce qui demeure dans la conclusion]] :

que signifie «

pas profane » ? [Selon la version du Ba’h, et selon le Ran, la version est « le’houlin », avec un pata’h sous le lamed, dont le sens est « pas profane »] —

Qu’il ne soit pas profane, mais

soit interdit comme

un sacrifice !

Nous nous sommes interrogés à ce sujet :

de qui est la Michna ?

Si c’est Rabbi Méïr,

elle est,

il n’admet pas,

il ne soutient pas la règle selon laquelle «

d’un “non”, tu entends un “oui” ».

Au contraire, l’homme doit énoncer des paroles explicites. Et celui qui dit : « pas profane », puisqu’il ne dit pas explicitement : « ce sera un sacrifice », ses paroles ne signifient rien.

Car nous avons appris dans une Michna : Rabbi Méïr dit : toute condition qui n’est pas comme la condition des fils de Gad et des fils de Réouven —

n’est pas une condition !

Et par conséquent, s’il fait dépendre l’accomplissement de l’acte de l’accomplissement de la condition, mais ne double pas la condition et ne répète pas en disant que, si la condition n’est pas accomplie, l’acte sera annulé, l’acte n’est pas annulé par le non-accomplissement de la condition. Et l’on ne dit pas : « d’un “oui”, tu entends un “non” » [et il en va de même : on ne dit pas que, d’un “non”, tu entends un “oui”].

Au contraire,

il faut nécessairement dire que notre Michna suit l’opinion de

Rabbi Yehouda,

qui pense que, d’un « non », tu entends un « oui ».

Mais il y a une difficulté, tirée de la suite de la Michna, où sont rapportées les paroles de Rabbi Yehouda :

Viens entendre la fin : Rabbi Yehouda dit : celui qui dit «

Jérusalem » —

n’a rien dit !

Et

puisque la fin,

de la Michna,

est de Rabbi Yehouda,

nous sommes obligés de dire que la

première partie,

de la Michna,

n’est pas

selon l’opinion de

Rabbi Yehouda !

Car si la première partie avait également été selon Rabbi Yehouda, il n’aurait pas été nécessaire de dire dans la fin de la Michna : « Rabbi Yehouda dit ». En effet, toute la Michna, depuis son commencement, serait selon Rabbi Yehouda.

Et nous répondons : en effet,

toute

la Michna est selon l’opinion de

Rabbi Yehouda,

comme cela est énoncé.

Et voici ce qu’elle enseigne :

celui qui dit : « comme l’agneau », « comme les bergeries », « comme l’autel », « comme le Sanctuaire », « comme Jérusalem » — puisqu’il l’a dit avec le kaf de comparaison, il a fait un vœu concernant un sacrifice.

Et la Michna poursuit en disant que c’est précisément s’il a dit ces paroles avec le kaf de comparaison qu’il est interdit. Car

Rabbi Yehouda dit : celui qui dit «

Jérusalem »

seulement, ou « agneau » seulement, ou « autel » seulement, sans le kaf de comparaison —

n’a rien dit.

Nous nous étonnons :

et lorsqu’il dit «

comme Jérusalem » —

selon Rabbi Yehouda, est-il donc interdit ?

Or il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : celui qui dit «

comme Jérusalem » —

n’a rien dit, jusqu’à ce qu’il fasse un vœu

explicitement

concernant une chose offerte en sacrifice à Jérusalem !

Et nous répondons :

toute,

toute notre Michna est selon l’opinion de

Rabbi Yehouda.

Et deux tannayim,

ce sont deux tannayim qui ont divergé

selon Rabbi Yehouda,

quant à ce qu’est son opinion.

Le tannay de notre Michna pense que, selon Rabbi Yehouda, il suffit qu’il dise : « comme Jérusalem », car une telle formulation prouve l’intention de celui qui fait le vœu d’interdire comme une chose offerte en sacrifice à Jérusalem.

Tandis que le tannay de la baraïta pense que, selon Rabbi Yehouda, il faut expliciter ses paroles et dire : « comme une chose offerte en sacrifice à Jérusalem » ; et s’il dit seulement « comme Jérusalem », son intention porte sur les bois et les pierres de Jérusalem.

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