Version texte de ce daf : original et traduction
Ména'hot 27a (כז.) — le Talmud en français
Ména'hot 27a (מנחות כז.): Puisque il est écrit : « sur les bois », il faut le placer véritablement sur les bois. Car si tu poses la question selon celui qui dit que « sur » — - signifie à proximité…
Texte original — Ména'hot 27a (כז.)
כיון
ד"על העצים" כתיב
יש ליתנו ממש על העצים.
כי תיבעי לך אליבא דמאן דאמר, "על"
-
בסמוך
משמע.
מאי
האם
הכא נמי
נאמר "
על
העצים",
בסמוך
לעצים,
או דילמא "על העצים" דומיא ד"על המזבח"
-
מה התם "על
המזבח"
ממש,
שהרי לא יתכן להקטיר שלא על גבי המזבח,
אף הכא נמי "על
העצים"
ממש?!
ומסקינן:
תיקו!
מתניתין:
הקומץ
-
מיעוטו מעכב את רובו,
שאם חסר ממנו אפילו כל שהוא פסול הוא.
העשרון
סולת של המנחה -
מיעוטו מעכב את רובו.
היין
שמביאים עם הקרבן לנסך על המזבח -
מיעוטו מעכב את רובו.
השמן
של המנחה -
מיעוטו מעכב את רובו,
שאם חסר כלשהוא משיעור היין והשמן הצריך באותה מנחה - פסולים הם.
הסולת והשמן
שבמנחה -
מעכבין זה את זה,
שאם חסר אחד מהם פסולה.
הקומץ והלבונה
-
מעכבין זה את זה,
שאם הקטיר אחד מהן בלא השני - פסולה המנחה
162 .
גמרא:
והוינן בה:
מאי טעמא
מעכב הקומץ מיעוטו את רובו?
ומשנינן:
אמר קרא "מלוא קומצו" תרי זימני
\- שנה עליו הכתוב לעכב שלא יחסר ממנו כלום.
והוינן בה:
עשרון
סולת שכתוב במשנה
מיעוטו מעכב את רובו
-
מאי טעמא?
ומשנינן:
אמר קרא "מסלתה"
ודורשים מהיתור של האות ה"א,
שאם חסרה כל שהוא פסולה.
היין מיעוטו מעכב את רובו
לומדים מזה שכתוב בנסכים "
ככה",
ומשמע לעכובא.
השמן
-
מיעוטו מעכב את רובו!
שתי מנחות הן שיש בהן שמן, ובשניהם לומדים שהשמן מעכב: שמן
דמנחת נסכים
נלמד שמעכב, מזה שהתורה כתבה "
ככה",
ושמן
דמנחת נדבה
נלמד שמעכב, מזה ש
אמר קרא "ומשמנה"
ביתור ה"א לומר:
שאם חסר כל שהוא פסולה.
השמן והסולת מעכבין זה את זה,
ולומדים זאת מזה שכתוב "
מסלתה ומשמנה",
ומשמע ששניהם צריכים להיות במנחה, וחזרה התורה וכתבה "
מגרשה",
דהיינו סולת, "
ומשמנה",
ללמד ששניהם מעכבים. [שכן הוא הכלל, כל דבר ששנה עליו הכתוב, אינו אלא לעכב].
הקומץ והלבונה מעכבין זה את זה
נלמד מזה שכתוב "וקמץ מלוא קומצו...
על כל לבונתה",
ומשמע ששניהם צריכים להיות בהקטרה, וחזרה התורה וכתבה "והרים ממנו בקמצו...
ואת כל הלבונה אשר על המנחה",
ללמד ששניהם מעכבים אחד את חבירו, [וכמו שנתבאר גבי שמן וסולת].
מתניתין:
שני שעירי יום הכפורים,
שנותנים עליהם גורלות אחד לה' ואחד לעזאזל,
מעכבין זה את זה,
שאי אפשר להביא אחד בלא השני.
שני כבשי עצרת מעכבין זה את זה.
שתי חלות
הבאים עם כבשי העצרת
מעכבות זו את זו.
שני סדרין
של לחם הפנים הערוכים על השולחן בשתי מערכות, שש חלות בכל אחת,
מעכבין זה את זה.
שני בזיכין
כפות שבהן לבונה הנתונים על שתי המערכות של לחם הפנים,
מעכבין זה את זה.
הסדרין והבזיכין מעכבין זה את זה,
שאם חסר אחד מהם, לא ישים על השולחן את השני לבד.
שני מינים
של לחם
שב
קרבנות ה
נזיר
שמביא בגמר נזירותו
, שלושה
מינים
שבפרה
אדומה, עץ ארז ואזוב ושני תולעת, שמשליכין לתוך שריפת הפרה,
וארבעה
מיני לחמים
שבתודה, וארבעה
מינים
שבלולב, וארבע
מינים
שבמצורע,
צפורים ועץ ארז ואזוב ושני תולעת, כל אלו
מעכבין זה את זה.
שבעה הזאות שבפרה
שמזה מדמה נכח פני אהל מועד
מעכבות זו את זו.
שבע הזיות שעל בין הבדים
ביום הכפורים , שבע
שעל הפרכת,
שבע
שעל מזבח הזהב
[מאותם קרבנות שמזין מהן על הפרכת ועל מזבח הזהב]
מעכבות זו את זו
שאם חסר הזיה אחת מהן לא כיפר.
גמרא
:
Traduction française
Puisque
il est écrit : « sur les bois »,
il faut le placer véritablement sur les bois.
Car si tu poses la question selon celui qui dit que « sur » —
signifie à proximité,
cela signifie.
