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Ména'hot 2a (ב.) — le Talmud en français

Ména'hot 2a (מנחות ב.): Introduction à la première Michna Nous avons appris au début du traité Zevahim que celui qui conçoit une pensée qui n’est pas convenable au moment du service du sacrifice, par…

Texte original — Ména'hot 2a (ב.)

מתניתין:

כל המנחות

הטעונות קמיצה, כגון מנחת מרחשת,

שנקמצו שלא לשמן

, שחשב הכהן בשעת קמיצת המרחשת לשם מנחת מחבת, הרי הן

כשרות

, ומקטירין את הקומץ, והשיריים נאכלין לכהנים,

אלא שלא עלו לבעלים לשם חובה,

וצריכים הבעלים להביא מנחה אחרת לשמה, כדי לצאת ידי חובת הנדר.

חוץ ממנחת חוטא

, כגון הנשבע לשקר [והיה אותו החוטא דל ביותר, שאין ידו משגת להביא אפילו תורים או בני יונה לחטאתו, ואז דינו להביא מנחת חטאת],

ומנחת קנאות

שמביאה הסוטה, ונאמר בה "עוון". ובמנחות אלו אם חשב בהן הכהן שלא לשמן, הרי הן פסולות, כמו המחשב בזבח חטאת שלא לשמו, שנפסל הזבח.

ומבארת המשנה את עבודות המנחה, שאם חשב בהן מחשבה שלא לשמה פסלן, וארבעת עבודות הללו הם כנגד ארבעת עבודות הדם שבזבח.

א.

מנחת חוטא ומנחת קנאות שקמצן

הכהן במחשבה

שלא לשמן

ובדומה לשחיטת זבח החטאת שלא לשמה.

ב. ו

נתן

את הקומץ

בכלי

שרת כדי לקדשו, במחשבת שלא לשמו, ובדומה לקבלת דם זבח החטאת שלא לשמו.

ג.

והלך

עם הקומץ אל המזבח, במחשבה שלא לשמה, ובדומה להולכת דם זבח החטאת שלא לשמו.

ד.

והקטיר

את הקומץ שלהן על המזבח במחשבת

שלא לשמן

ובדומה לזריקת דם זבח החטאת שלא לשמו.

או

שאת ארבעת העבודות האלו במנחות חוטא וסוטה חלקם עשה

לשמן ו

חלקם עשה

שלא לשמן, או

שעשה חלקם במחשבת

שלא לשמן ו

חלקם

לשמן

הרי הן

פסולות!

ואין מקטירין את הקומץ ואין שייריהן נאכלין לכהנים, כי אין צריך לקלקל דווקא בכל ארבעת העבודות, אלא די אפילו בחלקם.

כיצד

הוא עושה את המנחה במחשבה

לשמן ו

במחשבה

שלא לשמן?

אם בתחילה חושב

לשם מנחת חוטא ו

אח"כ חושב

לשם מנחת נדבה!

והיאך הוא עושה את המנחה

שלא לשמן ולשמן?

אם בתחילה מחשב

לשם מנחת נדבה ו

אח"כ

לשם מנחת חוטא!

בכל האופנים הללו הוא פסל את המנחה.

גמרא:

והוינן בה: מדקתני "כל המנחות שנקמצו שלא לשמן כשירות אלא שלא עלו לבעלים לשם חובה" משמע שמנחה אשר לא נקמצה לשמה, הרי היא כשירה לכל דיניה, חוץ מענין זה בלבד - שלא עלתה לבעליה לשם חובה! כי

למה לי למיתנא

באריכות הלשון ולומר "

אלא

שלא עלו לבעלים לשם חובה",

ליתני

בקצרה "

ולא עלו לבעלים לשם חובה

"!? ומזה שהוסיף התנא במשנה את המילה "אלא", נראה ד

הא קא משמע לן

: שדווקא

לבעלים הוא דלא עלו

המנחות

לשום חובה

, משום שנעשו לשם מנחה אחרת,

הא מנחה גופה כשירה

, המנחה עצמה נשארת כשירה על אף שלא חישב בה כהלכתה!

ו

כיון שלמדנו שהמנחה עצמה נשארת כשרה, לגמרי, הדין הוא ש

אסור לשנויי

בה שינוי נוסף, שגם אם עבד בה עבודה אחת שלא לשמה, אסור להמשיך ולעשות בה עבודה נוספת שלא לשמה.

ודין זה, שגם לאחר שחישב באחת מעבודותיה שלא לשמה בכל זאת אסור לעשות בה שינוי נוסף, הוא

כד

אמר

רבא

לענין זבחים.

דאמר רבא: עולה

ששינה בה כ

ששחטה

במחשבה

שלא לשמה

, שאינה עולה לבעלים לשם חובה,

אסור

להמשיך ו

לזרוק

את

דמה שלא לשמה!

ואת טעם הדין הזה ניתן ללמוד בשני אופנים:

איבעית אימא

מ

סברא, ואיבעית אימא קרא

ישנו מקרא שמלמדנו!

