Version texte de ce daf : original et traduction

Moed Katan 24b (כד:) — le Talmud en français

Moed Katan 24b (מועד קטן כד:): Abba Chaoul dit : Même avec un seul homme et deux femmes il est permis de l’enterrer, car on n’a pas craint l’isolement au moment où ils sont occupés par le deuil et…

Texte original — Moed Katan 24b (כד:)

אבא שאול אומר: אף באיש אחד ושתי נשים

מותר לקברו, לפי שלא חששו ליחוד בשעה שהם טרודים באבלות ובקבורה .

ואין עומדין עליו

על התינוק הזה

בשורה

, לקבל תנחומים מהעומדים בשורה משני הצדדים, כמו שנהגו בגדול לאחר הקבורה.

ואין אומרים עליו ברכת אבלים ותנחומי אבלים

.

אבל תינוק

בן שלשים

יום -

יוצא

כשהוא נתון

בדלוסקמא

[ארון קטן], ואינו יוצא בחיק.

רבי יהודה אומר: לא

מוציאים אותו ב

דלוסקמא הניטלת ב

אדם אחד הנושא אותה על ה

כתף

שלו.

אלא

בדלוסקמא

הניטלת באגפיים

, על ידי שניים, שכל אחד אוחז מצד אחר של הארון .

ועומדין עליו בשורה

.

ואומרים עליו ברכת אבלים

ברחבה, לאחר הקבורה,

ו

מנחמים את קרוביו ב

תנחומי אבלים.

בן שנים עשר חדש

-

יוצא במטה.

רבי עקיבא אומר

: בן שנים עשרה חודש גרידא אינו יוצא במיטה. ורק אם התינוק

הוא בן שנה ואבריו

נראים גדולים

כ

מו שהיה

בן שתים,

או ש

הוא בן שתים

שנים

ואבריו

נראים

כבן שנה

אז הוא

יוצא במטה

.

רבי שמעון בן אלעזר אומר

: תינוק

היוצא במטה

-

רבים מצהיבין

מרגישים ומצטערים

עליו

.

אבל תינוק שאינו יוצא במטה

-

אין רבים מצהיבין עליו.

רבי אלעזר בן עזריה אומר

: תינוק ה

ניכר לרבים

, שכבר היה רגיל לצאת החוצה -

רבים מתעסקים עמו

ללוותו.

אינו ניכר לרבים

-

אין רבים מתעסקים עמו

.

ומה הן

, באיזה גיל חייבים הקטנים

בהספד

?

רבי מאיר בשם רבי ישמעאל אומר: עניים

, המצטערים יותר על מות בנם, לפי שאין להם שמחה אחרת, מספידים את קטניהם החל מהיותם

בני שלש

.

אבל

עשירים

, שיש להם שמחות חוץ מילדיהם, והם אינם מצטערים כל כך במותם, מספידים אותם בהיותם

בני חמש.

רבי יהודה אומר משמו

של רבי ישמעאל:

עניים

-

בני חמש, עשירים בני שש. ובני זקנים

-

כבני עניים

הם דומים.

אמר רב גידל בר מנשיא אמר רב: הלכה כרבי יהודה שאמר משום רבי ישמעאל.

דרש רבי ענני בר ששון אפיתחא דבי נשיאה

: מי שנפטר לו קרוב

יום אחד לפני עצרת

, והגיע חג השבועות והפסיק את אבלות השבעה, נחשב לו הדבר ביחס למנין שלשים, כאילו מנה שבעה ימים.

ועצרת

עצמה עולה לו כשבעה ימים, לפי שעצרת היא כרגלים.

הרי כאן

ביחד תוך יומיים -

ארבעה עשר

למנין שלשים יום!

שמע רבי אמי ואיקפד

על רבי ענני בר ששון.

אמר

רבי אמי:

אטו

, וכי הלכה זו, הלכה

דידיה היא

? הרי לפי דבריו

דרבי אלעזר אמר רבי אושעיא, היא!

וכדלהלן.

ובדומה לכך, אירע ש

דרש רבי יצחק נפחא אקילעא

על פתחו

דריש גלותא: יום אחד לפני עצרת, ועצרת

-

הרי כאן ארבעה עשר.

