Version texte de ce daf : original et traduction
Nazir 2b (ב:) — le Talmud en français
Nazir 2b (נזיר ב:): À propos de " il y a des héritiers " aussi il faut donner une raison pourquoi le tannai a commencé par expliquer d'abord la risha : car il explique d'abord l'essentiel de…
Texte original — Nazir 2b (ב:)
גבי
"
יש נוחלין
"
נמי
יש ליתן טעם למה פתח התנא לפרש תחילה את הרישא: כי
מפרש עיקר נחלה ברישא
.
אלא הכא
במשנתנו שהן הכנויים והן הידות הם איסורא דנפשיה -
לפרוש כינויי ברישא
, היות ופתח בהם התנא של המשנה!?
אלא היינו טעם
שפירש התנא תחילה את הידות:
כי
ידות הואיל ואתיין מדרשה חביבין ליה
[ידות הואיל והם באים מדרשת הכתובים, לכן חביבים הם לו להקדימם], שהידות אינם כתובים בהדיא בתורה, והם נלמדים ממה שאמרה תורה: איש כי יפליא לנדור נזיר להזיר לה', ומכפל הלשון "נזיר להזיר" נלמד דין הידות כמבואר בנדרים ג א.
ומקשינן:
ו
אם כן
ליפתח
נמי
בהון ברישא
[אם חביבים הם לו, יפתח בהם את המשנה]!?
ומשנינן:
תנא כי מתחיל, מתחיל בעיקר
קרבן
, התנא פותח את המשנה בעיקר דין קרבן, כלומר: בעיקר הנזירות הכתובה בתורה ואינה צריכה דרשה ולימוד מיוחד, דקבלת נזירות גמורה היא, אלא שאמר בלשון כינוי - ודרך התנא היא לשנות תחילה את הדברים הפשוטים והידועים.
ו
מכל מקום
לענין פירושי
[לפרש מה הן ידות ומה הן כינויין],
מפרש
התנא את ה
ידות ברישא
, כי יש לו בהם חביבות מפני שהם באים מדרשה.
שנינו במשנה:
האומר אהא הרי זה נזיר
:
ומקשינן: והרי כשאמר "אהא" אין מדבריו הוכחה ברורה שכוונתו לנזירות, שהרי
דילמא: אהא בתענית קאמר
, ואם כן לא היה לו להיות נזיר, שהרי אין זה "יד מוכיח"!?
אמר שמואל
: משנתנו עוסקת
כגון שהיה נזיר עובר לפניו
.
לימא
האם אכן
קסבר שמואל: ידים שאינן מוכיחות
בבירור שהכוונה היא לנזירות
לא הויין ידים
להועיל כאילו אמר את כל המשפט כולו!?
שאם "ידים" הן, לא היה צריך לתרץ "כגון שהיה נזיר עובר לפניו", כי אף שמילת "אהא" אינה "יד מוכיח", מכל מקום יד שאינו מוכיח יש כאן, שמשמעות דבריו נוטים יותר לנזירות מאשר לתענית, והיה לו להיות נזיר.
אמרי
בני הישיבה:
אין ודאי
[אכן כן],
בזמן שנזיר עובר לפניו ליכא לספוקי במילתא אחרינא
[כשהנזיר עובר לפניו אין להסתפק בדבריו שמא לא לנזיר נתכוין], כלומר: אכן שמואל סובר "ידים שאין מוכיחות לא הויין ידים", ולכן אינו נזיר אלא כשנזיר עובר לפניו, כי אז הן ידים מוכיחות, שהרי אין להבין כוונתו באופן אחר מאשר לנזירות.
אבל
כש
אין הנזיר עובר לפניו, אמרינן: דילמא
"
אהא בתענית
"
קאמר
, כלומר: ו"ידים שאין מוכיחות" הן, ולכן אינו נזיר.
ומקשינן:
ו
למה הוא נזיר אף שהיה נזיר עובר לפניו, והרי
דילמא
[שמא]
לפוטרו מן קרבנותיו
של אותו נזיר העובר לפניו -
קאמר!?
ומשנינן: הכא במאי עסקינן:
דקאמר
הנודר
בלבו
שהוא רוצה להיות נזיר, ואף שקבלה בלב לנזירות אינה מועילה, שהרי נאמר בתורה "כי יפליא", מכל מקום כיון שנזיר עובר לפניו וגם אמר "אהא" הרי זה נזיר.
