Version texte de ce daf : original et traduction

Nazir 13b (יג:) — le Talmud en français

Nazir 13b (נזיר יג:): Or il demeure encore à s'interroger : si אמר dit le premier : הריני נזיר לכשיהא לפלוני «Je suis nazir lorsqu'il y aura pour tel» - qui n'est pas présent - בן un fils, ושמע חבירו…

Texte original — Nazir 13b (יג:)

הרי שעדיין יש להסתפק: אם

אמר

הראשון: "

הריני נזיר לכשיהא לפלוני

שאינו בפנינו -

בן

",

ושמע חבירו ואמר

: "

ואני

"

\-

מהו?

מי אמרינן

: כיון שנזר

שלא בפניו

של המיועד להיות אב, שוב אינו מתבייש להתיחס ללידת בנו שלו, ו

אנפשיה קאמר

, שיהיה נזיר כשיהיה לו עצמו בן.

או דילמא

אף כשאומר כן שלא בפני אבי הבן:

הכי קאמר ליה

השני לראשון:

רחימנא

ליה כוותיך

[אוהב אני את אותו פלוני כמו שאתה אוהבו], ואף אני מיחל ללידת בן לאותו פלוני, ואני נודר נזירות אם אכן יזכה אותו פלוני לבן.

ומסקינן:

תיבעי

, כלומר: בעיה זו אינה פתורה.

מתניתין:

האומר: א.

הריני נזיר

, ב.

ו

אהיה

נזיר

גם ל

כשיהיה לי בן

.

ו

התחיל מונה את שלו

[זו שקיבל עליו בלי שייכות לבן],

ואחר כך נולד לו בן

, הרי זה

משלים

תחילה

את

הנזירות

שלו

כיון שקיבלו תחילה, ומביא את כל הקרבנות ומגלח.

ואחר כך מונה את

הנזירות השניה

של בנו

.

ואם אמר: א.

הריני נזיר

ל

כשיהיה לי בן

ב.

ונזיר

עכשיו -

התחיל מונה את שלו, ואחר כך

קודם שהשלים את מנין הנזירות שלו -

נולד לו בן

, הרי זה

מניח את

הנזירות

שלו

באמצע,

ומונה את של בנו

, כי היות וקיבלה קודם לשלו צריך הוא למנותה מיד כשיוולד הבן,

ואחר כך משלים את שלו

.

גמרא:

בעי רבא

:

א. אם

אמר

אדם: "

הריני נזיר

[נזירות סתם שהיא שלשים יום]

לאחר עשרים יום, ומעכשיו מאה יום

",

מהו

שתתחיל הנהגת נזירות מאת הימים מעכשיו ויפסיקנה לאחר עשרים יום בשביל הנזירות השניה שקיבל תחילה, או שלא חלה נזירות מאת הימים אלא לאחר הנהגת הנזירות השניה? האם נאמר:

כיון דהלין מאה יום לא שלמי בהנך עשרים יום

[היות ונזירות מאת הימים אינה מסתיימת בעשרים ימים אלו שעד תחילת הנזירות השניה], ונמצא שיהא צריך אז להפסיק את נזירותו ולנהוג נזירות שניה שקיבל במפורש לאחר עשרים יום, אם כן יש לומר -

ד

לא חיילא

מעכשיו נזירות מאת הימים, כי מסתמא אין דעת איש זה להפסיק את נזירותו, ולשוב ולהשלימה לאחר שינהג את הנזירות השניה, ודעתו היא שיהיו עשרים הימים הראשונים פנויים מנזירות.

או דילמא

:

כיון דאית ליה

שיעור

גידול שער

[כלומר: כדי שיעור הפחותה שבנזירויות, ויותר]

לבסוף

לאחר ניהוג סתם הנזירות, שהרי מאה ימים קיבל עליו, ויוותרו לו שמונים יום להשלמה -

ולכן

חיילא

נזירות מאת הימים מעכשיו, ויפסיק לאחר עשרים יום וינהג נזירות שניה, ולאחר שיסיימנה ישוב וישלים את נזירות מאת הימים.

ותמהה הגמרא על רבא:

עד שרבא מסתפק בנזירות של מאה יום שנותרו שלשים יום להשלימם לאחר הנזירות השניה -

ותבעי ליה

לרבא באופן שקיבל על עצמו בתחילה

נזירות מועטת

היינו סתם נזירות של שלשים יום, ועוד נזירות שניה לאחר עשרים יום, שאף כי לא נותרו שלשים ימי נזירות לכשישוב להשלים את הראשונה, מכל מקום יש לדון שמא נתכוין להפסיקה בנזירות השניה.

ומשנינן:

חדא מגו חדא קא מיבעיא ליה

, כלומר: אכן מסתפק רבא גם בנזירות מועטת, ושאלת רבא בנזירות מרובה היא בדרך "אם תמצי לומר" בפשיטות השאלה בנזירות מועטת -

Traduction française

Or il demeure encore à s'interroger : si

dit le premier :

«Je suis nazir lorsqu'il y aura pour tel» - qui n'est pas présent -

un fils,

et son compagnon entendit et dit

«et moi» -

Qu'en est-il ?

Que dirons-nous : puisque celui qui s'est rendu nazir

qui n'est pas en présence du futur père, ne se gêne plus pour se référer à la naissance de son fils, et

il dit lui‑même qu'il sera nazir quand il aura lui‑même un fils.