שמע רב ששת

ו

איקפד

עליו, ו

אמר: אטו

וכי הלכה זו הלכה

דידיה היא

? והרי

דרבי אלעזר אמר רבי אושעיא, היא.

דאמר רבי אלעזר אמר רבי אושעיא: מנין

לעצרת שיש לה

לקרבנותיה

תשלומין כל שבעה

?

שנאמר

[דברים יז] "

בחג המצות ובחג השבועות

".

ודרשינן: הוקש חג השבועות לחג הסוכות:

מה חג המצות יש לו תשלומין כל שבעה

-

אף חג השבועות יש לו תשלומין כל שבעה

.

אדבריה

נסמך

רב פפא לרב אויא סבא, ודרש: יום אחד לפני ראש השנה, וראש השנה

-

הרי כאן ארבעה עשר.

כי גם ראש השנה הוא כרגלים .

אמר רבינא: הלכך,

אם קבר מתו לפני החג, הרי

יום אחד לפני החג, וחג, ושמיני שלו

-

הרי כאן עשרים ואחד יום

.

רבינא איקלע לסורא דפרת

.

אמר ליה רב חביבא מסורא דפרת לרבינא

: וכי

אמר מר

"

יום אחד לפני ראש השנה, וראש השנה

-

הרי כאן ארבעה עשר

"!?

אמר ליה: אנא

, "

מסתברא כרבן גמליאל

"

הוא דאמינא.

ולרבן גמליאל ראש השנה הוא כרגלים .

מתניתין:

אין קורעין, ולא חולצין, ואין מברין

אוכלים סעודת הבראה, שמברים את האבל,

אלא קרוביו של מת

.

ואין מברין

את סעודת ההבראה

אלא

כשהמנחמים יושבים

על מטה זקופה.

Traduction française

Abba Chaoul dit : Même avec un seul homme et deux femmes

il est permis de l’enterrer, car on n’a pas craint l’isolement au moment où ils sont occupés par le deuil et l’enterrement.

Et ils ne se tiennent pas auprès de lui

auprès de ce nourrisson

en rang,

pour recevoir les condoléances de ceux qui se tiennent en rang des deux côtés, comme on en a l’usage pour un adulte après l’enterrement.

Et l’on ne récite pas à son sujet la bénédiction des endeuillés ni les condoléances des endeuillés.

Mais un nourrisson

âgé de trente

jours

sort

lorsqu’il est placé

dans une delouskema

[un petit cercueil], et il ne sort pas porté dans les bras.

Rabbi Yehouda dit : Non

on ne le sort pas dans

une delouskema pouvant être portée par

un seul homme qui la porte sur

l’épaule

sienne.

Mais

dans une delouskema

pouvant être portée par les côtés,

par deux hommes, chacun tenant un côté différent du cercueil.

Et ils se tiennent auprès de lui en rang.

Et l’on récite à son sujet la bénédiction des endeuillés

sur une large place, après l’enterrement,

et

l’on console ses proches par

les condoléances des endeuillés.

Un enfant âgé de douze mois —

sort dans un cercueil.

Rabbi Akiva dit :

un enfant âgé simplement de douze mois ne sort pas dans un cercueil. Ce n’est que si le nourrisson

est âgé d’un an et que ses membres

paraissent grands

comme

ils l’étaient lorsqu’il était

âgé de deux ans,

ou s’il

est âgé de deux ans

et que ses membres

paraissent

comme ceux d’un enfant d’un an —

alors il

sort dans un cercueil.

Rabbi Chim‘on ben Él‘azar dit :

un nourrisson

qui sort dans un cercueil —

la multitude s’attriste

ressent et éprouve de la peine

pour lui.

Mais un nourrisson qui ne sort pas dans un cercueil —

la multitude ne s’attriste pas pour lui.

Rabbi Éléazar ben Azaria dit :

un nourrisson

reconnu par la multitude,

qui avait déjà l’habitude de sortir à l’extérieur —

la multitude s’occupe de lui

pour l’accompagner.

Il n’est pas reconnu par la multitude —

la multitude ne s’occupe pas de lui.

Et quels sont-ils,

à quel âge les enfants sont-ils tenus

à l’éloge funèbre ?

