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Nazir 43b (מג:) — le Talmud en français

Nazir 43b (נזיר מג:): Dans l’enseignement suivant, les choses sont également expliquées selon le Roch, en raison de la concision des paroles des Tossafot dans notre sougya. Rav Hisda a dit au nom de…

Texte original — Nazir 43b (מג:)

בשמועה הבאה נתפרשו דברים גם על פי הרא"ש, מפני קיצור דברי התוספות בסוגייתנו.

אמר רב חסדא אמר רב

: כהן ש

נקטע ראשו של אביו

ואף על פי שהראש לפנינו,

אינו מטמא לו

, לא לגופו ולא לראשו.

ומפרשינן:

מאי טעמא?

כי

אמר קרא

בפרשת טומאת כהנים: "כי אם לשארו הקרוב אליו לאמו ולאביו ולבנו ולבתו ולאחיו", וממה שאמר הכתוב "

לאביו

", למדנו:

בזמן שהוא שלם, ולא בזמן שהוא חסר

.

אמר ליה רב המנונא

לרב חסדא:

אלא מעתה ההוא דקא אזיל בפקתא דערבות

[בן שהלך עם אביו בבקעה שמצויין בה ליסטים],

ופסקוה גנבי לרישיה

דאביו [קטעו הלסטים את ראשו של אביו] ומת,

הכי נמי דלא ליטמא ליה

[וכי אטו לא ייטמא לו בנו], כיון שאין אביו שלם!?

אמר ליה

רב חסדא לרב המנונא: "

מת מצוה

"

קאמרת

, כלומר: אף שאינו מיטמא לו משום שאביו הוא - ייטמא לו משום שמת מצוה הוא!?

והרי

השתא יש לומר באחריני מיחייב

, אם באחרים חייב הכהן ליטמא כשהוא מת מצוה,

באביו לא כל שכן

שהוא מיטמא לו אם הוא מת מצוה.

מתמהת הגמרא:

ו

כי אטו

האי

מת - שבנו עומד לידו, ויכול לשכור אחרים שיקברוהו -

מת מצוה הוא!?

והתניא

:

איזהו מת מצוה: כל שאין לו קוברין

, אבל אם

קורא

המת

ואחרים עונין אותו

, כלומר: אילו יכול היה המת לקרוא היו לו קרובים שיענוהו,

אין זה מת מצוה

, מפני שאותם קרובים יטפלו בו או ישכרו אחרים לטפל בו -

והא

, הרי מת זה

אית ליה ברא

[יש לו בן הראוי לענות לקריאתו של אביו] ויכול לשכור מי שיטפל בו, ואם כן אין זה "מת מצוה", ולמה ייטמא לו הבן הכהן כיון שאינו שלם!? ומשנינן:

כיון דקאזיל

הבן

באורחא

[היות והבן הולך בדרך],

כמי שאין לו קוברים דמי

, שהרי לא ימצא בדרך את מי לשכור.

ומקשה הגמרא על רב:

מיתיבי

מהא דתניא:

נאמר בפרשת טומאת כהנים: "כי אם לשארו וגו' ולאחותו הבתולה וגו' לה יטמא", ולכך הוסיף הכתוב ואמר "לה יטמא", כדי ללמד:

לה

לאחותו כשהיא שלימה

הוא מטמא, ואינו מטמא לאבריה

לאבר מן החי שלה ולאבר מן המת שלה.

ומפני מה אנו דורשים כן:

לפי שאינו

מטמא

אפילו

לאבר מן החי

של אביו

שהוא קרוב אליו יותר, וכל שכן שהסברא נותנת לדרוש כן על אחותו.

אבל מחזיר הוא

אפילו

על עצם כשעורה

, מפרש לה ואזיל.

מאי מחזיר הוא על עצם כשעורה!?

לאו דחסר פורתא

[שהיה האב חסר קצת - את אותו עצם] בשעה שנטמא לו, ובאה הברייתא להשמיענו: מאחר שנטמא כבר לאביו, הרי הוא חוזר ונטמא אף לעצם כשעורה כדי לקוברו.

הרי למדנו שהיה מותר ליטמא לאביו בזמן שהיה חסר קצת, והוא הדין כשהיה חסר ראשו, ותיקשי לרב!?

ומשנינן:

לא

קשיא, כי

ההיא

ברייתא

רבי יהודה היא

, ורב סבר כתנא אחר שהובא בסוף הסוגיא.