ותמהינן:
אי הכי
שבלבו קיבל על עצמו להיות נזיר -
מאי למימרא
[מה חידוש מחדשת לנו המשנה, והרי פשיטא היא]!? ומשנינן: מכל מקום חידוש יש בדבר, כי
מהו דתימא
[שמא תאמר]:
בעינן פיו ולבו שוין
, כלומר: הייתי אומר כיון שמלשונו שאמר בפיו אין הוכחה, נמצא שאין כאן דיבור, ולענין נזיר הרי צריך שיאמר בפיו וגם יחשוב בלבו.
קא משמע לן
משנתנו שהוא נזיר, כי באופן זה, מחשבתו שחשב בלבו הרי היא מגלה על פיו, ונמצא כאילו שאמר בפיו מלבד מחשבתו בלבו, והרי "פיו ולבו שוין".
שנינו במשנה: האומר אהא הרי זה נזיר, או "
אהא נאה
":
ומקשינן: וכי למה כשאמר "אהא נאה" הרי זה נזיר, כי
ודילמא
לא נתכוין להתנאות במצות נזירות, אלא כוונתו היתה ש"
אנאה לפניו ב
שאר
מצוות
" - ו
כדתניא
:
כתיב: "
זה אלי ואנוהו
", מה תלמוד לומר: "ואנוהו":
אתנאה לפניו במצוות
-
כיצד:
אעשה לפניו סוכה נאה, לולב נאה, ציצית נאה, אכתוב לפניו ספר תורה נאה ואכרכנו בשיראין
[בגדי משי]
נאים
.
אמר
תירץ
שמואל
: משנתנו עוסקת בכגון
ש
היה
תפוס בשערו
בשעה שאמר "אהא נאה", ומשמע: אהא נאה במצוה התלויה בשיער, דהיינו נזירות.
ומקשינן:
ואמאי
"
נאה
", וכי למה קוראת המשנה את הנזיר "נאה"!?
הא מילתא דעבירה היא
[נזירות דבר של עבירה היא],
ו
איך
אמרינן ליה נאה
[איך אנו קוראים אותו "נאה"]!?
Traduction française
À propos de
il y a des héritiers
aussi
il faut donner une raison pourquoi le tannai a commencé par expliquer d'abord la risha : car
il explique d'abord l'essentiel de l'héritage dans la risha.
Mais ici -
dans notre Mishna que tant les kinouim que les yadayim sont des interdits d'ordre personnel -
d'exposer les kinouim en tête ,
puisque le tannai a ouvert par eux la Mishna !?
Mais voici la raison
que le tannai a expliqué d'abord les yadayim:
car
les yadayim, puisqu'ils proviennent de la drasha, lui sont chers
les yadayim proviennent de la drasha des Écritures, c'est pourquoi il lui plaît de les devancer], car les yadayim ne sont pas écrits explicitement dans la Torah, et ils s'apprennent de ce que dit la Torah : Ish ki yifli lindor nazir lehazir la‑Elohim, et le doublement de la formule "nazir lehazir" enseigne la loi des yadayim comme expliqué dans Nedarim 3a.
Et l'on objecte :
et
alors
d'ouvrir
aussi
par eux en risha
si, puisqu'ils lui sont agréables, il les aurait mis d'ouverture dans la Mishna !?
Et nous répondons :
le tannai dit : lorsqu'on commence, on commence par l'essentiel
korban
le tannai ouvre la Mishna par l'essentiel d'une loi de korban, c'est‑à‑dire : par l'essentiel de la nazirut écrite dans la Torah qui ne nécessite pas de drasha ni d'enseignement particulier, car l'acceptation de la nazirut est entière; toutefois il parla en termes d'appellation — et la manière du tannai est de traiter d'abord les choses simples et connues.
et
quoi qu'il en soit
en ce qui concerne l'explication de
d'expliquer ce que sont les yadayim et ce que sont les kinouim,
il explique
le tannai les
yadayim en risha,
car il a pour eux de la faveur parce qu'ils proviennent de la drasha.
Nous avons appris dans la Mishna :
Celui qui dit "aha" est nazir.
Et l'on objecte : car quand il dit "aha" il n'y a pas dans ses paroles une preuve claire qu'il entend la nazirut, puisque
peut‑être : "aha" il dit à propos d'un jeûne
et si tel est le cas il ne serait pas nazir, car ce n'est pas une yad mochiah !?
dit Shmuel
notre Mishna traite
par exemple, lorsqu'un nazir passe devant lui.
lima
Est‑ce vraiment
comme pensait Shmuel : les yadayim qui ne prouvent
clairement que l'intention est pour la nazirut
n'auraient pas été des yadayim
pour être efficaces comme s'il avait prononcé toute la phrase entière !?
