Version texte de ce daf : original et traduction

Ména'hot 30b (ל:) — le Talmud en français

Ména'hot 30b (מנחות ל:): Mais il écrira trois lettres à l’intérieur de la page, et deux il peut écrire à l’extérieur de la page ! [ Cela signifie qu’il ne doit pas dépasser l’extérieur de la page de…

Texte original — Ména'hot 30b (ל:)

אלא

יכתוב

שלש

אותיות

בתוך הדף, ושתים

הוא יכול לכתוב

חוץ לדף!

[והיינו, שלא יצא חוץ לדף יותר משתי אותיות. לפי הרא"ש בהלכות ספר תורה]

56 .

במה דברים אמורים, שיכול לכתוב מחוץ לדף כאשר חלק מן המילה הוא כותב בתוך הדף, אבל אם

נזדמנה לו

בסוף השורה

תיבה

שלימה

בת שתי אותיות

הרי

לא יזרקנה

לתיבה השלימה

בין הדפין, אלא, חוזר וכותב

את התיבה

בתחילת השיטה

הבאה

57 .

הטועה בשם,

שבמקום לכתוב את שם ה' הוא כתב את המילה הבאה אחריה, שהיא מילת חולין, הרי הוא

גורר

בסכין

את מה שכתב

במקום שם ה' [והגרירה בסכין תעשה לאחר שיתייבש הדיו, ולא ימחוק את הדיו בעודו לח כי אז אין המחיקה מתקבלת בצורה נאה]. ולאחר שגרר את אותה המילה שנכתבה במקום שם ה' הרי הוא

"תולה" את מה שגרר,

והיינו, שכותב אותה בין שני השיטין, וכתיבה שכזאת נקראת "תליה",

וכותב את השם על מקום הגרר, דברי רבי

יהודה.

[והמדובר הוא כשגילה את הטעות לאחר שכבר נכתבו שאר המילים שלאחר מכן, ולכן הוא תולה את המילה הבאה אחר השם, משום שאינו יכול לכותבה בהמשך השורה]

58 .

רבי יוסי אומר

: אינו צריך לגרור, אלא

אף תולין את השם

בין השיטין!

רבי יצחק אומר

: אינו צריך לחכות עד שיתייבש הדיו ויוכל לגוררו, אלא

אף מוחק

את הדיו בעודו לח,

וכותב

במקום המחק את השם.

רבי שמעון שזורי אומר: כל השם

כולו

תולין,

אבל

מקצתו אין תולין!

שאין כותבים מקצת מן השם בשורה ומקצת מן השם בין השורות ,

60 .

רבי שמעון בן אלעזר אומר משום רבי מאיר: אין כותבין את השם לא על מקום הגרר, ולא על מקום המחק, ואין תולין אותו

בין השיטין, שאין זה כבודו. ואם אירע שטעה וכתב מילה אחרת במקום שם ה' ולאחריה כתב מלים נוספות

כיצד עושה,

כיון שאין לו שום אפשרות למחוק ולכתוב במקום המחק?

מסלק את היריעה כולה

שיש בה את הטעות,

וגונזה,

משום שכתובים באותה יריעה שמות נוספים.

איתמר: רב חננאל אמר רב: הלכה תולין את השם!

רבה בר בר חנה אמר רבי יצחק בר שמואל: הלכה מוחק, וכותב

את השם על מקום המחק.

והוינן בה:

ולימא מר

רב חננאל אמר רב

הלכה כמר

כרבי יוסי שסובר תולין את השם.

ולימא

מר

רבה בר בר חנה אמר רבי יצחק

הלכה כמר

כרבי יצחק שסובר אף מוחק וכותב!? ומשנינן:

משום

שישנם תנאים

דהפכי להו

את דברי רבי יוסי כדעת רבי יצחק, ואת דברי רבי יצחק כדעת רבי יוסי, ולכן היו צריכים לפסוק במפורש ולומר שתולין, או שמוחקין וכותבין. ולא יכלו להסתפק בהזכרת שמות התנאים שפסקו כמותם.

אמר רבין בר חיננא אמר עולא, אמר רבי חנינא: הלכה כרבי שמעון שזורי! ולא עוד, אלא כל מקום ששנה רבי שמעון שזורי הלכה כמותו!

והוינן בה:

אההיא

על איזה דין אמר רבין בר חיננא שהלכה כרבי שמעון שזורי?

אילימא אהא

על מה ששנינו:

רבי שמעון שזורי אומר כל השם כולו תולין, מקצתו אין תולין! והא איתמר עלה

על נידון זה,

אמר רב חננאל אמר רב: הלכה תולין את השם! ורבה בר בר חנה אמר רב יצחק בר שמואל: הלכה מוחק וכותב!

ואם איתא

שרבין בר חיננא אמר בשם עולא שרבי חנינא פסק כרבי שמעון שזורי בדין תליית השם, אם כן

הוא

רבין בר חנינא

נמי לימא

דבריו בכלל דברי רב חננאל ורבה בר בר חנה, ומדוע נשנו דבריו לחוד!?

אלא אהא

אמר רבין בר חיננא שפסק רבי חנינא שהלכה כרבי שזורי:

Traduction française

Mais

il écrira

trois

lettres

à l’intérieur de la page, et deux

il peut écrire

à l’extérieur de la page ! [

Cela signifie qu’il ne doit pas dépasser l’extérieur de la page de plus de deux lettres. Selon le Roch, dans les lois du rouleau de la Torah] 56 .

Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsqu’il peut écrire à l’extérieur de la page une partie du mot dont il écrit une partie à l’intérieur de la page. Mais si

il lui est arrivé

à la fin de la ligne

un mot

entier

de deux lettres,

alors

il ne le rejettera pas

dans le mot entier

entre les lignes ; au contraire, il revient et écrit

le mot

au début de la ligne

suivante. 57 .

Celui qui s’est trompé dans le Nom,

qui, au lieu d’écrire le Nom de Dieu, a écrit le mot qui le suit, lequel est un mot profane,

gratte

avec un couteau

ce qu’il a écrit

à la place du Nom de Dieu [le grattage au couteau doit être effectué après le séchage de l’encre ; il ne doit pas effacer l’encre alors qu’elle est encore humide, car l’effacement ne serait alors pas réalisé convenablement]. Après avoir gratté ce mot qui avait été écrit à la place du Nom de Dieu,

il « suspend » ce qu’il a gratté,

c’est-à-dire qu’il l’écrit entre deux lignes ; une telle écriture est appelée « suspension »,

et il écrit le Nom à la place du grattage, telle est la parole de Rabbi

Yehouda. [

Il s’agit du cas où il a découvert l’erreur après que les autres mots qui suivent eurent déjà été écrits ; il suspend donc le mot qui suit le Nom, puisqu’il ne peut pas l’écrire à la suite dans la ligne] 58 .

Rabbi Yossi dit :

il n’a pas besoin de gratter ; au contraire,

on suspend également le Nom

entre les lignes !

Rabbi Its’hak dit :

il n’a pas besoin d’attendre que l’encre sèche afin de pouvoir la gratter ; au contraire,

il efface également

l’encre alors qu’elle est encore humide,

et écrit

le Nom à la place de l’effacement.

Rabbi Chim’on Chazouri dit : tout le Nom

entier

est suspendu,

mais

on ne suspend pas une partie de celui-ci !

On n’écrit pas une partie du Nom dans la ligne et une autre partie du Nom entre les lignes , 60 .

Rabbi Chim’on ben Éléazar dit au nom de Rabbi Méïr : on n’écrit pas le Nom ni à la place du grattage, ni à la place de l’effacement, et on ne le suspend pas

entre les lignes, car ce n’est pas ainsi qu’on lui rend honneur. Et s’il est arrivé qu’il se soit trompé et ait écrit un autre mot à la place du Nom de Dieu, puis qu’il ait écrit d’autres mots après celui-ci,

que fait-il,

puisqu’il n’a aucune possibilité d’effacer et d’écrire à la place de l’effacement ?

Il retire la feuille entière

sur laquelle se trouve l’erreur,

et la met en gueniza,

parce que d’autres Noms sont écrits sur cette même feuille.

Il a été dit : Rav ‘Hananel a dit au nom de Rav : la halakha est que l’on suspend le Nom !

Rabba bar bar ‘Hana a dit au nom de Rabbi Its’hak bar Chemouel : la halakha est qu’on efface et qu’on écrit

le Nom à la place de l’effacement.

Et nous y avons objecté :

Que notre maître dise

Rav ‘Hananel a dit au nom de Rav :

la halakha est comme qui

comme Rabbi Yossi, qui considère que l’on suspend le Nom.

Qu’il dise

notre maître,

Rabba bar bar ‘Hana a dit au nom de Rabbi Its’hak :

la halakha est comme qui

comme Rabbi Its’hak, qui considère que l’on efface également et que l’on écrit ! Et nous répondons :

Parce que

il existe des tanaïm

qui leur inversent

les paroles de Rabbi Yossi en les attribuant à l’avis de Rabbi Its’hak, et les paroles de Rabbi Its’hak à l’avis de Rabbi Yossi ; ils devaient donc trancher explicitement et dire : « on suspend », ou bien : « on efface et on écrit ». Ils ne pouvaient pas se contenter de mentionner les noms des tanaïm dont ils adoptaient l’avis.

Ravin bar ‘Hinana a dit au nom d’Oula, qui a dit au nom de Rabbi ‘Hanina : la halakha est comme Rabbi Chim’on Chazouri ! Et non seulement cela, mais partout où Rabbi Chim’on Chazouri a enseigné, la halakha est comme lui !

Et nous y avons objecté :

À propos de celle-ci,

à propos de quelle loi Ravin bar ‘Hinana a-t-il dit que la halakha est comme Rabbi Chim’on Chazouri ?

Si tu dis : à propos de celle-ci,

à propos de ce que nous avons appris :

Rabbi Chim’on Chazouri dit : tout le Nom entier est suspendu, mais on ne suspend pas une partie de celui-ci ! Et il a pourtant été dit à son sujet

à propos de cette question :

Rav ‘Hananel a dit au nom de Rav : la halakha est que l’on suspend le Nom ! Et Rabba bar bar ‘Hana a dit au nom de Rav Its’hak bar Chemouel : la halakha est qu’on efface et qu’on écrit !

Et s’il en était ainsi,

si Ravin bar ‘Hinana avait dit au nom d’Oula que Rabbi ‘Hanina a tranché comme Rabbi Chim’on Chazouri dans la loi de la suspension du Nom,

lui,

Ravin bar ‘Hinana,

ne devrait-il pas également dire

ses paroles avec celles de Rav ‘Hananel et de Rabba bar bar ‘Hana ? Pourquoi ses paroles ont-elles été enseignées séparément !?

Mais à propos de celle-ci,

Ravin bar ‘Hinana a dit que Rabbi ‘Hanina a tranché que la halakha est comme Rabbi Chazouri :

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