דתניא: רבי יהודה אומר

: "לה יטמא" -

לה מיטמא ואינו מיטמא לאיבריה

, שהרי

אינו מיטמא

אפילו

על אבר מן החי של אביו

שהוא קרוב אליו יותר וכל שכן לאחותו -

אבל מיטמא לאבר מן המת של אביו

על ידי חזרה כשנטמא כבר לשאר הגוף, וכן מיטמא באופן זה לאחותו.

ואכתי מקשינן על רב:

והתניא רב כהנא ברבי אליעזר בן יעקב

, [כלומר: בברייתא דרבי אליעזר בן יעקב]:

"

לה יטמא

"

ואינו מיטמא לאברים

-

פרט לכזית מן המת

של אחותו,

וכזית נצל

[בשר המת שנרקב ונימוח, או ליחה היוצאת מבשר המת]

ומלא תרווד

[מלוא הכף]

רקב

[עפרורית רקבון] מן המת.

יכול לא יטמא

אפילו

לשדרה ולגולגולת

של אחותו,

ולרוב בניינה

של אחותו [שני שוקיים וירך אחד, או שני ירכיים ושוק אחד],

ולרוב מניינה

[או לרוב מנין אבריה]!?

כשהוא

הכתוב

אומר

: "אמור אל הכהנים בני אהרן ואמרת אליהם לנפש לא יטמא בעמיו", וכפל "

אמור ואמרת

", הרי

הוסיף לך הכתוב טומאה אחרת

שהכהן מיטמא, ואיזו: שדרה וגולגולת ורוב מנין אבריה ורוב בניינה של אחותו, שהרי מסתבר לדרוש כתוב זה לאחותו שמיעט בה הכתוב שאינה מיטמא לאבריה.

Traduction française

Dans l’enseignement suivant, les choses sont également expliquées selon le Roch, en raison de la concision des paroles des Tossafot dans notre sougya.

Rav Hisda a dit au nom de Rav :

un cohen dont

le père a eu la tête tranchée

bien que la tête soit devant nous,

ne se rend pas impur pour lui,

ni pour son corps ni pour sa tête.

Et nous expliquons :

pour quelle raison ?

Car

le verset dit, dans le passage relatif à l’impureté des cohanim : « Car seulement pour son proche, qui lui est proche, pour sa mère, pour son père, pour son fils, pour sa fille et pour son frère », et de ce que l’Écriture a dit

« pour son père »,

nous avons appris :

lorsqu’il est entier, mais non lorsqu’il est incomplet.

Rav Houna lui dit,

à Rav Hisda :

Dès lors, celui qui allait dans la vallée d’Aravot [

un fils qui allait avec son père dans une vallée où les brigands sont nombreux ],

et des voleurs tranchèrent la tête

de son père [les brigands tranchèrent la tête de son père], et celui-ci mourut,

dans ce cas également, il ne se rendrait pas impur pour lui [

et donc son fils ne se rendrait pas impur pour lui, puisque son père n’est pas entier ] !?

Rav Hisda lui dit,

à Rav Houna : «

un mort sans personne pour l’enterrer »

dis-tu,

c’est-à-dire : bien qu’il ne se rende pas impur pour lui parce qu’il est son père, il se rendra impur pour lui parce qu’il est un mort sans personne pour l’enterrer !?

Mais

à présent, on peut dire qu’il y est tenu pour d’autres,

si, pour d’autres, le cohen est tenu de se rendre impur lorsqu’ils sont des morts sans personne pour les enterrer,

pour son père, à plus forte raison,

il se rend impur pour lui s’il est un mort sans personne pour l’enterrer.

La Guemara s’étonne :

et

est-ce que

ce

mort — dont le fils se tient à côté de lui et peut louer les services d’autres personnes pour l’enterrer —

est-il un mort sans personne pour l’enterrer !?

Or il est enseigné dans une baraïta :

Quel est le mort sans personne pour l’enterrer ? Tout homme qui n’a personne pour l’enterrer,

mais si

le mort appelle

le mort

et que d’autres lui répondent, c’est-à-dire : si le mort pouvait appeler, il aurait des proches qui lui répondraient,

ce n’est pas un mort sans personne pour l’enterrer,

car ces proches s’occuperont de lui ou loueront les services d’autres personnes pour s’en occuper —

Mais,

voici que ce mort

a un fils [

il a un fils capable de répondre à l’appel de son père et qui peut louer quelqu’un pour s’occuper de lui ; ce n’est donc pas un « mort sans personne pour l’enterrer » ], et pourquoi le fils cohen se rendrait-il impur pour lui, puisqu’il n’est pas entier !? Et nous répondons :

puisque

le fils

est en chemin [

puisque le fils est en chemin ],

il est considéré comme quelqu’un qui n’a personne pour l’enterrer,

car il ne trouvera pas en chemin quelqu’un à engager.