Ou peut‑être même lorsqu'il dit ainsi sans être devant le père du fils :

Ainsi lui répond le second au premier :

Le Tout‑Puissant te dit : je l'aime comme toi

«J'aime ce tel comme tu l'aimes ; et moi aussi j'espère la naissance d'un fils pour ce tel, et je prends vœu de nazirut si en effet ce tel est destiné à avoir un fils». Et nous concluons :

Il reste à résoudre, c'est‑à‑dire : cette question n'est pas tranchée.

Michna : Celui qui dit : a.

«Je suis nazir», b.

et je serai

nazir aussi pour

«lorsque j'aurai un fils».

Et s'il commença à compter le sien

(c'est‑à‑dire : celui qu'il a accepté sans rapport au fils),

et ensuite lui naquit un fils,

alors

il complète

d'abord

la

nazirut

de lui, puisqu'il l'avait prise d'abord, et il apporte tous les sacrifices et se rase.

Et ensuite il compte

la seconde nazirut

de son fils.

Et si il a dit : a.

«Je suis nazir» pour

«lorsque j'aurai un fils» b.

et nazir maintenant —

s'il commença à compter le sien, et ensuite — avant d'avoir achevé le compte de sa nazirut —

il lui naquit un fils, alors

il suspend la nazirut

de lui au milieu,

et il compte celle de son fils, car comme il avait commencé la sienne auparavant, il faut qu'il compte immédiatement celle du fils quand il naît, et ensuite

il achève la sienne. «il achève» «sa sienne», car si l'on avait rasé séparément pour la nazirut du fils, il aurait fallu attendre trente jours pour la pousse de cheveux requise pour le rasage, et il en résulte qu'il ne «complète» pas mais poursuit une nazirut complète après la nazirut du fils. Et vois encore ce que le Ra'ach a écrit sur cette tournure]. Mais si sa nazirut était plus de trente jours, et qu'au moment de la naissance du fils il lui restait trente jours à compléter, alors il apportera des sacrifices et se rasera à la fin de la nazirut du fils, et quand il complétera la sienne, il apportera encore des sacrifices et se rasera de nouveau, [ainsi ont écrit les Tossafot ici ; et vois ce qui en est rapporté dans "Arzei Ha‑Lévanon" à partir des paroles des Tossafot plus loin et des propos de Rabbeinu Akiva Eger]. b. La méthode du Rambam diffère des Tossafot dans l'explication de la Michna et dans le droit, et comme l'ont expliqué les derniers [voir Kerem Ora et les innovations de Maran R. Y.Z. Halevi dans les lois de la nazirut fol. 20b, 21a] : selon notre Michna il s'agit d'une nazirut qui dépasse trente jours, et quand le fils naît il reste encore trente jours pour compléter sa nazirut, et il observe la nazirut du fils et se rase, puis il «complète» la sienne.

Guemara :

Raba demanda :

a. Si

dit un homme :

«Je suis nazir» (une nazirut simple de trente jours)

«après vingt jours, et dès maintenant cent jours»,

que faut‑il comprendre

:que l'observance de la nazirut basée sur le compte des jours commence dès maintenant et s'interrompt après vingt jours à cause de la seconde nazirut qu'il a prise premièrement, ou bien la nazirut de ces jours ne s'applique qu'après l'accomplissement de la seconde nazirut ? Faut‑il dire : Puisque voici : cent jours ne suffisent pas si tu comptes vingt jours

(car la nazirut par jours ne s'achève pas pendant ces vingt jours avant le début de la seconde nazirut), et il en découlerait qu'il faudrait alors interrompre sa nazirut et observer la seconde nazirut qu'il a prise explicitement après vingt jours, auquel cas on dirait — d

Non, ce n'est pas le cas ,car évidemment ce n'était pas l'intention de cet homme d'interrompre sa nazirut et de la compléter après avoir observé la seconde ; son intention est que les vingt premiers jours restent exempts de nazirut. .

Ou peut‑être :

Puisque qu'il possède

une mesure de pousse de cheveux

(c'est‑à‑dire : pour la mesure minimale requise dans les naziroutes, et plus) à la fin

après l'observation d'une nazirut simple, car il a pris cent jours, et il lui restera quatre‑vingts jours pour la complétion. Et c'est pourquoi

il n'en est pas ainsi

: la nazirut par jours commence dès maintenant, s'interrompt après vingt jours et il observe la seconde nazirut, et après l'avoir terminée il reprend et complète la nazirut par jours.

Et la Guemara s'étonne de Raba : jusqu'à ce que Raba se satisfasse d'une nazirut de cent jours qui lui laissait trente jours à compléter après la seconde nazirut —

et il fut demandé à Raba au sujet de Raba, dans le cas où il avait pris sur lui d'abord

une nazirut courte c'est‑à‑dire une nazirut simple de trente jours, et encore une seconde nazirut après vingt jours, de sorte que même s'il ne restait pas trente jours de nazirut quand il reviendrait pour compléter la première, on doit néanmoins discuter si peut‑être il avait l'intention de l'interrompre par la seconde nazirut.

Et nous enseignons :

«Un cas comme un autre lui est requis», c'est‑à‑dire : en vérité Raba doute aussi d'une nazirut courte, et la question de Raba dans le cas d'une nazirut longue est une manière de dire «si tu veux répondre» à la simplification de la question sur la nazirut courte.

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