Car si elles sont "yadayim", il n'aurait pas fallu justifier "par exemple lorsqu'un nazir passe devant lui", car même si le mot "aha" n'est pas une yad mochiah, il existe néanmoins une yad non probante, ce qui rend le sens de ses paroles plus enclin à la nazirut qu'au jeûne, et il eût été nazir.
Disent
les élèves de la beit‑midrash :
il n'est pas certain
en effet,
lorsqu'un nazir passe devant lui il n'y a pas lieu de douter d'une autre interprétation
(quand un nazir passe devant lui, on ne doit pas hésiter sur ses paroles de peur qu'il n'ait pas voulu dire la nazirut), c'est‑à‑dire : Shmuel tient que "les yadayim qui ne prouvent n'auraient pas été yadayim", et dès lors il n'est nazir que lorsque un nazir passe devant lui, car alors elles sont des yadayim probantes, puisqu'on ne peut comprendre autrement son intention que pour la nazirut.
Mais
lorsque
il n'y a pas de nazir qui passe devant lui, nous disons : peut‑être
"aha" lors d'un jeûne
a dit ,
c'est‑à‑dire : ce sont des yadayim qui ne prouvent, et par conséquent il n'est pas nazir.
Et l'on objecte :
et
pourquoi est‑il nazir même s'il y avait un nazir qui passait devant lui, et pourtant
peut‑être
(que peut‑être)
pour le dispenser de ses sacrifices
du nazir qui passait devant lui
a‑t‑il dit ?!
Et nous enseignons : ici de quoi s'agit‑il ?
qu'il a dit
le noder
dans son cœur
qu'il veut être nazir, et bien que l'acceptation dans le cœur pour la nazirut n'ait pas d'effet, puisque dans la Torah il est dit "ki yifli", toutefois, comme un nazir passait devant lui et qu'il dit "aha", il est nazir.
Et ils s'étonnent :
Si c'est ainsi
qu'il eut accepté dans son cœur d'être nazir —
quelle nouveauté cela apporte‑t‑elle?
(quel apport nouveau la Mishna nous fait‑elle, car cela semble évident) ? Et nous répondons : il y a quand même une nouveauté, car
Que dirais‑tu ?
tu pourrais dire :
qu'il faut que sa bouche et son cœur soient égaux
c'est‑à‑dire : je dirais que, puisque de sa seule parole il n'y a pas de preuve, il s'ensuit qu'il n'y a pas ici de prononciation, et pour devenir nazir il faudrait qu'il dise de la bouche et qu'il pense dans le cœur.
cela nous enseigne
par notre Mishna qu'il est nazir, car ainsi, la pensée qu'il a eue dans son cœur se révèle par sa bouche, et il en résulte comme s'il avait dit de la bouche en plus de sa pensée intime, et voici "sa bouche et son cœur sont égaux".
Nous avons appris dans la Mishna : Celui qui dit "aha" est nazir, ou
"aha ne'eh":
Et l'on objecte : et pourquoi lorsque il dit "aha ne'eh" est‑il nazir, car
et peut‑être
il n'avait pas l'intention de se consacrer aux mitsvot de la nazirut , mais son intention était que
je me glorifierai devant lui en
les
mitsvot
comme il est enseigné :
Il est écrit :
"zeh elai ve'anavhu" ,
que veux‑tu dire par "ve'anavhu" :
je me rendrai excellent devant Lui par les mitsvot —
comment :
je ferai devant Lui une Soukka belle, un loulav beau, des tzitzit beaux, j'écrirai devant Lui un Sefer Torah beau et je l'ornerai de tissus
(vêtements de soie)
beaux.
dit
répondit
Shmuel :
notre Mishna traite de cas tels que
qu'
il était
tenu par ses cheveux au moment où il dit "aha ne'eh", et l'on entend : "aha ne'eh" pour une mitsva dépendante des cheveux, c'est‑à‑dire la nazirut.
Et l'on objecte :
et pourquoi "נאה" (ne'eh),
'ne'eh' ,
et pourquoi la Mishna appelle‑t‑elle le nazir "ne'eh" !?
Or, la chose est d'une affaire d'infraction
la nazirut est une chose d'infraction,
et
comment
appelons‑nous‑le "ne'eh"
comment l'appelons‑nous "ne'eh" !?