La Guemara objecte à Rav :

on objecte

de ce qui est enseigné dans une baraïta :

Il est dit dans le passage relatif à l’impureté des cohanim : « Car seulement pour son proche, etc., et pour sa sœur vierge, etc., il se rendra impur pour elle » ; c’est pourquoi l’Écriture a ajouté et dit : « Il se rendra impur pour elle », afin d’enseigner :

« pour elle » —

pour sa sœur lorsqu’elle est entière,

il se rend impur, mais il ne se rend pas impur pour ses membres,

pour un membre vivant qui lui appartient, ni pour un membre mort qui lui appartient.

Et pour quelle raison interprétons-nous ainsi :

puisqu’il ne se

rend pas impur

même

pour un membre vivant

de son père,

qui lui est plus proche, et à plus forte raison le raisonnement conduit-il à l’interpréter ainsi au sujet de sa sœur.

Mais il revient

même

pour un os de la taille d’un grain d’orge,

explique-t-il et poursuit.

Que signifie : « il revient pour un os de la taille d’un grain d’orge » !?

N’est-ce pas qu’il manquait un peu [

le père était quelque peu incomplet — de cet os — au moment où il s’est rendu impur pour lui, et la baraïta vient nous enseigner que, puisqu’il s’était déjà rendu impur pour son père, il revient se rendre impur même pour un os de la taille d’un grain d’orge afin de l’enterrer ].

Nous avons donc appris qu’il était permis de se rendre impur pour son père lorsqu’il était quelque peu incomplet, et il en va de même lorsqu’il lui manquait la tête ; cela contredit Rav !?

Et nous répondons :

non,

il n’y a pas de difficulté, car

cette

baraïta

est celle de Rabbi Yehouda,

et Rav suit l’opinion d’un autre tan####ay rapporté à la fin de la sougya.

Car il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : «

Il se rendra impur pour elle » —

pour elle, il se rend impur, mais il ne se rend pas impur pour ses membres,

car

il ne se rend pas impur

même

pour un membre vivant de son père,

qui lui est plus proche, et à plus forte raison pour sa sœur —

mais il se rend impur pour un membre mort de son père,

en revenant se rendre impur lorsqu’il s’est déjà rendu impur pour le reste du corps ; de même, il se rend impur de cette manière pour sa sœur.

Nous objectons encore à Rav :

or Rav Kahana [rapporte] au nom de Rabbi Éliézer fils de Yaakov, [

c’est-à-dire : dans la baraïta de Rabbi Éliézer fils de Yaakov ] : «

Il se rendra impur pour elle »

et il ne se rend pas impur pour les membres —

à l’exclusion d’une mesure d’un kazayit provenant du mort

de sa sœur,

et d’un kazayit de natsel [

chair du mort qui s’est putréfiée et liquéfiée, ou liquide qui sort de la chair du mort ],

et d’une pleine truelle [

plein d’une cuillerée ],

de poussière de décomposition [

poussière de décomposition provenant du mort ].

Peut-être ne se rend-il pas impur

même

pour la colonne vertébrale et le crâne

de sa sœur,

et pour la majorité de sa structure

de sa sœur [deux jambes et une cuisse, ou deux cuisses et une jambe],

et pour la majorité de son nombre [

ou pour la majorité du nombre de ses membres ] !?

Lorsque

le verset

dit : « Parle aux cohanim, fils d’Aharon, et tu leur diras : pour une âme, il ne se rendra pas impur parmi son peuple », et que le texte répète

« parle et tu diras »,

voici que

l’Écriture t’a ajouté une autre impureté

pour laquelle le cohen se rend impur : la colonne vertébrale, le crâne, la majorité du nombre de ses membres et la majorité de sa structure de sa sœur ; car il est logique d’interpréter ce verset au sujet de sa sœur, à propos de laquelle l’Écriture a restreint la loi en disant qu’il ne se rend pas impur pour ses membres.

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