Qu’est-ce que cela signifie —
est-ce que
ici également
on dira : «
sur
les bois »,
à proximité
des bois,
ou bien « sur les bois » est comparable à « sur l’autel » —
de même que là-bas, « sur
l’autel »
véritablement,
puisqu’il n’est pas possible de faire brûler [l’offrande] autrement que sur l’autel,
de même ici, « sur
les bois »
véritablement ?
Et nous concluons :
teïkou !
Michna :
La poignée —
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie,
car s’il en manque ne serait-ce qu’une petite quantité, elle est invalide.
L’issaron,
la fleur de farine de l’offrande de farine —
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie.
Le vin,
que l’on apporte avec le sacrifice pour le verser sur l’autel —
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie.
L’huile,
de l’offrande de farine —
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie,
car s’il manque quoi que ce soit de la mesure de vin et d’huile requise pour cette offrande de farine, ils sont invalides.
La fleur de farine et l’huile
qui sont dans l’offrande de farine —
s’empêchent l’un l’autre,
car s’il manque l’un d’eux, elle est invalide.
La poignée et l’encens —
s’empêchent l’un l’autre,
car si l’on a fait brûler l’un d’eux sans l’autre, l’offrande de farine est invalide. 162.
Guemara :
Et nous nous interrogeons à ce sujet :
pour quelle raison
la moindre partie de la poignée empêche-t-elle [la validité de] sa majeure partie ?
Et nous répondons :
le verset dit « le plein de sa poignée » deux fois —
le texte l’a répété à son propos pour empêcher qu’il en manque quoi que ce soit.
Et nous nous interrogeons à ce sujet :
l’issaron,
la fleur de farine dont il est question dans la Michna,
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie —
pour quelle raison ?
Et nous répondons :
le verset dit : « de sa fleur de farine »,
et nous l’interprétons à partir de la lettre hé superflue,
que si elle en est privée de quelque quantité que ce soit, elle est invalide.
La moindre partie du vin empêche [la validité de] sa majeure partie,
on l’apprend de ce qui est écrit au sujet des libations : «
ainsi »,
ce qui signifie que c’est une condition invalidante.
L’huile —
sa moindre partie empêche [la validité de] sa majeure partie !
Il y a deux offrandes de farine qui contiennent de l’huile, et dans les deux on apprend que l’huile est invalidante : l’huile
de l’offrande de farine des libations est apprise comme étant invalidante de ce que la Torah a écrit «
ainsi », et l’huile
de l’offrande de farine volontaire est apprise comme étant invalidante de ce que
le verset dit : « et de son huile », par la lettre hé superflue, pour dire :
que s’il en manque ne serait-ce qu’une petite quantité, elle est invalide.
L’huile et la fleur de farine s’empêchent l’une l’autre,
et on l’apprend de ce qui est écrit : «
de sa fleur de farine et de son huile »,
ce qui signifie que toutes deux doivent se trouver dans l’offrande de farine ; puis la Torah a répété et écrit : «
de sa fleur de farine »,
c’est-à-dire la fleur de farine, «
et de son huile », pour enseigner que toutes deux sont invalidantes. [Telle est en effet la règle : toute chose au sujet de laquelle le texte a répété [son exigence] n’est destinée qu’à empêcher [la validité].]
La poignée et l’encens s’empêchent l’un l’autre,
on l’apprend de ce qui est écrit : « il prendra une poignée, le plein de sa poignée…
sur tout son encens »,
ce qui signifie que tous deux doivent être présents lors du fait de les faire brûler ; puis la Torah a répété et écrit : « il en prélèvera avec sa poignée…
et tout l’encens qui est sur l’offrande de farine », pour enseigner que chacun des deux est invalidant pour l’autre, [comme cela a été expliqué à propos de l’huile et de la fleur de farine].
Michna :
Les deux boucs du Jour des Expiations,
sur lesquels on tire au sort, l’un pour le Nom et l’autre pour Azazel,
s’empêchent l’un l’autre,
car il est impossible d’apporter l’un sans l’autre.
Les deux agneaux de la fête de Chavouot s’empêchent l’un l’autre.
Les deux pains,
qui viennent avec les agneaux de la fête de Chavouot,
s’empêchent l’un l’autre.
Les deux rangées
du pain de proposition, disposées sur la table en deux arrangements, six pains dans chacun,
s’empêchent l’un l’autre.
Les deux récipients,
les coupes contenant l’encens, placées sur les deux arrangements du pain de proposition,
s’empêchent l’un l’autre.
Les rangées et les récipients s’empêchent l’un l’autre,
car si l’un d’eux manque, il ne placera pas le second seul sur la table.
Deux espèces
de pains
des sacrifices du
nazir,
qu’il apporte à l’achèvement de son naziréat,
, trois
espèces
de la vache
rousse : le bois de cèdre, l’hysope et la laine écarlate, que l’on jette dans la combustion de la vache,
et quatre
espèces de pains
de l’offrande de reconnaissance, et quatre
espèces
du loulav, et quatre
espèces
du lépreux,
des oiseaux, du bois de cèdre, de l’hysope et de la laine écarlate ; toutes ces espèces
s’empêchent l’une l’autre.
Les sept aspersions de la vache,
avec lesquelles on asperge de son sang en face de la Tente d’Assignation,
s’empêchent l’une l’autre.
Les sept aspersions sur l’espace entre les barres
du Jour des Expiations , sept
sur le rideau,
sept
sur l’autel d’or [de ces sacrifices dont on asperge sur le rideau et sur l’autel d’or]
s’empêchent l’une l’autre,
car si l’une des aspersions manque, il n’a pas expié.
Guemara :