Rabbi Meïr au nom de Rabbi Ichmaël dit : Les pauvres,

qui éprouvent davantage de peine à la mort de leur enfant, puisqu’ils n’ont pas d’autre joie, prononcent l’éloge funèbre de leurs jeunes enfants à partir du moment où ils sont

âgés de trois ans.

Mais

les riches,

qui ont des joies en dehors de leurs enfants et ne s’attristent pas autant à leur mort, prononcent leur éloge funèbre lorsqu’ils sont

âgés de cinq ans.

Rabbi Yehouda dit en son nom

de Rabbi Ichmaël :

les pauvres —

à cinq ans ; les riches, à six ans. Et les enfants de vieillards —

sont semblables aux enfants des pauvres

dans ce domaine.

Rav Guidel fils de Menachia dit au nom de Rav : La halakha est conforme à Rabbi Yehouda, qui a parlé au nom de Rabbi Ichmaël.

Rabbi Anani fils de Sachon enseigna à l’entrée de la maison du nassi :

celui dont un proche est décédé

un jour avant Atséret,

et lorsque la fête de Chavouot arriva elle interrompit le deuil des sept jours, cette journée lui est comptée, relativement au décompte des trente jours, comme s’il avait compté sept jours.

Et Atséret

elle-même lui est comptée comme sept jours, car Atséret a le statut des fêtes de pèlerinage.

Voici donc

ensemble, en deux jours

quatorze

jours du décompte des trente jours !

Rabbi Ami entendit et s’irrita contre Rabbi Anani fils de Sachon.

Il dit

Rabbi Ami :

Est-ce que,

cette halakha, cette halakha

est-elle la sienne ?

D’après ses paroles,

c’est celle

de Rabbi Éléazar au nom de Rabbi Ouchaya !

Comme il sera dit ci-dessous.

Et de manière analogue, il arriva que

Rabbi Isaac le Forgeron enseigna dans la cour

à l’entrée de la demeure

du chef de l’exil : un jour avant Atséret, et Atséret —

voici donc quatorze jours.

Rav Chéchet entendit

et

s’irrita

contre lui, et

dit : Est-ce que

cette halakha, cette halakha

est-elle la sienne ?

N’est-elle pas

celle de Rabbi Éléazar au nom de Rabbi Ouchaya ?

Car Rabbi Éléazar a dit au nom de Rabbi Ouchaya : D’où

savons-nous qu’Atséret possède

pour ses sacrifices

un délai de rattrapage de sept jours ?

Comme il est dit

[Deutéronome 16] : «

À la fête des Matsot et à la fête des Semaines ».

Et nous interprétons : la fête des Semaines a été mise en parallèle avec la fête des Soukot :

de même que la fête des Matsot possède un délai de rattrapage de sept jours,

de même la fête des Semaines possède un délai de rattrapage de sept jours.

Il le fit enseigner

s’appuya

Rav Papa sur Rav Aya l’ancien, et enseigna : un jour avant Roch Hachana, et Roch Hachana —

voici donc quatorze jours.

Car Roch Hachana aussi a le statut des fêtes de pèlerinage.

Ravina dit : Par conséquent, si l’on a enterré son mort avant la fête, un jour avant la fête, la fête et son huitième jour — voici donc vingt et un jours.

Ravina arriva à Soura de-Farat.

Rav ‘Haviva de Soura de-Farat dit à Ravina :

Est-ce que

le maître a dit : «

Un jour avant Roch Hachana, et Roch Hachana —

voici donc quatorze jours » ?

Il lui dit : Moi,

c’est l’opinion vraisemblable de Rabban Gamaliel

que j’ai énoncée.

Et pour Rabban Gamaliel, Roch Hachana a le statut des fêtes de pèlerinage.

Michna : On ne déchire pas, on ne découvre pas l’épaule et l’on ne fait pas le repas de consolation

on mange le repas de consolation par lequel on réconforte l’endeuillé,

si ce n’est pour les proches du mort.

Et l’on ne sert pas

le repas de consolation

si ce n’est

lorsque les consolateurs sont assis

sur un lit dressé.

Mots de ce daf dans le dictionnaire