Version texte de ce daf : original et traduction
Nazir 49a (מט.) — le Talmud en français
Nazir 49a (נזיר מט.): Et si selon Rabbi Akiva on ne peut déduire que le nazir est kohen gadol par la raison, mais : non qu'il soit écrit "kohen gadol" seul, et qu'il ne soit pas écrit "kohen grand et…
Texte original — Nazir 49a (מט.)
ו
אילו
לרבי עקיבא
אין ללמוד נזיר והוא כהן גדול מן הסברא, אלא:
לא
שנא כהן גדול לחודיה, ולא שנא כהן
גדול והוא
גם
נזיר, נפקא מ
"
לאחיו
" שנאמר בנזיר, שהוא מיותר, וכפי שנתבאר לעיל.
ומקשינן לרבי עקיבא: "
לאביו ולאמו
"
דנזיר
-
למה לי?
כלומר: למה לי גם לאביו וגם לאמו בנזיר כדי ללמד על מת מצוה?
והוא הדין שקשה על "לאביו ולאמו" בכהן גדול, שהרי רק אחד מהם נצרך לגזירה שוה דרבי!?
ומשנינן:
צריכי
גם לאביו וגם לאמו, הן בנזיר והן בכהן גדול:
דאי כתב
רק "
אביו
",
הוה אמינא: היינו טעמא דלא מיטמא ליה, משום דחזקה בעלמא הוא
שהוא אביו.
כלומר: אם לא שהיה נכתב בפירוש שמותר הוא ליטמא לאביו וגם לאמו, הייתי אומר שלכן נכתב "אביו", כדי לומר שדוקא לו אינו מיטמא, משום שאינו אביו ודאי, שהרי יש לחוש שמא זינתה אמו, ואף שאנו תולים אותו באביו משום ד"רוב בעילות אחר הבעל", הרי אינו דבר מוכח -
אבל אמו, דודאי ילידתיה
[ודאי שהיא זו שילדה אותו], אימא
ליטמא לה
.
ואי כתב רחמנא
רק "
אמו
",
הוה אמינא
לכך כתבה התורה "אמו" כדי ללמד: דוקא
אמו לא ליטמא לה
, כיון
דלאו אזיל זרעה בתרה
[שאין הזרע הולך אחריה] לענין יחוס השבטים.
אבל אביו, כיון דאמר מר
[במדבר א ב]: "
למשפחותם לבית אבותם
", לומר, מי שאביו משבט אחד ואמו משבט אחר יקום על שבט אביו,
אימא ליטמא ליה
[הייתי אומר שייטמא לו] -
לפיכך
קא משמע לן
קרא, שמיטמא הוא הן לקרובים מצד האב והן לקרובים מצד האם.
ועוד מפרשת הגמרא את הכתוב בכהן גדול אליבא דרבי עקיבא:
"
ועל כל נפשות מת לא יבוא
",
למה לי?
האיך מתפרש הכתוב לפי שיטתו?
Traduction française
Et
si
selon Rabbi Akiva
on ne peut déduire que le nazir est kohen gadol par la raison, mais :
non
qu'il soit écrit "kohen gadol" seul, et qu'il ne soit pas écrit "kohen
grand et il
aussi
nazir, cela découle de"
"à son frère"
comme il est dit dans Nazir, ce qui est superflu, et comme cela a été expliqué ci‑dessus.
Nous objectons à Rabbi Akiva :
"À son père et à sa mère"
nazir —
pourquoi me servirait‑il ?
C'est‑à‑dire : pourquoi me faut‑il à la fois son père et sa mère dans le cas du nazir pour enseigner au sujet d'un met mitsva ?
Et il en va de même pour l'objection sur "à son père et à sa mère" à propos du kohen gadol, car seul l'un d'eux est requis pour la gzera shava du maître !?
Et nous enseignons :
Il faut
aussi bien son père que sa mère, tant pour le nazir que pour le kohen gadol :
Si seulement il était écrit
seulement
"son père",
je dirais : c'est le motif qu'il ne s'imprègne pas de lui, parce que c'est une hazaka en général
qu'il est son père.
C'est‑à‑dire : si l'on n'avait pas écrit explicitement qu'il est permis de s'imprégner à son père et aussi à sa mère, j'aurais dit que pour cela il est écrit "son père", afin de signifier justement qu'à lui il n'est pas impur, parce qu'il n'est pas certain qu'il soit son père, car l'on craint que sa mère se soit prostituée, et bien que l'on rattache [l'enfant] à son père à cause de "la majorité des actes d'accouplements après l'époux", ceci n'est pas une preuve décisive —
mais sa mère, elle est certainement sa véritable mère
(certainement c'est elle qui l'a enfanté), donc
il est permis de s'imprégner d'elle.
Et si le Saint‑Béni soit‑Il avait écrit
seulement
"sa mère",
j'aurais dit
qu'ainsi la Torah a écrit "sa mère" afin d'enseigner : précisément
que sa mère n'est pas impur pour lui
puisque
le sperme ne suit pas la femme
(c'est‑à‑dire que le sang issu n'entraîne pas la filiation) en matière d'attribution des tribus.
Mais pour son père, puisque il est dit 'le Maître'
(Nombres 1:2) : "
selon leurs familles, selon leurs maisons paternelles
", pour dire que celui dont le père vient d'une tribu et la mère d'une autre relèvera de la tribu du père,
je dirais qu'il est impur pour lui
(j'aurais dit qu'il deviendrait impur pour lui) —
par conséquent
il nous en est enseigné
par l'Écriture qu'il est impur tant pour les proches du côté paternel que pour les proches du côté maternel.
Et encore la Guemara interprète l'écrit à propos du kohen gadol selon Rabbi Akiva : "
Et pour tout cadavre vivant il ne s'approchera point
pourquoi me servirait‑il ?"
Comment le verset est‑il expliqué selon sa méthode ?