Version texte de ce daf : original et traduction

Nazir 7b (ז:) — le Talmud en français

Nazir 7b (נזיר ז:): Et si le tannai seulement "Voici que je suis nazir et une heure", et il n'avait pas dit "Voici que je suis nazir un et demi" — je dirais que précisément quand il dit «une heure»…

Texte original — Nazir 7b (ז:)

ואי תנא

רק "הריני נזיר ו

שעה אחת

", ולא היה שונה "הריני נזיר אחת ומחצה" -

הייתי אומר כי דוקא כשאומר שעה אחת מונה שתי נזירויות,

משום דלא נחית לדוקא

.

כלומר, שהוא דבר שאינו יכול להיות, כיון שאין נוזרין שעות, שאפילו אמר הריני נזיר שלשים יום ושעה אחת, הרי הוא נזיר שלשים ואחד יום, וכיון שיש להוסיף על דבורו, נוסיף נזירות שלם.

אבל

האומר "הריני נזיר

אחת ומחצה

"

דנחית לדוקא

, שיכול להיות נזיר ארבעים וחמשה יום, שהם נזירות ומחצה,

אימא לא לימני תרתי

[הייתי אומר שלא ימנה שתי נזירויות].

קא משמע לן

משנתנו דב

כולהו

הוי

נזיר שתים

.

מתניתין:

אם אמר אדם "

הריני נזיר שלשים יום ושעה אחת

", הרי זה

נזיר שלשים ואחד יום, שאין נזירות לשעות

, שנאמר "ימי נזרו" ולא שעות. אבל אינו חייב בשתי נזירויות [כדינו של האומר: הריני נזיר ושעה אחת", כמבואר במשנה הקודמת], כיון שהפסיק במילים "שלשים יום" בין מילת "נזיר" ל"ושעה אחת", ולכן אין במשמעות לשונו שתי נזירויות, אלא נזירות אחת ארוכה.

והוא הדין שאם אמר "הריני נזיר שלשים ויום אחד", שאינו נוהג שתי נזירויות, כיון שהפסיק במילת "שלשים", בין מילת "נזיר" ל"ויום אחד".

גמרא:

אמר רב: לא שנו, אלא דאמר

"הריני נזיר

שלשים ואחד יום

" אז אינו נזיר אלא שלשים ואחד יום.

אבל

אם

אמר

: "הריני נזיר

שלשים יום ויום אחד

" - שייתר מילת "יום" - הרי זה

נזיר שתים

.

ומפרשת הגמרא את טעמו של

רב

, שהוא

סבר לה כרבי עקיבא, דדריש לישנא יתירא

[הדורש לשון יתירה של בני אדם], כלומר: הלומד מלשון בני אדם שלא נאמרה במפורש, אלא שכן משמע מדיוק הלשון!

דתנן

בפרק המוכר את הבית [בבבא בתרא סד א]:

[המוכר את הבית] לא מכר

לא את הבור

[חפירה בקרקע לאחסון מים],

ולא את הדות

[בור חפור בקרקע, ובונין לו כותל אבנים],

אף על פי שכתב לו

בשטר המכירה שהוא מוכר לו "

עומקא ורומא

[עומק וגובה] ", אלא אם כן כתב לו גם "מקרקע התהום ועד רום הרקיע".

וצריך

המוכר

ליקח לו דרך

מן הלוקח לבור ולדות ששייר לו,

דברי רבי עקיבא

.

מפני שרבי עקיבא סובר: כל המוכר, בעין יפה הוא מוכר, ולכן מכר את כל השדה ולא שייר לו דרך.

וחכמים אומרים: אין צריך

המוכר

ליקח לו דרך

מן הלוקח לילך לבור ולדות, כי המוכר בעין רעה הוא מוכר, ושייר לו דרך לילך לשם.

ומודה רבי עקיבא

הסובר: שצריך ליקח לו דרך,

בזמן שאמר לו

המוכר ללוקח: "

חוץ מאלו

" כלומר: הריני מוכר לך חוץ מן הבור ומן הדות,

שאינו צריך ליקח לו דרך

.

ומשום שאותו תנאי שאמר "חוץ מאלו", תנאי שלא לצורך הוא, שהרי ממילא אינם בכלל המכירה, אלא ודאי כוונתו היא, שהוא משאיר לו את אלו עם הדרך לילך אליהם.

ואף בעניננו, כיון שהוסיף לומר "יום", כוונתו היא לחלק את קבלתו לשנים, קבלה אחת על נזירות שלשים יום, וקבלה שניה על נזירות של יום אחד, והיות ואין נזירות פחותה משלשים יום, הרי הוא נזיר שתים.

Traduction française

Et si le tannai

seulement "Voici que je suis nazir et

une heure",

et il n'avait pas dit "Voici que je suis nazir un et demi" —

je dirais que précisément quand il dit «une heure» il compte deux nazirout,

parce que cela n'est pas restreint au cas particulier.

C'est‑à‑dire, que c'est une expression qui ne peut exister, puisqu'on ne prend pas des nazirout pour des heures : même s'il a dit "Voici que je suis nazir trente jours et une heure", il est nazir trente et un jours, et comme il faut ajouter à son discours, on ajoute une nazirout entière.