ומבארת הגמרא

איבעית אימא סברא

: וכי

משום דמשני בה

ששינה כשחשב שלא לשמה באחת העבודות, האם

כל הני

עבודות נוספות

לישני בה וניזיל?

ימשיך לשנות בהם? והרי מנחה כשירה היא וחייב להשלים את עבודותיה במחשבת לשמה המחוייבת בה!?

ואיבעית אימא קרא

: דכתיב "

מוצא שפתיך

תשמור ועשית כאשר נדרת לה' אלהיך נדבה

". ויש לדייק בלשון הכתוב:

נדבה?

וכי קרבן נדבה הוא [שאין עליו חיוב אחריות] והרי בתחילת הפסוק נאמר ש

נדר הוא!?

[וחייב באחריותו].

אלא

, בא הכתוב ללמדנו,

אם כמה שנדרת עשית

, שחשבת בו לשמו כהלכתו -

יהא

בהקרבתו כהלכתו קיום ה

נדר

שנדרת.

ואם לאו

, שחשבת בו מחשבת שלא לשמו -

יהא

אותו קרבן כשר וקרב בתורת

נדבה,

אך לא תצא בו ידי חובת נדרך.

Traduction française

Introduction à la première Michna Nous avons appris au début du traité Zevahim que celui qui conçoit une pensée qui n’est pas convenable au moment du service du sacrifice, par exemple un « changement de sainteté », lorsqu’il a pensé, pendant son service, à un autre sacrifice, ou un « changement de propriétaires », lorsqu’il a pensé que celui qui obtiendrait l’expiation par ce sacrifice serait quelqu’un qui n’en est pas le propriétaire, une telle pensée ne rend pas impropre le sacrifice d’holocauste ou de paix ; elle ne le rend impropre que dans le cas d’un sacrifice expiatoire. Mais même si cette pensée ne rend pas impropre un holocauste ou un sacrifice de paix, les propriétaires ne s’acquittent pas de leur obligation par un tel sacrifice ; ils doivent plutôt apporter un autre sacrifice, qui sera offert selon son intention et selon l’intention de ses propriétaires, comme il se doit. De même, pour les quatre services de l’offrande de farine, qui correspondent aux quatre services du sang [la prise d’une poignée = l’abattage ; le dépôt de la poignée dans un récipient de service = la réception ; le transport = le transport ; la combustion de la poignée = l’aspersion du sang], la même règle a été dite : une pensée de changement ne rend pas impropre, mais les propriétaires ne se sont pas acquittés de leur obligation ; à l’exception de la pensée de changement concernant l’offrande de farine du pécheur [et l’offrande de farine de jalousie de la femme soupçonnée d’infidélité, dont le statut est également celui de l’offrande de farine du pécheur], pour lesquelles la pensée de changement les rend impropres, comme elle rend impropre le sacrifice expiatoire animal. Michna :

Toutes les offrandes de farine

qui requièrent la prise d’une poignée, comme l’offrande de farine préparée dans une poêle profonde,

dont la poignée a été prise sans respecter leur intention,

lorsque le prêtre a pensé, au moment de prendre la poignée de l’offrande préparée dans la poêle profonde, à l’offrande préparée dans une poêle plate, sont

valides,

et l’on brûle la poignée, tandis que les restes sont mangés par les prêtres,

mais elles ne sont pas comptées pour les propriétaires comme accomplissement de leur obligation,

et les propriétaires doivent apporter une autre offrande de farine selon son intention, afin de s’acquitter de l’obligation du vœu.

À l’exception de l’offrande de farine du pécheur,

comme dans le cas de celui qui a juré faussement [et où ce pécheur était extrêmement pauvre, au point de ne pouvoir apporter même des tourterelles ou des pigeonneaux pour son expiation ; son statut est alors d’apporter une offrande de farine expiatoire],

et de l’offrande de farine de jalousie

que la femme soupçonnée d’infidélité apporte, et à son sujet il est dit : « faute ». Pour ces offrandes de farine, si le prêtre a pensé à une autre intention, elles sont impropres, comme celui qui pense, lors d’un sacrifice expiatoire animal, à une autre intention : le sacrifice est alors rendu impropre.

La Michna explique les services de l’offrande de farine : si l’on y a conçu une pensée qui ne correspond pas à l’intention requise, ils la rendent impropre ; et ces quatre services correspondent aux quatre services du sang du sacrifice animal.

1.

L’offrande de farine du pécheur et l’offrande de farine de jalousie, dont le prêtre a pris la poignée

avec la pensée

qui ne correspondait pas à leur intention,

comme l’abattage du sacrifice expiatoire animal avec une intention qui ne lui correspond pas.

2. Et

il a donné

la poignée

dans un récipient

de service afin de la sanctifier, avec une pensée qui ne correspondait pas à son intention, comme la réception du sang du sacrifice expiatoire animal avec une intention qui ne lui correspond pas.

3.

Et il a transporté

la poignée jusqu’à l’autel, avec une pensée qui ne correspondait pas à son intention, comme le transport du sang du sacrifice expiatoire animal avec une intention qui ne lui correspond pas.

4.

