Version texte de ce daf : original et traduction

Nazir 55b (נה:) — le Talmud en français

Nazir 55b (נזיר נה:): Mais non B quiconque s'est engagé en une nezirut prolongée .Notre Michna traite d'une nezirut de plus de trente jours; par exemple, si l'on devint atteint de tzara'at au milieu…

Texte original — Nazir 55b (נה:)

אלא לאו ב

מי שקיבל על עצמו

נזירות מרובה

יותר משלשים יום עוסקת משנתנו, וכגון שנצטרע באמצע ימי נזירותו ונותרו לו עדיין שלשים יום למנות, כי אז אכן אותם הימים שכבר מנה קודם שנצטרע עולים הם לו בחשבון ואינם נופלים.

ו

בכל זאת

קתני

במשנתנו:

מתחיל ומונה מיד

אחר ימי גמרו וספרו, ואילו ימי ספרו וגמרו עצמן אין עולין לו מן המנין.

הרי למדנו שאף בנזירות מרובה אין הם עולין לו מן המנין, ותיקשי לרב חסדא!?

הוא

רב שרביא

מותיב לה

[הקשה את הקושיא על רב חסדא],

והוא

עצמו

מפרק לה

[מיישב את הקושיא]:

זה שאמר רב חסדא לחלק בין נזירות מועטת לנזירות מרובה, אין הוא מתיחס לשיעור "קבלת" הנזירות אם מרובה היתה או מועטת, אלא לשיעור הנזירות שנותרה לו כשנצטרע אם מרובה היא או מועטת; וכך הוא שאמר רב חסדא:

לא שנו במשנתנו שאין הימים עולים לו מן המנין - אלא

ב

מי שקיבל על עצמו

נזירות בת חמשים יום, דיתיב עשרין

[נהג עשרים ימים בנזירות],

ו

רק אז

איתילידא ביה צרעת

[נולדה בו צרעת], שלא נותר לו למנות אלא שיעור "נזירות מועטת"; כי אז:

הרי הוא

מגלח צרעתו

[בסוף ימי גמרו ובסוף ימי ספרו] תחילה,

והדר

[ורק לאחר מכן]

יתיב תלתין יומין דנזיר

[יושב הוא את שלשים הימים של הנזירות], כי מה שמנה בימי חלוטו וספרו אף שעלו לו למנין נזירותו, הרי צריך הוא לחזור ולמנותם כדי לגדל את שערו.

אבל אם נותר לו - כשנצטרע - למנות שיעור נזירות מרובה, כי אז את העודף על שיעור נזירות מועטת, מונה הוא בימי גמרו וספרו.

והיות וזו היא ה"נזירות המועטת" ששנינו במשנתנו אף לפי רב חסדא, שוב לא תיקשי: איך שנינן שאינו סותר את הקודמין,

דהא

באופן זה שנותרו לו שלשים יום למנות הרי

אית ליה

אחר תגלחת צרעתו

גידול שער

, ואותם ימים שכבר מנה עולים לו בחשבון ואינם נסתרים.

מתיב רמי בר חמא

ממה ששנינו במשנה לקמן נט ב:

א. מצורע אסור לאכול בקדשים עד שייתמו ימי חלוטו ויגלח, ויספור שבעה ימים ובשביעי יגלח, וביום השמיני יביא את קרבנותיו, שהמצורע מחוסר כפורים הוא ואסור לאכול בקדשים עד שיביא קרבנותיו; ואם איחר את תגלחתו אינו מביא את קרבנותיו אלא למחרת.

אבל טמא מת אוכל בקדשים כשיעריב שמשו של יום השביעי לטומאתו, בין שלא היה נזיר ואינו חייב בקרבן, ובין שהיה נזיר טמא מת שהוא חייב בקרבן טומאה, שאין קרבן טומאתו מעכבו מלאכול בקדשים.

ב. מי שהיה חייב בשתי תגלחות, כגון של צרעת ושל "תגלחת טומאה" או של צרעת ושל "תגלחת טהרה", אינו יכול לגלח תגלחת אחת שתעלה לו לכאן ולכאן, אלא צריך לגלח תגלחת נפרדת לכל דבר.

ג. המשנה המובאת כאן [והיא משנה לקמן נט ב], דנה בנזיר שהיו לו שתי טומאות ספק, האחת של מצורע והאחת של טומאת מת, ומבארת המשנה אימתי ייטהר מצרעתו ויותר לאכול בקדשים, ואימתי יצא ידי נזירותו ויהיה מותר בכל איסורי נזירות.

ד. "תגלחת הטומאה" של נזיר טמא מת קודמת להבאת קרבנות הטומאה, ואין נזיר טמא מת מתחיל למנות נזירות טהרה עד שיביא קרבן טומאה.

ה. נזיר טמא מת חלוק מן המצורע, שהמצורע המאחר את תגלחת צרעתו לאחר יום השביעי אינו מביא את קרבנותיו אלא למחרת תגלחתו, וכנ"ל בסעיף א, ואילו הנזיר הטמא שאיחר את תגלחת טומאתו לאחר יום השביעי, יכול הוא להביא את קרבנותיו בו ביום, ובלבד שיטבול לפני יום זה.