Mais

celui qui dit "Voici que je suis nazir

un et demi"

— cela convient au cas particulier —

puisqu'il peut exister qu'il soit nazir quarante‑cinq jours, qui sont une nazirout et demie,

on pourrait dire : "qu'il n'en compte pas deux"

je dirais qu'il ne compte pas deux nazirout].

Il nous est signifié

par notre Michna que

tous

sont

deux nazirout.

Michna :

Si un homme a dit ["

" "Voici que je suis nazir trente jours et une heure",

alors cela

est un nazir de trente et un jours, car il n'y a pas de nazirout pour des heures,

. Mais il n'est pas tenu de deux nazirout [comme dans le cas de celui qui dit : "Voici que je suis nazir et une heure", comme expliqué dans la Michna précédente], puisque le discours s'est interrompu par les mots "trente jours" entre le mot "nazir" et "et une heure", et par conséquent l'expression de sa parole n'implique pas deux nazirout, mais une seule nazirout prolongée. Et la conclusion de ses paroles est que de là il y a une preuve que dans une nazirout expresse on ne dit pas "une partie du jour vaut pour tout le jour", contrairement à l'avis des Tossafot cités plus haut [voir les notes là‑bas, que ses propos sont confirmés par le Rambam et ainsi a écrit le Meiri], voir là. Et selon ce qui a été exposé dans la première question au nom du Meiri [ainsi a écrit Rabbeinu Meïr Simcha] à propos de la raison que la contradiction après une partie du jour est une contradiction — c'est parce que c'est comme un zav et une zavah qui contredisent leur compte après l'immersion — il n'y a donc pas lieu à sa seconde objection, puisque la nazirout ne s'achève pas après une heure. Et même selon l'autre explication donnée dans les notes ci‑dessus de ce point de droit, à savoir que l'on ne dit pas "une partie du jour vaut pour tout le jour" sauf si la nazirout s'est interrompue d'elle‑même par l'impureté ou par les sacrifices, là encore il n'y a pas lieu à l'objection du "Keren Ora".

Et il en va de même si l'on a dit "Voici que je suis nazir trente et jour un", qu'il ne pratique pas deux nazirout, puisque le mot "trente" interrompt entre le mot "nazir" et "et un jour".

Guemara :

Rav a dit : on n'a pas enseigné autrement, mais qu'il a dit "

Voici que je suis nazir

trente et un jours"

alors il n'est nazir que trente et un jours.

Mais

si

il a dit : "

Voici que je suis nazir

trente jours et un jour" —

puisqu'il a ajouté le mot "jour" — alors ceci

est deux nazirout.

Et la Guemara explique la raison de

Rav

qui est

de son avis comme celui de Rabbi Akiva : qu'on déduit de la langue supplémentaire

, c'est‑à‑dire : il apprend de la langue supplémentaire employée par des hommes], c'est‑à‑dire : on conclut de la langue des hommes qu'il n'a pas été dit explicitement, mais que tel est le sens par le raffinement de la langue.

Enseigné dans la Michna

dans le chapitre "Celui qui vend la maison" (Bava Batra 64a) :

[Celui qui vend la maison] n'a pas vendu

ni le puits

excavation dans le sol pour stocker de l'eau],

ni la citerne

une fosse creusée dans le sol, et on lui élève des murs de pierres],

même s'il a écrit pour lui

dans l'acte de vente qu'il lui vend "

"

" , sauf s'il a aussi écrit "du fond de l'abîme jusqu'à la hauteur du firmament"].

Et il faut

que le vendeur

prenne pour lui un chemin

de la part de l'acheteur pour aller au puits et à la citerne qu'il lui a laissés,

— paroles de Rabbi Akiva.

Car Rabbi Akiva soutient : tout vendeur, aux yeux d'un regard généreux il vend, et donc il vend tout le champ et ne lui laisse pas de chemin.

Et les Sages disent : il n'est pas nécessaire

que le vendeur

prenne pour lui un chemin

de la part de l'acheteur pour aller au puits et à la citerne, car le vendeur, aux yeux d'un regard chiche, il vend, et il lui laisse un chemin pour aller là.

Et Rabbi Akiva concède

qu'il tient : qu'il faut qu'il prenne pour lui un chemin

au moment où le vendeur lui a dit

le vendeur à l'acheteur "

"

c'est‑à‑dire : "Je te vends sauf le puits et la citerne",

qu'il n'est pas nécessaire qu'il prenne pour lui un chemin.

Et parce que cette condition "sauf ces choses" est une condition sans véritable nécessité, car de toute façon elles ne sont pas comprises dans la vente ; plutôt certainement son intention est qu'il lui laisse ces choses avec le chemin pour s'y rendre.

Et aussi en notre affaire, puisque qu'il a ajouté le mot "jour", son intention est de diviser sa prise en deux acceptations : une acceptation pour une nazirout de trente jours, et une seconde acceptation pour une nazirout d'un jour ; et comme il n'y a pas de nazirout moindre que trente jours, alors il est deux nazirout.

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