Et il a brûlé

leur poignée sur l’autel avec la pensée

qui ne correspondait pas à leur intention,

comme l’aspersion du sang du sacrifice expiatoire animal avec une intention qui ne lui correspond pas.

Ou

s’il a accompli une partie de ces quatre services des offrandes de farine du pécheur et de la femme soupçonnée d’infidélité

selon leur intention et

une autre partie

sans respecter leur intention, ou

s’il a accompli une partie avec la pensée

qui ne correspondait pas à leur intention et

une autre partie

selon leur intention,

elles sont

impropres !

On ne brûle pas la poignée et leurs restes ne sont pas mangés par les prêtres, car il n’est pas nécessaire de provoquer la détérioration dans les quatre services ; il suffit de le faire dans une partie d’entre eux.

Comment

accomplit-il l’offrande de farine avec une pensée

selon leur intention et

une pensée

qui ne correspond pas à leur intention ?

Si, au début, il pense

à l’offrande de farine du pécheur et

qu’ensuite il pense

à une offrande de farine volontaire !

Et comment accomplit-il l’offrande de farine

sans respecter leur intention, puis selon leur intention ?

Si, au début, il pense

à une offrande de farine volontaire et

qu’ensuite il pense

à l’offrande de farine du pécheur !

Dans toutes ces modalités, il a rendu l’offrande de farine impropre.

Guemara :

La Guemara s’interroge : puisque la Michna enseigne : « Toutes les offrandes de farine dont la poignée a été prise sans respecter leur intention sont valides, mais elles ne sont pas comptées pour les propriétaires comme accomplissement de leur obligation », il ressort qu’une offrande de farine dont la poignée n’a pas été prise selon son intention est valide pour tous ses aspects, à l’exception de ce seul point : elle n’est pas comptée pour ses propriétaires comme accomplissement de leur obligation.

Pourquoi fallait-il enseigner

en termes développés et dire : «

mais

elles ne sont pas comptées pour les propriétaires comme accomplissement de leur obligation » ?

Qu’elle enseigne

brièvement : «

et elles ne sont pas comptées pour les propriétaires comme accomplissement de leur obligation » !

Du fait que le tan A a ajouté dans la Michna le mot « mais », il semble que

voici ce qu’il nous enseigne :

c’est précisément

pour les propriétaires qu’elles ne sont pas comptées

les offrandes de farine

comme accomplissement d’une obligation,

parce qu’elles ont été faites selon l’intention d’une autre offrande de farine ;

mais l’offrande de farine elle-même est valide,

l’offrande de farine elle-même demeure valide, bien qu’il n’y ait pas pensé selon la manière prescrite !

Et

puisque nous avons appris que l’offrande de farine elle-même demeure entièrement valide, la règle est qu’

il est interdit de la détourner

une nouvelle fois : même si l’on a accompli à son sujet un service sans respecter son intention, il est interdit de continuer et d’accomplir à son sujet un autre service sans respecter son intention.

Cette règle — selon laquelle, même après avoir conçu, dans l’un de ses services, une pensée qui ne correspond pas à l’intention requise, il lui est néanmoins interdit de lui imposer un nouveau changement —

Rava

l’a

dite

à propos des sacrifices animaux.

Car Rava a dit : un holocauste

dont il a changé l’intention,

lorsqu’il l’a abattu

avec la pensée

qui ne correspond pas à son intention,

et qui n’est pas compté pour les propriétaires comme accomplissement de leur obligation,

il est interdit

de continuer et

d’asperger

son

sang sans respecter son intention !

On peut apprendre la raison de cette règle de deux manières :

Ou bien dis —

par

raisonnement, ou bien dis par un verset — il existe un verset qui nous l’enseigne !

La Guemara explique

ou bien dis par raisonnement :

ou bien dis par raisonnement :

puisque

du fait qu’il y a opéré un changement,

ayant changé son intention en pensant sans respecter l’intention requise dans l’un des services,

tous ces

services supplémentaires,

devrait-il continuer à y opérer des changements ? Devrait-il continuer à les modifier ? Pourtant, l’offrande de farine est valide et il est tenu d’achever ses services avec la pensée conforme à l’intention requise !

Et ou bien dis par un verset :

car il est écrit : «

Ce qui est sorti de tes lèvres

tu le garderas et tu l’accompliras, selon ce que tu as voué à l’Éternel, ton Dieu, comme offrande volontaire ».

Il faut être précis dans les termes du verset :

offrande volontaire ?

Est-ce donc un sacrifice volontaire [qui n’est soumis à aucune autre obligation], alors que le début du verset dit qu’

il s’agit d’un vœu ! [et qu’il en est responsable] ?

Mais, le verset vient nous enseigner :

si tu as accompli ce que tu as voué,

en y pensant selon son intention, comme il se doit,

—

que

l’accomplissement de ton

vœu

que tu as voué

soit

dans le fait de l’offrir comme il se doit.

Mais si ce n’est pas le cas,

si tu y as conçu une pensée qui ne correspond pas à son intention,

—

que

ce sacrifice soit valide et offert comme

offrande volontaire,

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