ו. ביאור המשנה יתבאר על פי שיטת רב חסדא; ועל פי שיטה אחת בתוספות בביאור המשנה.

ז. בסוגייתנו יתבארו רק עיקרי הדינים כדי לפרש את לשון המשנה, ולקמן ס א יתבארו פרטים נוספים בדיני הקרבנות.

נזיר

סתם שחייב בנזירות של שלשים יום -

שהיה טמא

מת

בספק, ו

גם

מוחלט

בטומאת צרעת

בספק

ביום הראשון לנזירותו:

Traduction française

Mais non B

quiconque s'est engagé

en une nezirut prolongée

.Notre Michna traite d'une nezirut de plus de trente jours; par exemple, si l'on devint atteint de tzara'at au milieu des jours de sa nezirut et qu'il lui restât encore trente jours à compter, alors effectivement ces jours qu'il avait déjà comptés avant qu'il eût la tzara'at sont pris en compte pour lui et ne sont pas perdus.

Et

pourtant

Il est enseigné

dans notre Michna :

il commence et compte immédiatement

.après ses jours de gmaro et de sifro, tandis que les jours mêmes de sifro et de gmaro ne lui sont pas ajoutés au décompte.

!?Or nous avons appris que même dans une nezirut prolongée ces jours ne lui sont pas comptés — et tu imposeras une difficulté à Rav Ḥasda !?

C'est

Rav Sharvia

qui lui objecte

,il posa l'objection à Rav Ḥasda,

et lui

même

réfute-la

.

.Ce que Rav Ḥasda a dit, en distinguant entre nezirut courte et nezirut prolongée, ne se rapporte pas à la mesure de l'engagement initial si elle fut longue ou courte, mais à la mesure de la nezirut qui lui demeure au moment où il devient atteint de tzara'at, que celle-ci soit longue ou courte ; et ainsi parlait Rav Ḥasda.

Nous n'avons pas énoncé dans notre Michna que ces jours lui montent au décompte — mais

que

quiconque s'est engagé

en une nezirut de cinquante jours, et qui s'est tenu vingt jours

,

et

alors seulement

s'il lui survient une tzara'at

.— s'il lui survient une tzara'at et qu'il ne lui reste à compter que la mesure d'une nezirut courte ; car alors

.C'est pourquoi la Guemara explique qu'il n'y a pas de contradiction : en effet il s'était engagé en une nezirut prolongée, mais il ne lui resta, lorsqu'il eut la tzara'at, que la portion d'une nezirut courte. Voici que

il se rase pour sa tzara'at

,au terme de ses jours de gmaro et à la fin de ses jours de sifro d'abord,

et ensuite

seulement après cela

il accomplit les trente jours de nezir

. — il accomplit les trente jours de la nezirut, car ce qu'il avait compté pendant ses jours de rémission et de comptage, même s'ils furent ajoutés à son total de nezirut, il lui faut les recommencer afin de faire pousser ses cheveux.

.Mais si, lorsqu'il devient atteint de tzara'at, il lui reste à compter la mesure d'une nezirut prolongée, alors l'excédent au-delà de la mesure d'une nezirut courte, il le compte pendant ses jours de gmaro et de sifro.

,Et puisque c'est bien cette «nezirut courte» que nous avons énoncée dans notre Michna même selon Rav Ḥasda, il n'y a plus de difficulté : comment avons-nous appris qu'il ne contredit les antérieurs ?

Cela

parce que de cette manière, si il lui restaient trente jours à compter,

il a

après son rasage pour la tzara'at

le gidul se'ar,

.et ces jours qu'il avait déjà comptés sont pris en compte pour lui et ne sont pas dissimulés.

Rami bar Ḥama objecte à partir de ce que nous avons enseigné dans la Michna cidessous, Net B :

B. Notre maître Akiva Eger objecta : selon ce que les Tossafot écrivent au folio 49b, que si l'on s'est rasé après que deux jours de sa nezirut se furent accomplis, sept jours suffisent pour le gidul se'ar, il en résulte que «si certains jours, avant la fin de sa nezirut, se trouvent être ses jours de rémission et de comptage, à cause de cela les jours de sifro sembleraient monter, et par conséquent en payant les jours de sifro il resterait un lamed-bet pour sa nezirut, et alors le rasage ne serait pas annulant, et il ne serait requis que de sept jours pour le gidul se'ar» ! — et cela ne fut pas résolu. ; et vois ce qui sera expliqué dans la " D" . C. Dans le Keren Ora on objecte : que signifie pour nous notre Michna selon Rav Ḥasda ? N'avons-nous pas déjà appris plus haut [49a] que le rasage annule trente jours ? — et on répliqua que notre Michna implique que même un rasage d'un permis annule. ]Cependant on répliqua à cela : puisque, selon la logique, il annule en raison du gidul se'ar, qu'importe qu'il s'agisse d'un permis ou d'une interdiction ? (Et selon la lecture du Rambam — comme l'ont expliqué les derniers pour rendre compte de ses propos — il ne s'agit pas d'une simple question de gidul se'ar, mais d'une véritable annulation opérée par le rasage ; il y a donc matière à admettre la réponse du Keren Ora.) ; et vois ce qui sera expliqué dans la " D à la fin du traité au nom du . D. Il faut examiner alors quelle est la distinction que notre Michna établit entre ses jours de sagro et les jours de gmaro et de sifro ; car si il s'est fermé (nisgar) alors qu'il ne lui restait que la nezirut courte à compter, ces jours ne lui montent pas au compte puisqu'au terme de ses jours de tzara'at il se rasera ; de même si l'on a décidé ou que les jours de sifro ont commencé à ce moment, ils ne lui sont pas comptés — cependant selon le sens des Tossafot dans notre Michna [voir la note sur la Michna], les "jours de sagro" sont lorsque l'on n'a pas statué à leur fin — cela est acceptable. De plus, même si en réalité il n'en est pas ainsi, comme l'a écrit le Gaon de Izmir [rapporté dans la note ci‑dessus], de toute façon ce n'est pas une difficulté pour Rav Ḥasda, puisque "Rav Ḥasda te dit : ici de quoi s'agit‑il ? des jours de sagro qui n'ont pas été décidés après eux". ; et vois ce qui sera précisé dans la " D" . .E. Le Rambam et le Raavad divergent [Nazir 7:15] sur quelle raison permet à tout nazir et au metsora de se raser pour sa tzara'at qui n'est qu'une mitsva positive, et permet de repousser l'interdit du rasage chez le nazir, qui est prohibé sans la mitsva et accompli par la mitsva. ! ?Le Rambam soutient que les jours de rémission (yamim chaluto) ne lui sont pas comptés, et que la prescription "qu'il soit sanctifié, qu'il laisse pousser les cheveux de sa tête" ne s'applique pas pendant eux ; il s'agit ici seulement d'un interdit et la mitsva positive le repousse ; au contraire le Raavad pense que le nazir demeure en question, et la mitsva du metsora repousse l'interdit du nazir et la mitsva du nazir repoussée est en question. Or se pose alors la difficulté selon l'opinion du Rambam : chez nous il est admis que les jours de rémission ne lui sont pas comptés, mais pour Rav Ḥasda les jours de rémission lui sont comptés — comment le metsora est‑il permis de se raser ?!

.A. Le metsora est interdit de manger dans les choses saintes jusqu'à ce que ses jours de rémission s'achèvent et qu'il se rase ; il comptera sept jours et, le septième jour, il se rasera ; le huitième jour il offrira ses sacrifices, car le metsora est privé du service du Yom Kippour et il lui est interdit de manger dans les choses saintes jusqu'à ce qu'il apporte ses sacrifices ; et s'il retardait son rasage, il n'apportera ses sacrifices que le lendemain.

.Mais un impur par mort peut manger dans les choses saintes lorsque le soleil du septième jour a chassé son état d'impureté, que ce fût un non‑nazir et qu'il ne soit pas obligé d'offrir un sacrifice, ou qu'il fût un nazir impur par mort qui doit un sacrifice pour son impureté : le sacrifice de son impureté ne l'empêche pas d'entrer aux choses saintes.

.B. Celui qui est tenu de deux rasages, par exemple pour la tzara'at et pour une "rasage d'impureté" ou pour la tzara'at et pour une "rasage de pureté", ne peut faire un seul rasage qui serve à l'un et à l'autre ; il doit procéder à un rasage distinct pour chaque chose.

.C. La Michna citée ici (qui est la Michna plus bas, Net B) traite du nazir qui avait deux impuretés douteuses, l'une de metsora et l'autre d'impureté par mort, et la Michna explique quand son état de tzara'at sera purifié pour qu'il puisse à nouveau manger dans les choses saintes, et quand il aura achevé sa nezirut et sera exempt de tous les interdits de la nezirut.

,D. Le "rasage d'impureté" du nazir impur par mort précède l'offrande des sacrifices d'impureté, .et un nazir impur par mort ne commence pas à compter ses jours de nezirut de pureté tant qu'il n'a pas apporté le sacrifice d'impureté.

.E. Le nazir impur par mort se distingue du metsora : le metsora qui retarde son rasage après le septième jour n'apporte pas ses sacrifices avant le lendemain du rasage, comme indiqué en A ; tandis que le nazir impur par mort qui a retardé son rasage après le septième jour peut apporter ses sacrifices ce jour‑là même, à condition qu'il se soit immergé avant ce jour.

;F. L'explication de la Michna sera donnée selon l'opinion de Rav Ḥasda ; et selon une autre opinion des Tossafot dans l'explication de la Michna.

.G. Dans notre sugya seront exposés seulement les principes des règles afin d'expliquer la formulation de la Michna ; plus loin, s. A, seront clarifiés des détails additionnels sur les lois des sacrifices.

nazir -

une personne ordinaire tenue d'une nezirut de trente jours -

qui était impur

par mort

en doute, et

aussi

certain

dû à la tzara'at

en doute

au premier jour de sa nezirut :

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